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Art de vivre

  • Naïvetés réacs

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    politique, réacs, société, droite, amaury watremezIl y a en ce moment une thèse circulant sur le net chez les pseudo-réacs et assimilés qui vaut son pesant de cacahuètes. Elle surprend, elle effare, elle fait rire jaune. Macron en réalité serait des leurs, il y aurait des signes qui bien que très superficiels ne trompent pas. Il faut lire de leurs analyses se voulant savantes décryptant ses gestes et discours. Ont-ils compris que le président est un orfèvre en matière de communication ? Sa femme a été attachée de presse et il maîtrise parfaitement l'art oratoire.

     

    Il sait donc très bien faire passer des vessies pour des lanternes, être mousse et pampre et faire avaler des couleuvres grosses comme un bras aux français...

     

    Les réacs ou assimilés se sont il est vrai très souvent distingués par leur profonde « naïveté » autour de certains personnages historiques, entre autres De Gaulle. Rappelons que de nos jours, dans notre société l'on est « réac » à partir du moment où l'on s'affirme même timidement de droite ou catholique plutôt traditionnel. Ce qui n'est pas être réactionnaire. Je songe également à « la marche pour la vie » où on se dit « apolitique » affolés que les médias peuvent les assimiler à la droite...

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  • Portraits sensibles

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    à propos de "Oui et Non" d'Adriana Langer paru aux éditions Valensin (site de l'éditeur à ce lien)

     

    adriana langer, littérature, société, nouvelleSi en France de trop nombreux auteurs parlent surtout d'eux-mêmes et rien d'autres, exécutant leurs psychanalyse sauvage devant tous les passants à travers leurs livres, appelant ça abusivement des livres d'ailleurs, il existe aussi des écrivains qui savent encore évoquer toute l'humanité des personnes qu'ils côtoient quotidiennement que ce soit dans la vie réelle ou dans la vie rêvée. C'est d'ailleurs un des aspects les plus puissants et les plus intéressants de la littérature, ouvrir à l'autre, ouvrir d'autres univers mentaux que le sien...

     

    Radiologue de profession, déjà auteure de quelques livres, Adriana Langer est de ceux-là. Son livre est d'ailleurs un peu comme une radiologie des cœurs et des âmes de ses personnages.

     

    Elle est aussi de celles et ceux défendant un genre méprisé et dédaigné dans notre pays en 2018 qui est celui de la nouvelle. Pourtant il eut ses grands maîtres. Celle-ci est souvent plus exigeante que le roman, elle demande plus de réflexion sur l'écriture car elle doit en quelques pages esquisser des personnages, leur psyché, leurs pensées, leurs sentiments, leurs joies, leurs peines, autant de portraits sensibles. Elle est dans la tradition de Guy de Maupassant, Ivan Tourgeniev et d'autres tel Marcel Aymé qui lui ont donné ses lettres de noblesse.

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  • Psychanalyses littéraires

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    à propos de « Play Boy » chez Stock par Constance Debré

     

    constance debré, sexe, homosexualité, politique, société, amaury watremezson portrait sur le site de « Libération » à ce lien

     

    Constance Debré, fille d'un des fils Debré, petite-fille d'un des rédacteurs de la constitution de la Vème République publie un roman « Play boy » chez Stock sur son changement de vie radical depuis quelques années. Auparavant avocate d'affaires, puis d'audience, mariée pendant vingt ans, dans le bain politique depuis sa plus tendre enfance, elle a choisi de vivre des aventures homosexuelles et de vivre de sa plume. De temps en temps elle plaide encore quand l'écriture ne suffit pas à la faire vivre. De droite selon son expression « par atavisme familial », sans véritable raisonnement politique réfléchi personnel elle écrit les discours de Bernard Accoyer et d'autres un temps...

     

    Elle vit depuis quelques temps dans une chambre de bonne du quartier latin...

     

    « Play Boy » n'est pas son premier livre, mais c'est le plus personnel et le plus cru. Elle y évoque sans fard les femmes qu'elle séduit depuis quelques temps car le « play boy » c'est elle...

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  • Génération « j'ai le droit »

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    à propos de « Génération « J'ai le droit » » de Barbara Lefèbvre à paraître le 17 janvier 2018 chez Albin Michel (reçu en SP), site de l'éditeur

     

    génération 'j'ai le droit", société, politique, amaury watremezL'auteure, professionnelle de l'Éducation Nationale, a écrit ce livre sur la faillite de l'éducation en 2018, celle dispensée par les parents, celle des institutions. Ce n'est pas un livre écrit par une « vieille » qui attaquerait les « jeunes », ces jeunes seraient plutôt dans l'histoire des victimes de l'irresponsabilité des adultes, de l'égoïsme profond de leurs géniteurs (et de leur bêtise) à de rares exceptions près bien entendu. Ce phénomène touche tous les milieux, toutes les origines, tous les religions.

     

    Aucun n'en a l'exclusive, aucun n'est épargné ainsi que dans « les animaux malades de la peste » de Jean de la Fontaine...

