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Copines/Copains

  • Relire Bernanos en nos temps incertains

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    Bernanos.jpgJ'ai fini par comprendre pourquoi les jeunes gens s'affirmant néo-réacs de droite aimaient bien se réclamer de Bernanos. Il est réputé anti-franquiste, certains n'en démordent pas il serait passé à gauche, et il a écrit un livre, "les grands cimetières sous la lune", où il ne s'attaquerait qu'à Franco. Cela lui donne une utilité, avec lui pas besoin de passer son temps à se justifier d'être de droite ce qui est le sport favori de ces petits jeunes gens qui aiment bien conserver bonne réputation (Pour quoi faire ?) et qui aiment à se légitimer auprès des arbitres des élégances politiques (Pour quoi faire là aussi ?). Manifestement ils ne l'ont pas lu car dans l'ouvrage Bernanos en a autant contre les marxistes et toute la gauche dans son ensemble.

    Il est toujours libre, jamais coincé dans un camp ou l'autre, englué dans une coterie, un milieu, des mondanités socialement consanguines. Les "marionnettistes" qui font parler les morts en seront pour leurs frais, tous ces gens qui s'improvisent "héritiers" de tel ou tel auteur.

    Et si Bernanos finit par quitter "l'Action Française" il n'oublie rien des leçons de Maurras sur en particulier le pays légal et le pays réel en particulier, notion plus que jamais actuelle, le pays "légal" étant de plus en plus violent et brutal contre le pays "réel".

     

    Curieusement, "la grande peur des bien-pensants" est moins citée alors que tout aussi intéressante car dédiée à Edouard Drumont, l'auteur très sulfureux de "la France juive". Ce serait d'ailleurs idiot de l'en condamner, à l'époque de la jeunesse de Bernanos Drumont avait une aura très forte surtout car anti-bourgeois, contre cet esprit bourgeois pédagogue qui a tout envahi de nos jours, cette espèce de bonne conscience dégoulinante de bons sentiments qui devrait être la norme pour tous afin de s'auto excuser, s'auto justifier d'être aisé. Bien entendu, dans l'histoire, les précaires, les pauvres, le petit peuple, devraient toujours tenir leur rang, se soumettre et demeurer dociles face aux milieux aisés, face aux puissants. Comme les personnages de paysans dans les pièces de Courteline ou les nouvelles de Maupassant qui triturent leur casquette de coutil quand ils parlent à "not bon maître".

    "Et qu'est-ce que c'est ma chèère que toutes ces revendications tellement terre à terre sur un salaire décent ? Si encore ces gueux parlaient de changer le monde"

     

    On parle encore moins de "la France contre les robots" qui décrit pourtant clairement l'avènement de ce régime technocratique que nous subissons en ce moment, ces "robots" sans âme ayant oublié en cours de route le Bien Commun et leur humanité.

     

    Bernanos serait l'écrivain catholique de droite fréquentable par excellence depuis, sur ce malentendu, un auteur de "romans de curés" et de pamphlets gentillets un peu désuet dans ses emportements et sa colère. C'est oublier qu'il est très différent des autres écrivains catholiques sur un point précis. Il s'incarne. Tout ce qu'il écrit, il l'a vécu ou le vit. Il ne verse pas dans l'intellectualisation à outrance et la théorisation de questions qui n'en ont pas besoin. Et sa vie même en dehors de son œuvre est passionnante et en dit long sur lui. Son cœur brûle de passion pour ses semblables, pour ceux qu'il aime. Il a d'ailleurs le même regard quand on jette un œil sur ses photos d'enfance, que sa mère, Hermance. Quand il évoque les petits villages de France, les paysans, les maquignons, il sait de quoi il parle, il vient de là la rude terre sombre d'Artois. Et là encore chez lui cela s'incarne.

     

    La foi de Bernanos n'est pas une foi de pacotille, n'impliquant aucune obligation morale, une foi étriquée, de petites habitudes. Ce n'est pas non plus une foi de pur esprit, d'illuminé ou de tièdes, tièdes qu'il vomit.

    Et surtout par dessus tout, il est intègre et hors de l'a-moralisme ambiant de son époque, que nous vivons encore il est vrai en 2019. C'est parfois drôle quand on se souvient de certains épisodes de sa vie. Ainsi, partant au Brésil avec sa famille, il oublie avec sa femme les hypothèques qui lui permettront de vivre là-bas sur la plage arrière du taxi qui les amène au paquebot. Vendant en 1948 "le chemin de la croix des âmes", son domaine au Brésil, il s'avère que le nouveau propriétaire trouve du pétrole sous les terres ce que Bernanos ignorait. Mais ayant vendu, s'étant engagé, il n'en a cure et se tient à sa parole malgré les protestations de son acheteur.

     

    Tombant déjà dans l'erreur que beaucoup commettent encore, un journaliste américain demande à Bernanos en 1948 s'il est heureux que la démocratie soit enfin rétablie. Ce qui provoque immédiatement la colère de l'auteur du "Soleil de Satan" qui réaffirme malgré la surprise et l'ébahissement de l'autre son mépris pour la comédie démocratique française avec le ton "jacassier des anciennes cours d'Europe" ainsi que le décrit Roger Nimier qui lui aussi se fait engueuler quand il demande à Bernanos s'il va soutenir De Gaulle enfin, Bernanos qui s'inquiétait de savoir quand les jeunes de France, les plus pauvres allaient se réveiller enfin contre la sottise des bourgeois pédagogues, pédagogues car il aiment bien faire la leçon encore et toujours aux peuples.

    Il suffit de prendre le train de banlieue, ou n'importe quel train d'ailleurs, pour avoir les mêmes doutes sur le bien-fondé de la démocratie rien qu'en observant un peu ses semblables.

     

    Bien entendu, si l'on préfère l'eau tiède et des lectures qui ne font pas de mal, autant ne pas le lire et se plonger -je ne sais pas ?- dans David Foenkinos ?

     

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    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • L'autre infini

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    à propos de "Psychologie de la connerie" ouvrage collectif sous la direction de Jean-François Marmion, aux éditions Sciences Humaines paru en janvier 2019 (trouver le livre à ce lien)

    psychologie, connerie, société, politique, amaury watremez(Jean-Claude Carrière déjà auteur d'un "dictionnaire de la bêtise" avec Guy Bechtel, Boris Cyrulnik, Howard Gardner, Tobie Nathan, Alison Gopnik et d'autres...)

     

    Albert Einstein disait :

    "Deux choses sont infinies : l'Univers et la bêtise humaine. Mais, en ce qui concerne l'Univers, je n'en ai pas encore acquis la certitude absolue". Le génie découvreur de la théorie de la relativité eut lui-même ses instants de grande connerie humaine, ainsi que le rappelle un des chapitres du recueil, en particulier quant à ses considérations sur le physique des femmes...

    La connerie n'a pas de limites, certains esprits taquins le disaient également : "Les cons ça ose tout c'est même à ça qu'on les reconnait".

