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Copines/Copains

  • Le célibataire et les enfants des autres

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    couple chiant.jpgAussi sur Agoravox

     

    Ce qui est curieux dans notre société se prétendant tellement avancée, tellement libre, affranchie de toutes contraintes est que le couple demeure la norme d'airain et le couple AVEC enfants, y compris pour les couples homos le standard inscrit dans le marbre. Se reproduire est le devoir ultime de tout homme. Je me dis souvent que certains ne devraient jamais y être autorisés mais c'est comme ça. Celui qui est tout seul, le vieux garçon, la vieille fille n'est rien. On l'invite s'il plaît encore un peu, s'il a un réseau et un peu d'argent. Il peut aussi avoir son utilité pour rendre service, surtout s'il est solitaire et qu'il a besoin de compagnie.

     

    Finalement les couples ne font preuve que de compassion en lui demandant un peu d'assistance...

     

    Je ne parlerai pas ici des célibataires femmes, les cas de figure sont tellement multiples : laide, jolie, riche, pauvre, sublimant ses frustrations sexuelles ou pas etc...

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  • Migrants : ce n'est que le début

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    migrants.jpg

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    A gauche, enfin la gauche sociétale, on a depuis longtemps « ses » pauvres attitrés comme les dames patronnesses d'autrefois, ce sont les migrants en général, les musulmans en particulier. Les autres pauvretés, les autres précarités n'existent pas, voire pire encore on les oppose. De toutes façons un pauvre qui ne serait que français, « de souche », est forcément un plouc. Ces migrants, ces musulmans on les aime bien car leur pauvreté est lointaine. Elle est exotique. Elle rappelle ses voyages que l'on a fait en Méditerranée, les rares fois où l'on est sorti de l'hotel pour aller s'acheter une babiole dans les marchés à touristes.

     

    Ainsi, en se paysant quelque colifichet, le bourgeois pédagogue se déculpabilisait. Il n'était pas si égoïste puisqu'il avait fait l'aumône de son temps et de son argent. Depuis quelques années, il rajoute un « selfie » effectué avec l'autochtone afin d'apporter une preuve et de montrer combien il est humaniste.

     

    Un précaire de cet acabit, et moi le premier il ne s'agit pas non plus de nier leur précarité matérielle, est à peine un être humain. Ce n'est qu'une pauvre chose, un pauvre hère sans cervelle et sans cervelle qui ne sert qu'à se donner bonne conscience. Quand il fait preuve de violence ou d'agressivité, cela ne peut pas être sa faute. Jamais. Il sera excusé par la confrontation de sa culture avec la nôtre, par son ignorance, par sa naïveté. S'il violente les femmes c'est par pure candeur, et non par perversité. Et puis ces filles qu'il a parfois brutalisées n'avaient pas besoin de s'habiller aussi court, aussi léger...

     

    C'est ce que l'on entend régulièrement de la part de politiques ou de militantes se prétendant pourtant féministes radicales. C'est encore la faute de l'Occident corrupteur. Il est plus simple pour elles comme pour le bourgeois pédagogue de présenter Mohamed Merah en victime par exemple, victime du racisme, des préjugés, raison pour laquelle il s'est mué en monstre (en ce moment au Festival d'Avignon, voir à ce lien).

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  • La France est une "couguar" BDSM

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    politique, société, emmanuel macron, assemblée, démocratie

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    Que l'on coupe les cheveux en quatre, que l'on se lance dans des calculs d'apothicaire sur les votes exprimés, les bulletins blancs et l'abstention, le fait est là. Que l'on suggère des votes truqués (certains n'ont pas peur du ridicule). Emmanuel Macron a été légalement élu, en grande partie par défaut, après matraquage de multiples sermons sur le risque de retour des z-heures les plus sombres de notre histoire, grâce au "storytelling" sur son couple et son parcours.  Je soupçonne de nombreuses personnes d'avoir voté pour lui car il est "tellement beau"...

     

    Pourtant à l'entendre la France est morte depuis longtemps, ce ne serait plus qu'un "espace". Il se fiche complètement de protéger notre modèle sociale qui préservait les plus précaires des français encore un petit peu. Il a également montré à plusieurs reprises en quelle basse estime il tient ce pays...

     

    Mais la France est un peuple masochiste, elle aime bien que ses dirigeants lui fassent mal. Elle vénère de la droite à la gauche radicale le général De Gaulle qui traitaient les français de "veaux". Certes il n'avait pas entièrement tort .Et  elle adule encore incompréhensiblement la légende de Napoléon qui emmena à la mort une ou deux générations de jeunes hommes de son temps. Et en ce moment, elle boit les paroles d'un type, Emmanuel Macron, pour qui si on n'a pas fait "Normale sup", si on ne s'est pas enrichi à trente ans sur le dos des autres on n'est littéralement "rien" (voir la vidéo à ce lien).

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  • Lieux de plaisirs prolétaires en voie de disparition

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    cafés, précaires, société, politique, art de vivre, moralisation hypocrisie

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    J'aime bien l'ambiance des cafés, particulièrement celle des cafés parisiens. Tous les milieux se mélangeaient, le prolo pouvait croiser le bourgeois. Entre deux commentaires météorologiques ou politiques on fumait un clope ensemble au comptoir. Les petites dames âgées du quartier échangeaient avec les plus jeunes. Bien sûr ce n'était pas idéal mais il existait quelque chose pour relier les couches de la société. Il en reste quelques uns de ces endroits, rades et autres bistrots mais ils sont de moins en moins nombreux.

