Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

amaury watremez - Page 5

  • Arsène, un grand monsieur

    Imprimer Pin it!

    A propos de « Arsène Lupin une vie » aux éditions Hélios par Xavier Mauméjean ( voir à ce lien )

     

    lupin.jpgcouverture empruntée ici

     

    Je ne suis pas très objectif en lisant cette biographie historique, historique car chacun sait que Lupin était un personnage historique tout ce qu'il y a de plus réel. Dans ce livre il est confronté à d'autres personnages tout aussi historiques que lui comme Sherlock Holmes, Hercule Poirot ou l'aventurier anglais Raffles. Que je n'attende pas plus pour le dire, comme beaucoup d'enfants des années 70 qui regardait le feuilleton avec Georges Descrières (de la comédie française !) Lupin est le héros de mon enfance, je l'ai toujours préféré à tous les autres héros. Je voulais parler comme lui, alterner le registre très soutenu puis soudain mettre les pieds dans le plat de la bienséance avec un ou deux mots d'argomuche bien placés.

     

    Car si Arsène rend la plupart du temps la justice, allant jusqu'à tutoyer les grands de ce monde avec gouaille et insolence, il se fiche complètement de respecter la morale commune et les lieux communs des bons bourgeois. Il les envoie promener avec finesse et ironie. Il déteste la fatuité, les vanités...

    Lire la suite

  • Une certaine petite bergère...

    Imprimer Pin it!

    politique, sociéte, jeanne d'arc, orléans, catholiqkues, amaury watremezA Orléans pour célébrer sainte Jeanne d'Arc cette année, l'organisme chargé d'organiser les fêtes en son honneur a choisi cette année une jeune femme métisse, bonne catholique et méritante, capable d'altérité : Mathilde Edey Gamassou. Que je sois bien claire, sa couleur de peau n'a aucune espèce d'importance dans ce que je vais écrire, et elle n'est responsable en rien des confusions des uns ou des autres autour de son choix. Mais que l'on ne nous fasse pas croire qu'elle n'a pas été choisie car métisse alors que c'est précisément pour cela qu'elle est censée incarner Jeanne cette année...

     

    C'est une célébration de ce que beaucoup, dont l'auteur de cet article (voir à ce lien), nomment les valeurs que Jeanne représente : le sens de l'autre, le sens du service, le courage, le dévouement...

     

    C'est une Jeanne très intellectualisée que voilà, une Jeanne schématique coupée de sa réalité historique, une Jeanne ripolinée, aseptisée. Alors oui, pour représenter cette Jeanne, cette jeune femme est somme toute parfaite comme symbole, seulement voilà :

    Lire la suite

  • Le mètre étalon du politiquement correct depuis plus de quarante ans

    Imprimer Pin it!

    jean-marie le pen, front national, société, politique, amaury watremezJean-Marie le Pen sort ses mémoires (voir à ce lien). Les journalistes en ont révélé quelques bonnes feuilles en feignant d'être surpris par leur contenu. Comment ? Quoi ? Le Pen est de droite ? Il est anti-gaulliste ? Il ne dit pas de mal de Pétain ? Il réhabilite sa figure ? Il a encore de la nostalgie pour « l'Algérie française » ? A une époque où il est de bon ton d'afficher son masochisme mémoriel constant, de s'autoflageller sans cesse sur notre histoire, que les enfants des enfants des enfants des français de 40 supposés tous collabos expient encore les « crimes » de leurs aînés, évidemment ça fait tâche.

     

    Et en déboulonnant la statue du commandeur de la Vème République, celle de mongénéral, alors que tout le monde actuellement se prétend gaulliste, c'est un genre de cerise sur le gâteau....

    Lire la suite

  • La gérontophilie des pauvres petites choses

    Imprimer Pin it!

    femmes, féminisme, laeticia hallyday, société, politique, sexe, amaury watremezC'est un fait entendu depuis le début de l'affaire Weinstein, les femmes sont toutes de pauvres petites choses soumises à des hommes qui seraient tous des maniaques en puissance. Caroline de Haas n'a rien vu quand elle travaillait à l'UNEF de toutes les atteintes au femmes, terrorisée on n'en doute pas par les mâles (voir à ce lien). Ainsi, Laeticia Hallyday est une pauvre petite chose victime de la méchanceté des gens qui suggèrent qu'elles en avaient surtout après le magot de son mari maintenant décédé. Toute sa famille est aux postes clés de la gestion du patrimoine du chanteur, même sa mère, sans doute « femme de paille » pour d'autres.

     

    Ce n'est pas moi qui le dit mais un journaliste, sans doute une mauvaise langue, un mauvais esprit... (voir ici).

     

    Je trouve ça très drôle pour ma part que les féministes relaient constamment cette image de la jeune femme en détresse forcément et ne valorisent pas des figures plus fortes comme Yourcenar. Non, les femmes sont des victimes, forcément.

    Lire la suite

  • Les Dalton se rachètent, remake islamiste

    Imprimer Pin it!