     

    Cet ouvrage conséquent propose de la définir pour tenter de la combattre, ce qui est un combat perdu d'avance il est vrai. Le con dans nos esprits, c'est toujours l'autre, nous avons beaucoup de mal à reconnaître notre propre sottise, alors qu'à un moment ou un autre malheureusement nous l'avons été un peu ou beaucoup, le tout étant d'en avoir conscience, ce qui nous rend moins cons. D'autres comme Brassens nous rappellent que "le temps ne fait rien à l'affaire".

     

    La connerie est affaire de préjugés. On considère (j'emploie le "on" à dessein car "on" est con n'est-ce pas ?) par exemple qu'une belle femme, une jolie fille est forcément conne, car la nature équilibrerait ainsi les choses alors qu'une laide peut très bien aussi être complètement stupide. Il faudrait se questionner également sur notre définition de la beauté sur laquelle là aussi il a été dit beaucoup de conneries.

     

    C'est un sujet très délicat que la connerie. Il concerne aussi l'intelligence et comment nous la définissons. Beaucoup confondent encore trop souvent intelligence et culture, même si pour se cultiver il en faut un minimum. De même culture et érudition, culture et instruction sont mélangées alors que ce n'est pas du tout pareil. La personne cultivée sait quoi faire de ses connaissances, s'en enrichir, l'érudit les empile, c'est tout. Je ne parlerai même pas ici des excuses que les ignares se donnent pour s'auto-excuser de leur manque d'appétence pour le savoir (différentes formules comme "la culture c'est comme la confiture moins on en a plus on l'étale" etc). Et s'il y a différentes formes d'intelligence, le psychologue Howard Gardner en définissant sept...

     

    ...Il y a aussi une connerie objective.

    (les sept intelligences, voir à ce lien : Intelligence linguistique, Intelligence logico-mathématique, Intelligence spatiale, Intelligence intra-personnelle, l'intelligence interpersonnelle, Intelligence corporelle-kinesthésique, Intelligence musicale, Intelligence naturaliste, Intelligence existentielle (ou spirituelle) )

     

    Auparavant, les auteurs, qu'ils soient spécialistes ou pas, avaient moins peur d'être politiquement incorrects et on évoquait aussi bien la débilité que l'arriération mentale, que les individus retardés voire imbéciles. Depuis, on préfère parler de troubles en "dys" plus satisfaisants, plus rassurants pour les parents et les éducateurs en général et aussi plus hypocrites. La connerie se définit aussi et surtout par l'absence d'empathie, d'altérité et de bienveillance envers l'autre. La connerie ce que confirme de nombreux auteurs de ce livre mène le plus souvent directement à la haine, la violence, le discours binaire, simpliste, sans aucunes nuances.

     

    Bref, les empilages de slogans que d'aucuns sur le net en particulier confondent avec des convictions construites et raisonnées.

     

    Ils commencent d'abord à définir le mot. Qu'est-ce qu'un con ? Selon Jacques Prévert et Edgar Morin, on ne devrait pas parler de "con" pour parler d'un idiot, le vocable désignant en argot le sexe féminin et donc une des plus belles choses de cet univers. Ce en quoi ils se trompent, car "con" vient de "coïon" l'appellation du petit sac que les légionnaires romains portaient à la ceinture, qui signifiait "petite chose", ce qui donna aussi "couillon" ou "couille". On en déduit donc qu'un con est aussi et bel et bien un couillon. Il n'y a pas de privilège à l'un ou l'autre sexe, pas d'exclusive mais une totale égalité en la matière. Il n'y a pas de jaloux.

     

    Sont définies dans une tentative de réflexion les conneries individuelles, les conneries selon le milieu social, car elle a évolué depuis l'avènement de la bourgeoisie triomphante au XIXème siècle. La connerie bourgeoise a fait le bonheur de nombreux écrivains classiques et modernes, de Flaubert et son "dictionnaire des idées reçues" dans "Bouvard et Pécuchet" à Jarry et "Ubu" ou Ionesco et son théâtre de l'absurde. L'ouvrage n'oublie pas les conneries des "très intelligents", comme ces diplômés qui regardent leur horoscope chaque jour, ces polytechniciens qui rejoignent certaines sectes, sans parler bien sûr de ces énarques normaliens qui deviennent présidents de la République et ne réfléchissent pas plus pour autant etc....

     

    Contre la connerie, contre notre propre connerie, les auteurs proposent de toujours garder de la distance sur un sujet, un esprit critique, l'acceptation inconditionnelle de soi et donc de l'autre. La culture préserve aussi de la connerie en montrant la complexité du monde. Et bien entendu l'indépendance d'esprit contre la connerie collective (NB : Je tiens farouchement à la mienne et ne suis pas le seul), la connerie grégaire qui voudrait que l'on hurle avec les loups pour se protéger. Une foule n'a pas raison contre la minorité, l'unanimité tellement à la mode de nos jours ne fait pas la raison et l'équilibre, et l'intelligence. Les nouveaux moyens techniques dont nous disposons donnent hélas à la connerie une ampleur inédite jusque là dans nos sociétés.

     

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    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    Merci infiniment à toi qui m'a fait lire ce livre sur lequel je reviendrai car il y a encore beaucoup à dire...

  • Aurore et Marlène : un nouveau genre de féministes

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    aurore bergé, marlène schiappa, société, présidence macron, politique, amaury watremezQuand j'habitais Versailles, j'ai souvent croisé un grand nombre de clones de Marlène Schiappa (son nom signifiant cancre en italien, son itinéraire ici) et, ou Aurore Bergé (voir son parcours à ce lien), ou d'autres femmes soutiens de Emmanuel Macron à qui elles sont visiblement complètement dévouées. Je les trouvais ces clones très dures et toujours dans la sensiblerie, un "cœur sec et des tripes molles" selon l'expression de Bernanos. Elles avaient toutes un vernis de culture, certainement pour avoir de la conversation dans les mondanités dû à leurs quelques années d'études.

    Elles avaient toute la même apparence, les mêmes habits, le même "look" général sans parler de leur timbre de voix de petites filles choyées. J'ai toujours trouvé cela étrange ces personnes s'affirmant libres et féministes soumises à l'autorité d'un homme dont elles ne remettent jamais rien en question suivant aveuglément tout ce qu'il dit.

     

    Certains cyniques en profiteraient sans aucunes scrupules...

     

    Des mères "dynamiques", avec famille nombreuse mais attention, moderne, minces comme dans les magasines et pimpantes, à la fois bourgeoises et libertaires, conservatrices (pour l'argent) et libertaires sur les mœurs (enfin sur une partie des mœurs), travaillant souvent dans la politique après des engagement de jeunesse logiques dans leur milieu social très favorisé. Ce sont toutes les deux des "héritières". Elles étaient des cantinières en plus modernes et, ou plus séduisantes de ces mouvements, pas si différentes que ça finalement de leurs ancêtres en robes à corset ou en crinolines dont certaines étaient plus indépendantes..