     

    J'aime bien y écouter les conversations, les mots d'esprit, le parler populaire survivant encore un peu, les formules rapides et incisives, j'ai toujours eu « l'oreille à Toulouse » selon l'expression...

     

    ...Et il est encore mieux d'y participer, de ne pas avoir peur d'en faire trop, de faire un peu de comédie pour s'amuser avec les autres.

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  • Les "matheux" et les autres

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    Cédric Vilani, assemblée nationale, législatives 2017, politique

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    En France, on n'aime pas les "intellos". Les "intellos" sont prétentieux. Ils sont en plus des empêcheurs de dire des bêtises en rond même s'ils en disent autant voire plus que d'autres. Il y a par exemple tous ceux qui ont été maoïstes, la plupart l'ont oublié. Les "intellos" lisent des livres, parlent tout le temps de bouquins poussiéreux, cette purge ! Sans compter de ceux qui évoquent la poésie ou la philosophie. Ils en écrivent même ! Certains vendent encore leurs œuvres, sans être forcément lus. Il y a ceux qui sont les méchants que le public aime détester, ceux qui sont des "bons clients" médiatiques, tous dans leur "emploi" de comédie.

     

    En plus, cerise sur le gâteau, les "intellos" collent des complexes, culpabilisent les ignares....

     

    Un intello on lui oppose "l'école de la vie", ce cliché fumeux excuse de l'inculture chez beaucoup d'imbéciles, on lui oppose qu'il était sûrement bourgeois et favorisé, qu'il n'a donc aucun mérite particulier...

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  • Plaidoyer pour Najat

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    politique, éducation, société, najat vallaud belkacem, amaury watremez, législatives 2017Aussi sur Agoravox

     

    Madame Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre de l'Éducation, a été battue aux législatives, et les internautes de droite de s'en réjouir aussi sec, et de la railler en long, en large et en travers, d'en rire à gorge déployée.  Pendant qu'elle a occupé ce poste, c'était tout comme pour madame Taubira le "Najat Bashing" à qui mieux mieux. Comme si elle était plus responsable que les autres du marasme qui saisit aussi l'école en particulier et l'éducation en général, nationale ou non. La première réforme disons le "hasardeuse" de l'Éducation c'est sous Giscard en 1977 avec la réforme Haby.

     

    Les parents reprochant un peu tout à l'ancienne ministre oublient toujours que l'éducation de leurs enfants, la transmission d'une culture ou de valeurs, c'est aussi eux, et d'abord eux. Et que s'ils ne font pas leur travail, l'école aura le plus grand mal à le compenser. Et qu'ils sont aussi responsables des carences dans ces matières de leurs rejetons que l'Éducation Nationale qui a le dos large. Bien souvent celle-ci, vénérable institution, est surtout considérée comme une garderie pour les grands enfants et adolescents.

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  • Cette droite traditionnelle en marche avec Macron

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    politique, société, Emmanuel Macron, En Marche, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Henri Guano, même si contrairement à ses dires, affirme cela surtout parce qu'il a vécu une lourde défaite dans la circonscription parisienne où il s'est présenté a néanmoins tout à fait raison. L'électorat très bourgeois de l'endroit est à vomir, qu'il soit "bobo" ou "bourgeois pédagogue" ou de cette bourgeoisie plus traditionnelle allant à la messe et mettant ses enfants dans le privé.  Comme il se retire de la vie politique, Guaino peut enfin parler sans filtres. On se demande pourquoi il ne se l'est pas autorisé plus tôt car ce fut réjouissant...

     

    Je n'avais pas besoin de lui, madame Mauroy l'avait avoué il y a déjà quelques décennies à mon grand-père paraphrasant Shakespeare :

     

    "La politique est une comédie dont les électeurs sont spectateurs, encore faut-il bien la jouer"

     

    Après tout le doit être loin d'être le seul, je pense que la plupart de ces collègues sont tout autant méprisants des électeurs prêts il faut dire à élire une potiche sur la base d'un discours très simpliste de renouveau, de pseudo-rajeunissement...

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  • Où sont les lanceurs d'alerte antifascistes ?

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    politique, emmanuel macron, marine le pen, antifascisme, société, hypocrisie, amaury watremez

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    Emmanuel Macron et ses séides tous libéraux libertaires, tous oligarques opportunistes, ont surfé sur la vague des alertes à l'antifascisme, sur le risque de retour des fameuses heures les plus sombres de notre histoire qu'aurait incarné Marine le Pen. A les entendre le parlement aurait été muselé, la presse méprisée et le dialogue avec le peuple dédaigné. Marine le Pen n'aurait gouverné que par ordonnances. Toutes choses on le voit inimaginables avec Macron (ceci est de l'ironie ami lecteur) :

     

    Macron va disposer d'un parlement servile à sa botte à l'exception d'une petite centaine de députés d'opposition qui n'arriveront pas à s'unir.

     

    Macron va gouverner par ordonnances pour hâter le détricotage de notre modèle social. Cela va avoir un impact sur les plus précaires, les chômeurs, les personnes handicapées, les petits retraités.

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  • Vieilles lunes

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    politique, société, idéologies, france, télévision, médias, amaury watremezLes vieilles lunes ont la vie dure, très dure. Elles sont hors d'âge, elles sont rances, mais encore bien vivaces. Elles sont plus que mûres voire blettes, normalement prêtes à tomber, mais qu'importe. Elles sont solidement accrochées aux esprits. On aurait pu croire pourtant s'en être débarrassées depuis longtemps déjà. Dés qu'un sujet est évoqué, elles apparaissent, on les ressort du placard. Elles existent pour interdire toute discussion constructive, toute réflexion sur des thèmes qui pourtant mériteraient autre chose que leur évocation systématique, automatique, sans nuances.

