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Cinéphilie honteuse

  • La maternité c'est supêêr

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    Femmes, ménagères desespérées, Société, politique, féminisme, amaury watremez

    Sur Agoravox aussi

     

    Dans Versailles où j'habite on croise plein de mamans avec les poussettes et tout, des mamans socialement favorisées pour la plupart. Précisons que Versailles est constitué de plusieurs quartiers, selon les revenus, et que normalement l'on ne doit pas se mêler. Il y a même près de la gare des « Chantiers » un quartier plus « populaire ». Par contre on rencontre de ces mamans partout. Et dans les parcs et petits jardins les milieux se côtoient grâce aux mères. Une jeune femme « moderne » peut ainsi échanger sur son expérience avec une jeune femme « voilée » en « hijab » et se trouver des points communs.

     

    Cela a des côtés plaisants tous ces enfants surtout pour un misanthrope comme moi qui ne s'entend facilement qu'avec les tout petits gosses et les animaux. Les gosses ont ceci pour eux qu'ils ne sont pas encore trop marqués par les préjugés des grandes personnes, les conformismes, les lieux communs. Ils leurs arrivent, pas toujours, d'être plus ouverts, plus sensibles aux autres bien que souvent la nature humaine étant ce qu'elle est, ils sont loin d'être tous idéalisables. Une cour de récréation peut être un endroit tout aussi cruel que « l'open space » d'une grande entreprise.

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  • Prendre Sausage party au sérieux ?

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    Moraliser le cinéma

    dessin animé, sociologie, politique, société, cinéma, censure, sottise, religions, catholicisme, amaury watremezLa polémique, si on peut appeler ça ainsi car elle est picrocholine, autour du dessin animé pour adultes « Sausage Party », m'amuse beaucoup. Et je ne comprends pas trop : ceux qui condamnent « Sausage Party » sont dans le même temps pour une libéralisation encore plus marquée de l'économie, libéralisation qui entraîne mécaniquement celle des mœurs. Ou alors sont-ils hypocrites ?

     

    Cette discussion ridicule m'évoque également l'abbé Bethléem. Cet abbé a pratiqué tout le temps de son sacerdoce la censure attentive des œuvres littéraires et cinématographiques de son temps. Il s'est régulièrement trompé sur la valeur artistique de ce qu'il prétendait interdire au nom de la foi chrétienne manquant singulièrement de discernement sur la plupart des auteurs de livres et de films. Il s'est systématiquement trompé avec une constance qui inspire l'admiration.

     

    Il les aura tous manqué, y compris les écrivains catholiques...

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  • Wes Craven et le Mal sur grand écran  

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    à propos de "Wes Craven, quelle horreur ?" de Emmanuel Levaufre aux éditions Capricci, novembre 2016.

     

    cinéma, wes craven, société, politique, cinéma bis, amaury watremezLes éditions Capricci viennent encore de sortir un excellent de livre de cinéma et sur le cinéma, ici sur l'Horreur et le Gore, l'Épouvante. Mais aimer le cinéma n'est-ce pas aimer Orson Welles ET Ridley Scott, Fellini ET John Carpenter, Visconti ET Wes Craven ? L'auteur s'intéresse à la personnalité de Wes Craven, le créateur du "croquemitaine" le plus célèbre du Fantastique, Freddy Krueger, et à sa mise en abyme des films horrifiques dés "La dernière maison sur la gauche". Emmanuel Levaufre recadre également ce qui relève des "séries B", du cinéma dit d'exploitation et ce qu'est vraiment un "film culte", à savoir une œuvre ne trouvant le succès que grâce au bouche à oreille des "happy few". Il s'intéresse aussi aux réflexion "méta" que sont nombre de films de Wes Craven mais aussi de John Carpenter.

     

    Il ne tombe pas dans le travers maintenant habituel de nombreux critiques de cinéma qui est de porter aux nues des "zèderies" immondes, et qui le resteront jusqu'à la fin des temps (et des siècles et des siècles amen) et ce malgré leur côté toujours involontairement rigolo au trente-sixième degré, car ignorées, croient-ils, du reste des cinéphiles. A leur décharge il faut dire que la culture cinématographique de nombreux auteurs commence en 1992, 93 avec les premiers films ultra-référentiels de Tarantino.  Ne parlons pas de la majorité des spectateurs brouteurs abrutis de "pop corn" devant des "blockbusters" qui ne sont que des "séries B" gonflées...

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  • Comédie(s) de la vie

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    à propos de « Le cinéma italien de 1945 à nos jours » - 4ème édition, avril 2016 de Laurence Schifano

     

    On aime à l'italienne également sur Causeur

     

    cinéma, cinéma italien, société, politique, italie, berlusconi, amaury watremezAu début, la présentation de cet ouvrage, très scolaire, un peu aride, pourrait rebuter le lecteur. Mais une fois ouvert, ce livre se dévore comme un plat de rigatonis au porc et au citron. L'auteur a un style alerte, vif et précis. Elle passe en revue les différents genres affectionnés par le cinéma italien depuis la fin de la Seconde Guerre. Elle montre sa prédilection pour les « filons », l'épuisement d'un type de film ou de séries de films jusqu'à l'absurde, la parodie de parodie de parodie tels les « Trinita » ou les « Django » tournés après les westerns « spaghettis » de Sergio Leone ce qui n'en fait pas tant s'en faut des mauvais films.

     

    L'amateur de cinéma « Bis » ou carrément « Z », de cinéphilie réputée « honteuse » le sait déjà il est vrai. Tarantino est un de ceux-là connaissant sur le bout des doigts toutes ces œuvres dont tous les « Rape and Revenge » ayant inspirés l'argument de base de « Kill Bill ». On ne compte pas non plus les pseudo « Mad Max » faisant suite à l'original, les « dystopies » survivalistes violentes, les films de « zombies » inspirées de « la nuit des morts vivants », voire les simili « documentaires » sur les « cannibales » copiés des « Mondo... », les « thrillers » sanglants, les « Maciste » repris dans les années 50 et 60 etc...

     

    Les cinéastes italiens épuisant ces « filons » comme on presse un citron auront toujours beaucoup de recul sur leurs longs métrages. Maintenant que le ciné « bis » est « in » on en fait des chefs d’œuvre méconnus. Il faut quand même se rappeler qu'il s'agissait juste d'épuiser un sujet au départ...

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  • Le 7ème Nanart

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    à propos de « Les 101 nanars: Une anthologie du cinéma affligeant (mais hilarant) » de François Forestier chez Denoël (voir à ce lien)

     

    Les nanars sont aussi sur Causeur

     

    cinéma, nanar, société, françois forestier, amaury watremezDéfinir un vrai « nanar » est forcément très subjectif. François Forestier ne se risque pas à cette définition, ne revendique aucune objectivité illusoire, et inintéressante pour un critique de cinéma. Il se cantonne pour effectuer ses choix au côté lamentable des films qu'il évoque dans ce livre. Un « nanar » est forcément lamentable mais provoque chez le spectateur avisé une sorte de jouissance perverse. La plupart de ces films ont un scénario aussi nul que la plupart des « blockbusters » actuels, ont des effets spéciaux souvent bricolés mais qu'importe la suspension d'incrédulité fonctionne comme lorsque l'on était enfant, et l'on a envie de croire à cette fusée propulsée par une bougie d'anniversaire « feu d'artifices ».

     

    Ce livre est déjà sorti en 1996, François Forestier avait déjà un tableau de chasse important. Depuis il a rajouté quelques gourmandises sorties depuis, des grosses pâtisseries affligeantes et bourratives mais drôles à regarder pour leur absence de figuration, leurs effets surréalistes, leurs jeunes premières pulmonairement bien dotées.

     

    Certains le trouveront sans doute injuste ou partial surtout quand il met un terme aux maîtres à la fin de son livre en se payant la tête de Godard et Antonioni....

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  • Hommage à un Gentleman du film de genre

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    société,cinéma,art de vivre,genre,science-fiction,fantastique,épouvanteChristopher Lee est décédé hier à l’âge de 93 ans. Il a joué depuis des décennies dans des dizaines de films dits de genre dans lesquels il promenait sa haute silhouette aristocratique, sa séduction vénéneuse et son talent incontestable. Beaucoup de séries « B », quelques « Zèderies » américaines, de nombreuses prestations dans des séries américaines et anglaises des années 70 où il était souvent le méchant, ainsi dans la version « pattes d’eph »de « Spiderman », l’inoubliable professeur Franck N. Stone dans un épisode de « The Avengers », westerns « paella » italiens ou « Krimis » allemands voire comédies bien lourdes à la française, « Dracula père et fils » d’Edouard Molinaro avec l’ineffable Bernard Menez (il parlait anglais, italien, allemand et français, cela facilite les choses) et aussi un certain nombre de chefs d’œuvres du Fantastique, de l’Épouvante, ou de la Science-fiction.

     

    A la « Hammer » il fut le monstre dans « Frankenstein » dans la version du livre de Mary Shelley de Terence Fisher, beaucoup plus marquée par l’horreur et l’épouvante, par l’évocation du puritanisme victorien aussi, et son hypocrisie originelle....

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  • La politique des ôteurs

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    Deux "héritiers" en illustrations : Louis Garrel et Léa Seydoux.

     

    cinéma, société, politique, ôteur, auteur, amaury watremezLes films français sortis ces dernières années, à 90%, sont déficitaires et coûtent cher aux producteurs et à l’État et rappelons que l’État c'est nous tous, enfin les « imposables » et tous ceux se payant le cinéma de temps en temps. Et que l'argent de la commission d'avances sur recettes dont bénéficie indûment des entreprises n'en ayant pas besoin qui font rentrer de l'argent en ne se souciant pas de faire ou non du cinéma.

     

    Les films français se voulant, se prétendant élitistes, ne sont pas vus par grand monde, excepté la clientèle habituelle des « bourgeois pédagogues » coincés dans le profond ennui de leur classe et leur morgue. Parmi eux, beaucoup sont des « héritiers » rajoutant aux prétentions matérielles de leurs aînés positivistes des prétentions culturelles.

     

    Et on ne compte plus les « héritiers » dans le cinéma français :

     

    Léa Seydoux, fille et petite fille de producteurs, Marion Cotillard, fille de producteur, Salomé Lelouch, fille de réalisateur, Arthur Jugnot fils de comédien et réalisateur, Marilou Berry, fille de comédienne et réalisatrice, Zoé Adjani, nièce de Isabelle, sans parler de toutes celles et tous ceux ayant couché avec telle ou telle célébrité pour accéder aux plateaux de tournage et bien sûr tous les larbins gravitant autour des vedettes ou pseudo-vedettes...

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  • « Avengers : l'ère d'Ultron », le reboot de la cinéphilie honteuse – les « comics books » de cinoche

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    cinéma, comics, bande dessinée, politique, sociétéJe suis allé voir la principale machine de guerre des « blockbusters » de cette année, « Avengers : l'ère d'Ultron ». Le film rassemble les principaux héros des « comic books » Marvel, tous insérés dans une seule et même histoire courant sur les films et les séries télévisées leur étant consacrés. Il se résume en une ou deux lignes : Tony Stark invente un robot, Ultron, capable de maintenir la paix partout sur terre de manière automatique. Ultron accède à la conscience à cause d'un « sceptre cosmique » employé par des méchants nazis et il veut détruire alors tout l'humanité. Il est « joué » par James Spader qui l'incarne de la même manière que son personnage de l'excellente série « The Blakclist ».

     

    C'est plus une attraction de fête foraine subissant un montage ultra « cut » et un peu trop rapide entrecoupée de deux ou trois scènes entre les personnages aussi fines que celles d'un « sitcom » se voulant sentimentalo-rigolo. Au début, Thor, un dieu d'Asgard, s'amuse avec ses potes. Ils essaient tous de soulever son marteau mais comme ils ne sont pas parfaits, forcément ils n'y arrivent pas même s'ils sont très très forts. Et comme Thor c'est un coquin, il ne leur a pas dit la condition pour le prendre en main...