     

    Elles n'ont strictement aucune limite dans l'allégeance au chef de parti dans le but non pas de garantir la victoire de leurs idées mais celle de leurs ambitions. Elles se fichent des règles habituelles, de la séparation des pouvoirs ou du rôle de chacun. Je peux même penser qu'elles se fichent complètement de la nécessaire pluralité de pensée ou de l'expression démocratique. On ne compte plus les sorties de l'une et de l'autre ayant fait soit scandale, soit toujours provoqué un énorme bruit médiatique. Elle ne recule devant aucune bourde, à moins que tout cela ne soit calculé pour accompagner le pays vers une réduction des libertés publiques

     

    Marlène Schiappa vient par exemple de compare "la Manif pour tous" aux islamistes (voir source), Aurore Bergé quant à elle met en doute l'honnêteté des sénateurs de la commission d'enquête sur l'affaire Benalla (lien ici). Elles ont toutes les deux suscité un tollé mais n'en ont cure. L'essentiel est atteint, montrer leur suivisme au chef, le président de la République, et conserver ainsi leur poste et prébendes allant avec. Je ne me fais pas trop de soucis pour elles, elles sont du genre à retomber sur leurs pattes du bon côté, celui du manche. Ces dames ne supportent pas la dérision ou l'humour, qu'elles comprennent très bien mais qui les insupportent.

     

    Quand Desproges avait commencé un de ses "réquisitoires" par "Jacques Séguéla est-il ou non un con ?" Celui-ci n'avait pas osé porter plainte par sens du ridicule comme le soulignait Desproges lui-même ("meussieur meussieur y'a Desproges qui fait rien qu'à me traiter de con"). Marlène et Aurore elles ne réfléchissent pas si loin...

     

    Il n'y a pas plus pénible et plus lourd comme militantes.

     

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    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • Quatre ans après le massacre...

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    Charlie, islam, politique, lâcheté, société, amaury watremezQuatre ans après le massacre de "Charlie Hebdo", non seulement la France n'est plus vraiment "Charlie" mais la lâcheté progresse envers des fondamentalistes contredisant pourtant leur propre foi, leurs propres croyances affirmées. Si leur dieu est dieu, donc parfait, il n'a pas besoin de morts, pas de besoin de vengeances, de sacrifices qu'il rejetterait de par son essence divine si on avait une ligne directe avec lui. Un dieu qui demanderait ça serait un dieu pas très sûr de lui, un dieu mal dans sa peau de dieu, je ne sais pas peut-être qu'Allah est un ado en pleine crise post-pubertaire éternel.

     

    Les terroristes, les "déséquilibrés", les "loups solitaires" ainsi qu'on les appelle dans les médias ne sont pas très logiques au fond...

     

    Cette tuerie a eu lieu principalement car les dessinateurs de "Charlie" avaient cru que les musulmans feraient comme les cathos, qui donnent les verges pour se faire battre. Qu'ils protesteraient mais ne réagiraient pas, qu'ils fermeraient leur gueule en gris. Seulement voilà, ils ont répondu autrement que par des libelles ou des prières. Ils ont répondu comme ils ont de plus en plus l'habitude de le faire. Par la haine et la violence. Il suffit de s'intéresser au sort des jeunes filles et des homosexuels dans la plupart de nos quartiers pudiquement appelés "difficiles" et gangrenés par un l'Islam radical ignorant la satire et la raillerie, le sens de la dérision envers les pouvoirs et les croyances qui sont des traditions bien françaises.

     

    Des traditions se perdant hélas, le premier degré le plus débile gagnant sans cesse du terrain...

     

    En parlant de ses adeptes ils sont de plus en plus nombreux ceux qui perçoivent dans les attentats la main du Mossad, des juifs, des gouvernants et qui nient toute montée en flèche de l'islamisme dans nos banlieues. Car c'est là que se trouve le problème. Il n'y a pas de problèmes avec l'Islam, il y a toujours par contre le complot juif. Variante 2.0 d'un déni du réel mâtiné de complotisme, celui-ci étant surtout le signe d'une méfiance toujours plus prononcée envers nos gouvernements (et ce à juste titre), d'une coupure évidente entre "pays légal" et "pays réel". Celle-ci se fait au grand jour, sous nos yeux, pas besoin de noires machinations. Et avec l'assentiment implicite d'une bonne partie de la population sachant très bien qu'elle est tenue en laisse et qui a peur de perdre le peu qu'on lui laisse encore pour consommer.

     

    Qui le perdra de toutes façons à plu ou moins brève échéance...

     

    On soigne la peur et le chagrin des morts avec des petites bougies de couleur et des nounours tout mignons, des "marches blanches" silencieuses ou pas. Cela devrait bien faire plier la bêtise crasse des fanatiques, on ne sait jamais. On a l'air de croire aussi que finalement l'Islam va bien finir se séculariser ainsi que le catholicisme l'a fait au cours du temps. Catholicisme dont on ne manque pas de rappeler avec une constance stupide qui forcerait presque l'admiration tous les méfaits et supposés méfaits au cours des siècles pour minimiser ceux de l'Islam maintenant. On se demande d'ailleurs pourquoi ne pas pousser la logique jusqu'au bout : cesser de fêter Noël, rejeter les interdits moraux induits par le christianisme dont l'inceste etc...

     

    Ces idiots utiles sont des collabos en quelque sorte, une vieille habitude...

     

    Quant à moi aujourd'hui je suis d'abord Zineb El Rhazoui, plus que "Charlie", une femme libre connaissant le prix de la liberté (elle est protégée 24h/24). Un signe qui ne trompe pas, tous les imbéciles dont il était question au-dessus la haïssent et elle intimide les matamores de carnaval qui sont très bellicistes sur le net et sous pseudo contre l'Islam sur le web, et qui ferment leur grande gueule dans la vie de tous les jours...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Itinéraire d'un gars laborieux

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    Je vais encore me faire des copains...

     

    moix.jpgJ'ai bien connu beaucoup de clones de Yann Moix (prononcez Moixe et voir à ce lien son parcours) à la fac pendant mes études. On les comptait par dizaines, bien entendu, tous n'avait pas son entregent et sa capacité à flatter les puissants qu'il fallait dont BHL le concernant. Ils se ressemblaient tous, adoptaient tous ce même genre de discours à la fois très universitaire et se voulant humaniste, enfin humaniste, en peau de lapin. Ils singeaient l'altérité envers les pauvres, les plus démunis mais étaient toujours bien contents de rentrer dans la belle maison ou le bel appartement de Papa et Maman et de profiter de leur largesse matérielle et des vacances gratos le plus tard possible.

     

    On habite un logement qui coûte le PIB d'un pays du Tiers Monde, mais on milite contre la pauvreté car la pauvreté c'est mâââl....

     

    C'était des petits garçons bien sages, dociles et consciencieux mais aussi un peu « laborieux ». C'était ainsi que nous les surnommions avec un camarade. Ils ne lisaient pas par goût, ne s'intéressaient pas à l'histoire, à l'actualité, à la littérature et aux arts par appétence réelle ou inclination culturelle mais surtout pour renvoyer d'eux une image flatteuse. C'était donc très superficiel. Leur apparente assurance cachait toujours des petites frustrations bien enfouies, des rancœurs recuites envers les musclés, les beaux gosses de l'école, des petites jalousies envers les trublions, les « voyous » de la cour de la récré qui les rackettaient, leur piquaient leur goûter quotidiennement...