     

    Dés qu'un politique, un éditorialiste ou n'importe qui d'autres osent s'attaquer aux mythes du communautarisme, de la pseudo "diversité", à souhaiter le retour de valeurs nationales, elles sont rondes, pleines et larges ces vieilles lunes et envahissent tout le ciel médiatique à perte de vue. C'est à qui dira le plus fort "plus jamais ça !" avec le plus de larmes à l'œil, à qui sera le plus énergique dans la dénonciation du nazisme ce qui convenons en plus de 72 ans après son effondrement le 8 mai 1945 est d'un courage extraordinaire, à qui assimilera tout discours raisonnable sur ces questions à du racisme.

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  • La littérature, seulement la littérature, rien que la littérature

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    à propos de « Ecrivains et artistes » de Léon Daudet, aux nouvelles éditions Séguier

     

    wilde4.jpgIl y a un livre que je lis, relis, et relis encore sans me lasser. J'en connais même des passages par cœur. Ce sont ces « fabuleux » -pour reprendre le mot de Proust- souvenirs littéraires de Léon Daudet réédités ici dans une forme plus ou moins expurgée de toutes les considérations politiques de l'auteur de par leur parfum encore méphitique en 2017. Léon Daudet était d'Action Française, catholique profond, maurrassien convaincu, nourrissait quelques doutes sur la démocratie bourgeoise, toutes choses impardonnables à notre époque si coincée sur le plan de l'appréciation des arts. C'est un peu dommage, il me semble qu'un lecteur adulte est capable de faire la part des choses selon ses propres convictions et de passer outre ce qui pourrait les heurter.

     

    S'ils y tenaient absolument, ils mettaient des « smiley face » souriantes ou mécontentes pour signaler les passages corrects et ceux qui sentaient le soufre. Cela aurait été post-moderne, tellement d'époque. On note encore que l'image soigneusement choisie provient de sa jeunesse quand le fils turbulent d'Alphonse Daudet était encore un des espoirs de la jeune IIIème République et non un de ses plus terribles contempteurs.

     

    Léon Daudet était aussi un homme cultivé, au sens classique du terme, goûtant le verbe d'un auteur, son style et non les correspondances avec ses propres opinions ou son utilité dans la défense d'une « cause » ou d'une autre. Contrairement à l'abbé Bethléem, célèbre prêtre et censeur catholique, contrairement à nos arbitres des élégances littéraires actuels tout aussi pudibonds dans leurs détestations et leurs célébrations, Léon Daudet avait le « nez creux » et reconnaissait le vrai talent beaucoup plus sûrement que ce genre de lecteurs suscités au foie sans doute bilieux. Barbey d'Aurevilly lui-même s'était heurté et se heurte encore à ces procureurs des lettres qui le limitent et s'en tiennent bêtement à sa réputation de dandy flamboyant un peu réactionnaire sur les bords...

     

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  • L'Esprit inspire-t-il le vote catholique ?

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    politique, société, christianisme, foi, Emmanuel macron, présidentielles 2017

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    Une amie catholique, bonne paroissienne elle, pas comme moi qui n'en ait cure de toutes façons, vient de m'appeler pour me dire combien elle était réjouie que Macron devienne président, "parce qu'il est jeune et que c'est bien que ce soit un jeune", "parce qu'il est beau" (à ses yeux), "parce qu'il va tout changer". Cette amie est chômeuse presque en fin de droits, je n'ai pas voulu l'effrayer mais lui ai rappeler deux ou trois choses. Et cela m'a donné envie de rédiger ce petit entrefilet... 

     

    Si on posait la question aux catholiques et qu'on leur demandât de répondre avec franchise et honnêteté ne fût-ce que par correction fraternelle, on est à peu près certains des réponses malheureusement. Ils ne pensent qu'à la Charité, aux plus petits, ils ne songent qu'à protéger les pauvres, qu'à mettre en avant les valeurs évangéliques dont la présence dans notre monde est un nouveau défi. Je connais bien leurs éléments de langage. Ils évoqueraient également les migrants et leur souci d'accueillir ces populations. Et bien entendu, il est de coutume de terminer sur les discours enflammés du pape François tellement super...

     

    Tout en sachant que dans les paroisses si quelques familles sont bel et bien hospitalières sans conditions, il est excessivement difficile pour les prêtres d'en trouver pour concrétiser leurs belles intentions. Il y a loin de la jolie théorie à la pratique.

     

    A examiner les statistiques du vote catholique aux dernières présidentielles (voir à ce lien les intentions déclarées, voir à cet autre lien les votes aux deux tours d'avril et mai 2017), on imagine en réalité de toutes autres réponses aux questions posées. Les catholiques dans leur ensemble ont voté Macron à 71%, les pratiquants réguliers à 62%. Ont-ils seulement lu son programme ? Car ce qui ressort de tout ça est clair :

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  • Les Lettres contre la connerie

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    à propos de "Endetté comme une mule" de Eric Losfeld réédité chez Tristram en "souple"

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    Littérature, société, politique, censure, connerie, amaury watremezJ'ai eu envie de lire ce livre car au-delà de tous les clivages, des brouilles, des colères, la littérature et l'appétence pour icelle est toujours la plus forte dans ce que je partage avec d'autres (de "vieilles connaissances pour reprendre le terme de l'auteur de l'article en lien) comme moi passionnés par les Lettres. Dans cette biographie, Eric Losfeld, éditeur célèbre de livres sulfureux en son temps, des ouvrages des surréalistes, des bouquins érotiques à deux sous, des BD novatrices pour adultes telles "Barbarella" ou "Pravda la surviveuse", évoque cette même passion pour la chose écrite et comment il en est venu à l'édition après un parcours personnel pour le moins original. Il raconte ses rencontres avec des personnages connus, d'autres plus modestes, leur accordant à chacun la même bienveillance, la même sympathie. Il est également heureux qu'il soit très subjectif quant à ses affections littéraires, qui ne sont pas toujours les miennes. Mais quelle importance ?