     

    Il touche adultes et enfants et adolescents, là encore personne n'en a l'apanage. Au nom de leur phrase fétiche « j'ai le droit » invoquée à tort et à travers, l'intérêt particulier, le narcissisme, les désirs primaires d'un individu deviennent beaucoup plus importants que l'intérêt collectif et le Bien Commun. Et finalement le tout mène au nihilisme, un nihilisme qui n'est plus celui de Schopenhauer, un nihilisme parfaitement égocentrique, d'un égocentrisme chimiquement pur. Et aussi cela entraîne le délitement du tissu social, la désagrégation du lien national et institutionnel, le rejet de toutes les anciennes solidarités...

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  • La politique sans risques (entre soi)

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    politique, littérature, société, flaubert, amaury watremezDans « l'Éducation sentimentale » Gustave Flaubert décrit déjà très bien des figures que l'on trouve encore maintenant dans les milieux politiques. Ce sont les mêmes de Frédéric Moreau à Deslauriers, du petit bourgeois un peu trop romantique à l'ouvrier trop idéaliste qui seul pâtira des conséquences de ses actes, sans oublier les jeunes femmes gravitant autour des politiques, des révolutionnaires comme Dussardier ou Sénécal, des journalistes. Des cœurs à prendre du même milieu social, émues par les emballements surtout romanesques de leurs amants qui retourneront tous au conformisme social une fois les diplômes acquis. Ainsi qu'à la fortune.

     

    Et elles savent aussi très bien que ces hommes s'enrichiront insolemment plus tard ce qui ;leur assurera la sécurité matérielle...

     

    C'était déjà la politique sans risques « entre soi ». De la gauche à la droite finalement c'était le même milieu social, la même consanguinité de milieux, le vrai clivage n'étant déjà qu'entre les nantis et les autres. Les nantis jouaient déjà plus ou moins sincèrement la comédie de l'affrontement, de la dichotomie mais cela ne trompait personne. Depuis, ils n'ont guère changé. C'est toujours la même comédie à la fois sinistre et grotesque, une comédie des égos (démesurés), des mesquineries, des petites vengeances, des névroses de pauvres petits enfants riches.

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  • Il leur faudrait un bon autodafé

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    Céline, pamphlets, gallimard, littérature, société, amaury watremez politiqueJe ne suis pas vraiment un fan de l'antisémitisme de Céline, encore moins des écrits où il l'étale avec délectation semble-t-il, celle-ci engendrant un malaise immédiat chez un lecteur avisé. Cette haine judéophobe était d'ailleurs la manifestation d'une détestation universelle du genre humain dans sa globalité. Il y a chez l'auteur du « Voyage au bout de la nuit » et de « Rigodon », ses deux livres m'ayant le plus marqué un ressentiment de tous les instants contre ces semblables.

     

    Ce n'est pas exactement une colère, une vocifération ainsi qu'on l'a cru très longtemps mais l'expression d'une émotivité à fleur de peau. Blessé dans sa chair par le monde, par la sottise de ses semblables, Céline ne sait plus les aimer bien que paradoxalement il fut jusqu'au crépuscule de son existence un médecin dévoué aux pauvres.

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  • La politesse c'est pas ringard

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    politesse, société, politique, art de vivre, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Prenant le train de banlieue ce matin je vois encore comme tous les matins blêmes :

     

    Une dame d'un certain âge bâillant à s'en décrocher la mâchoire...

     

    Un jeune homme qui écoute de la musique à se rendre sourd dans ses écouteurs sans se soucier de ses voisins...

     

    Un type gardant les pieds sur le siège devant lui apparemment sans se rendre compte qu'il bloque le passage aux autres voyageurs...

     

    Un monsieur ayant déposé son sac sur deux sièges à côté de lui, se fichant visiblement de bloquer trois places...

     

    Ils étaient tous de milieux différents, aucune exclusive...

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  • La fin des chrétiens d'Orient

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    Un film très intéressant sur Arte replay à ce lien sur le sujet

     

    chrétiens d'orient, société, eglise de France, indifférencce, islamisme, politiqueDieu écrit droit avec des lignes courbes écrivait le père le Guillou, grand exégète et aumônier des bénédictines du Sacré Cœur de Montmartre. Et il a de l'humour. A l'exception de quelques paroisses et d'un ou deux diocèses, essentiellement du Sud, étant autant de particularités, on ne parle dans aucun lieu notable des souffrances des minorités chrétiennes en pays musulman. Sauf à l'institut du Monde arabe dirigé par l'ineffable Jack Lang, endroit où sévit aussi Houria Bouteldja. On peut y voir une exposition très bien faite sur le sujet même si celle-ci ressemble aussi à un inventaire avant décès (elle a lieu encore quelques jours, voir à ce lien)...

     

    Il existe une vingtaine d'églises parmi ces croyants. Ils sont pour 60% orthodoxes et 40% catholiques. Ce sont les églises originelles du christianisme, ce sont eux qui ont préservé jusqu'en 2018 l'histoire du Christ, les lieux de son parcours sur cette terre, et des traditions remontant aux origines de la foi chrétienne. Ils célèbrent en arabe, en syriaque, en copte, en éthiopien, en grec, en latin. Ils sont persécutés depuis des siècles mais ont su pourtant vivre très longtemps en pays musulman en préservant leur foi.

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  • De Tous Charlie à Tous Charlie mais...