     

    Ils voudraient bien être comme eux cependant, ils voudraient bien abandonner aux orties leur bonne éducation, leurs tabous inculqués par les parents. Ils aimeraient se conduire en mâles alpha primaires et brutaux également, se conduire en soudards avec les femmes. Ils se laissent pousser la barbe pour cacher l'acné qui dure chez eux la puberté largement dépassée, ils s'affublent de vêtements qu'ils pensent plus « libérés » mais rien n'y fait ils demeurent des « laborieux », des cloportes en quelque sorte espérant continuellement une illusoire métamorphose. Elle ne vient jamais car derrière eux on voit toujours le petit garçon sage et un peu trop renfermé.

     

    Ils me rappellent toujours le personnage du professeur d'histoire dans « Uranus » (joué par Luchini dans l'adaptation qu'en a fait Claude Berri, voir à ce lien). Celui-ci est un petit bourgeois qui culpabilise de sa condition et de ses privilèges matériels tout en n'y renonçant pas pour autant (il n'est pas fou). Il est plus révolutionnaire que les plus révolutionnaires, plus exalté qu'autre chose aussi, et surtout capable de grandes déclarations ronflantes. Mais il se ridiculise dés qu'il s'agit de passer à l'acte, en l’occurrence tuer Léopold le cafetier les ayant raillés auparavant lui et d'autres militants.

     

    Le pauvre Léopold sera assassiné lâchement un peu plus tard par tout un groupe courageux mais pas téméraire comme les sont les Yann Moixe de la terre...

     

    Il a eu un parcours finalement classique en sortant de Sciences Po choisissant comme créneau le culturel et l'éditorialisme mainstream à peu de frais, profitant des réseaux habituels où tout le monde se connaît, tout le monde s'épaule, tout le monde est solidaire et ce quelle que soit la couleur politique. Il n'y a que les naïfs pour croire qu'il existe un réel clivage entre tous les éditorialistes actuels. Et comme c'est quand même crevant de continuer à s'intéresser à la culture pour de bon, il fait chroniqueur. Du « café du commerce » bourgeois finalement c'est pas très compliqué, deux ou trois lieux communs vaguement humanitaristes, de grandes condamnations ayant l'air de tomber de haut, du haut de sa tour d'ivoire, et tout va bien. Et puis les protecteurs continueront à ouvrir les portes.

     

    De temps en temps il fait les « grosses têtes » de Ruquier, on parle comme chez le coiffeur et tout va bien, et en plus ça rapporte. Et il y a des andouilles pour écouter...

     

    Il sait faire le « buzz », faire du « bruit médiatique », on peut lui reconnaître au moins ce mérite mais au fond Moixe est surtout anodin...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

    (méfiez vous des imitations grossières)

     

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  • Viva Salvini

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    salvini.jpgEn France on a Marine le Pen, « meilleure ennemie de droite » des bien-pensants. Elle est politiquement nulle et passe son temps comme tous ceux qui ne sont pas de gauche en France à chercher la justification de ses convictions face aux arbitres des élégances politiques. Elle est le meilleur repoussoir qui soit pour que les fameuses z-élites justifient leur haine des petites gens, des milieux précaires. Les « ploucs » rien que des fachos ! Évoquer sans la condamner, avec ne serait-ce que quelques nuances le vote Front National et les raisons y encourageant, c'est risquer de se faire « anathèmiser » immédiatement, rejeter dans les limbes extérieures de la vie politique, celles des fameux « nostalgiques » des z-heures les plus sombres et pire encore...

     

    Elle permet de parquer les mécontents tout en niant leur colère pourtant légitime, en l'assimilant à tous les maux de l'histoire possible. Tout comme à l'opposé de l'échiquier politique Mélenchon a le même rôle pour les électeurs de gauche.

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  • L'éducation ça compte

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     éducation, société, politique, avenir, enfance, Emmanuel toddà propos du livre d'Emmanuel Todd sur les évolutions sociétales : la « crétinisation » des élites, la fin prochaine selon lui de la démocratie (voir article de Libération à ce lien)

     

    Dans notre société si progressiste, si avancée, les différences d'éducation, dont l'éducation à la culture, n'ont jamais été aussi importantes, si prégnantes, créant des castes tout aussi marquées que celles du « Meilleur des Mondes » d'Aldous Huxley, chacun dans son groupe ravi d'en faire partie, content de sa soumission à un arbitraire pourtant objectivement insupportable, esclaves de leurs pulsions, de désirs étriqués conditionnés par la pub et le storytelling, toutes les histoires sentimentales et, ou mièvres que l'on vend aux peuples pour pas grand chose...

     

    C'est un peu plus complexe que la « Veillée des chaumières » qui faisait pleurer Margot mais le principe demeure exactement le même, est étendue à tout le divertissement, ce qui rapporte de l'argent, beaucoup d'argent et en plus c'est un « marché fantastique » le rêve formaté...

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  • Boudard et Céline c'est kiffe kiffe

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    Boudard, la métamorphose des cloportes, livre, amaury watremezJ'aime particulièrement le film "la métamorphose des cloportes", scénarisé et dialogué par Audiard, réalisé par Pierre Granier-Deferre, la vérité de ses décors parisiens, la noirceur de l'histoire et des personnages et puis bien sûr la fin. On a quand même rarement entendu manière plus sensuelle de traiter quelqu'un de "Dupont-Lajoie". L'autre avantage du long métrage est qu'Audiard n'y "audiardise" pas trop, fait moins dans le bon mot qu'à l'habitude ou dans le truand farcesque.

     

    Audiard est devenu une statue du commandeur du cinéma français. Certes une statue qui se marre avec la casquette vissé sur le crâne mais pas le droit de dire ce que l'on pense de cézigue dans certains films où il aurait mieux fait de s'abstenir, pas le droit de remarquer que parfois il se laissait aller à ses facilités dans la jactance. Il le reconnaissait d'ailleurs souvent lui-même, lui qui était amoureux de la littérature. Il est vrai qu'un ratage du "petit cycliste" vaut plusieurs comédies française actuelles.

     

    Faut reconnaître, faut avouer...

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  • Paroles de profs sur la laïcité

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    islam, islamisme, banlieues, charlie hebdo, société, politique, amaury watremezMoi le réac, le méchant, l'anar de droite irrécupérable, J'ai acheté le numéro hors série de "Charlie Hebdo" sur la laïcité à l'école contenant une soixantaine de témoignages de profs (voir quelques pages de cette publication à ce lien). En le lisant dans le train de banlieue, j'ai croisé beaucoup de regards fuyants, gênés, on n'est plus tellement "Charlie" en 2018. Bien entendu on évoque sur les couverture "les" religions, on convoque une imagerie invoquant l'Inquisition, mais à 99.9 % les témoignages dans ce hors série concerne l'Islam.