     

    Cette pseudo objectivité affichée depuis quelques décennies par les critiques, les auteurs, les critiques est de toutes façons particulièrement pénible. Elle les encourage à une vision scolaire, laborieuse, trop appliquée et difficile à supporter de la littérature. Celle-ci doit automatiquement servir à porter une cause, fût-ce de manière parfaitement ridicule, fût-ce bien après ce que l'on dénonce. Quand l'on ne sait pas trop quoi dénoncer, contre quoi s'indigner, il est d'usage de dénoncer encore et toujours le nazisme au nom du "plus jamais ça". Cela ne mange pas de pain, tout le monde est d'accord. Et personne n'osera dénoncer le ridicule d'une telle démarche par peur d'être assimilé au camp du Mal englobant toute la droite en général....

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  • Du messianisme en post-démocratie

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    L'anarchiste de droite que je suis ne supporte pas les idéologues, même les théocratiques, qui ont la seule et unique solution à leurs yeux pour apporter le bonheur au monde et aux peuples, fût-ce contre leur gré. Ils ont tous la panacée, mais attention, pour les autres. Que ces idéologies soient ceci ou cela, marxisantes ou libérales, qu'elles s'affirment généreuses ou non. Ce prosélytisme appuyé qu'ils ont tous, les yeux brillants, le cœur fiévreux, ayant renoncé à toute forme de libre-arbitre ou de pensée personnelle par confort intellectuel, est proprement écœurant.

     

    Il leur faut à chacun et chacune un messie pour porter leur bonne parole, un messie de pacotille bien entendu à adorer au moins pendant un temps. Ensuite il pourra encore servir comme bouc-émissaire...

     

    On se demande s'ils n'attendent pas de leur messie qu'ils guérissent les écrouelles, qu'ils soignent les éclopés par l'imposition des mains ?

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  • Tenir compte du vote barrage ?

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     politique, société, présidentielles 2017, emmanuel macron, société, politiqueAussi sur Agoravox

    Ainsi qu'en 2002 votant Chirac après un certain 21 avril, ils ont été nombreux à voter Macron pour, disent-ils, faire barrage au Front National, la Le Pen ayant à les entendre des intentions « putschistes ». Ils se boucheraient le nez en votant qu'ils disaient, ils voteraient à contrecœur qu'ils disait. Ces fiers antifascistes de la vingt-cinquième heure concernés et responsables l'ont dit, affirmé, leur vote Macron n'est en aucun cas un vote d'adhésion, il voulait juste résister contre les risques de nouvelle dictature rappelant les z-heures les plus sombres de notre histoire qui seraient advenues de nouveau derechef si l'autre candidate serait arrivé au pouvoir.

     

    Ce soir de dimanche, on les vit clairement reprendre du poil de la bête. Ils bombaent le torse non sans noblesse, croyaient-ils, se frappaient la poitrine avec majesté et énergie, là encore selon eux, attention, il faudrait bien que Macron ne prenne pas leur vote pour un vote réellement pour lui. Il faudrait qu'il les respectât, ce sont des résistants contre le fascisme. Il faudrait qu'il tienne compte de leurs desiderata. Sinon, gare à leur sainte colère, on verrait ce qu'on verrait. Et là ils continuaient à prendre la pose, une pose avantageuse, sur les réseaux dits sociaux ou dans les soirées « fooding » entre potes...

     

    Et je pense aussi intimement que la plupart d'entre eux croit encore sincèrement au Père Noël.

     

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  • Dupont de Ligonnès pris entre le Ciel et l'Enfer

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     à propos de « l'Eternité de Xavier Dupont de Ligonnès » de Samuel Doux aux éditions Julliard

     

    Ce n'est pas la première fois que j'évoque un fait divers marquant, voir à ce lien mon texte sur la tragique "Affaire Lubin"...

     

    xdl.jpgLa lecture de cet article (à ce lien) m'a encouragé à lire le livre de Samuel Doux sur Xavier Dupont de Ligonnès, un roman de non-fiction passionnant, autant que « l'Adversaire » ou les livres de Libérati sur Jayne Mansfield et Charles Manson. Des histoires se déroulant sur les marges, les crimes, les faits divers en disent beaucoup plus long sur notre société et sur toutes les couches sociales la composant que bien des articles et traités savants. J'ai toujours été passionné par les livres s'en inspirant car ils révèlent ce qu'il y a derrière les apparences, derrière les paravents moralisateurs, les beaux discours. Chez ces gens là on cache les abjections sous le boisseau, on les balaie soigneusement sous le tapis. L'important c'est de faire bonne figure. Toutes ces petites et grandes cachotteries vont de mise, on les considère comme obligatoires, allant de soi.