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    Charlie Hebdo, massacre 7 janvier 2015, société, islam, islamisme, société, politique, amaury watremez

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    Il était une fois un journal qui n'avait plus rien à voir avec le brulot anarchiste fondé par Choron et Cavanna dans les années 70. On y étrillait toujours les mêmes cibles cependant :

     

    la police et l'armée, l'église, sans craindre grand chose.

     

    De temps à autres on faisait bien une petite blague sur les juifs et les musulmans pour montrer que l'on attaquait tout le monde mais avec précaution. Les ténors du journal, cautions « historiques » de sa refondation en 1992, vieillissaient doucement, nourrissant leurs obsessions alors qu'ils étaient au fond devenus ce qu'ils détestaient quand ils étaient jeunes, à savoir des bourgeois installés. Ils avaient été rejoints par de jeunes dessinateurs les idolâtrant, ils jouaient les grands anciens tellement sages, experts libertaires en caricature...

     

    Ne comprenant pas ce qu'est l'Islam, ce qu'il représente actuellement, ils ont publié les fameuses caricatures de Mahomet sans avoir conscience des risques encourus. Ils se sont dits que les musulmans se comporteraient comme ces bon vieux catholiques terrorisés-terrifiés pour la plupart par la peur de passer pour réacs. Ils ont assorti les fameuses caricatures de dessins de leur cru tournant en dérision les réactions des fanatiques islamistes, les ridiculisant. Et cela les fous de Dieu n'aiment pas. Comme leur radicalité religieuse est souvent assortie d'un manque total de confiance dans leur masculinité, ils se sont sentis profondément blessés là aussi.

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  • Les puissants s'affolent (et ce n'est pas une « fake news »)

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    fake news, président macron, nyssen, presse, médias, politique, société, amaury watremezLe président Macron veut mettre en place une loi contre les « fake news » (voir à ce lien). Sa ministre de la culture cette chère madame Nyssen prétend même un peu légèrement à mon avis que c'est pour mieux préserver la liberté d'expression. Donc brider celle-ci c'est l'étendre ? « La vérité c'est le mensonge » ?. Il convient de se demander ce que c'est qu'une « fake news ». On se demande d'ailleurs pourquoi un « littéraire » comme Jupiter ne parle pas de mensonges ou de bobards ? Cette mode des anglicismes est très années 80, elle naît d'un désir de faire moderne, de faire jeune.

     

    Une « fake news » c'est tout ce qui contredit en général la bonne parole libérale libertaire, la doxa bien pensante, tout ce qui mettrait en lumière l'hypocrisie des nantis, ce que l'on appelle pudiquement la France qui va bien. Ils ont cru depuis quelques années faire bonne figure en adoptant quelques postures « citoyennes » ou « civiques ». Une opinion émise sur un site de droite est donc forcément une « fake news », y compris quand elle est enrobée des précautions d'usage que les éditorialistes dits politiquement incorrects croient bon d'enrober leur discours. Un discours s'opposant à celui qui fait de la mondialisation à toute force l'utopie ultime est une « fake news » etc...

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  • Hommage à la Catalogne

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    Avec le titre, je rappelle aux lecteurs ayant subi plusieurs réformes de l'enseignement des Lettres que je fais mon intéressant avec une petite allusion à un livre de Georges Orwell..

     

    Ces derniers temps il a beaucoup été question de la Catalogne dans les médias français suite aux deux référendums sur l'indépendance de cette province espagnole. Comme d'habitude on a entendu beaucoup de sottises proférées par nos spécialistes distingués et grands esprits assermentés. Les catalans ne voudraient pas partager leurs richesses, les catalans à l'inverse devraient être indépendants du fait du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes alors qu'au fond, personne ne sait très bien de quoi il est question quand on évoque cette question, à savoir un « pan-catalonisme » qui ressusciterait en quelque sorte le vieux royaume d'Aragon. Mais les autres régions que les indépendantistes catalans voudraient rattacher à cette grande Catalogne ne sont évidemment pas d'accord du tout...

     

    Pour les catalans ne désirant pas l'indépendance cela ne signifie pas pour autant de renoncer à une identité très forte et aimée, et profondément enracinée. Le visiteur attentif est également heureusement surpris de cette connaissance intime que tous paraisse avoir de leurs grands hommes, de leur histoire commune.

     

    rambblas.JPGCependant, quand un français se rend dans un pays du Sud de l'Europe, il aura souvent tendance à faire preuve d'un peu de condescendance consciente ou non. Au Sud, il fait beau tout le temps, on boit frais à l'ombre des parasols et on mange pleins de plats épicés en s'en mettant plein les doigts. On a envie de faire l'amour tranquillement avec la bruit de la mer en fond sonore. Les femmes y sont belles et court vêtues, et faciles. Au Sud, pour un français se sentant quand même supérieur, on travaille quand on a le temps et on fait la sieste dés que l'on peut car on y serait un peu fainéant. La chaleur rend languide et un peu apathique, et il y a toutes ces maison couleur pastel qui sont autant de cartes postales...

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  • Ils sont pas méchants ils veulent jouer

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    politique, société, cités sensibles, ZEP? France, saint sylvestre, nuit, amaury watremez

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    1031 voitures incendiées en France la nuit du Nouvel An (voir à ce lien). Tout le monde a l'air de trouver ça normal, de ne pas s'en formaliser. « C'est comme ça que voulez-vous... ». On attend juste le chiffre le matin du 1er janvier. Le pire là-dedans est que ce sont des personnes aussi précaires socialement que les incendiaires qui en sont victimes. 1031 est le chiffre que le ministère avoue, on peut donc penser que c'est plus...