     

    A droite beaucoup refuseront de lire ce magazine parce que ce sont les "gauchistes" de "Charlie". C'est une erreur grossière car les témoignages lus montrent qu'il y a parmi toutes les personnes témoignant de nombreuses personnes de bonne volonté et lucides sur la question de l'islamisme en "cités". A un moment il faudra bien dépasser des clivages superficiels sur la question, avant que les faits ne nous l'imposent de force.

     

    Il y a vraiment en France la droite la plus con du monde incapable de répondre aux angoisses de ces gens. Ce ne sont pas des déclarations martiales qu'ils veulent mais de la fermeté, de l'autorité dans la réaffirmation de nos valeurs et non dans une tolérance molle et bien lâche de ce qui ne devrait surtout pas être toléré. On se demande d'ailleurs si celle-ci n'est finalement pas le fruit d'un mépris certain pour les populations "issues de la diversité" impliquant qu'elles sont finalement juste assez bonnes pour une pratique religieuse exprimée en interdits simplistes, pour les conserver au calme en quelque sorte.

     

    A gauche d'autres feront de même car "Charlie" c'est encore de la propagande "islamophobe", mot valise emprunté aux mollah iraniens qui l'ont inventé. Cette attitude provient surtout de l'idée voulant qu'il faudrait tout accorder aux plus religieux pour acheter la paix sociale et demeurer tranquilles encore quelques temps dans les quartiers de centre-ville. Ils sont aussi dans le "après nous le déluge", car ce qui se passera dans quelques années ne les concerne pas. D'autres enfin iront encore plus loin, "Charlie" "célésionistes"...

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  • Bernanos en pleine lumière

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    bernanos3.gifDepuis quelques temps, à droite d'aucuns se réclament de Bernanos (ils se disent ni de droite ni de gauche mais sont objectivement de droite). Pour ma part, je trouve cela éminemment sympathique bien entendu ainsi que j'aime déjà comme des frères ceux qui à gauche le voient comme un frère d'armes. Pour quelques uns il est même leur capitaine, pour d'autres un exemple. Ils jugent de ses capacités de réflexion politique injustement, le font de leur camp parfois abusivement, le transforment en quelqu'un d'autre qu'il n'a jamais été. Ce qui m'agace le plus sont ceux en faisant leur maître, ce qui ferait d'eux leurs héritiers tout en étant mondains, serviles et avides de la reconnaissance des maîtres de ce monde.

     

    Tous ou presque oublient une chose pourtant fondamentale chez lui qui est sa foi.

     

    Comment pourraient-ils s'y attacher dans notre société si matérialiste, atomisée et traversant une crise morale encore plus grave qu'à l'époque des « Grands Cimetières sous la lune ». Comment pourraient-ils le comprendre alors que tous finalement sont contaminés par l'esprit libéral libertaire, et mortifère, et nous poussant au narcissisme le plus abject, de nos temps troublés.

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  • La vie en noir et blanc de Rokhaya Diallo

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    politique, société, rokhaya diallo, citoyenneté, amaury watremezLa personne dont je parle ci-dessous étant spécialiste de la victimisation forcée et à outrance, et de la judiciarisations, ou de la stigmatisation  - réelle celle-là -  de la parole des contradicteurs, je marche sur des œufs ou presque en rédigeant ce petit texte au fond surtout taquin. Un contradicteur a tort, la question de la pertinence des questionnements qu'il peut exercer est nulle et non avenue. Un contradicteur est raciste, il a de sombres desseins et est nostalgique des heures les plus sombres de notre histoire, du colonialisme, j'en passe et des pîres.

     

    Pour Rokhaya Diallo, journaliste, éditorialiste distinguée et écrivain, le monde est en noir et blanc. Il n'existe pas d'entre-deux. Le problème des militants est qu'il leur faut absolument un ennemi désigné, un ennemi mauvais forcément et facilement identifiable. Pour un militant, ne pas penser comme lui ou comme elle c'est être contre lui, ou contre elle. Et Rokhaya Diallo est une parfaite militante sincèrement persuadée de défendre le Bien, la Justice et la Paix (voir à ce lien) et ce contre vents et marées.

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  • Banlieue blues

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    banlieue, société, politique, amaury watremezJ'aime bien la banlieue, j'y ai passé un peu de mon enfance. Bien sûr elle a changé, terriblement mais elle est encore un peu là, les gosses dégourdis, la gouaille, l'insolence des affreux jojos et leur sens de la formule. Les archipels de béton recelaient à l'époque des endroits presque aussi mystérieux que les planètes psychédéliques que le commandant Koenig et ses cosmonautes exploraient chaque semaine dans « Cosmos 1999 ». C'était aussi le même décor désolé entourant John Steed et Emma Peel dans « Chapeau melon et bottes de cuir ».

     

    Parfois un cirque s'arrêtait entre la grand route et les immeubles, et c'était la jungle en traversant la route, j'étais heureux et n'en voyait pas les côtés minables. Je ne voyais pas non plus la précarité autour de nous, les pauvretés, les difficultés de mes parents. J'étais complètement indifférent aux origines de mes amis, je le suis toujours. Un de mes meilleures amis s'appelait Mehdi. Pas de blues en banlieue donc, c'était ma première terre sainte.

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  • Pourquoi j'aime la pluie

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    J'aime bien la pluie, je sais c'est étrange, c'est bizarre.

    pluie, paris, souvenirs, nostalgie, amaury watremezJ'ai mes raisons comme on dit. Quand il fait mauvais, quand il pleut je suis encore un peu avec toi.  Cela ne me rend pas triste au contraire, encore moins nostalgique. Paris sous la pluie est plus intéressant, on fait comme les enfants, on dirait que on est dans un film du quotidien poétique, Marcel Carné, Prévert et des dialogues de Jeanson.

    Je sais très bien que le temps perdu ne se rattrape plus, que les rêves meurent un jour. Je n'ai plus d'illusions. Mais au moins le temps gris est le même que lorsque je te voyais chaque jour. Certains parlaient d'année pourrie, celle là aussi, moi c'était comme si il faisait soleil chaque jour. Et même je ne me posais aucune question.

    Une chanson sur la pluie est une des œuvres les plus joyeuses de Brel, sans doute t'a-t-il connue ?

    Parfois je prenais ta main dans la mienne, tes doigts délicats dans ma grosse patte. Il n'y avait que cela qui comptait réellement.

    Et puis un soir, un soir de grosse chaleur, une nuit de canicule, tu n'es pas venue et nous ne nous sommes jamais revus...

    ...Ainsi va la vie.

     

    Image empruntée ici

    Sic Transit Gloria Mundi,

    Amaury - Grandgil

  • Ces chrétiens dont vous n'avez rien à faire

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    Encore moins que les autres, c'est dire....

    chrétiens d'orient, islam, politique, société, religions, islamisme, société, amaury watremez 

    Ce sont les chrétiens orientaux, ces chrétiens qui célèbrent en grec, en syriaque, en copte, en araméen, an arménien, en arabe, ces chrétiens qui parlent d'ailleurs arabe pour la plupart d'entre eux. Minoritaires, toujours suspects aux yeux des maîtres s'étant succèdés sur ces terres depuis des siècles ils formaient souvent l'élite de leurs nations, et un pont avec l'Occident (voir à ce lien un article sur le massacre de ces minorités qui continuent).