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  • Richard Corben roi de la « Pop culture »

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    bande dessinée, littérature, société, politique, Richard Corben, métal hurlant, amaury watremez

    A propos de la réédition des bandes dessinées de Richard Corben chez "Dark Horse comics" dans la collection "Delirium"

     

    La « Pop culture » est à la mode mais au fond la plupart ne la connaisse absolument pas :

     

    Son contenu souvent surprenant, toujours un rien transgressif (dans le sens de la transgression des idées reçues), ses références aux classiques de la littérature, etc...

     

    Il est également de bon ton de parler de « culte » à son sujet en oubliant le sens premier de ce mot. En effet, une œuvre « culte » était au départ peu connue, n'avait que peu de succès mais finit par acquérir un public d’aficionados au fur et à mesure des années, ainsi « Blade Runner », un « bide » retentissant au moment de sa sortie et dorénavant une œuvre reconnue.

     

    Richard Corben est un des rois de la « Pop culture », le concernant on devrait d'ailleurs plutôt parler de « Pulp culture ».

     

    page empruntée au blog "humano"

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  • Cinéma pour les z-élites

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     À propos de « The Magic Hour » de Jim Hoberman aux éditions Capricci

     

    couverture, site de l'éditeur

     

    premierecollectionc04_350x350.jpgMe laissant séduire par l'accroche du libraire vendant cet ouvrage, le nouvel espace de « Ombres blanches » dédié au cinéma à Toulouse, les propos élogieux de divers cinéastes le comparant aux critiques très subjectives mais toujours pertinentes même quand elle est injuste avec un réalisateur ou un acteur de Pauline Kael, j'ai acheté presque « sans voir » ce recueil d'articles datant des années 80 et 90, au sujet de films de cette période, dont les films de Schwarzenegger et Stallone, « les Dents de la Mer », « Quizz Show », « Total Recall » et d'autres, articles à la réputation finalement très surfaite.

     

    J'ai donc eu quelques déceptions en le lisant.

     

    Première déception, la traduction est visiblement bâclée, la traductrice, Marie-Mathilde Burdeau semble ignorer ce qu'est un bison, « buffalo » en anglais qu'elle transcrit comme « buffle » entre autres erreurs, et elle commet de nombreuses fautes de syntaxe française et des approximations montrant surtout son inculture, « native-american » devenant « natif américain » ce qui n'a pas de sens, entre autres détails. Je ne saurai trop lui suggérer d'employer un vrai dictionnaire plutôt que « reverso » (TM°). Cela rend la lecture assez pénible, un peu plus pénible si l'on prend en compte le contenu. Nonobstant, je me suis accroché jusqu'au bout, ce qui fut dur...

     

    Deuxième déception, l'auteur du livre est visiblement un « bourgeois pédagogue » pénible tout à fait dans la droite ligne de ce qu'il convient de penser lorsque l'on fait partie des z-élites, c'est elle qui s'appellent ainsi, sans jamais craindre le ridicule, ainsi dans l'article consacré à Schwarzenegger dont il fait un crypto-nazi (à cause de son accent et de son origine, ce qui est quand même intellectuellement très faible) ni le mépris pour les films considérés comme du « simple » divertissement ou « de Genre » perçus comme infiniment méprisables et analysés « de haut » voire de très haut. Il y a pourtant longtemps que l'on sait, Greil Marcus le montre fort bien dans « Lipstick Traces » que la culture dite populaire et « le Genre » en disent plus que bien

     

    La troisième déception est que Jim Hoberman se place au-dessus des créateurs d'univers et de formes cinématographes dont il fait la critique, il se voit visiblement comme supérieur de par son « background » culturel et social et son analyse. C'est un mélange assez curieux de dédain très petit-bourgeois au fond, d'ironie étriquée, et de refus de la dérision, dans sa critique de « Nashville » chef d’œuvre d'Altman par exemple, ou de tout second degré, ce qui est une caractéristique de notre époque. Hoberman ne remet jamais en cause les certitudes de son propre milieu « ouvert », « cultivé » (etc...) sur la « diversité », la « parité » et bien entendu encore moins sur ses propres certitudes. Comme tout « bourgeois pédagogue » il ne supporte pas la nuance qu'un réalisateur peut par exemple apporter sur un personnage honni par sa « tribu », lorsqu'il évoque Oliver Stone décrivant les côtés humains et sympathiques de Nixon, il ne comprend pas, Nixon étant le diââââble incarné pourquoi en faire une figure complexe ? Ce qui est beaucoup plus intéressant cinématographiquement qu'un portrait « à charge »...

     

    Je me suis demandé ce que l'auteur aimait comme films, il semble placer au-dessus de tout des films dits « engagés » d'une lourdeur didactique et pompeuse sans mesure, ceux d'un certain David Micheaux, les films « ethniques » de King Vidor, selon la vision « utilitariste » de la création qu'elle soit littéraire, artistique ou cinématographique qui implique qu'une œuvre soit « utile » à quelque chose pour se justifier, qu'elle porte un « message », qu'elle donne une leçon de morale au peuple, qu'elle ait des vertus d'exemplarité afin d'entretenir la dynamique du progrès des consciences selon les dogmes de la modernité. Et il tombe finalement dans ce travers qu'ont certains écrivains et journalistes culturels à mettre au pinacle d'obscurs inconnus afin de donner d'eux une image élitiste car finalement Jim Hoberman a surtout cela en tête.

  • « Au nom du fils », film de « Rape and Revenge » engagé

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    également ici sur Mauvaise Nouvelle 

     

    L'avantage, ou l'inconvénient, d'être parfois sujet aux insomnies, de celles qui réveillent en pleine forme à quatre heures du matin, c'est que l'on écoutera la radio finalement plus attentivement que pendant la journée, quitte à s'énerver plus tôt que les autres, autre privilège, comme ce fut le cas ce matin en écoutant le réalisateur belge du film « Au nom du Fils », sorti le 7 mai, Vincent Lannoo, et son actrice principale, Astrid Whettnall, évoquer ce long métrage en le défendant avec un discours mille fois entendu sur les catholiques, le silence de l’Église sur les pédophiles en son sein (les premiers à s'en émouvoir ayant été les papes eux-mêmes dont Jean-Paul II en son temps), la foi « qu'ils n'attaquent pas », « qu'ils admirent », mais enfin « il y a quand même en France un retour de la réaction et de l'intégrisme qui fait peur » depuis les « Manifs Pour Tous », je cite. Rappelons que ces catholiques tellement dangereux, pratiquants, représentent de 1 à 2% de la population française et restent en grande majorité très discrets finalement.

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    Cela me confirme dans mon opinion sur le démarquage des « méchants » cathos de Frigide Barjot et d'autres qui insistaient bien sur leur amour des « z-homos » se trompant car finalement tout les cathos de « LMPT » étaient dans le même sac de réacs. Un catholique qui ouvre sa gueule, un catholique qui ne se laisse pas tondre, ne tendant pas docilement la joue droite quand on il reçoit un bourre-pif sur la gauche est forcément un « intégriss' »...

     

    Donc, toute personne qui ne partage leurs convictions et certitudes sur la foi est intégriste en somme, tout comme ceux parmi les catholiques qui seraient choqués par leur œuvre commune, ce qui est toujours un peu facile comme argument car fermant d'office toute discussion sur leur travail. Et le tout pour défendre une histoire étant au fond une variante du genre « Rape and Revenge », à la manière de « l'Ange de la Vengeance » de Ferrara, dans lequel déjà on trouvait des allusions provocatrices au catholicisme, quoi que Ferrara soit lui-même catholique voire même mystique nonobstant son « travail du négatif » (TM°) qu'il poursuit dans tous ses films dont « Bad Lieutenant », la différence étant que Ferrara réalise des films dits « de genre » avec plus d'humilité dans le propos mettant son art au service d'une histoire, ne cherchant pas obligatoirement à faire de ses personnages des archétypes caricaturaux au service d'une démonstration idéologique. L’auteur invoquant le fait que c'est une "comédie noire", c'est "de l'humour" fait rire lui-même car il a bon dos cet argument qui rappelle celui du "rire de résistance" et d'une dérision à sens unique, la dérision la vraie frappant tous azimuts...

     

    Certes, il est honnête de préciser que la mère jouée par Astrid Whettnall est un personnage au début du film plutôt finement décrit et amené, une croyante positive. C'est après que ça se gâte. Le réalisateur et son interprète font de plus mine de s'étonner des réactions que l'affiche du film a pu provoquer, alors que celle-ci est visiblement conçue pour provoquer le scandale et faire parler, créer le « beuze » (TM°) car il y aura toujours un catholique, et pas seulement de « Civitas » pour s'en émouvoir, ce qui quand même normal et facile à comprendre en faisant preuve d'un minimum de subtilité psychologique.

     

    De plus l'incompréhension de ce qu'est la foi de Vincent Lannoo et Astrid Whettnall est assez commune. Elle repose sur le fait qu'ils pensent comme beaucoup d'athées que la foi doit se justifier rationnellement alors que par définition, et contrairement à ce que croient également certains chrétiens, elle ne peut l'être. Ontologiquement, la foi est irrationnelle, ce qui ne signifie pas pour autant une vision figée de l'histoire sainte, de l'histoire de l'église et de ses dogmes, la remise en cause de tout cela venant dés les origines de l'intérieur de l'Église même.

     

    Il y a également dans ce film une absence de nuances sur toutes les figures de prêtres, tous bons à flinguer, tous odieux, tous insupportables, excepté peut-être celui joué par Philippe Nahon quand même plus crédible en ancien gangster ou en flic ripou, son personnage ne dénonçant pas la justicière maternelle car faisant en quelque sorte par là un acte de contrition. Ce manque manifeste de subtilités rappelle le film « Priest » d'Antonia Bird sorti en 1998 en salles dans lequel les deux jeunes prêtres gays et en blousons noirs étaient les deux seuls personnages d'Église à sauver, tous les autres étant forcément nuls.

     

    Cette animosité envers l'Église, si elle naît de par une facilité, des préjugés, provient aussi finalement de l'attitude de nombreux clercs, curés et religieux ayant oublié en route qu'ils étaient d'abord des pasteurs, étant même appelés à être des « bons pasteurs » tous, ce que rappelait la père Viot,dans son homélie du 2 mai de la messe à laquezlle j'ai eu la grâce d'assister,, ce qui n'est pas une tâche facile j'en conviens, tout comme les croyants ont perdu de vue que c'est ce qu'ils vivent quotidiennement qui compte le plus et non simplement les bonnes intentions ou les gestes sur-affectifs des grands rassemblements où tout le monde s'aime oubliant le voisin le lendemain. Nous garderons un silence pudique sur le cas des personnes seules et,ou malades qui le restent si elles ne sont pas d'un statut social reconnu, qu'elles ne font pas partie d'un milieu dans la plupart des paroisses, leurs frères et soeurs dans la foi se hâtant de justifier le plus souvent leur indifférence par une psychologisation sauvage de ces personnes réputées ou « sauvages » ou « écorchées vives »...

     

    Enfin, je crois que ce sont des catholiques qui les premiers ont osé aborder la question de la pédophilie dans l'Église, mais tant qu'à aborder l'hypocrisie concernant ce sujet, allons-y globalement et clairement, évoquons ces politiques qui évoquaient la « sexualité infantile » encore au début des années 90, parlons de ces célébrités respectées et honorées qui avouent comme une blague leurs penchants pour les petits garçons et les petites filles sans omettre dans cet inventaire sinistres tous les éducateurs ayant profité de leur statut pour abuser sexuellement des enfants. Dans le film, la mère tue les pédophiles, en matière de justice, rappelons que ceux qui se font prendre ne demanderaient que ça, la peine de mort, subissant lorsqu'on les envoie en prison des supplices autrement plus durs de la part des autres détenus.