     

    Mais ce n'est pas bien grave pour nos responsables et journalistes graves et compassés et progressistes distingués, ces jeunes ils sont pas méchants, ils veulent jouer....

     

    Une jeune policière a été lynchée à Champigny alors qu'intervenant dans une cité sensible. Elle a été frappée à terre de nombreux coups (à terre précisons le encore une fois, voir à ce lien). C'est de la barbarie, ni plus, ni moins. Il n'y a aucune excuse à un tel déchainement de violence aussi lâche. Il n'y a pas de circonvolutions de langage à avoir, il serait temps d'être clair. Et aussi contre tous les salopards s'en réjouissant sur les réseaux sociaux...

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  • Rire de la tragédie

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    à propos de « la Comédie à l'italienne » de Enrico Giacovelli paru chez Gremese

     

    (un extrait de "mes chers amis" et la bande annonce américaine de "le Pigeon"' en illustrations)

     

    cinéma, italie, société, dérision, amaury watremezDans le cinéma italien, il y a la grosse comédie bien lourdaude, bien grotesque qui au moins avait le mérite de n'avoir aucune prétention. Les italiens l'appelaient « italiote ». Et il y a eu des années 60 aux années 80 un âge d'or de la comédie plus grave, plus mature aussi. Il vint après les films « téléphones blancs » des années fascistes, se déroulant tous dans des environnements de rêve le plus irréalistes possibles, après les pitreries des comiques plus traditionnels des années 30 et découle en grande partie du néo-réalisme rose, ces films évoquant la pauvreté mais idéalisée, sans jamais montrer les ravages qu'elle implique.

     

    Dans ces comédies à l'italienne dans ces grandes années on riait de choses sérieuses, du tragique et de l'absurde de l'existence. On y moquait la bêtise du mode de vie née dans ces tristes années consistant à consommer tout ce qui passe à portée de la main, choses et êtres. Certains réalisateurs utilisaient pour cela le genre du film à sketchs, donnant à la nouvelle une gloire cinématographique s'inspirant d'auteurs contemporains tel Dino Buzzati ou Italo Calvino.

     

    Ce genre de films ne prenait pas le spectateur pour un demeuré, on le croyait capable de réfléchir par lui-même. Illusion bien entendu. L'homme moderne adore qu'on réfléchisse à sa place.

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  • Revisitons

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    politique,société,bourgeois,prétentions,bourgeois pédagogues,politique,amaury watremez

    Dernière note de l'année !

     

    Tout à l'heure, me promenant dans Montmartre j'ai voulu m'acheter deux croissants, deux malheureux croissants bien traditionnels car il fut un temps où rien n'égalait la croissanterie parisienne. Les croissants étaient en fait des « foccacia » revisitées, les gâteaux tous pareils étrangement étaient tous des classiques de la pâtisserie également revisités.

     

    Devant moi un jeune couple de CSP ++ visiblement faisait des mines en questionnant la boulangère qui les considérait d'un œil morne sur le « sourçage » des produits de la boulangerie et aussi sur les preuves de l'absence de glutamate dans les gourmandises sous leurs yeux...

     

    ...derrière moi des parisiens moins frelatés s'agaçaient de devoir attendre le bon vouloir des deux jouvenceaux.

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  • Le Pape, les migrants, l'expiation de l'homme blanc

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    Christianisme, société, politique, religions migrants, amaury watremez enseignementLe Pape François a comparé dans son homélie de Noël (voir à ce lien) les parents du Christ et des migrants ce qui est parfaitement inexact sur un point : Joseph et Marie venaient se faire recenser. Ils n'émigraient pas le moins du monde. Mais le Pape est de ceux pour qui l'homme blanc, le mâle et la femme occidentaux parfois chrétiens doivent absolument expier encore et encore et encore des fautes commises durant la colonisation. Celle-ci devient l'excuse suprême de tous les fanatiques, les dictateurs africains ou asiatiques, de tous ceux haïssant l'Occident et ses valeurs.

     

    Cette haine très enracinée, mesurable, naît d'abord et avant tout à cause du rôle des femmes dans nos pays et d'un art de vivre libéré de contraintes d'un autre âge. Cette haine est profondément enfouie dans le cœur et l'esprit de tous ceux qui viennent en Europe non pour participer à notre société, voire s'y intégrer mais pour profiter au maximum de ce qu'ils considèrent comme un El Dorado décadent.

     

    Je n'ai jamais compris entre parenthèse leur obsession à couvrir, à cacher le corps féminin pour éviter aux hommes de sombrer dans la concupiscence. Car c'est un blasphème objectif, cela signifie que la création divine est mauvaise puisque provoquant le mal...

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  • Joyeuses fêtes et surtout la santé

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    société, politique, noèl, religions, christianisme amaury watremezIl y a aura toujours des petits, et grands, censeurs de joie. Les censeurs de joie ne supportent pas les plaisirs pouvant exister en dehors de leur idéologie à la noix, des plaisirs contredisant leurs certitudes absconses. Devant une œuvre d'art, un paysage de rêve, un film, en lisant un livre ils ne recherchent que ce qui leur permet de persévérer dans leur sottise. Ils ne goûtent pas la vie, ils la refusent, la détestent et profitent de la moindre once de pouvoir qu'ils ont pour communiquer leur rancœur, leurs frustrations aux autres...