     

    Cet ouvrage de Samuel Doux m'intéressait d'autant plus que je connais sur le bout des ongles le milieu qu'il décrit et que j'ai côtoyé son personnage principal ayant fait partie jusqu'en 1990 du même mouvement catholique traditionaliste.

     

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  • La dictature de l'émotion et la Syrie

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    syria.jpgBernanos le disait déjà, les hommes modernes ont le « cœur sec et les tripes molles ». Et l'émotion superficielle prime sur tout, envahit tout. Le sur-affectif est la règle, la réflexion et la nuance l'exception. L'homme moderne ne réfléchit pas, il aime pleurnicher. Et pleurnicher en public devant tous les passants y compris virtuels afin de montrer combien il est sensible et humaniste, un humanisme mièvre, aseptisé, très frelaté, un humanisme de pacotille. Un petit garçon meurt sur une plage européenne, la photo indécente, abjecte en elle-même de l'enfant est mise en « statut » facebook, montrée un peu partout. Elle fait le « buzz » jusqu'à l'écoeurement, beaucoup de « bruit médiatique » et puis l'homme moderne oublie, il passe à autre chose.

     

    Il a plus important à faire comme se passionner pour une campagne présidentielle de caniveau...

     

    Il s'est donné bonne conscience pour continuer à jouir sans trop utiliser sa cervelle. Il ne fera pas quoi que ce soit pour aider des migrants ou un migrant, pour s'engager au bénéfice des plus pauvres. Il ne recueillera personne dans son jardin mais continuera cependant à livre des leçons de morale aux autres. Lui il peut, il s'est donné bonne conscience.

     

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  • Une campagne des présidentielles scénarisée comme une téléréalité

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    politique, société, télévision, présidentielles 2017, amaury watremez

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    Face au "risque" de passage au Second Tour des élections présidentielles de Marine le Pen on se disait bien que les autres nous referaient le coup de "l'Union nationale" contre le risque de fâââchiisme et de retour des z-heures les plus sombres de notre histoire (TM°). Enfin vous connaissez les formules habituelles. Cette "Union Nationale" de pacotille, "ni de droite, ni de gauche" ("bien au contraire !") est en train de se réaliser derrière Emmanuel Macron en attendant le deuxième tour où d'autres appelleront à voter pour lui contre la candidate du Front National.

     

    Pour une fois c'est fait plus finement que d'habitude car les français sont moins dupes...

     

    L'histoire est racontée exactement comme dans les émissions de téléréalité passionnant malheureusement les français étant donné leurs taux d'audience, que ce soit une compétition de cuisiniers, les tribulations d'aventuriers du dimanche ou la vie quotidienne de débiles profonds décervelés sous les antipodes. Il y a le jeune premier réputé innocent, le méchant de comédie, le vieux barbon, les "losers" pathétiques etc...

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  • Traversée myope de Paris

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    Livre, ADG, littérature, polar, anar de droite, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    La Table ronde réédite intelligemment des coups de cœur et cartes blanches de ses auteurs maisons, ou plutôt une carte noire, ici celle de Jérôme Leroy. Je ne l'ai pas fait exprès, je m'en suis aperçu après avoir acheté le livre, comme quoi les affinités au moins littéraires subliment les brouilles et les mésententes. Celui-ci a choisi un ouvrage d'ADG de son vrai nom Alain Fournier. Il est sulfureux de par ses prises de position très à droite mais est un auteur délicat et subtil méritant d'être re-découvert, proche de Marcel Aymé, Jacques Perret, et Antoine Blondin pour l'errance éthylique des personnages.


    ADG aimait la bonne chère, sa Sologne, son homonyme et la Littérature au dessus de tout le reste y compris la politique. Il était ce qu'on appelle un anarchiste de droite selon le terme usité souvent à tort et à travers, revendiqué par des imposteurs notoires comme Alain de Benoit, et qui pour lui cependant Alain Fournier est parfait. Son anarchisme de droite est surtout un non conformisme pour ennuyer les bourgeois pédagogues, tous ceux qui se piqueraient de poser aux arbitres des élégances morales et, ou culturelles. Il n'hésitait pas dans des chroniques sociétales à être très incisif, de trop sans doute aux yeux de ses détracteurs et contradicteurs.

     

    Elles étaient tellement incisives aux yeux de son éditeur que leur recueil est truffé de quelques pages blanches afin de signifier les coupures éditoriales prudentes afin de s'éviter quelques procès.



    On se doute bien que cela le rend immédiatement sympathique à mes yeux...

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  • Les étroits mousquetaires : Cheminade, Asselineau et de Lesquen

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     politique, asselineau, lesquen, cheminade, société, conspiration, amaury watremezMessieurs Jacques Cheminade, François Asselineau et Henry de Lesquen ont en commun une chose dont je m'étonne que personne ne l'ait relevé jusque là alors que cela crève l'écran comme le nez au milieu de la figure. Les trois ont des ambitions présidentielles, deux d'entre eux seulement ont eu les cinq-cent signatures. Deux d'entre eux, Asselineau et de Lesquen, ont été monté en épingle médiatiquement afin de grappiller quelques voix au Front National.

     

    Mais ce n'est le point le plus flagrant les rapprochant.

     

    Le plus flagrant est qu'ils se présentent tous comme candidats anti-système alors que tous les trois sont issus du même système et en sont des représentants émérites. Ils ont tous le parcours de diplômés exemplaires, bardés de titres, passés par l'inspection des finances et la représentation nationale. Ils sont tous les trois de « bonne » famille « installées », tous les trois de la France bourgeoise la plus caricaturale, à « l'ancienne mode ». Au moins dans ces milieux là on se pare pas d'alibis équitables ou que sais-je encore ? Non, on est d'une « grande » famille bien qu'un peu décavé (là c'est moi qui précise) et on méprise les pauvres et les familles moins bien loties.