     

    Et notons que notre société qui incite les jeunes filles à des tenues et des attitudes marquées par une sexualité qui se doit d'être agressive, à ressembler le plus tard possible à des ados à peine post-pubères est elle-même une société pédophile en quelque sorte...

     

    Affiche "site metronews"

     

  • La nostalgie camarade... Amaury Watremez

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    Gainsbourg et Anne Karina, image prise ici

    Aujourd'hui je déménageai un piano, j'ai songé en le faisant à la chanson de Gainsbourg, « le charleston des déménageurs de piano », coïncidence, c'était le jour anniversaire de sa mort. Gainsbourg était le tonton alcoolique qui dit des gros mots que l'on invitait à la télévision giscardienne pour faire rougir les dames et rire les messieurs, et amuser les enfants qui reconnaissaient en lui l'un des leurs, un gamin de Montmartre, de « Paris-Pantruche », où l'on dit « son fait au nanti, sa fatuité au bourgeois, sa sottise au pontifiant » dixit « Forain », un autre gosse de la « Butte », un peintre, comme Gainsbourg...

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  • Deux ou trois madeleines mal élevées

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    Dédié aux éditions "Fleuve Noir", "Marabout Science Fiction", aux séries "B" et "Z" en général

     

    Deux voire trois "madeleines" de Proust personnelles "mal élevées", une couverture du frère d'Aslan pour "Fleuve Noir", et une affiche de film telle que j'en voyais en 2 par 3 quand j'allais à l'école primaire...

     

    Ami jeune à l'époque on découvrait le film seulement lorsqu'on le voyait au cinéma, ce qui décuplait le plaisir partagé avec d'autres de le regarder sur grand écran.

     

    Dans les années 70 on était aussi un peu plus permissifs sur les images que les jeunes pouvaient voir, ou moins étroits d'esprit...

     

    Après on s'étonne que j'ai eu le goût de la littérature dite de genre et du "bis"...

     

    Tous petits déjà certains avaient déjà vu tout Fellini, lu Proust et Bataille, et savaient que la chair est faible car ils avaient lu tous les livres, moi j'aimais déjà le "Genre", car bien souvent il en dit autant voire plus que des pensums qui ont le complexe du chef d'oeuvre. Les grandes personnes ne sont pas très raisonnables, elles oublient le plus souvent l'enfant qu'elles étaient dont elles font un motif pour livres d'images...

    scanners-film.jpgAslan, littérature, sociétéAslan, littérature, société


    Exposition Nos Cinémas de quartier par MAIRIEDEPARIS18

  • Nous vivons dans une série « B » de Science Fiction

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    age_de_cristal.jpgPhilip K. Dick eût sans doute vu dans plusieurs faits épars ressortant dernièrement une confirmation de ses théories sur l'absence de réalité du monde moderne et que nous vivons ainsi qu'il l'exposait souvent à la fin de sa vie dans une simulation créée par un dieu, ou une entité étrangère, qui chez lui sont souvent débiles ou infantiles, un dieu amateur de sucreries et de séries « B » ou « Z » dont il s'inspirerait pour recréer l'univers à son idée et selon son bon plaisir.

     

    On vient d'apprendre par exemple il y a quelques temps qu'un médecin italien, persuadé comme tous les savants fous des films dits « de genre » du bien-fondé de son idée bien entendu géniale, veut tenter la première greffe d'une tête sur le corps d'une personne morte d'un AVC, ceci afin d'offrir l'immortalité à des clients fortunés. Comme dans une série « B » voire « Z » de 1962, un «drive in movie » d'horreur, « The Brain that wouldn't die » destiné à permettre le rapprochement des couples face aux scènes terrrrifiantes que promettaient la bande-annonce. En écrivant cette bouffonnerie psychotronique, je ne suis pas certain que ses auteurs aient songé qu'un jour cela deviendrait réalité.

     

    Ainsi que dans une dystopie, ou anti-utopie, des années 70, qui ne sont d'ailleurs pas toutes des séries « B » tant s'en faut, lucide sur ce qui pourrait amener des fins du monde diverses et variées, toujours d'un pessimisme radical que les cinéastes n'osent plus maintenant, le gouvernement français proposera en automne une loi sur l'Euthanasie, pudiquement appelée « l'aide à la fin de vie » comme dans l'excellent « Soleil Vert » en 1973, où elle est paisible et horrible en même temps, se faisant sur une musique douce et des images mièvres, ou même plus récemment, en 1997, « Bienvenue à Gattaca », qui parle aussi des dérives de l'eugénisme social, le tout au nom d'une pseudo-compassion visant à éliminer les plus « faibles » selon les thèses d'un darwinisme sociétal très mal digéré, et de toutes façons indigeste.

     

    Dans ces films, comme dans la vie, les partisans du darwinisme social jouent d'ailleurs surtout sur la corde sensible pour interdire toute réflexion aux personnes raisonnables qui songent aux conséquences de telles lois, sur lesquelles il y a en France une unanimité quasi totale au Parlement, sur la base de cette prétendue compassion.

     

    La société des loisirs et le décervelage intensif qu'elle entraine ont très souvent inspiré les réalisateurs, car c'est aussi un prétexte pour filmer des scènes d'orgie et,ou de violence qui sont diablement plus photogéniques, ou ciné-géniques, qu'une discussion entre philosophes à l'Agora d'Athènes.

     

    Dans le premier, mais aussi dans le deuxième « Mondwest » , ou « Westworld », en 1973 encore, décidément une année faste pour les dystopies, et dans « les Rescapés du futur », en 1976, qui souffre de ne pas avoir de personnage aussi charismatique que Yul Brinner en robot tueur, les ravages du spectaculaire et du cirque grotesque qu'est notre monde sont largement exposés, le deuxième allant même jusqu'à suggérer que nous sommes en fait dirigés par des monstres qui ont oublié toute humanité. "L'Age de Cristal" ou "Logan's run" a le même propos, qu;'il prend le temps de développer contrairement aux "blockbusters" actuels qui font dans la narration "stroboscopique" et va beaucoup plus loin, présentant une société post-apocalyptique utopique, imposant un bonheur factice à l'humanité sur la base d'une rationnalité devenue folle : les individus meurent à trente ans, et leurs corps sont recyclés, l'eugénisme est très stricte, en échange, les êtres humains ne font que se détendre, ceux qui tentent de fuir ce bonheur illusoire, vers un improbable "Sanctuaire" sont impitoyablement exterminés.

     

    cinéma,politique,science fiction,psychotroniqueLes « Décimales du futur », excellent film méconnu de Robert Fuest, cinéaste britannique, ayant également tourné les deux films poétiques, excentriques et aussi kitsch sur "l'abominable docteur Phibes", qui a fait ses premières armes comme décorateur et directeur photo puis réalisateur sur « Chapeau melon et bottes de cuir », montre ce qui se passe après la fin de la société des loisirs qui est une course à l'abîme. A noter que cette série est un bon vivier de metteurs en scène de films de genre puisque l'on y trouve aussi Roy Ward Baker, auteur de l'excellent « Docteur Jekyll et Syster Hyde » ou Don Taylor qui a mis en images une ou deux « Planète des singes ». Bien sûr les cinéphiles pervers peuvent aussi visionner sur le même thème de la société des loisirs, ce qui est une sorte de plaisir honteux pour les cinéphiles de salon, « la course à la mort de l'an 2000 » avec David Carradine en slip de cuir de Paul Bartel et un Stallone débutant.

     

    Et bien sûr, à tout seigneur tout honneur, on ne peut évoquer les séries « B » anticipant sur les dérives des sociétés consuméristes actuelles sans parler des films de Georges Romero, et pas seulement sa trilogie des « Morts vivants », « The Crazies » étant également prémonitoire. Dans ses films, l'hyper-consommation et la tyrannie des maîtres économiques transforment littéralement les personnes en zombies ou en morts-vivants ou les rend fous. Ce n'est pas pour rien que le deuxième volet de la trilogie des « morts-vivants » se déroule presque entièrement dans un centre commercial, dans lequel les survivants se réfugient cernés de toute par leurs anciens semblables qui ont gardé les automatismes grégaires que le cirque publicitaire et médiatique leur imposait auparavant.  

    image du haut extraite de "l'Age de Cristal" de Michael Anderson

    image du bas empruntée là

    Ci-dessous le début de "les Décimales du Futur" et un extrait de "The Crazies"


    Les décimales du futur 1 par JimJamBriskin

  • « Star Trek into Darkness » bonne attraction de fête foraine

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    cinéma, SF, télévision, sociétéCertes les films dits « de genre » peuvent en dire parfois plus long sur une époque que bien des pensums imbuvables racontant les déboires narcissiques de trentenaires adulescents de la classe moyenne supérieure. Mais on oublie souvent que le cinéma c'est depuis le départ surtout une attraction foraine, et que ce que l'on demande quand on se fait une toile c'est aussi que ce soit d'abord et avant tout du bon « cinoche », peu importe les bons gros clichés, peu importe les manques de cohérence des scripts.

     

    Le premier film du « reboot »-relecture de la franchise « Star Trek » n'était pas mal. Celle-ci trouvait dedans un dynamisme et une énergie qui étaient souvent absentes des anciens films. « Star Trek », pacifique saga souvent métaphysique et politique, entrait dans l'ère post-11 septembre. Les « gentils » étaient sans pitié avec le « méchant » tout plein de circonstances atténuantes mais terroriste cosmique aussi, un genre de Ben Laden quantique avec des piercings pour faire plus sauvage.

     

    Kirk, Spock et MacCoy étaient un peu raides dans leurs uniformes dans les derniers films, « Generations » qui faisait le lien entre le premier équipage et celui de « The Next Generation » étant le pire et le plus mou du genou, le meilleur et le plus adulte, le plus structuré au point de vue cinématographie étant le suivant « First Contact » qui mettait en scène les « Borgs », archétypes de la massification ultime, fantasmes humides de libéral libertaire. « First Contact » reste de loin le plus réussi après avoir vu « Star Trek Into Darkness » qui reprend une bonne partie de l'intrigue de « Star Trek II la colère de Khan » avec des ingrédients que JJ Abrams instille dans tous ses films : un méchant ambigu, du saupoudrage de « sitcomisation », des scènes « pathos » et sentimentales (on pleurniche beaucoup dans ses films et séries) et un abus d'effets « Lens Flare ».

     

    L'équipage de l'« Enterprise » a donc affaire cette fois ci à John Harrison qui fait sauter quasiment toute la flotte de la « Fédération » sauf le vaisseau des héros (pratique) après avoir sauvé la fille d'un capitaine de « StarFleet » qui était aussi un des anciens « companions » du « Doctor Who ». Harrison tue presque tous les commandants de la flotte à leur QG, à commencer par le mentor de Kirk, son père de substitution, ce qui permet à celui-ci de récupérer son commandement perdu suite aux évènements du pré-générique, et Spock en second.

     

    L'on s'aperçoit ensuite que Harrison n'est pas le seul méchant ambigu avec des motivations super psychologiques, puisque l'amiral Marcus, a.k.a « Robocop » ancien modèle, Peter Weller, commandant Kirk et les autres commandants de vaisseaux veut prendre le pouvoir en construisant des navires spatiaux de guerre afin de « préserver leur mode de vie », un genre de « Bush » de l'avenir.