     

    Les donneurs de leçons habituels s'en prennent maintenant à Noël. Noël est une fête chrétienne même si elle a perdu beaucoup de son sens depuis quelques décennies. Et c'est la signification de cette fête chrétienne (je répète pour bien agacer les moralisateurs laïcards ou communautaristes) qui implique cette convivialité et ce temps de paix que tous croient bon de vivre le 24 et le 25 décembre. Que Noël soit une fête chrétienne même encore un peu les embête un maximum alors que les droits de l'homme qu'ils invoquent tant ne sont que la laïcisation de celles issues de l’Évangile.

     

    Ce qui tient encore un peu dans notre société : le souci minimal de l'autre, de protéger un peu les plus fragiles, en vient encore...

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  • Noël j'oublie tout

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    société, politique, religions, christianisme, noel, amaury watremezC'est Noël on oublie tout

    C'est Noël les criminels embrassent les flics. Ils rendent l'argent, ils sont tout doux.

    C'est Noël les violeurs font un gentil bisou sur le front aux jeunes femmes et leur offrent un thé. Ils devisent ensuite gentiment sur la pluie et le beau temps.

    C'est Noël dans la train de banlieue, tout le monde il est beau tout le monde il est gentil. On ne sait pas trop pourquoi mais c'est comme ça.

    C'est Noël et même les plus à gauche des communautaristes, des hérauts de la laïcité prennent des vacances et décorent un sapin...

     

    C'est Noël il n'y a plus de sans-abri dans les rues, plus de vieilles femmes crevant seules de froid dans leur taudis.

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  • Des polémiques oui mais des polémiques à la con

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    Je me suis demandé hier après avoir parcouru sur les réseaux dits sociaux des polémiques débiles autour d'une déclaration de « Miss France » ou d'une photo de Griezmann en « Harlem Globe Trotters » comment on pouvait définir le racisme. C'est très simple. Le raciste est quelqu'un pour qui la couleur de la peau de son voisin, de son interlocuteur dans un échange, est quelque chose d'important. A l'instar de Desproges qui refusait d'adhérer à « SOS Racisme » parce qu'il n'y avait pas de « s » au mot, je suis convaincu qu'il n'y a pas un et un seul racisme, celui des blancs envers tous les autres êtres humains mais des racismes, aussi nombreux qu'il y a des groupes humains.

     

    Je me rappelle également de mon expérience dans un collège « dur » de ZEP, de « zone sensible », dans lequel les adolescents se groupaient selon leur origine, leur ethnie africaine, leur religion voire leur quartier. Ils ne se mélangeaient pas, ne se parlaient pas. Lorsqu'ils étaient obligés de se croiser on sentait une tension palpable. C'était aussi l'expression de racismes et de xénophobie au sens propre.

     

    La nouvelle « Miss France » a donc évoqué la chevelure de lionne d'une candidate d'origine africaine dans une déclaration maladroite (voir à ce lien) surtout sur un point. Les lionnes n'ont pas de crinière, aux dernières nouvelles, ce serait plutôt les lions. Que n'avait-elle dit là ! Elle a aussitôt été taxée de racisme car pour l'une comparant une africaine à un animal, pour l'autre car invoquant un cliché qui serait colonial. Ceux qui se scandalisent en évoquant tout cela et bien entendu les fameuses z-heures les plus sombres de notre histoire n'ont pas peur du ridicule, ils seraient alors immédiatement foudroyés...

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  • L'ascenseur social en panne aussi dans l’Église

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    Eglise, société, politique, terre sainte, jérusalem, volontariat, amaury watremez, hypocrisieAussi sur Agoravox

     

    Je suis parti en tant que volontaire civil à Jérusalem pendant deux ans grâce à la Délégation Catholique à la Coopération sur un poste financé en grande partie par l’œuvre d' Orient. Cela a été un séjour inoubliable. Il m'a laissé une empreinte comme au fer rouge. J'y ai rencontré des personnes extraordinaires et je n'oublierai jamais ce que j'ai vécu là-bas et leurs visages. Je n'ai de cesse depuis d'essayer de faire connaître entre autres choses qui m'ont marqué la spiritualité des chrétiens d'Orient et leur sort tragique qui laisse indifférent la majeure partie des occidentaux.

     

    Cependant, je n'y étais pas parti pour la seule beauté du geste...

     

    J'étais en effet convaincu que ce genre de séjour à l'étranger permettait de nouer des contacts, se construire un réseau actif en montrant ses compétences pour plus tard lors du retour se donner les moyens de mes ambitions. Il nous était souvent dit également que partir en volontariat était un excellent point sur un CV ce qui est vrai à condition de faire déjà partie du milieu social qui convient. Cela n'était pas mon cas et je n'étais pas le seul.

     

    On le voit j'étais encore très naïf.