     

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  • Des contradictions des militants de droite

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     politique, société, économie, inégalités, propriétaires, amaury watremezAussi sur Agoravox...

    Dans mon quartier, à Versailles où j'habite, quelques uns parmi mes voisins ont décidé de faire des travaux de ravalement de leur immeuble. La plupart de ces heureux copropriétaires sont de droite et voteront Fillon aux prochaines présidentielles pour sa défense apparente des valeurs morales, familiales et traditionnelles, de la Nation France. Je ne les en blâmerai certainement pas bien sûr, mais j'ai cru discerner aujourd'hui quelques incohérences dans la manière de ces vaillants patriotes de concevoir et de vivre leurs convictions.

     

    Ils sont eux aussi pour la préférence nationale, bien sûr, et non pour employer de ces migrants dont on ne sait pas trop pourquoi ils viennent en France. Dans ce milieu on ne vote que rarement Le Pen car ce serait s'allier avec une population que l'on méprise, pas du « bon » milieu, et puis « ma chèère cette Marine le Pene est tellement vulgaire ». Elle a beaucoup fait la fête quand elle était jeune, elle n'a même pas été « scoute ». Et je ne suis pas certain qu'elle ait fréquenté un pensionnat de jeunes filles comme il faut...

     

    Salauds de pauvres tellement peu soucieux de bonne attitude sociale, salauds de pauvres à qui les curés mondains ne songeraient pas à dire bonjour à la sortie de la messe dominicale...

     

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  • Pitié pour Poutou

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    politique, vanessa burgraf, société, télévision, présidentielles 2017, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Je n'ai pas l'intention de voter Philippe Poutou, le candidat du NPA, au premier tour ni au second. Et je pense d'ailleurs qu'il sait très bien qu'il n'y sera pas. Mais je trouve que les médias, les éditorialistes dans la ligne et les journalistes le traitent avec un mépris à peine dissimulé en disant long sur le « progressisme » concret de ces gens et leur véritable ouverture à l'autre. Cela me conforte dans la conviction de l'existence d'une coupure abyssale entre les nantis du système et les petites gens. Et je ne pense pas seulement à Vanessa Burggraf et Yann Moix se retentant à peine de rire grossièrement face au candidat d'extrême gauche lors de la dernière livraison de l'émission de « On n'est pas couché ».

     

    On a vu pleinement leur manque totale de correction élémentaire. Mais pourquoi auraient-ils été corrects alors que Poutou ne sera jamais de leurs maîtres, de ceux qui distribuent les -bonnes- places, qui maintiendront ou non leurs « ronds de serviette » et le salaire -confortable- allant avec. Ils ne sont pas fous, ils ne se permettraient jamais un tel comportement avec Bolloré ou Pinault, Arnault, Charles Beigbeider, Dassault voire Pierre Bergé. Ils ne se le permettraient pas non plus avec un politique des partis dits « républicains », ceux qui se partagent le pouvoir en alternance depuis une cinquantaine d'années selon une mécanique bien huilée.

     

    Du moins jusque là...

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  • Les célibataires dans l'Eglise Catholique

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    religions, célibat, christianisme, politique, société, sexe, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    C'est un sujet qui n'est presque jamais abordé par les catholiques, institutions et croyants. Ou rarement, ou alors sous un angle forcément misérabiliste ou culpabilisant pour les célibataires. On a souvent l'impression qu'être célibataire est une situation anormale dans l'Église alors que les personnes seules sont de plus en plus nombreuses, que leur célibat soit subi, qu'il soit la conséquence d'un divorce ou d'une séparation. Voire pire encore, on croirait que cela n'existe pas au sein du catholicisme. Je ne comprends pas du tout les raisons objectives de ce désamour.

     

    De temps en temps sont organisées des rencontres, des assemblées, des "jamboree" pour adultes spécialement pour les célibataires. C'est une manière d'offrir un moment de simili agence matrimoniale à des vieux garçons et des vieilles filles méprisés. Qu'ils se marient donc entre eux ! Qu'ils arrêtent de faire suer le monde avec leur solitude !

     

    Manquerait plus qu'ils soient exigeants !

     

    D'un autre point de vue bien sûr je sais parfaitement pourquoi :

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  • Fillon contre toute décence

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    Fillon, société, politique, présidentielles 2017, indécence, amaury watremez

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    En écrivant ce texte, je ne suis pas commissionné par quelque officine militante, je ne suis pas « macroniste » (le gourou cosmoplanétaire d'Amiens ni de droite ni de gauche me semble grotesque) ni lepéniste. Il me semble également qu'entre la politique économique de Fillon et celle de l'ancien ministre de l'économie de Hollande il n'y a que l'épaisseur d'un papier à cigarettes, quelques mesures sociétales ou symboliques de ci de là pour donner le change et donner l'impression que le clivage existe encore. J'écris aussi ce texte car cet épisode est typique de la déconnexion totale des élites de ce pays d'avec le peuple de France.

     

    Ainsi que beaucoup de français intéressés par la politique, j'étais devant mon écran de télévision ce midi afin de savoir ce que François Fillon allait pouvoir décider de la suite de sa campagne pour les présidentielles. Il argue d'une volonté d'assassinat politique de sa personne, suggère un complot des magistrats et de l’Élysée, et en sous-main par Emmanuel Macron, contre lui. Certes on se rappellera du « mur des cons » du Syndicat de la magistrature et la présence sur ledit mur de personnalités d'abord de droite et catholiques.