     

    Afin d'assurer la réussite de ses plans, et d'avoir un prétexte, l'amiral félon tente de provoquer une guerre totale avec Kronos, la planète des klingons, sur laquelle Kirk, Spock et Uhura vont dénicher Harrison qui leur sauve la vie en massacrant un grand nombre d'indigènes. On s'étonne d'ailleurs, alors que clairement les héros viennent de déclarer la guerre aux klingons, il n'est plus question d'eux ensuite, ils disparaissent de l'histoire qui devenait peut-être trop complexe pour les brouteurs de « pop-corn » décérébrés.

     

    Notons au passage que les klingons, tout comme les romuliens du précédent épisode, et comme les perses de « 300 », portent communément des « piercings » et tatouages qui montrent combien ils ne sont pas gentils du tout.

     

    La suite est une inversion en décalque de « la colère de Khan », Kirk montre qu'il mérite son grade en se sacrifiant comme Spock dans le film sus-cité, un coup de pied dans le moteur de l'« Enterprise » et tout repart, ainsi qu'une tondeuse. Spock crie « Khaaaan » comme Kirk dans « la colère de Khan », et il rattrape le méchant dont le sang permet de soigner Kirk, le docteur MacCoy étant justement au même moment en train de constater que cela avait déjà permis de guérir un « tribble » presque mort. Je ne sais pas s'il y a un dieu des scénaristes mais il y a au moins un « deus ex machina » bien utile.

     

     

    J'ai l'air de railler comme ça, mais on s'en fiche en fait des clichés, et des incohérences de scénario, le bon cinoche n'a pas à imiter la trivialité de la vie, auquel cas il y a longtemps que Kirk aurait été viré de « StarFleet » et aurait un emploi de bureaucrate au ministère de la Défense, qu'il jouerait très bien à la belote et serait au « Ricard » dés 10h du matin.

    image prise ici

  • « Hollywood Babylone »

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    « Hollywood Babylone » - de Kenneth Anger chez Tristram en collection « souple »

    cinéma, littérature, société, hollywood, miroir aux alouettes, anger, undergroundMe basant sur la bonne réputation de son auteur en matière de style et d'écriture, réalisateur de « Scorpio Rising », entre autres joyeusetés « underground », audacieuses à son époque, un rien ringardes maintenant et des plus ennuyeuses par leur esthétisme à la fois pastel et se voulant transgressive. Je viens donc d'acquérir son livre le plus connu paru dans une nouvelle traduction chez Tristram qui exhume les manuscrits de ce genre, ayant parfois la « main heureuse », mais tout ce qui « underground » n'est pas obligatoirement de talent.

     

    « Hollywood Babylone » a une odeur de soufre depuis sa sortie aux éditions Jean-Jacques Pauvert dans les années 60, traduit alors par l'auteur lui-même qui vivait à Paris, y fréquentant Cocteau, livre qui raconterait la « légende noire » de la « colline aux alouettes » de Burbank, révélant ce qu'il y a caché derrière les mythes, une sorte de « Sunset Boulevard », le film de Billy Wilder, sur papier, film qui lui est indiscutablement supérieur par le ton, la sensibilité et l'intelligence. Si Billy Wilder est caustique et sévère, il n'a jamais de haine envers ses personnages ou d'aigreur...

     

    La lecture de cette œuvre n'engendre pas un profond enthousiasme, une fois refermé. On se dit que "ce n'est que ça" la "la légende noire" de Hollywood.

     

    Je trouve même son auteur bien naïf, il découvre que les acteurs, les réalisateurs de Hollywood, en particulier les plus célèbres, seraient des hommes comme les autres, avec leurs faiblesses, leurs défauts, leurs appétences parfois dégoûtantes, ce qui contredirait leur génie en somme, dans une conception finalement très primaire de l'humain.

     

    Mais on peut être un génie artistique, et un parfait salaud, ou hélas aussi un pervers narcissique, ce qui ne retire rien à une œuvre.

     

    Pourtant, le livre commençait bien, plantant le décor intelligemment , « Hollywoodland », les lettres géantes plantés sur les collines de Burbank, non loin du "ranch" de la "Fox", moderne Babylone de stuc et de plâtre, rutilante, et cachant des avanies inavouables dés le début que Kenneth Anger date de « Intolerance » de D.W. Griffith, dieu vivant de Hollywood et les décors pharaoniques qu'il fit construire en « dur » au pied de Burbank.

     

    L'on s'aperçoit en lisant cette introduction que les films grandiloquents et pompeux, coûtant très cher, ne datent pas d'hier, si on ne le savait pas déjà. Plus tard, les quatre dernières lettres disparaîtront et "Hollywoodland" ne sera plus que "Hollywood".

     

    Et aussi que le cinéma est aussi et d'abord une industrie foraine vendant du rêve, des films mais aussi des vedettes, et des archétypes masculins ou féminins, une industrie qui est devenue par défaut, par accident, peut-on dire, un art, grâce à des réalisateurs qui ont dévié dés qu'ils le pouvaient des rails confortables que les producteurs leur demandaient d'emprunter.

     

    De plus, Kenneth Anger, notoirement ami d'Aleister Crowley, gourou diabolique pré-Charles Manson, d'Anton LaVey, sataniste à la fois grotesque et malin d'Hollywood, ami de quelques vedettes à qui il soutirait beaucoup d'argent, adepte de la religion « thélèmiste », un salmigondis ridicule, vaguement ésotérique, entre Rabelais, la religion d'Aton et l'occultisme, aligne les ragots imputrescibles, dont certains sont inventés, et commérages ignobles avec la même application que le ferait une vieille bigote moralisatrice à dénoncer les turpitudes de ses voisins tout en se délectant de ses médisances.

     

    Il écrit la même chose que de nombreux torchons à « scandales » écrivait à l'époque, toutes ces publications rédigées par des journalistes plus ou moins ratés qui faisaient aussi dans « l'indic de police » de temps à autres, ainsi que Ellroy les décrit dans ses livres sur Los Angeles, autrement plus forts en gueule.

     

    Voilà un « sataniste » bien moral au fond, ce que l'on peut trouver curieux !

     

    Le lecteur se demande parfois si cela ne naît pas d'un désir de justification de Kenneth Anger de son homosexualité et de son papillonnage de garçons en garçons, qu'ils voient de manière malsaine comme autant d'incarnations à ses yeux de Lucifer,; nous chuchotant en somme au creux de l'oreille :

     

    « Moi, je couche peut-être avec plein d'hommes mais voyez comme tous les autres étaient débauchés et beaucoup plus dégoûtants que moi ».

     

    C'est surtout ce qui a plu à de nombreux critiques qui n'ont pas lu le livre et font d'Anger un militant de la cause homosexuelle avant l'heure, quand cette orientation sexuelle était punie par la loi, du moins en théorie, ou quand les amours homosexuels des uns ou des autres devenaient trop voyants.

     

    J'y ai senti également comme une envie de revanche de l'auteur, qui fut un de ces enfants acteurs tyrannisés par des parents avides, sur un système qui a broyé son enfance, un système qu'il pense donc pervertir en épousant une religion « maléfique », ce qui est un rien infantile et dénote un certain égocentrisme assez lamentable.

     

    La fin du livre, tout comme son début, présente un peu plus d'intérêt que le reste, fermant un cycle peu avant le renouveau des studios pendant les années 70, renouveau né dans le sang de l'assassinat de Sharon Tate qui ressemble fort à un sacrifice expiatoire pour la liberté dont certains créateurs, dont les plus talentueux étaient de « MittelEuropa », ont su faire preuve et pour les films à grand spectacle rapportant des bénéfices énormes que le « Nouvel Hollywood » s'apprêtait à produire, ainsi qu'un système plus monstrueux que jamais où l'oeuvre en elle-même n'est plus qu'un rouage parmi d'autres du processus économique où ce sont surtout les « produits dérivés » qui prendront de l'importance....

    couverture prise ici

    Ci-dessous la bande annonce de "Sunset Boulevard"

  • Désir de cinéma

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    On parle de désir aussi sur Agoravox

    A propos de « le Cinéma du désir » de Jean-Luc Douin


    cinéma, littérature, société, nostalgie, cinocheCe livre se présente comme un dictionnaire. Comme tout dictionnaire ses choix sont parfois très subjectifs, voire agaçants par leur partialité, surtout quand l'on n'est pas d'accord avec, bien entendu.


    Il y a un parti pris très favorable sur les critiques surréalistes, comme Ado Kyrou, qui si ils sont parfois pertinents, sur les « Marx Brothers » entre autres, sont parfois totalement grotesques comme le même Kyrou qui qualifiait les films d'Htichcock de cinéma « nazi » car celui-ci osait montrer des personnages d'allemands, et nazis, nuancés, comme dans la vie somme toute dans « Correspondant 17 » et que « Hitch » aimait bien les grandes blondes apparemment frigides, dont il suggérait l'abandon et l'extase par des artifices de cinéma :


    L'actrice relevant ses cheveux et mettant sa nuque à nu, un train qui entre dans un tunnel, comme à la fin de « la Mort aux trousses », dans ce dernier Eva Marie-Saint incarnant une Eve moderne qui sait très bien ce qu'elle veut, qui l'exprime, et l'obtient.


    Kim Novak est certainement ainsi que Tippi Heddren l'incarnation ultime de cette femme rêvée et idéalisée par Hitchcock qui lui donne symboliquement la mort dans « Psychose » en tuant Janet Leigh au bout de quelques bobines. Le cinéaste aimait aussi les brunes au tempérament moins langoureux, plus solaires, au début de sa carrière.


    L'âge venant, le désespoir et le travail du négatif aidant, la noirceur des sentiments s'est installée.

    cinéma, littérature, société, nostalgie, cinoche


    Jean-Luc Douin a par contre tout à fait raison de rappeler la définition du cinéma par les surréalistes pour qui c'est l'art de l'exaltation du rêve et de la beauté des corps, en particulier celui des femmes.


    C'est aussi cette subjectivité, qui naît aussi de la passion de l'auteur pour le cinéma, d'où vient tout l'intérêt de ce livre qui aborde l'origine principale de l'amour du cinéma, et comme l'origine du monde, c'est le désir.


    Les censeurs de tous ordres, qui au nom d'une idéologie, qui au nom d'une foi, ne se sont jamais trompés là-dessus, en obtenant le résultat inverse à celui qu'ils espéraient car en forçant les réalisateurs à la suggestion, à l'évocation, plus qu'à montrer crûment « la chose », ils n'ont fait qu'attiser ce désir, désir qui s'il vient de l'éros et du sexe naît également de la tête

    Hollywood entre autres devenant une « usine à fantasmes », une colinne de miroirs aux alouettes camouflant selon certains écrivains, comme James Ellroy, des réalisateurs comme David Lynch, de noirs secrets.


    Les passionnés de cinéma, terme que l'on peut préférer à cinéphile qui sent son érudit un brin poussiéreux amateur d'Abel Gance et de Godard qui s'est arrêté à la « Nouvelle Vague », savent bien qu'à l'origine leur passion naît du désir, de la chair, de leur cœur, des émotions ressenties face aux images projetées sur ce qui est devenu une caverne de Platon moderne.


    cinéma, littérature, société, nostalgie, cinocheD'aucuns parmi ses érudits scopophiles oublient que s'ils sont allé au cinéma parfois, c'était pour apercevoir les bas noirs de Silvana Mangano dans « Riz Amer », guetter les transparences des robes de Marylin, ou des chemisiers de Dominique Sanda dans les films de Bertolucci qui montrait aussi les seins lourds de Maria Schneider dans « le dernier Tango ».


    Et aussi et surtout ils attendaient le moment propice quand la fille assise à côté d'eux se pelotonnerait contre eux, mieux les embrasserait fougueusement comme la vedette féminine sur l'écran, à la manière d'Ingrid Bergman dans « les Enchaînés » ou aurait besoin d'être consolé après un grand film romantique.