     

    Cependant, l'ignorance des catholiques est telle à leur sujet en 2018qu'elle peut être illustrée par ce monsieur me demandant candidement à un stand de l'Oeuvre d'Orient à quelles dates étaient arrivés au Proche Orient les missionnaires ayant convertis ces croyants. Dans son esprit, un arabe était automatiquement musulman, pas un disciple de l’Évangile.

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  • Francofonie

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    Où l'auteur fête à sa manière la semaine de la langue et de la francophonie du 17 au 25 mars 2018 (à ce lien)

     

    francofonie.jpgJe suis d'une famille où la langue est chose fondamentale. Nous ne sommes sûrement les seuls mais chez nous, bien s'exprimer et bien comprendre le français dans ses nuances est important, y compris l'ironie ou les antiphrases. Il n'était pas rare que petit garçon je me fasse gronder pour un mot mal employé ou omis. Eugène Ionesco au théâtre ne pouvait que nous plaire dans sa déconstruction des clichés de langage et l'absurdité des expressions toutes faites ne voulant rien dire. Bien entendu, il y a un revers de la médaille à cette prédominance de la langue qui est de tout analyser à outrance, second, troisième, trente-deuxième degrés, alors que bien souvent, il n'en existe qu'un seul.

     

    Finalement, nous étions des lacaniens sans le savoir...

     

    Les littéraires se reconnaissent entre eux. Ils sont les parents pauvres d'une éducation les considérant très mal. Les matheux dominent, ceux qui quantifient, qui rangent tout dans des petites boîtes bien utiles même si ainsi que me l'a dit une petite fille « les maths ça sert à rien, ça sert juste à faire la guerre ». L'enseignement des Lettres depuis la mirifique réforme Haby en 1977 n'ont pas cessé d'être méprisé, diminué, rabaissé. Les adeptes de Bourdieu comme de Philippe Meirieu considèrent en effet que la littérature c'est un truc d'héritiers, de la « culture bourgeoise », des ces « humanités » patrimoniales et paternalistes stigmatisant les travailleurs et les plus précaires.

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  • Karnaval

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    carnaval de dunkerque,société,carnaval,humour,politique,amaury watremezLa tradition du Carnaval, du Charivari, du Tohu bohu, remonte au Moyen Age. C'était une période où tout était inversé, les rapports entre les hommes, les femmes, les rapports de pouvoir, les riches laissaient entrer les mendiants, les prêtres étaient raillés, le blanc devenait le noir et inversement. C'était un joyeux bazar. Il y a encore quelques années les adolescents, les écoliers se déguisaient et défilaient en ville arrosant généreusement les bourgeois qu'ils croisaient, qui n'osaient pas répliquer quoi que ce soit ou en appeler aux forces de l'ordre.

     

    Votre serviteur, mézigue l'auteur de ces lignes, l'a fait quand il était lycéen, il adorait ces journées où l'indocilité devenait la norme pour une fois...

     

    Depuis quelques temps, cette joyeuse coutume s'est plus ou moins perdue au profit de Halloween, en partie, car même dans ce dernier cas on ne se déguise plus tellement pour s'amuser au XXIème siècle. Et l'on pourrait croire aussi que le goût de l'irrévérence a été abandonné en route.L'époque actuelle serait même on ne peut plus révérencieuse, s’aplatissant devant ceux ne le méritant aucunement. Les nantis, les donneurs de leçon ayant sans doute des problèmes de foie, les bourgeois pédagogues ont donc repris du poil de la bête. Ils se pensent vainqueurs...

     

    Et n'importe quel imbécile par le miracle technique des réseaux sociaux de réclamer le respect qu'il estime indispensable pour ses raisonnements abscons (on le comprend, au fond il sait très bien qu'il est stupide), et de judiciariser ou menacer de le faire dés qu'il ne l'obtient pas, de faire planer sur tout et n'importe quoi leur pénible esprit de sérieux...

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  • Dis Maman c'était quoi être un homme ?

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    ecto.jpgUn petit texte sur un cauchemar matriarcal, un rêve de féministes

    A ce lien sur "Mauvaise Nouvelle"

     

    Je n'ai fait qu'extrapoler ce qu'elles préconisent...

     

    illustration empruntée ici

     

    ça pourrait même être le début d'un roman...

  • Pour quelques pots de Nutella

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    inspiré de ce fait divers (voir à ce lien)

     

    société, politique, consommation, nutella, amaury watremezJe suis agent de sécurité du centre commercial « les trois violettes ». C'est un bien chouette métier que celui-là. Je suis comme le shérif d'une petite ville bien vivante, parfois turbulente. On en a vu des choses si vous saviez. Des voleurs à la tire, des kleptomanes, des grandes dames piquant dans les rayons. Quand on les arrête elles protestent, elles ont de ces grands airs, « ouaip », des comédiennes. Je ne suis jamais dupes même quand elles se mettent à pleurnicher.

     

    Mais je les aime bien, ça me fait de la distraction dans mon petit réduit où que je les emmène. Leur parfum reste longtemps après, entêtant, ça me donne l'impression que j'ai plein d'amoureuses.

     

    Pourtant dans toute ma chienne de vie, rien ne m'avait préparé à ce que j'ai vécu pendant les foutues soldes du Nutella...

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  • Paris crado

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    rats, paris, société, politique, hygiène, amaury watremezDepuis quelques jours circulent sur le net des vidéos de rats dans Paris, des images proprement (si j'ose dire) effrayantes filmées par un éboueur parisien (voir à ce lien). Ces petites bêtes sont porteurs de maladies, d'infections diverses et variées et ils rappellent des heures sombres, des épidémies tragiques telle la Peste Noire. Les rats sont revenus dans la « ville lumière » et avec eux des problèmes d'hygiène que l'on croyait oubliés depuis belle lurette. A quand le retour de la tuberculose et du choléra ?

     

    Il faut dire que Paris est sale, de plus en plus dégoûtant, et que ce n'est pas seulement la faute de l'administration municipale actuelle mais un autre symptôme d'une société malade, la nôtre.

     

    Le sentiment de faire société d'ailleurs n'existe plus, c'est le règne du « moi d'abord » et les autres après. Le civisme n'est qu'une posture pour quelques bobos, la citoyenneté est considérée comme ringarde. Et l'on s'étonne que l'hygiène soit tellement déplorable que des rats reviennent dans la capitale ?

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  • Naïvetés réacs

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    politique, réacs, société, droite, amaury watremezIl y a en ce moment une thèse circulant sur le net chez les pseudo-réacs et assimilés qui vaut son pesant de cacahuètes. Elle surprend, elle effare, elle fait rire jaune. Macron en réalité serait des leurs, il y aurait des signes qui bien que très superficiels ne trompent pas. Il faut lire de leurs analyses se voulant savantes décryptant ses gestes et discours. Ont-ils compris que le président est un orfèvre en matière de communication ? Sa femme a été attachée de presse et il maîtrise parfaitement l'art oratoire.