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  • La mort prochaine de la dérision

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    humour, dérision, société, politique, amaury watremez

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    Comment peut-on reprocher à une génération qui ne sait plus lire correctement des livres de ne pas saisir la dérision ou le second degré ? Ou qui ne comprend pas les intentions d'une phrase ? Qui y voit soit du racisme, du sexisme ou de l'homophobie ? Pierre Desproges était il y a trente-six un des humoristes préférés des français. Il ne respectait aucun tabou, tirait sur toutes les cibles, se moquait des bons sentiments. Il aurait procès sur procès de nos jours. Le présentateur d'une émission que ne regarde que les retraités et les « chômistes », Tex, a été viré après une blague que l'on trouve aussi dans un sketch de Coluche, une pas très fine, mais drôle au moins contrairement à de nombreux éditoriaux d'humoristes de France Inter, par exemple.

     

    A chaque texte lui déplaisant, telle ou telle « communauté » judiciarise le rire, le porte en justice. Et l'aseptisation généralisée menace tout ce qui reste de l'humour français. Il faut voir qui en sont les vedettes en 2017 ! Avec cette mièvrerie métastasant tout le monde et partout naît aussi une autocensure de tous les instants chez de nombreux auteurs, par peur de ne plus passer dans les salles de spectacle ou sur les ondes.

     

    Le bourgeois, l'oligarque, le bien-pensant ayant un bon magot en général et ce d'où qu'il parle déteste la dérision. Il lui préfère la littérature ou l'analyse politique « aux mains jointes ». Celle qui se met à genoux très rapidement, très docilement. Il aime la révérence qu'il pense nécessaire de lui porter. Il est convaincu d'être honorable faut-il avouer, à moins qu'il ne sache très bien être grotesque par ses prétentions insanes qu'il croit légitimes de par les privilèges matériels dont il dispose. Il favorise sa progéniture dans ces idées, l'encourage au masochisme mémoriel, au « citoyen », à adopter quelques alibis « équitables » ou « durables ».

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  • Plus personne ne lit en France

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    ...ou presque.

     

    politique, société, littérature, livre, éducation, lecture en France, amaury watremezOn peut très bien vivre sans la moindre espèce de culture littéraire, c'est un fait. Elle est totalement inutile pour travailler, boire, manger, respirer. Pourquoi d'ailleurs apprendre la langue et les manières de l'utiliser alors que des gestes et des grognements suffiraient amplement ? Pourquoi se fatiguer à étudier la grammaire et la syntaxe pour se hâter de l'oublier sur les réseaux sociaux et dans les SMS ? Cela prend du temps et cela gêne les autres activités maintenant indispensables en 2017. Pourquoi poser son gadget électronique et l'éteindre, ô scandale, pour prendre un livre et le lire en prenant son temps ?

     

    Et pourtant, curieusement ou pas, dans notre société où plus personne ou presque ne lit vraiment ou se soucie de littérature, à l'exception de quelques milieux favorisés, cette carence culturelle engendre des complexes d'infériorité énorme. Rien de plus puissant. C'est comme une petite bille noire brillante nichée au cœur des esprits parfois embrumés des citoyens consommateurs.

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  • La gauche et le réel

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    Notre Dame des landes, société, écologie, politique, gauche, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    A gauche, la seulement sociétale et ce qui reste de la vraie gauche, on pense depuis longtemps dur comme fer que l'on peut décider de réécrire le réel d'un trait de plume. Il suffit de le décider, c'est donc un genre de méthode Coué. De par mon expérience personnelle, elle n'est sûrement pas isolée, j'en doute très fortement. J'ai développé de ce fait une légère misanthropie qui n'est que rarement démentie par un comportement plus humain. Car c'est principalement de cela que nous manquons de plus en plus.

     

    Cela fait des décennies par exemple que l'on évoque à l'église, à l'école, dans les temples, les mosquées, l'accueil de l'autre, l'amour de l'autre et de sa différence et ce quelle que soit la tendance politique. Il n'a pourtant jamais été aussi peu pratiquée, on se rassemble sur le net ou dans la vraie vie en communautés de « mêmes », sur la base parfois de critères extrêmement primaires :

     

    La communauté de ceux qui n'aiment pas les rouquins, la communauté de ceux appréciant le fromage avant le dessert etc...

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  • La droite qui aimait perdre

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    Laurent Wauquiez a été élu président de « Les Républicains » ce dimanche (voir ici). Il l'a été avec une majorité très confortable digne d'un dictateur stalinien. Il est réputé très à droite, on affirme même qu'avec lui c'est la vraie droite qui revient. On va voir ce qu'on va voir mon bon monsieur ! C'est déjà tout vu, sans m'avancer outre mesure, sans avoir aucun donc de voyance, je peux déjà prédire une chose : il perdra en 2022 et sans doute en 2027 quand Christophe Castaner (ou Benjamin Griveaux ! Ou Nemo !) sera élu président de la VIème République, la Vème 2.0, celle de la start-up nation et du Barnum permanent, le nouveau monde quoi ! En un peu plus virtuel que prévu, et réservé à quelques uns...

     

    Car Laurent Wauquiez , avec ses envolées lyriques et presque religieuses de démonstrateur d'appareils ménagers en supermarché ou d'un Elmer Gantry passé à la lessiveuse BFM, comme tous ces prédécesseurs de la droite dite « républicaine » ne veut pas du vote qui rappelle les z-heures les plus sombres de notre histoire confondant la famille Le Pen et les citoyens votant pour elle pour de bonnes raisons et des angoisses bien compréhensibles :

     

    Leur paupérisation galopante, l'insécurité préoccupante (et qui ne serait qu'un sentiment), la montée d'un communautarisme sur la base des pires obscurantismes de l'heure etc...