    Certains sont parfois maladroits dans le choix des films qu'ils vont voir avec la jeune femme qu'ils désirent, ainsi je me souviens de celui-ci qui est allé voir « La liste de Schindler » avec sa dulcinée, celle-ci était tellement triste qu'elle ne souhaita même pas aller ensuite partager un repas au restaurant au grand désespoir de son amoureux éconduit avec douceur par la fine bouche qui avait senti le cœur tendre, dépité d'avoir fourni lui-même le prétexte de sa mauvaise fortune.


    cinéma, littérature, société, nostalgie, cinocheJe me souviens aussi de celui-là qui durant les deux heures de « Basic Instinct » sur l'écran ne savait trop s'il devait se comporter en soudard ou en gentleman ce jour là avec sa compagne de fauteuil, une camarade intelligente qui portait à merveille des minijupes très seyantes sur elle. En sortant il s'en voulut d'avoir été donc victime de sa trop bonne éducation.


    Je ne dirais pas lequel des deux était moi...


    Enfin, si tout passionné de cinéma égrène ce genre de souvenirs érotiques distingués, il oublie toujours de parler des films moins gratifiants pour son ego, les délires « tétonnesques » de Russ Meyer, les pornos des années 70 qui souvent étaient réalisés par des intellectuels en rupture de ban, d'un bord ou de l'autre, anars de droite et révolutionnaires, les films ayant la redoutable Ilsa pour héroïne, les bandes de « blaxploitation » ou le « Pimp » (souteneur, maquereau) était souvent le personnage central entouré de jolies filles allègrement dénudées, comme dans « Superfly » sans oublier les films d'horreur punissant hypocritement l'acte sexuel par le meurtre des coupables par un « serial killer » qui passe, et le montrant abondamment, sous toutes les coutures, auparavant.


    Le cinéma du désir c'est aussi le cinéma de l'angoisse, angoisse partagé par tous ceux qui ont la passion de la littérature, et de l'écriture, cette angoisse de ne pas ressentir chaque instant de sa vie intensément, de vivre à moitié. Henri Langlois, bon vivant, ogre débonnaire fou de cinéma, racontait souvent ce rêve qu'il faisait : il était dans une rue sur la chaussée de laquelle étaient répandues des pellicules par centaines, et lui n'avait qu'un tout petit landau d'enfant pour les entreposer, et les regarder un instant grâce au soleil qui dans son rêve était immense.

    Photo extraite de "Pushover" où Kim Novak était belle aussi empruntée sur le blog "écran captif"

    Photo de Marylin, de la "Black Session" avec Milton Greene, collection de l'auteur de l'article, tout comme la photo de Lana Turner dans "le facteur sonne toujours deux fois"

    Photo de "Bound", Gina Gershon et Jennifer Tilly prise sur le site "Tout le ciné"

  • Moravia et l'Ennui

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    Moravia, l'Ennui de ce monde étriqué, et le buste chasse-neige de Sophie Guillemin...

    Et un petit caillou blanc de plus.

    PS : Sophie Guillemin qui est aussi une excellente actrice...

  • Les coups de pied au culte qui se perdent...

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    Aussi sur Agoravox on parle psychotronique

     « Hello You happy taxpayers !.. »

    jaquette.jpgLa première fois que j'ai entendu parler du « culte » c'est dans « Starfix », fameux journal de cinéma des années 80, entre « Mad Movies », avant que ce mensuel ne devienne une sorte de fanzine pour « nerd » sanguinaire aux pulsions violentes, et que toutes les signatures intéressantes en partent, et « Positif » pour le côté pointu et cultivé sur le sujet, ayant paru de 1984 à 1990.

     Dans cette revue très éclectique un journaliste n'aurait fait l'erreur de confondre Eugene O'Neil et Charles Lindbergh sur une photo de "Zelig" de Woody Allen comme le fait l'auteure du livre sur ce cinéaste aux éditions du "Monde" et des "Cahiers du cinéma", par exemple, entre autres erreurs grossières. Woody Allen a trois films « cultes » dans sa filmographie : « What's new Pussycat ? », « Casino Royale », et « Tiger Lily ».

    Et on constate la plupart du temps que dans le meilleur des cas, la cinéphilie des critiques ne va pas plus loin que les années 80, au mieux.

    On y défendait autant des « nanars » parfois prometteurs comme ceux de Peter Jackson, alors méprisé, mais aussi les films asiatiques alors méconnus y compris des critiques dits élitiste.

    Maintenant, il y a une mode du « nanar » vu comme forcément génial, alors qu'un « nanar » est d'abord et avant tout un film qui reste nul quel que soit le plaisir que l'on ait pris à le regarder, un plaisir pervers s'entend.

     Il y a aussi une mode du « geek » consommant de la SF débile au kilomètre sans discerner le bon film du très mauvais.

     Le « geek » ou « assimilé », comme dans la série « Bref » de Canal , est « in », ce qui fait qu'il n'en est plus vraiment un de « geek », c'est en gros dans l'acception actuelle un « adulescent » régressif et qui assume sa régression incapable de s'engager dans quoi que ce soit

     Y écrivaient Christophe Gans, Christophe Lemaire alias Painboeuf ou Nicolas Boukhrief, connaisseurs hors pair de l'œuvre de Max Ophüls mais aussi « Virus Cannibale » de Bruno Matteï, ne demandez pas qui c'est à un journaliste de cinéma actuel, sa culture cinéphile commence à Michael Bay dont le « style » de montage épileptique a contaminé tous les spectateurs de cinéma qui ne savent plus prendre le temps de regarder un film un peu plus lent.

     « Starfix » mettait en couverture aussi bien Kubrick que John Woo ou Cronenberg ou encore les Rita Mitsouko, pouvait traiter de Carpenter et Jean Eustache dans un même numéro, non pas d'ailleurs dans une absence de hiérarchisation des genres qui fait que l'on mette actuellement Rivette et sa « Religieuse » au même plan que « l'infirmière n'a pas de culotte » sur les rayons des supermarchés de la culture.

     « Get me to yout leader »

    cinéma,littérature,société,politique,nostalgie,pellicule,culte Dans les « nanars », on trouve tous ces personnages de films absolument débiles, neuneus, cachant quelques fois des talents se révélant un peu plus tard, comme Peter Jackson avec « Bad Taste » ou « Meet the Feebles » ou Coppola avec « Dementia 13 », voire Scorcese, à l'école de Corman lui aussi, une école d'économie de moyens et de cadrage précis.

    On aurait tort de mépriser cette culture « bis », la vraie, pas celle qui est à la mode, qui conserve au cinéma son aspect forain, ou bricolé. Bien sûr, il faut regarder ses films au deuxième degré, au minimum. Sans eux, pas de cinéma, il serait mort depuis longtemps.

     Certains atteignent le sublime, des fabuleux « clowns tueurs venus de l'espace » à « l'attaque de la Moussaka géante » (vérifiez dans un moteur de recherche, ça existe). C'est plus sérieusement par le « bis » et des journalistes « bisseux » comme Jean-Pierre Putters, fondateur de « Mad Movies », ou Jean-Pierre Andrevon, de « l'Écran Fantastique » que des cinémas autres que US ou hexagonal ou réservés jusque là aux salles « Art et Essai » ont été découvert dans nos contrées comme on l'a déjà dit.

     Ils n'ont pas eu besoin de « Tigres et Dragons » pour parler des films de Hong Kong, indiens ou même turcs.

     Il y a même de ces films « bis » qui instillent dans tout cela une bonne dose de subversion, de trasngression, ou de perversité, ou surtout de trublionisme finalement. Ainsi, une bonne partie du cinéma fantastique anglais des années 70 - en particulier « The Wicker Man »- ou les bandes filmées en super 8 « gonflé » de Tobe Hooper et Wes Craven, bien avant « Scream » (« La dernière maison sur la gauche », ou l'extraordinaire « les griffes de la nuit » qui n'est pas très éloigné des surréalistes). Sans citer John Carpenter ou David Lynch (« Eraserhead » est découvert à Avoriaz). Les teenagers sages et bien nourris du rêve américain, futurs yuppies bien pensants s'y révèlent psychopathes ou fous, ou se font décimer, les « rednecks » bien assis dans leurs conceptions traditionnelles de l'existence, amateurs de tartes aux pommes et glace du Midwest, des ploucs dégénérés.

     Et le libéralisme semble en lui-même d'ailleurs une invention de scénariste fou de film "bis" (cf : "Invasion Los Angeles"). Il est dommage de ce point de vue que même les circuits de production indépendants rentrent maintenant dans le rang des financiers...

     "Happy time my friend, all gone now..."

    591.jpgDans un de ses deniers numéro, la rédaction présentait les films « cultes », c'est-à-dire des films connus par une minorité de privilégiés, d'« aficionados » passionnés, qui ayant parlé de l'oeuvre, lui ayant donné une réputation par le bouche à oreille, finissait par lui faire rencontrer un jour ou l'autre le succès :

     Ainsi « 2001, Odyssée de l'espace » de Kubrick, au départ un échec commercial, « Rocky Horror Picture Show », le film « culte » par excellence, projeté en France au « Studio Galande » à Paris depuis une bonne trentaine d'années, « La Dame de Shangaï », à l'histoire incompréhensible, qui ne devint célèbre et honoré que des années après sa sortir, dans un autre registre les films de John Waters, moustache d'expert comptable, cerveau excentrique et finalement complètement fou (Divine est allée beaucoup loin que tous les « Jackass » du monde dans la scène finale de "Pink Flamingos").

     Bien que , à mon avis tous ses films, cinématographiquement, ne méritent pas ce label même si, par ailleurs, on peut apprécier le personnage de John Waters théoricien du « kitsch », moins indolent que Jean Rollin par chez nous, et aussi du « culte » idées qu'il exprime dans ses montages photo et vidéo. Après quelques films consensuels, il est revenu vers une œuvre plus intéressante, plus originale, qui fut bien sûr un échec commercial total avec « Cecil B. Demented » en 2000, son dernier film plus ou moins tourné avec l'argent des studios et « A dirty Shame » en 2004, monté avec des bouts de ficelle.

    Les premiers Cronenberg, le film à sketchs « Kentucky Fried Movie » des Z.A.Z, l'excellent et inénarrable « Flesh Gordon », beaucoup plus intéressant que l'adaptation des années 80, déjà pourtant kitschissime, les films de Russ Meyer ou de Jess Franco, alias Jesus Franco, s'appeler Jésus pour le messie des films de genre espagnols c'est logique me dira-t-on, chacun dans un genre différent ressortent du genre « culte », comme aussi, « Behind the Green door » et d'autres que j'oublie ici.

     Depuis, « culte » désigne la moindre « anodinerie » de n'importe quel cinéaste de comptoir ou écrivailleur de banlieue, on doit dire quelques gros mots, de ceux que les enfants s'imaginent rebelles et ça passe :

     Ainsi Michael Youn devient « culte », la vidéo de n'importe quel crétin visionné des milliers de fois sur Internet, Beigbeider qui parle de ses cuites c'est "culte" tout comme Amélie Nothomb causant de ses névroses, tout comme Lolita Pille nous narrant ses errements de gosse de riches, (la pôvre petite !).

     Un critique parle d'un film qu'il a aimé, il sombre immédiatement dans le superlatif grotesque, le film devient alors « mythique », « culte » encore, etc... (trop « dare » si c'est un critique qui pratique le langage « djeuns »). Encore moins qu'avant, on a le droit de s'ennuyer ferme devant un classique estampillé comme tel. Et si c'est le cas il ne faut surtout pas le dire, comme le fait par exemple que « Métropolis » est soporifique au possible par exemple.

     C'est d'ailleurs étonnant d'entendre tous ces gens prétendument libérés de la tutelle des croyances ou des superstitions ou autres se dire "culte".

     Le "Culte" ça se mérite donc enfin de compte..