     

    Il sait donc très bien faire passer des vessies pour des lanternes, être mousse et pampre et faire avaler des couleuvres grosses comme un bras aux français...

     

    Les réacs ou assimilés se sont il est vrai très souvent distingués par leur profonde « naïveté » autour de certains personnages historiques, entre autres De Gaulle. Rappelons que de nos jours, dans notre société l'on est « réac » à partir du moment où l'on s'affirme même timidement de droite ou catholique plutôt traditionnel. Ce qui n'est pas être réactionnaire. Je songe également à « la marche pour la vie » où on se dit « apolitique » affolés que les médias peuvent les assimiler à la droite...

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  • Les puissants s'affolent (et ce n'est pas une « fake news »)

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    fake news, président macron, nyssen, presse, médias, politique, société, amaury watremezLe président Macron veut mettre en place une loi contre les « fake news » (voir à ce lien). Sa ministre de la culture cette chère madame Nyssen prétend même un peu légèrement à mon avis que c'est pour mieux préserver la liberté d'expression. Donc brider celle-ci c'est l'étendre ? « La vérité c'est le mensonge » ?. Il convient de se demander ce que c'est qu'une « fake news ». On se demande d'ailleurs pourquoi un « littéraire » comme Jupiter ne parle pas de mensonges ou de bobards ? Cette mode des anglicismes est très années 80, elle naît d'un désir de faire moderne, de faire jeune.

     

    Une « fake news » c'est tout ce qui contredit en général la bonne parole libérale libertaire, la doxa bien pensante, tout ce qui mettrait en lumière l'hypocrisie des nantis, ce que l'on appelle pudiquement la France qui va bien. Ils ont cru depuis quelques années faire bonne figure en adoptant quelques postures « citoyennes » ou « civiques ». Une opinion émise sur un site de droite est donc forcément une « fake news », y compris quand elle est enrobée des précautions d'usage que les éditorialistes dits politiquement incorrects croient bon d'enrober leur discours. Un discours s'opposant à celui qui fait de la mondialisation à toute force l'utopie ultime est une « fake news » etc...

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  • Joyeuses fêtes et surtout la santé

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    société, politique, noèl, religions, christianisme amaury watremezIl y a aura toujours des petits, et grands, censeurs de joie. Les censeurs de joie ne supportent pas les plaisirs pouvant exister en dehors de leur idéologie à la noix, des plaisirs contredisant leurs certitudes absconses. Devant une œuvre d'art, un paysage de rêve, un film, en lisant un livre ils ne recherchent que ce qui leur permet de persévérer dans leur sottise. Ils ne goûtent pas la vie, ils la refusent, la détestent et profitent de la moindre once de pouvoir qu'ils ont pour communiquer leur rancœur, leurs frustrations aux autres...

     

    Les donneurs de leçons habituels s'en prennent maintenant à Noël. Noël est une fête chrétienne même si elle a perdu beaucoup de son sens depuis quelques décennies. Et c'est la signification de cette fête chrétienne (je répète pour bien agacer les moralisateurs laïcards ou communautaristes) qui implique cette convivialité et ce temps de paix que tous croient bon de vivre le 24 et le 25 décembre. Que Noël soit une fête chrétienne même encore un peu les embête un maximum alors que les droits de l'homme qu'ils invoquent tant ne sont que la laïcisation de celles issues de l’Évangile.

     

    Ce qui tient encore un peu dans notre société : le souci minimal de l'autre, de protéger un peu les plus fragiles, en vient encore...

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  • L'ascenseur social en panne aussi dans l’Église

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    Eglise, société, politique, terre sainte, jérusalem, volontariat, amaury watremez, hypocrisieAussi sur Agoravox

     

    Je suis parti en tant que volontaire civil à Jérusalem pendant deux ans grâce à la Délégation Catholique à la Coopération sur un poste financé en grande partie par l’œuvre d' Orient. Cela a été un séjour inoubliable. Il m'a laissé une empreinte comme au fer rouge. J'y ai rencontré des personnes extraordinaires et je n'oublierai jamais ce que j'ai vécu là-bas et leurs visages. Je n'ai de cesse depuis d'essayer de faire connaître entre autres choses qui m'ont marqué la spiritualité des chrétiens d'Orient et leur sort tragique qui laisse indifférent la majeure partie des occidentaux.

     

    Cependant, je n'y étais pas parti pour la seule beauté du geste...

     

    J'étais en effet convaincu que ce genre de séjour à l'étranger permettait de nouer des contacts, se construire un réseau actif en montrant ses compétences pour plus tard lors du retour se donner les moyens de mes ambitions. Il nous était souvent dit également que partir en volontariat était un excellent point sur un CV ce qui est vrai à condition de faire déjà partie du milieu social qui convient. Cela n'était pas mon cas et je n'étais pas le seul.

     

    On le voit j'étais encore très naïf.

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  • Les deux France irréconciliables et Johnny

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    La mort de Johnny, idole au sens concret du terme visiblement depuis deux ou trois jours, met en valeur l'existence de deux France, deux pays totalement irréconciliables :

     

    Johnny Hallyday, société, musique, politique, amaury watremezCelle très minoritaire dite « de Paris » en province, de ces baudruches de parigots suffisants qui font la leçon à tout le monde, où l'on aime se cultiver, où on lit, où on s'intéresse au théâtre, aux arts, à la culture en général. Rien que des prétentieux, des vaniteux atroces. J'ironise bien entendu, mais je ne dis pas que parmi ces personnes il n'y ait pas de cuistres du tout, mais il n'y a pas que cela. Loin de là.

     

    Et à côté on trouve l'autre France qui englobe tout le tout le reste de la population sans distinction de milieux ou d'opinions.

     

    On n'y lit plus beaucoup, on n'y va plus tellement au concert ou au musée. La culture, on s'en fiche un peu même si on ressent pour cela un peu de culpabilité néanmoins...

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  • Se convertir enfin

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    religions, islam, christianisme, valeurs, politique, amaury watremez

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    La photo ci-contre montre quelques convertis à l'Islam notoires toujours montés en épingle...

     

    Nos évêques de France dans la plupart de leurs diocèses se demandent comment faire pour attirer les « jeunes » ? Car les jeunes désertent les églises une fois les sacrements obligatoires reçus. Et de toutes façons la plupart d'entre eux, pour ceux issus de familles catholiques pratiquantes, ne mettent plus les pieds à l'Église. Ce n'est pas entièrement leur faute il faut avouer. La plupart des prêtres et des catéchistes depuis des décennies serinent sur tous les tons qu'aller à la messe le dimanche n'est pas bien important, qu'en tout cas ce n'est pas le plus important. Ils prêchent une sorte de gentillesse « über alles » bien mièvre, placé sous le patronage du plus petit dénominateur commun.

     

    En gros il convient d'être gentil avec tout le monde et tout ira pour le mieux...