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  • A l'enterrement des trente glorieuses

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    johnny hallyday, société, trente glorieuses, politique, musique, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    On pouvait croire que les « trente glorieuses » étaient éternelles, qu'elles ne s'arrêteraient jamais complètement. A la télévision, cela faisait des décennies que l'on voyait toujours les mêmes vedettes, les mêmes journalistes, les mêmes éditorialistes, les mêmes présentateurs. Bien sûr ils vieillissaient, grisonnaient des tempes, voire perdaient leurs cheveux, mais ils étaient encore et toujours là ainsi que les chanteuses, les chanteurs, les acteurs, les actrices. Mieux encore, grâce au net, les enfants des « trente glorieuses » pouvaient toujours regarder les feuilletons et spectacles de leur enfance voire même choisir d'y rester coincés.

     

    Ils évoquent le second degré, mais c'est juste le désir de régresser vers la période de leur vie où il n'y avait aucune responsabilité grave, où tout semblait facile.

     

    Il n'y avait que trois chaînes à la télévision. Les artistes que l'on y voyait, les acteurs que l'on regardait dans toujours le même genres de films, faisaient tous partie de la famille. Chacun dans son emploi. Le « baby boomer » avait l'impression de tous les connaître intimement et mieux encore qu'ils se souciaient de lui. Il rigolait de l'accent de Jane Birkin, Gainsbourg était le vieil oncle alcoolo qui faisait des blagues mal élevées mais tellement drôle, Eddy Mitchell ressemblait aux copains de régiment de son père. Et Alain Duhamel s'exprimait déjà comme l'oncle cultivé, un peu ennuyeux, que l'on invitait au réveillon car il avait quand même du pognon...

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  • La question de Jérusalem au cœur du monde actuel

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    jerusalem.jpg

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    J'ai vécu deux ans à Jérusalem, de 1998 à 2000. J'y ai vécu durant une période plus facile, tout étant bien sûr relatif, avant le « mur de séparation » et après « l'Intifadah ». Quand j'y suis arrivé j'avais une idée très nette de la situation entre les deux peuples présents sur cette terre. Quand j'en suis parti, j'étais beaucoup moins catégorique, du moins sur certains points. Celle-ci est infiniment plus complexe qu'on le pense généralement mais dans le même temps finalement assez simple. On ne prend jamais compte de la multiplicité des peuples et des confessions y demeurant, de la multiplicité des chrétiens en particulier. On n'y fait jamais assez preuve d'empathie non plus.

     

    Or, je trouvais que la plupart des pèlerins, des touristes religieux, des nombreux spécialistes ou pseudo-spécialistes qu'ils soient bibliques ou non visitant cette terre en manquaient singulièrement, même pour ceux présents là depuis deux ou trois décennies, à commencer pour les chrétiens locaux.

     

    Le « petit troupeau » chrétien ne se réduit pourtant pas aux catholiques dits « latins » en Terre Sainte. Cependant les chrétiens palestiniens qui ont maintenu vaille que vaille les traditions des premiers temps évangéliques à Jérusalem sont pourtant considérablement méprisés. Et dédaignés. Et oubliés. J'étais effrayé de constater que beaucoup d'expatriés, de volontaires, y compris catholiques, de membres des communautés charismatiques, ne mettaient jamais les pieds à la messe des paroissiens locaux, ne se retrouvant qu'entre eux dans les « paroisses consulaires ». Et quand ces braves gens faisaient « leur » chemin de Croix c'était entre deux rangées de militaires israéliens, pour être tranquilles et conserver cet « entre soi »...

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  • Les deux France irréconciliables et Johnny

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    La mort de Johnny, idole au sens concret du terme visiblement depuis deux ou trois jours, met en valeur l'existence de deux France, deux pays totalement irréconciliables :

     

    Johnny Hallyday, société, musique, politique, amaury watremezCelle très minoritaire dite « de Paris » en province, de ces baudruches de parigots suffisants qui font la leçon à tout le monde, où l'on aime se cultiver, où on lit, où on s'intéresse au théâtre, aux arts, à la culture en général. Rien que des prétentieux, des vaniteux atroces. J'ironise bien entendu, mais je ne dis pas que parmi ces personnes il n'y ait pas de cuistres du tout, mais il n'y a pas que cela. Loin de là.

     

    Et à côté on trouve l'autre France qui englobe tout le tout le reste de la population sans distinction de milieux ou d'opinions.

     

    On n'y lit plus beaucoup, on n'y va plus tellement au concert ou au musée. La culture, on s'en fiche un peu même si on ressent pour cela un peu de culpabilité néanmoins...

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  • Une nécrologie vraiment rock and roll

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    ou le crépuscule des vieux rockers

     

    Johnny-cest-la-France.jpgJohnny Hallyday est mort aujourd'hui des suites d'un cancer contre lequel il luttait depuis longtemps, le lendemain du décès de cette grande coquette de Jean d'Ormesson qui au moins avait défendu Yourcenar. On va lire un peu partout sur les réseaux dits sociaux des « Salut l'artiste » des « RIP' » des hommages hagiographiques des « ahlala il nous manque déjà ». Si la plupart n'avait sans doute pas lu Jean d'Ormesson, tout le monde a entendu au moins une fois une chanson de Johnny, volontairement ou contre son gré...