    Post scriptum subsidiaire  : Ce qui me frappe dans tous ces films c'est aussi leur innocence, leur absence de cynisme...

    contrairement à leurs remakes actuels et aux séries B surgonflés que l'on sert aux consommateurs.


    Rocky Horror Picture Show - Movie Trailer par Schutzengerl1205

  • Hommage à la Nouvelle Vague

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    Hommage irrespectueux des anglais et du patron de ce blog à la Nouvelle Vague française

  • Cinéphilie honteuse – le Reboot de la revanche Les thrillers années 80 avec Eddie Murphy

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    Cinéphilie honteuse – le Reboot de la revanche

    Les thrillers années 80 avec Eddie Murphy

    FlicBeverlyHillsaff.jpgGràce au miracle de médiocrité qu'est la TNT j'ai pu paresseusement regarder sans trop me fouler la cervelle la série des trois « Le flic de Beverly Hills » qui vaut pour une ou deux répliques, les deux « 48h », que je trouve un peu mieux. J'ai retenu cette punchline du deuxième : « Si la merde avait de la valeur, les pauvres n'auraient pas de trou du cul, ce sera toujours injuste pour les pauvres, mec ». Les acteurs y ont trois expressions, ce qui fait deux de plus que Stiveune Cigale qui maintenant fait dans la téléréalité citoyenne : il enseigne à des apprentis-flics comment faire une clef aux bras aux vilains et les assommer avec le plat de la main dans la face.

    Donc, dans la première série de films, Murphy est Axel Foley est un flic aux méthodes peu orthodoxes, comme tous les flics des années 80, et il a souvent un ami à venger en se comportant quasiment aussi mal que les truands qu'il est censé poursuivre. Dans le premier, il venge un copain lâchement assassiné, son partenaire qu'il aimait bien même s'il le disputait (le méchant vilain) de temps en temps, dans le deuxième aussi, en plus là on salit la mémoire de son pote, Ronny Cox qui n'a visiblement pas digéré « Deliverance », mais le fourbe est puni ainsi que sa femme de main, la playmate « über alles » Birgit Nielsen, et itou dans le troisième où l'assassin est un homme politique véreux et lâche. L'action y est illustrée par un saxophone ténor assez pénible, une boîte à rythmes et un synthé épileptique. Axel Foley roule en Ferrari, se la joue très années 80, et des filtres pénibles floutent artistiquement l'image toutes les dix secondes. Bien entendu, comme dans les westerns des années 50, les flingues des héros ou des méchants ont des chargeurs de 70 ou 80 balles à la fois, sauf à l'instant crucial de la première fin (il y a toujours DEUX fins dans les films à suspens de cette période) car le héros n'a plus alors que deux balles à mettre dans son chargeur, ce qu'il fait fébrilement tuant quand même le méchant entre les deux yeux, méchant qui passe ensuite à travers une vitre et tombe deux étages plus bas. A la fin, le héros blague avec tous ses potes, souvent une vanne avec « pute » et « salope » dedans, bien « virile », et l'image se fige.

    00783706-photo-affiche-48-heures.jpg« 48h » a un peu plus de classe, « 48h de plus » beaucoup moins. Dans le premier, Nick Nolte est un flic aux méthodes peu orthodoxes (blablabla..., ais-je besoin de développer). Son chef n'est pas content car il n'arrive pas à coincer une bande de truands pourtant un peu neuneu qui ont tué un copain de Nick, avec son flingue encore en plus, t'imagine pas la honte, quoi. Pour s'en sortir, il propose à Reggie Hammond, un taulard combinard, mais gentil quand même, Eddie Murphy, qui a autant d'abattage que lorsqu'il faisait du « stand up » (vous savez le truc à la mode qui laisse croire à tous les djeuns qui tchatchent qu'ils sont drôles en racontant leur vie). Nick Nolte, qui a la même voix que Rambo, normal c'est Alain Dorval qui double, n'arrête pas d'insulter Murphy, et réciproquement, mais finalement au bout du compte ils deviennent super-potes, même si Reggie retourne en taule pour attendre le deuxième volet. La musique est de la soupe à mi-chemin entre le country et du ère'ène'bi de base, on appelle ça de la « truck driver music », elle illustre les bastons et la fin drôlement dramatique quand Nick n'a plus que deux balles dans son chargeur après les rituelles 60 cartouches tirées pour faire joli dans le décor. Comme il y a une toute petite tentative d'actualiser le film noir, c'est presque de la cinéphilie pas si honteuse.

  • Le pire film que j'ai jamais vu... - « Maison Hantée » de Lamberto Dawson alias Anthony Dawson alias un tâcheron

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    macabro.jpgSur de nombreux blogs et journaux, on parle surtout des meilleurs films que l'on ait vu, on fait des inventaires en attendant l'Apocalypse, on liste les œuvres réputées indispensables et on oublie soigneusement de parler des nanars qui parsèment notre vie au cinéma. Et puis cela faisait longtemps que je n'avais pas parlé de cinéphilie honteuse. J'avais plus ou moins l'intention de traiter films de karatékas belges qui se réduisent à la seule filmographie de Jean-Claude Van Damne, qui semble avoir fait l'Actor's Studio comparé à Stiveune Cigale. Curieusement JCVD est doublé dans ses films américains par le même acteur qui double l'adjoint de Derrick : Yves-Marie Maurin, qui était le mari d'Anicée Alvina dans « les 400 coups de Virginie », feuilleton « madeleine » des années 70. On aurait pu aussi ergoter gravement sur le manque de cinéphilie absolu des critiques qui ne reconnaissent pas dans « District 9 » l'intrigue de « la marque » , une aventure du professeur Quatermass, pompé par le créatif -marketing qui a écrit le scénario. J'aurais également eu la possibilité de gloser sur l'affaire Polanski, personne ne semble comprendre que l'on peut être un génie du cinéma et un sale de con de gros porc libéral-libertaire de la Djet-set.

    maisonterreur.jpgRevenons plutôt à nos moutons (galeux). « Maison hantée » alias "la Maison de la Terreur" ou "Macabre" commence par des tinadjeures qui vont retaper une maison qui se trouve qu'elle est hantée par des esprits malins qui possèdent des marionnettes enfantines en chiffons et une gamine inquiétante avec un front un peu trop grand (quand elle apparaît, elle est habillée comme les jumelles de « Shining » de Kubrick, il y a une musique inquiétante drôlement inquiétante). Il y a aussi un jardinier handicapé moteur qui semble sorti d'un giallo. Bien entendu les tinadjeures se font flinguer un par un de manière stupide, il y en a une qui est coupée en deux par une sorte de guillotine, la bombasse de la bande ; bizarrement avant d'être séparée en deux morceaux, elle chausse du 38, après du 42 (ou plutôt la doublure jambes). Il y a le beau gosse tinadjeure qui tombe au sous-sol dans une sorte de mare de lait diabolique dont il arrive à sortir en poussant des grognements comme Émile, l'exhibitionniste officiel de Verneuil sur Avre (tous les soirs en représentation à la sortie de la maternelle, il aime beaucoup « Rosemary's Baby » de Polanski). L'inconscient remonte l'escalier mais sa copine déboule alors avec une paire de ciseaux qu'elle brandit en poussant des cris hystériques, elle finit par le tuer avec. Ensuite, elle chiale deux minutes puis tout va bien, ils rentrent à Rome. La maison hantée a brûlé et la petite fille diabolique semble être retournée aux enfers, mais, petite musique enfantine aigrelette diabolique, ô surprise, la marionnette diabolique est dans une vitrine de magasin de jouets (diabolique aussi, ils proposent un crédit à taux usuraires pour acheter les cadeaux à la mode aux petits enfants de pauvres). La copine de l'héroïne l'aperçoit et traverse sans regarder les clous, elle se fait renverser par une bagnole conduite par le jardinier débile qui ricane sombrement. Et c'est le générique. J'étais allé voir ça à la place d'un autre nanar, « le Grand bleu », vu plus tard, hélas. La morale de l'histoire est qu'il ne faut pas traverser en dehors des clous. C'est bourré de ruptures de rythme, les acteurs jouent comme des pieds ET avec leurs pieds, l'étalonnage est différent selon les scènes, les trucages étaient nuls et il n'y avait même pas un quelconque morceau de second degré là-dedans. Maintenant, on fait les mêmes films avec des millions, et les journalistes facheûne trouvent ça trop tendance et top design, plein de dérision tellement hypracoule.

    Ci-dessous une excellente parodie de film d'horreur

  • Les pornos softs de fin de soirée – la vengeance du retour de la cinéphilie honteuse

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    Non, ne proteste pas ami lecteur, mon semblable mon frère, et toi ami jeune qui découvre les mystères de la puberté, tu as déjà regardé ce genre de cochonneries sur M6, ou maintenant sur les chaînes de la TNT, en prétendant quand tu étais surpris par quelqu'un que tu tombais dessus par hasard. Souvent, c'est à prétention littéraire ou philosophique et assorti d'un scénario bien que j'hésite à appeler ainsi l'argument-prétexte qui permettra de relier les scènes de cul toutes ensemble car on est quand même là pour enquiller les moments où les acteurs exécuteront le simulacre de la reproduction. Entre deux, bien sûr, ils jouent à peu près tous comme des pieds ce qui fait largement retomber le semblant d'excitation ressenti peu avant. Les hommes comme les femmes y ont des boulots de bobos, des trucs dans l'informatique (on voit un des types tapoter n'importe quoi sur un ordinateur les sourcils froncés, on sait très bien qu'il a dû taper quelque chose comme « ?JKKUr$ » mais sur son écran apparaît toujours un pseudo cadre de traitement de textes très esthétique). L'un des deux hommes, ils travaillent à deux, a toujours des problèmes avec sa copine/sa femme/ sa fiancée (rayez la mention inutile) et s'en plaint. L'autre est toujours drôlement épanoui dans son couple y compris sur le plan sexuel et il donne des conseils pour se libérer à son ami (nous y voilà). Là, cut, (le filmage est aussi plat qu'un encéphalogramme de Christophe Maé), et on va dans l'appartement que le premier partage avec sa compagne, qui est ou toute nue ou pas loin de l'être. Dans ce genre de films, il faut savoir que l'on prend son petit déjeuner nu, que l'on vide le lave-vaisselle aussi complètement nu, idem pour regarder la télévision. Les voisins doivent être ou ravis ou scandalisés. Ou l'immeuble est interdit lui aussi aux moins de 16 ans. La jeune femme frustrée boit un verre de vin, tout en lisant une lettre, situation banale, et alors là une de ses amies proches, l'épouse du deuxième crétin cité plus haut, entre dans l'appartement, elle vient réconforter sa copine. Elles causent de chose et d'autres, l'une d'elles dit un truc du genre : « Tu aimes les pot-pourris à l'encens sur tes meubles ? ». Comme quoi, même les banalités ça aide à séduire visiblement, j'essaierai bien sur une cobaye pour voir : « Tu sais que des plantes vertes aident à aérer un appartement ? » pour voir l'effet.