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  • Des "héritiers" politiquement incorrects ?

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    politique, société, politiquement incorrects, amaury watremez, blog, hypocritesJ'ai toujours eu un gros doute sur la sincérité des milieux se prétendant « politiquement incorrects ». Quand ils ne cherchent pas toujours à s'en justifier il leur faut sans cesse se trouver des cautions de gauche ou « de progrès ». Ils cherchent à se raccrocher à la modernité tout en affirmant la critiquer. Au fond, ce qu'ils veulent c'est faire partie du spectacle comme tous les autres, l'épisode que j'évoque ci-dessous me confirme dans mon opinion...

     

    De par mes activités bloguesques « coupables », un soir, j'ai eu envie d'aller écouter une célébrité médiatique réputée politiquement incorrecte. Je pensais que cela pouvait être intéressant. Au pire, sans doute le vin serait-il bon ?

     

    Quand elle est apparue, sachant ménager son apparition soudaine, connaissant ses « effets » de scène par coeur, fardée comme un camion volé et comme pour une émission de télévision, j'avais le sentiment de voir apparaître une "professionnelle" aguerrie ayant ses méthodes pour plaire au client, sourire mécanique aux lèvres et fausse convivialité.

     

    Étaient présents toute une cour des miracles de favorisés, de nantis en rupture de ban, d'héritiers, des courtisans plus ou moins subtils, des jeunes ambitieux aux profils encore curieusement enfantins et ce malgré leurs barbes à la mode, des plus vieux un peu aigris, heureux de jouer ne fût-ce qu'un soir les pseudo-maîtres à penser, des bons élèves en quête d'affranchissement, d'anciens journalistes « mainstream » en recherche de respectabilité.

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  • La maternité c'est supêêr

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    Femmes, ménagères desespérées, Société, politique, féminisme, amaury watremez

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    Dans Versailles où j'habite on croise plein de mamans avec les poussettes et tout, des mamans socialement favorisées pour la plupart. Précisons que Versailles est constitué de plusieurs quartiers, selon les revenus, et que normalement l'on ne doit pas se mêler. Il y a même près de la gare des « Chantiers » un quartier plus « populaire ». Par contre on rencontre de ces mamans partout. Et dans les parcs et petits jardins les milieux se côtoient grâce aux mères. Une jeune femme « moderne » peut ainsi échanger sur son expérience avec une jeune femme « voilée » en « hijab » et se trouver des points communs.

     

    Cela a des côtés plaisants tous ces enfants surtout pour un misanthrope comme moi qui ne s'entend facilement qu'avec les tout petits gosses et les animaux. Les gosses ont ceci pour eux qu'ils ne sont pas encore trop marqués par les préjugés des grandes personnes, les conformismes, les lieux communs. Ils leurs arrivent, pas toujours, d'être plus ouverts, plus sensibles aux autres bien que souvent la nature humaine étant ce qu'elle est, ils sont loin d'être tous idéalisables. Une cour de récréation peut être un endroit tout aussi cruel que « l'open space » d'une grande entreprise.

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  • Complexe d'infériorité littéraire

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    littérature, culture, société, politique, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    J'ai remarqué que lorsqu'un scientifique ou présumé tel parle de son domaine, ou un quelconque philosophe improvisé et que parfois il en tire des conclusions délirantes n'ayant plus rien à voir avec un raisonnement équilibre, la plupart des gens se taisent respectueusement et écoutent. Voire mettent en pratique les recommandations dudit penseur. Ils s'inclinent. Lorsqu'un « littéraire » parle de littérature, l'attitude change, elle est alors beaucoup plus agressive. Les interlocuteurs sont alors sur la défensive, prêts à mordre comme si leurs manques de culture allaient en devenir criants et exposés sur la place publique. Cela ne les empêche pas dans le même temps, sans qu'ils n'y voient de contradiction, de proclamer l'inutilité de la littérature comme savoir...

     

    On en vient dans 90% des cas à ressortir le lieu commun éculé de « l'école de la vie » qui serait infiniment supérieure à toutes les autres....

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  • La construction fantasmée de la diversité

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    politique, diversité, nation, société, amaury watremez, renan, qu'est-ce qu'une nationLa diversité est une idée qui séduit de moins en moins d'électeurs et de citoyens un peu lucides. Elle a encore ses adeptes, et fait encore très peur à la droite. Il convient d'être adepte du multiculturalisme, voire de l'identité réputée multiple de la France. Or, un pays est comme un individu, sa personnalité est une et indivisible, si elle est multiple c'est soit qu'il n'en a pas, soit qu'il est schizophrène. L'idée de diversité imprègne l'enseignement de l'histoire, le discours sur la citoyenneté. Elle terrorise encore la plupart de nos politiques qui n'osent que timidement encore parler de culture française, bien timidement par peur de passer pour des séides de Marine le Pen, des nostalgiques des fameux z-heures les plus sombres de notre histoire.

     

     

    Oser critiquer la diversité montrée toujours comme inéluctable c'est risquer de se faire traiter de raciste sans plus de jugement. On ne voit pas tellement en quoi il est raciste de revendiquer une culture française dans la multiplicité des accents, des régions, des traditions ce que d'autres peuples font sans que les bourgeois pédagogues ne s'en émeuvent.