     

    Johnny c'était le rock adapté pour les émissions des « Carpentier ». Il a été de toutes les modes : à la Elvis, hippie, « cuir » et même il eût sa période « glam ». Je me souviens de l'époque où Johnny à la télé avait les yeux très soulignés de noir comme une vraie petite allumeuse et il était tout en lamé comme Dalida. Il reprenait le plus souvent des titres de chanteurs américains pas encore arrivés jusque chez nous, comme Claude François et la plupart des « yéyés ». Il fit même son « Mad Max » dans un film de Pierre-William Glenn avec « Terminus ». A l'éclosion des « yéyés » et des « copains » les britanniques inventaient entre autres le « northern Soul ».

     

    Johnny ne cassait pas les guitares sur scène, ne pourrissaient pas ses chambres d’hôtel. Il faisait son service, adorait ça. On ne l'aurait pas vu à l'île de Wight, un rassemblement de « tarlouzes »...

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  • Se convertir enfin

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    religions, islam, christianisme, valeurs, politique, amaury watremez

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    La photo ci-contre montre quelques convertis à l'Islam notoires toujours montés en épingle...

     

    Nos évêques de France dans la plupart de leurs diocèses se demandent comment faire pour attirer les « jeunes » ? Car les jeunes désertent les églises une fois les sacrements obligatoires reçus. Et de toutes façons la plupart d'entre eux, pour ceux issus de familles catholiques pratiquantes, ne mettent plus les pieds à l'Église. Ce n'est pas entièrement leur faute il faut avouer. La plupart des prêtres et des catéchistes depuis des décennies serinent sur tous les tons qu'aller à la messe le dimanche n'est pas bien important, qu'en tout cas ce n'est pas le plus important. Ils prêchent une sorte de gentillesse « über alles » bien mièvre, placé sous le patronage du plus petit dénominateur commun.

     

    En gros il convient d'être gentil avec tout le monde et tout ira pour le mieux...

     

    Notons que dans la plupart des rassemblements organisés pour les « jeunes » on trouve surtout d'aimables quinquagénaires qui trainent là leurs neveux ou rejetons réticents bien souvent présents sous la promesse de cadeaux. N'y est jamais promu de spiritualité bien solide de peur de les effrayer alors que paradoxalement c'est ça que les jeunes attendent plus ou moins consciemment.

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  • La vérité sort de la bouche siliconée des bimbos

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    pamela anderson, weinstein, sexualité, sexe, télévision, cinéma, amaury watremez

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    L'actrice Pamela Anderson a créé une polémique monstrueuse aux Etats Unis en affirmant que les victimes de Harvey Weinstein n'avaient pas d'excuses (voir à ce lien). Elle a raison de rappeler qu'en allant seules dans sa chambre où il les invitait et alors qu'il ouvrait en peignoir elles pouvaient avoir une idée claire de ses intentions lubriques. De plus, ainsi qu'elle le rappelle le personnage était connu pour être un queutard de première bourre (si j'ose m'exprimer ainsi). A moins d'être des oies blanches qui ne sont jamais sorties du "couvent des oiseaux" mais personnellement, et je ne crois pas être le seul, j'en doute.

     

    A mon avis, elles ont déjà toutes vues le loup ainsi que disait ma grand-mère...

     

    La vérité sort de la bouche siliconée des "bimbos". Force est de reconnaître qu'elle a raison Pamela. Elles nous prennent pour des idiots toutes ces pauvres choses feignant de se scandaliser d'avoir été accueillies par un satyre. Et tant que leur carrière marchait bien, elles se sont bien gardées d'évoquer tous ces moments tellement dégradants à leurs yeux pourtant. Le pire là-dedans est que la plupart sont issues d'un milieu ultra-favorisé, en particulier Léa Seydoux ou Marion Cotillard.  

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  • Le retour des sorciers

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    spiritualité, politique, société, religions, amaury watremezDans la nuit des temps, les premiers hommes lorsqu'ils enterraient leur mort se sont rapidement posé la question de ce qui pouvait éventuellement advenir ensuite. Quand ils levaient les yeux et observaient les étoiles au loin, ils se posaient même la question du sens de leur existence. N'étaient-ils donc que des primates un peu plus évolués voués à chercher uniquement à survivre par tous les moyens y compris les pires ? Ou leurs vies malgré l'absurdité de la mort avait-elle un but ?

     

    Dans les temps les plus difficiles, ils croyaient en des dieux barbares, violents et injustes, on leur offrait des sacrifices somptueux pour les apaiser, un peu.

     

    Un tout petit peuple a un jour affirmé qu'il n'y avait qu'un Dieu et qu'il voulait le bonheur des hommes, et non leur mort. Ils ont évoqué des commandements qui sont toujours les fondements de nos lois, et de ce qui reste de nos tabous. Plus tard un homme issu de cette minuscule nation a prêché l'amour universel, une loi de l'intelligence et de l'altérité contre la sottise et la haine, l'équité, la paix, la justice. Il a souvent été bien mal compris mais c'est souvent grâce à ce qu'il disait que les sociétés ont avancé pour protéger les plus faibles.

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