    Et là toc, l'autre la caresse et c'est l'orgie sur fond de synthés sinistres. Car la musique de ces films, qui ne doivent pas coûter trop cher, est toujours au synthé, voire au Bontempi. Après cette scène, les deux jeunes femmes se quittent comme si elles venaient de faire une belote, et le mari de l'épouse frustrée rentre, il regarde intensément la femme de son ami qui sort de l'appartement et là pour bien souligner la tension séquesuelle, on nous remet un petit coup de synthé. La deuxième épouse rentre alors chez son époux drôlement libéré, et très ouvert d'esprit. Ils mangent des sushis, ou alors un wok et puis, comme ils ont une petite envie, re-synthé et re-scène de cul un peu partout dans le living-room Rocher-Bobois, ce qui tue l'ambiance c'est que ce couple très libéré semble avoir très mauvais goût en matière d'ameublement. On n'est toujours pas dans la sensualité joyeuse car finalement ce genre de films est quasiment janséniste, la tromperie est durement punie, les amants durement châtiés même si entre deux on nous a montré une scène d'orgie domestique. Rajoutons à cela le didactisme obligatoire de toutes les productions françaises quand on parle de sexualité : préservatif, la cigarette c'est pas bien (le méchant fume), le vin c'est bien mais en petites quantités, le sport c'est bien pour s'entretenir. Mais ce que je trouve finalement le plus drôle dans ces métrages qui ne sont ni pire ni meilleurs qu'un bouquin de Catherine Millet sur le plan du cul (du cul, du cul, du cul) ce sont les scènes où les personnages sont censés lire, on voit bien qu'ils n'ont pas ouvert un livre depuis des lustres et on sent bien leur soulagement quand il le repose à la fin de la scène. Parfois, bien sûr, grand classique, il y a un plombier/employé du gaz/facteur qui vient porter une lettre, vérifier les compteurs chez les « héros » du film, et bien sûr, il finit toujours par se déloquer après avoir dit un truc très excitant comme : « Ah, oui, mmm, je constate que votre consommation de jour est plus importante que la nuit, petite coquine », ou, « Mmmm, voilà un recommandé, je vais vous le tamponner virilement ! »...etc.

    Au bout du compte, je déconseille ce genre de films, ça démoralise pour la semaine, les dépressifs mutins doivent adorer cependant.

    lady_chatterley_2.jpgRegardez plutôt le "Lady Chatterley" de Pascale Ferran

  • Les comédies nanardeusement superbes des années 70/80

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    la_situation_est_grave_mais_pas_desesperee.jpgParfois, j'ai des crises de cinéphilie honteuse, des envies de nanars bien giboyeux, des films d'horreur italiens des années 80 aux comédies à la con de notre belle France des années pompidolienno-giscardiennes. C'était le bon temps. gràce à la TNT, on peut le revivre car les nouvelles chaînes raclent les fonds de tiroir pour économiser un maximum de pognon, comme hier avec "la situation est grave mais pas désespérée", dans lequel on retrouve Jean Lefèbvre, Maria Pacôme, Michel Serrault et Daniel Prévost qui cachetonne pour la plupart tous dans ce genre de "comédie" écrite avec les pieds et filmé par un type qui pose la caméra puis s'en fout. Bizarrement, ça reste moins nul que la plupart des comédies actuelles (par exemple "le missionnaire" avec Bigarrggh...euâârk) que ce soit au cinéma ou à la télévision : sur TF1 c'est simplement débile, sur France Télévisions, c'est débile ET didactique).

    C'était bien, j'ai regardé presque jusqu'au bout, je dis presque car je risquais l'attaque cérébrale sinon. Le scénario est inexistant, les acteurs sont en roue libre, c'est à qui en fera des tonnes, ou cabotinera le plus ; parfois même ils rigolent des répliques de l'autre. On n'y comprend rien, il y a une histoire d'arnaques immobilières mêlées à des amants dans le placard, une bonne qui s'évanouit tout le temps, Prévost qui joue un flic de l'anti-gang, Serrault, un ministre qui pousse des cris aigus comme Zaza Napoli dans "la Cage aux folles", Lefèbvre un promoteur immobilier et Maria Pacôme une femme de médecin que l'on croit mort mais qui ressuscite à la fin, et qui est aussi comtesse. Je crois comprendre ce qui a attiré Serrault là-dedans, c'est comme dans un film de Mocky, l'acteur fait ce qu'il veut, ou alors c'est le règne du système D : par exemple pour figurer deux types dans un ascenseur qui monte on leur demande de plier et déplier les genoux (logique). Il ne manquait plus que Marthe Mercadier, la reine de ce genre de pantalonnade-couillonade.

    Dans le même esprit, mais là je dois avouer que même moi, je ne peux pas, il y a les bidasseries tournées au kilomètre jusqu'en 1985, où l'on recyclait des acteurs "underground" comme Jacques Feyder. Pour les réalisateurs de ces trucs, l'humour s'arrêtait à l'almanach Vermot 1825, tout comme les films avec "les Charlots", certains les trouvaient vulgaires à l'époque maintenant un gamin de dix ans en connaît largement plus en grossièretés et saloperies obscènes rien qu'en surfant deux minutes sur Internet. Il était toujours question d'un colonel peau de vache mais con, de troufions sympas et débrouillards, et d'un pensionnat de jeunes filles juste à côté, les actrices qui jouaient les pensionnaires avaient souvent du mal à faire croire à leur ingénuité supposée. Bien au-dessus, bien que parfois d'un humour un peu opaque (ceux scénarisés par Topor dont "les malheurs d'Alfred"), il y avait les films de Pierre Richard, dont certains réalisés par lui-même, les meilleurs étant "les grands blonds", il ya jouait le même rôle, un naïf mais pas tant que ça aux prises avec des cyniques pleins d'argent, il avait des copains plus sûr d'eux que lui joués par Henri Guybet ou Aldo Maccione, qui joue quand même dans un petit bijou que l'on trouve en fouillant ce tas d'ordures : "Pourquoi pas nous ?". J'allais oublier le bas du panier avec les adaptations de Reiser et Wolinski par Claude Confortès ou Francis Perrin, immense comique français zézayant.

    Ci-dessous "je sais rien mais je dirais tout"...

  • Un film de balles - le retour de la vengeance mortelle de la cinéphilie honteuse

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    dodgeball.jpgHier soir, j'ai regardé pour la cinquième fois (et je n'en ai pas honte) "Dodgeball - même pas mal" avec Ben Stiller et Vince Vaughn. Le premier, White Goodman, est le dirigeant mégalomane à brushing et pectoraux saillants, paranoïaque et stupide d'une salle de gym géante, "Globo Gym", pleines d'écrans géants et de machines à torture aseptisées, et dans laquelle se précipite tous les obsédés de l'apparence, du bronzage à la carotène et du "bling-bling". Il veut racheter la salle du deuxième, Peter Lafleur, beaucoup plus décontracté, voire un peu "j'm'en foutiste" qui accepte chez lui des "freaks" beaucoup plus originaux, et beaucoup plus sympathiques. Son slogan propose de rester tel que l'on est mais de faire attention à sa santé. Bien sûr, il oublie de faire payer les cotisations et est au bord de la ruine. Pour sauver la petite salle, "Average Joe" (ou monsieur "tout le monde), un des freaks a l'idée de participer à un tournoi de "Dodgeball", sorte de balle au prisonnier en plus kitsch. White Goodman est un névrosé qui se fait des séances "pornographiques" en douce (il sniffe de la pizza et regarde des émissions culinaires), plus ou moins homosexuel latent, et qui s'habille tel un survivant des années 80. Vu son excitation perpétuelle, on le soupçonne de sniffer de la coke. Il est assisté d'un grand noir costaud à sa boote, Michelle. L'équipe de bras cassés de Dodgeball de Lafleur se fait aider d'un ancien pro de ce sport, une légende vivante grossière et un rien cinglée, Patch O'Houlihan, et peut partir au tournoi mondial  organisé à Las Vegas bientôt rejointe par l'ancienne comptable de White qu'il a viré pour mieux la draguer. De son côté, celui-ci réunit sa propre équipe (dont un sosie de Frida Kahlo (?))....

    C'est de l'humour con, mais jouissif, des répliques débiles mais hilarantes, sans pour autant sombrer dans la vulgarité. Le genre de petit bijou de film drôle mais stupide que seuls les américains savent faire maintenant.

  • Le retour de la vengeance de la cinéphilie honteuse - les films de kâraté

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    Pic3.jpgIl y a les films de Tsui Hark et ses fantômes chinois, Ang Lee, Wong Kar Waï, John Woo ou Kitano, que j'aime beaucoup, plus que John Woo, la série des "Zaitoichi" ou des "Baby cart", les films de shambara, il y a "Kill Bill" et puis il y a les films de kâraté à la con, ce qu'était les films de Bruce Lee d'ailleurs, avec des gars trop balèzes de la mort qui tue comme ceux que l'on peut voir sur la TNT, privilège des fonds de tiroir que l'on vide chaque soir, comme deux "nanars" zieutés rapidement hier soir, pas trop longtemps quand même de crainte que mon cerveau ne se liquéfie. Dans le premier, un jeune homme, vu plus tard dans une sitcom familiale, qui a clairement un physique d'ado américain (voir photo ci-contre) nourri aux céréales et une voix française de quadragénaire bobo enseigne les arts martiaux à un jeune con d'une dizaine d'années. Pour rigoler, car on sait se détendre entre kâratékas, on fait semblant de se balancer des coups de pied au visage, mais en fait c'est pour déconner (des rigolos on vous dit). Ils doivent lutter contre un méchant sud-américain très très vicieux (comme tout bon méchant de série Z qui se respecte, il fait des trucs avec la langue quand il parle aux filles) qui trafique des armes, de la drogue, et fait la traîte des blanches. Un salaud de première. A la fin bien sûr, le gentil l'envoie se faire voir chez les grecs avec l'aide de son élève, après tout un tas d'explosions impressionnantes.

    1458460957_small.jpgIl y avait aussi une connerie avec Jean-Claude Van Damne (voir la photo ci-contre dans une pose joviale telle qu'il les affectionne, en fait il ne lui fait pas mal c'est affectueux), curieusement doublé en français par le type qui double l'adjoint de Derrick,  celui qui a une voix hyper-sensuelle, du genre que l'on sent proche de l'extase toutes les secondes. Dans le film d'hier, Jean-Claude a un jumeau qui est éduqué par des bonnes soeurs qui vivent à Hong Kong, elles lui apprennent la sagesse mais aussi à danser ce qui lui donne envie ensuite de faire du kâraté et son grand écart facial qui est la spécialité de JC, avec la scène "cul nu" de ses films qui semble contractuelle. Donc le jumeau sait se battre mais il est quand même un peu pédoque aux yeux de son frère (en plus il lit des livres) qui veut en faire un homme, un vrai, qui boit de l'alcool, vomit dans les bars et drague les filles vulgairement. Les deux frères combattent un méchant gangster asiatique tout en se balançant des vannes très amusantes. Ils finissent par tuer le vilain et s'en tirent avec deux trois brûlures légères sur les joues. JC dans ses films est toujours un type grave torturé qui plisse les yeux quand il regarde ses amis, un peu comme Stiveune Cigale, mais ne pleure pas. Car toujours il finit par serrer les dents (deuxième expression du film) et se battre, parfois en trempant des bandes de tissu dans de la colle puis dans des morceaux de verre.

    Ci-dessous la bande annonce de "Hamburger film sandwich" des Z.A.Z dans lequel on trouve une parodie de film de kâraté avec Bruce Lee, présentée par le pseudo-légendaire mogul d'Hollywood Samuel L. Bronkowitz.

  • Les films et séries de couloir

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    164604999.jpgOn va encore me dire que j'ai mauvais goût en cinoche alors que finalement ce n'est qu'une sorte de plaisir pervers, du bon "mauvais" gout selon John Waters, du cinéma psychotronique de qualité, dont Joe Dante est un grand spécialiste (dont les films d'astronautes sans casques dans l'espace). Si des cinéphiles dans mon genre n'avaient pas découvert les délires "Z" de Peter Jackson, il n'aurait pas pu faire "Heavenly creatures" ou "Lords of the rings". De temps à autre, entre Blake Edwards et Kubrick, ou Wells, j'aime bien un petit nanar, un petit Z bien dodu, même si c'est plein de colorants ces machins là, le meuste du genre restant "Virus Cannibale",(aussi nul et extravagant ce n'est pas possible).