     

    Cette idée pénètre y compris à l’extrême de l'extrème-droite où certains microcéphales et « minus habens » de la pensée sont persuadés dur comme fer, convaincus mordicus que la France serait née du mélange de peuples celtes, gallo-romains et païens. Le « juif Jésus » ainsi qu'ils disent a perverti tout cela avec une religion considérée comme une foi de faibles (oui, parfois l'antisémitisme, pardon « l'antisionisme » va jusque là).

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  • Paris, Audiard et le goût du verbe

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    à propos de « le Paris de Michel Audiard » de Philippe Lombard chez Parigramme

     

    cinéma, audiard, littérature, amaury watremez

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    Dans ce petit texte, je ne fais pas dans la nostalgie, dans le violon, j'évoque...

     

    Le Paris d'Audiard a quasiment entièrement disparu métastasé par la gentryfication, les bourgeois « équitables » et, ou « durables », « citoyens ». Il est pourtant encore là, plus ou moins présent, caché dans des endroits que les prétentieux, les malfaisants ne connaissent pas. Il reste des traces, des vestiges pour qui veut bien les voir. Le Paris d'Audiard était celui des petites gens, des gamins combinards, des petits voyous gouailleurs, des escrocs à la petite semaine un rien mythomanes, des filles faisant le trottoir et s'usant petit à petit entre « l'affectueux du dimanche » et le client « qui venait en voisin ».

     

    On s'y mélangeait, on s'y fréquentait, on s'y parlait entre prolos et notables, bonnes dames et catins. Les milieux se croisaient, se jaugeaient, parfois aussi échangeaient autre chose que des cartes de vœux. Les plus riches étaient dans la « part de gâteau » décrite par Céline dans le « Voyage au bout de la nuit », de l'Arc au Triomphe aux serres d'Auteuil. On n'allait pas dans le XVIème, on n'y croisait que des petits vieux, des matrones sans âge, parfois des sous-maîtresses montées en grade, ayant fidélisé le client d'une manière ou d'une autre.

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  • La banlieue va brûler

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    aulnay sous bois, politique, société, théo, télévision, maître dupont moretti, amaury watremez

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    Cela n'a pas l'air d'inquiéter grand-monde durant la polémique Fillon qui alimente la sphére politico-politicienne depuis plus de deux semaines mais la banlieue va brûler, la banlieue dite « difficile », la banlieue des cas sociaux inextricables et de la diversité pas vraiment heureuse. Depuis quelques jours, Aulnay sous Bois brûle déjà depuis qu'un « jeune », Théo, a accusé un policier d'avoir exercé sur lui une tentative de viol avec sa matraque. La scène aurait été dûment filmée. Dans les médias parmi les grandes consciences on accrédite sans écouter celle de l'agent des forces de l'ordre la version du « jeune » sans chercher plus avant.

     

    La banlieue peut brûler d'autant plus rapidement par l'habitude des jeux de guerre en réseau, de l'utilisation des « smartphones » et des réseaux dits sociaux. Ceux-ci créent l'émulation, une émulation débile, c'est à qui mettra en ligne la vidéo montrant le plus de violences contre la police.

     

    Dans ces quartiers la loi et les valeurs républicaines n'ont plus vraiment cours. Ce n'est pas qu'ils soient d'ailleurs forcément agités, les dealers, tous les « lascars », faisant du « business », des « grossistes » au petit guetteur, y font le plus souvent régner une loi d'airain, une discipline de fer, une omerta bien plus dures que ne pourrait l'être celles de la République. Tout ce petit monde a parfaitement intégré les lois du marché qu'il reproduit dans son microcosme. Et tout le monde sait bien que ça fait marcher le commerce. Le trafic permet de consommer les biens vendus dans les zones commerciales à proximité de ces quartiers zones qui sans cet apport d'argent frais et douteux ne seraient pas viables.

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  • Gros lard !

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    société, politique, témoignage, gros, obèse, physique, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    On ne peut plus dire comme Pierre Desproges il y a une trentaine d'années que l'Occident est en train de crever de sa mauvaise graisse. Ce serait plutôt l'inverse, il crèverait plutôt d'anorexie. Il ne s'agira pas dans ce petit billet de dire du mal de ce qui peut nous tenir en bonne santé, mais juste de se moquer encore un peu de l'hygiénisme quasiment totalitaire sévissant en 2017 afin de standardiser les corps humains. Les femmes se doivent d'être minces jusqu'à l'absurde, jusqu'à l'anorexie, jusqu'à la maigreur, les hommes également. Il s'agit de montrer que l'on est un individu performant, sportif et dynamique.

     

    Je n'ai rien contre la pratique du sport sauf quand elle devient une manière d'affirmer à tout crin son adaptation, combien on est un rouage docile des diktats totalement délirants que sont les normes modernes pesant sur chaque personne, des normes étouffantes et aliénantes ne serait-ce que pour les jeunes filles. Juger une personne sur son physique est de mise, des « quartiers » aux salons feutrés des bourgeois pédagogues où «vraiment ma chèèère on ne supporte pas les zobèzes ». Je pense particulièrement à celles qui cherchent par exemple à avoir le même « drop tights » que les mannequins maigrichonnes à la mode.

     

    Elles font des régimes ahurissants pour y arriver, se font vomir, sont dans la compétition par l'entremise des réseaux dits sociaux et finalement sont tout aussi soumises que leurs aînées au regard des mâles, lui-même biaisé par la pornographie omniprésente, celle-ci allant de pair avec une ignorance -apparemment paradoxale- de la sexualité.

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