     

    Notons que dans la plupart des rassemblements organisés pour les « jeunes » on trouve surtout d'aimables quinquagénaires qui trainent là leurs neveux ou rejetons réticents bien souvent présents sous la promesse de cadeaux. N'y est jamais promu de spiritualité bien solide de peur de les effrayer alors que paradoxalement c'est ça que les jeunes attendent plus ou moins consciemment.

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  • La vérité sort de la bouche siliconée des bimbos

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    pamela anderson, weinstein, sexualité, sexe, télévision, cinéma, amaury watremez

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    L'actrice Pamela Anderson a créé une polémique monstrueuse aux Etats Unis en affirmant que les victimes de Harvey Weinstein n'avaient pas d'excuses (voir à ce lien). Elle a raison de rappeler qu'en allant seules dans sa chambre où il les invitait et alors qu'il ouvrait en peignoir elles pouvaient avoir une idée claire de ses intentions lubriques. De plus, ainsi qu'elle le rappelle le personnage était connu pour être un queutard de première bourre (si j'ose m'exprimer ainsi). A moins d'être des oies blanches qui ne sont jamais sorties du "couvent des oiseaux" mais personnellement, et je ne crois pas être le seul, j'en doute.

     

    A mon avis, elles ont déjà toutes vues le loup ainsi que disait ma grand-mère...

     

    La vérité sort de la bouche siliconée des "bimbos". Force est de reconnaître qu'elle a raison Pamela. Elles nous prennent pour des idiots toutes ces pauvres choses feignant de se scandaliser d'avoir été accueillies par un satyre. Et tant que leur carrière marchait bien, elles se sont bien gardées d'évoquer tous ces moments tellement dégradants à leurs yeux pourtant. Le pire là-dedans est que la plupart sont issues d'un milieu ultra-favorisé, en particulier Léa Seydoux ou Marion Cotillard.  

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  • Jupiter chez les racailles

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    macron, banlieue, société, politique, france, amaury watremez

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    Le président Emmanuel Macron est descendu de son Olympe personnelle que même ses laquais de la première heure remettent en question (contestation du culte de sa personnalité, de l'absence de démocratie au sein du mouvement etc... voir à ce lien ici). Pour entre autres se refaire une virginité, s'ôter cette image de président des riches ce qu'il est, après avoir lâché des ballons de baudruche pastels pour lutter contre le terrorisme (!) il est allé dans les banlieues présenter un plan pour les aider, du moins c'est ce qu'il affirme. Il a déjà laissé entendre ce qu'ils pensent des « gens de peu »...

     

    Encore un (voir à ce lien par là) après quelques dizaines d'autres.

     

    Ce n'est pas le premier plan du genre, ce ne sera sans doute pas le dernier. La motivation de ces bonnes intentions est que ça ne recommence pas comme en 2005, des émeutes extrêmement violentes. Bien entendu, tout le monde sait que les jeunes des cités remettront le couvert, ils brûlent de le faire avec leurs grands frères, la seule question c'est de savoir quand ça arrivera. Ces « pauvres de service » ont un avantage, c'est un alibi à portée de main, une bonne conscience que l'on s'achète pour pas cher.

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  • Nazis dans le rétro Remix

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    hugo.jpg

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    Ce qui domine sur le net en nos temps tellement progressistes que l'ignorance et l'inintelligence deviennent des genres de nouvelles médailles c'est l'absence quasiment totale de compréhension du second degré ou de l'ironie. L'esprit de sérieux domine, et la gravité des imbéciles, celle qui les fait se sentir important ne serait-ce qu'un bref instant fugace. Parmi ceux-ci on trouve pour les plus remarquables les auteurs engagés.

     

    Le nécessaire engagement de la littérature, engagement bien-pensant bien entendu, il ne peut y avoir d'auteurs de droite par exemple, c'est quasiment interdit à moins d'être dans le rôle du « réac » de service. C'était devenu une des rengaines les plus serinées depuis des décennies mais celle-ci est beaucoup moins audible car les leçons de morale de ces petits marquis de la bonne conscience politique portent moins au sein du peuple et même parmi les pseudo-élites. Les « gens », comme ils appellent tous les autres en dehors de leur milieu, les « gens » sont bien ingrats...

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  • L'imposture des pseudo « néo-réacs »

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    politique, société, néo réacs, aude lancelin, gauche, droite, amaury watremez

    Aussi sur Agoravox

     

    Je n'avais pas lu le livre d'Aude Lancelin « le Monde libre » jusque là. Une journaliste de gauche découvre que ses patrons sont inféodés au fric et à vision hyper-libérale de l'économie. Voilà qui n'est pas neuf. J'aimais bien l'écouter quand elle est passée deux ou trois fois dans les médias car elle est manifestement très intelligente et fine. Bien entendu, son ouvrage a été repris dans de nombreux sites d'informations dits alternatifs pour bien montrer comment la gauche bien-pensante est finalement très bourgeoise et composée de privilégiés éhontés.

     

    De l'enfonçage de portes ouvertes à vrai dire, et on notait finalement entre les lignes chez la plupart des éditorialistes portant aux nues ce qu'écrivait madame Lancelin comme l'amertume de ne pas être du système.

     

    Cherchant de la lecture hier pour égayer l'attente du train, je suis tombé dessus et le parcourant j'ai compris que l'ancienne journaliste du « Nouvel Obs » et de « Marianne » dénonçait également l'imposture flagrante de ces intellectuels et autres auteurs montrés du doigt comme « néo réacs » depuis un fameux article de Daniel Lindenberg en 2005. Il leur a bien rendu service au fond, en les mettant en valeur dans ce qui n'est au fond qu'un emploi de comédie, qu'un rôle...

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  • Le môme Audiard et les malveillants

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    cinéma, michel audiard, antisémitisme, hypocrisie, amaury watremezSur la photo on reconnait à gauche le journaliste du Monde dénonçant Audiard...

     

    Des adeptes de la racontouze ont cru bon ces dernières semaines de ressortir de derrière les fagots des articles que le « petit cycliste » avait placé dans des journaux collabos pendant la Seconde Guerre (voir ici, ici et ). L’occasion était trop belle pour les malveillants. Comme ils sont courageux mais pas téméraires, ils s'y mettent à plusieurs. C'est moins risqué. Du haut de leur grandeur morale, mais on se demande toujours quel grossium les a affublé d'une pareille autorité, ils distribuent leurs bénédictions et ici leurs anathèmes sur leurs victimes de la semaine avec comme d'habitude les mêmes « patenôtres » doucereux....

     

    ...Eux ils ne voulaient pas balancer, pensez donc, mais ils sont bien obligés. Aucun d'eux ne peut imaginer un seul instant que même des jeunes auteurs ne vivaient pas d'amour et d'eau fraîche pendant l'Occupation ? Que nous étions vaincus à plate couture ? Que les vrais résistants étaient une minorité infime ? Que si Audiard a placé des textes malheureux cela ne fait pas de lui un « collabo » en puissance ? Qu'il faudrait alors virer des bibliothèques les trois quarts des auteurs y étant, à commencer par le « crapaud » sartrien et le « castor » de Beauvoir.

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