    Dernièrement, j'ai pu conseiller sur Facebook un journaliste cul-turel de regarder "Valse avec Bachir", excellent, mais aussi "l'attaque de la Moussaka géante" (qui raconte l'invasion d'Athènes par des pom-pom girls extra-terrestres). Les films de couloir ne se limitent pas au genre épouvantable, les films et série d'action également, comme "Alias", où l'héroïne se fait sans cesse poursuivre dans des couloirs (ceux de la production), on constate gràce à elle que les russes ou les méchants en général tirent très mal puisqu'ils la ratent dans un corridor, par contre quand c'est elle qui tire, elle les plombe du premier coup. Dans les films d'action de couloir, mais aussi de corridor, de tunnels ou de souterrains, comme "la Momie", le héros doit souvent échapper à une énorme explosion, il y réussit toujours ce qui permet de constater que le héros américain va plus vite que la vitesse de combustion de l'oxygène.

    2133857510.jpgNous causerons des films d'épouvante de couloir, souvent japonais, bien que parfois repris par les américains qui sont les rois du recyclage comme les italiens, en plus luxueux cependant. L'image symbole de ce genre de sottises, c'est une fillette au teint blême, avec des cheveux longs et gras, qui se tient la tête baissée et filmée floue parce que ça fait plus peur. Il y a une musique genre discordante, et puis d'un coup, coup de cymable et elle relève la tête et alors on a très peur. Théoriquement, parce que ça dure un quart d'heure comme scène, et on a le temps de faire autre chose entre deux, parler du temps qu'il fait, acheter une boisson ou du pop-corn. Bien sûr, j'ai l'air de rigoler comme ça, mais "Ring" fiche une frousse d'enfer bien que ce soit très mal fichu et vaguement inspiré, pour la film sur la cassette maudite, d'un "Chien andalou" et de son symbolisme déjà lourdingue. Les films d'épouvante de couloir, en version française, sont d'autant plus hilarants que bien souvent la voix ne colle absolument pas au physique de l'acteur nippon (ni mauvais d'ailleurs, ah, ah, ah, suis-je spirituel ?). Parfois, la caméra filme la petite fille fantôme de très loin et puis, paf, zoome à grande vitesse sur un détail derrière elle, la lune dans la fenêtre, un bout de rideau, une chaise, avec une musique qui fait drôlement peur.

    alien-vs-predator-2.jpg"Solaris" de Soderbergh est le meilleur des films de SF de couloir, tout comme "Alien"1, 2, 3, 4. Le tout est copié par les séries Z qui ont ainsi créé un sous-genre à part entière, dont le maître incontesté est David de Coteau, spécialiste du film de vampire gay également : le film de SF claustrophobe de couloir, souvent filmé dans des usines désaffectées ou pas, adapté en séries, ça donne "Torchwood". Le couloir est alors technologique, et tout en métal, ça finit par être dangereux pour les trois quart du casting, excepté pour le has-been qui joue le héros. En y pensant bien, "Fortress 1 et 2" sont des films de SF de couloir claustrophobes.

  • Les hospices en deuil - la mort de Derrick

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    Ci-dessous, Derrick se prend pour James Bond

    1125998248982.jpg40% des électeurs sarkozistes (ceux qui ont plus de 65 ans) sont en deuil, en effet, Derrick est mort, du moins son interprète, Horst Tappert. Nous avons déjà parlé ici de la qualité des doublages de ce feuilleton : la voix rauque de Derrick, la voix très suave de son assistant, Harry Klein ('Arrh - i comme prononce Derrick). On avait toujours l'impression qu'il allait tomber en extase dans la seconde qui suivait : "Mmmh, Stefan, (Derrick s'appelle Stefan de son prénom), le témoin du meurtre est là, mmh, oh, oui". Ils enquêtent dans la riante ville de Münich réputé pour ses monuments pittoresques et ses peintres ratés célèbres. Un jeu amusant est de regarder en coupant le son avec des amis et de faire vous-mêmes le doublage, des heures de franche rigolade sont garanties. Ce feuilleton a un peu l'esthétique des films pornos à prétexte social des années 70, sans le porno, la mode improbable, le Tergal domine, les papiers peints sont oranges ou jaunes, les femmes sont souvent en jupe-culotte, les hommes portent des bacchantes énormes. C'est toujours des meurtres sordides, des suicides d'enfants, des femmes battues, des jeunes filles prostituées, des étudiants drogués, des vieillards assassinés pour leur héritage, des vieilles femmes handicapées et tuées gratuitement, des SDF, alcooliques, chômeurs au bord du suicide, des boîtes de nuit glauques peuplées de maquereaux minables, par la suite les successeurs de Derrick insisteront de plus en plus sur ce point si c'était encore possible. C'est filmé statiquement, la caméra ne bouge pas d'un pouce pendant dix minutes, on a ainsi le loisir d'admirer des intérieurs bourgeois tels qu'on les rêvait dans les années post-crise du pétrole, l'époque où les dessins animés européens pour les gosses étaient horriblement dessinés et toujours à caractère didactico-politique.

    Dans les hospices, une minute de silence avait été décidée, puis l'idée a été abandonnée car au bout de dix secondes les pensionnaires oubliaient pourquoi ils devaient faire silence, ne serait-ce qu'à l'hospice des violettes de Drancy, les personnes âgées y demeurant ont eu droit à double distribution de Flamby au goûter de 16 heures hier et à une remise de 5% sur leur carte UMP.

    Ci-dessous un détournement de "Derrick" par Michel Hazanavicius : "Derrick contre Superman" avec presque toutes les voix originales

  • Réhabilitons Max Pécas !

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    Pour la réhabilitation et la promotion de l'Oeuvre de Max Pecas ! (Au sein de ce groupe Facebook, clique vite sur ce qui précède pour aller voir)

     

    Finalement, on s'y emmerde moins qu'à un film de Desplechins, Duras ou Lelouch (c'est la même qualité cinématographique).

    pécas.jpgCi-dessous le manifeste du groupe (il faut être inscrit sur Facebook pour y adhérer)

    "Nous nous donnons pour but de défendre en toute occasion,en tous lieux et selon tout moyen l'Oeuvre du Maître.
    Nous exigeons une rétrospective intégrale de l'Oeuvre à la Cinémathèque.
    Nous exigeons la restauration de tous les chefs d'Oeuvre du Maître (toute sa filmographie,donc).
    Nous exigeons la repentance des Cahiers du Cinéma et de Positif qui n'ont jamais accordé au Maître la place qu'il méritait et lui ont honteusement préféré des cinéastes mineurs tels que Truffaut,Pialat,Lynch,Coppola,Kubrick...

    ck etc....
    Enfin,nous exigeons la ressortie immédiate en salles de "mieux vaut être riche et bien portant que fauché et mal foutu" en copie neuve."
  • Cinéphilie honteuse le retour : les films de gros n'avions américains

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    Aujourd'hui parlons navets, demain on sera plus sérieux, on parlera de "The visitor", excellent film vu hier soir au cinéma.

    00919772.jpgDonc, dimanche soir, je n'avais pas envie de revoir pour la énième fois les errements sentimentaux et sexuels de James Spader et Andie MacDowell dans "Sex, lies and videotape", j'ai donc zappé sur une connerie américaine sur NT1 (Vive la TNT), "Ultime décision", qui ressort du genre très spécial des films américains de gros n'avions qui ont d'ailleurs pris un coup de vieux depuis le 11 septembre. Donc, dans cette bouffonnerie, Stiveune Cigale (à l'intention d'un ou deux demeurés ou mal-comprenants qui tomberaient par hasard sur ce blog, je sais que cela s'écrit Steven Seagal) est chef de braves soldats américains qui sont un condensé sympa de melting-potes : un black, un hispanique, un asiatique, un jeune de quartier chaud, mais attention, faut pas déconner, c'est quand même un blanc qui commande encore, Stiveune en personne. Ils viennent pour tuer des très méchants arabes qui veulent qu'on libère des prisonniers sinon les avions vont exploser sur New York, ou Washington, j'ai pas tout suivi. Comme il est drôlement soucieux, Stiveune a les yeux mi-clos. Après comme il est drôlement concentré, il a soudain les yeux mi-clos mais d'une autre manière (expression 2 du film, il n'y en a d'ailleurs que 2). Coup de théâtre, Stiveune se fait flinguer dés le début du film, merdalors, et c'est un ingénieur embarqué lui aussi sur le vol qui prend le commandement des opérations parce que le melting-potes, sans leur chef, ils sont perdus (c'est bien connu, sans supérieur comme sans ennemi le militaire s'étiole). On nous fait croire que c'est type comme les autres : il a des problèmes de fric, de boulot, de sexe ; alors qu'en fait on a bien vu que c'était Snake Pllisken alias Kurt Russel (héros de quelques films d'action). Avec l'aide des gentils petits gars, d'une hôtesse de l'air afro-américaine et d'un gros sympa qui désarme une bombe avec une touillette de machine à café, tout finit bien, il finit même en pilotant tout seul comme un grand le gros n'avion. Et ça finit comme dans "Die Hard 2" avec une chanson de Sinatra à cause de la dérision et tout ce genre de choses, tout ça. Et après les gentils soldats partent en Irak sans se poser de questions se faire trouer la peau pour que des ploucs adipeux puissent continuer à faire le plein.

    1208887058_8007.jpgOn trouve toutes les constantes dans ce film, que l'on trouve déjà dans "Air Force One" (où la fille du président c'est Thora Birch, Enid dans "Ghost World", qui a acquis entre deux un buste chasse-neige) ou une série Z avec Wesley Snipes, où l'hôtesse de l'air sexy mais combative c'est déjà Halle Berry (ça le ferait moins si elle s'appelait Halle Creuse, ah, ah, ah, suis-je spirituel). Le héros veut rentrer tranquillement chez lui mais des pirates détournent le n'avion. On remarque que quand les pirates tirent dans les parois de l'appareil, il n'y a pas de décompression de cabine, sauf vers la fin pour rajouter au suspens. Il y a toujours un personnage d'homme politique ou de journaleux, comme dans "Die Hard 2" justement, satisfait de lui, conscient de son importance, et qui veut parlementer avec les terroristes parce qu'il connaît plein de monde (ou qu'il s'y croit comme le suggère ce genre de films). Le héros doit toujours finir par piloter lui-même le gros 747, jamais d'Airbus, et il le fait atterrir sans qu'il n'y ait de blessés, parce qu'il est trop fort. A un moment crucial du film, le méchant prend en otage un proche du héros ou quelqu'un dont il va tomber amoureux à la fin. Le héros serre les dents mais il fint par cèder (il fait semblant). Le méchant, qui est toujours un étranger ingrat qui reproche plein de choses aux gentils États Unis tellement sympas, le fait emmener par des sbires pour le faire tuer plus loin (ce qui prouve que le méchant est con, il devrait le tuer de suite). Les militaires de la "Navy" ou de l'"Air Force" (il y a toujours un peu de propagande pour l'une ou l'autre des deux armées, l'air ou la marine, dans les films de gros n'avions) encadrent toujours l'avion du héros à la fin, et il y a toujours un militaire qui fait un salut respectueux tandis que le gentil lui répond par un geste plus désinvolte. Et comme dans les films de James Bond, une chanteuse ou un chanteur populaire se met à brâmer pour conclure l'histoire pendant qu'un panoramique dévoile tout le panorama du décor...

    En photos : les héros de "Ultime décision", en haut, en bas Gary Oldman et Harrison Ford dans "Air Force One", où le président c'est Superman.

    Bientôt dans cette rubrique les films d'horreur japonais de couloir.

    Ci-dessous des passagers s'affolent dans "Y'a-t-il un pilote dans l'avion ?" qui n'est pas exactement une parodie des films de gros n'avions mais plutôt des films catastrophes avec des gros n'avions (ce n'est pas pareil).