    Rappelez vous ce vieil album de Lucky Luke (voir à ce lien)....

     

    islamisme, jawwad, société, lâcheté, politique, amaury watremezUn sénateur idéaliste mais hors de toute réalité sociale imagine qu'on puisse laisser à des criminels endurcis la possibilité de se racheter, de se rédimer. Et pour cela, il choisit les Dalton que Lucky Luke doit surveiller et aider pendant un mois de test. Les bandits décident de jouer la comédie de l’honnêteté et de faire semblant pour pouvoir mieux s'échapper ensuite et tuer leur vieil ennemi. Au début ils effraient considérablement la population qui mise au courant de l'expérience se comporte lâchement et mesquinement avec les quatre frères.

     

    Une foule se comporte toujours ainsi quand elle a le dessus par le nombre. Je soupçonne Goscinny d'être un petit peu misanthrope par endroits...

     

    Quand ceux-ci sauvent la ville de quatre truands minables les imitant, les voilà intégrés à la société. Mais jouant toujours la comédie, se dissimulant le soir pour s’entraîner au tir. Ils deviennent des modèles de vertu aux yeux de toute la population. Mais finalement c'est aussi que celle-ci est toujours aussi veule, ne cherchant au fond que sa tranquillité et son petit confort. Si on se comporte très gentiment avec des « desperados » qui dit qu'un jour ils ne seront pas très très gentils à leur tour par imitation ?

    Lire la suite

  • Les fonctionnaires façon puzzle

    Imprimer Pin it!

    fonctionnaires, société, politique, amaury watremez, castanerChristophe Castaner, le délégué général de "La République En Marche", alias "la voix de son maître" l'a dit concernant la réforme de la fonction publique, en particulier l'enseignement, et des statuts assimilés, dont la SNCF : "Rien n'est tabou". Et il insiste bien encore aujourd'hui mettant en exergue la non rentabilité de ces services publics qu'il "faudra être courageux" (tout à l'heure sur RTL). Cela implique donc une casse en profondeur desdits services sous prétexte de diminution de leurs déficits, ou de générer plus d'efficacité, ainsi concernant la réforme des lycées en cours (voir à ce lien). Je n'évoque même pas l'annihilation progressive du système hospitalier public...

     

    Le but en est de répondre efficacement aux critères de convergence budgétaires européens, de mettre en place en toute conscience et sans aucuns scrupules une société hyper-élitiste, bien séparée entre très riches et précaires.

    Lire la suite

  • Saint Valentin politique

    Imprimer Pin it!

    saintvalentin.jpgJ'ai passé une bonne partie de ma journée d'hier, la saint Valentin, en galante compagnie. J'étais en effet de par mes obligations professionnelles à échanger -toute une après-midi- avec une jeune femme dont les opinions étaient strictement à l'inverse des miennes. J'étais même, je peux le dire, avec une gardienne du temple tout ce qu'il y a de plus orthodoxe, tout ce qu'il y a de plus dure. Je commis plusieurs gaffes, bien malgré moi, tu me connais ami lecteur, et malheureusement pour moi cela ne se termina pas aussi romantiquement que cela aurait pu.

     

    Certes, pour être tout à fait de bonne foi, considérant les diverses névroses dont cette pauvre femme semblait atteinte, je dois avouer bien sincèrement que je n'avais pas d'intentions libidineuses ou sentimentales avec elle...

    Lire la suite

  • Karnaval

    Imprimer Pin it!

    carnaval de dunkerque,société,carnaval,humour,politique,amaury watremezLa tradition du Carnaval, du Charivari, du Tohu bohu, remonte au Moyen Age. C'était une période où tout était inversé, les rapports entre les hommes, les femmes, les rapports de pouvoir, les riches laissaient entrer les mendiants, les prêtres étaient raillés, le blanc devenait le noir et inversement. C'était un joyeux bazar. Il y a encore quelques années les adolescents, les écoliers se déguisaient et défilaient en ville arrosant généreusement les bourgeois qu'ils croisaient, qui n'osaient pas répliquer quoi que ce soit ou en appeler aux forces de l'ordre.

     

    Votre serviteur, mézigue l'auteur de ces lignes, l'a fait quand il était lycéen, il adorait ces journées où l'indocilité devenait la norme pour une fois...

     

    Depuis quelques temps, cette joyeuse coutume s'est plus ou moins perdue au profit de Halloween, en partie, car même dans ce dernier cas on ne se déguise plus tellement pour s'amuser au XXIème siècle. Et l'on pourrait croire aussi que le goût de l'irrévérence a été abandonné en route.L'époque actuelle serait même on ne peut plus révérencieuse, s’aplatissant devant ceux ne le méritant aucunement. Les nantis, les donneurs de leçon ayant sans doute des problèmes de foie, les bourgeois pédagogues ont donc repris du poil de la bête. Ils se pensent vainqueurs...

     

    Et n'importe quel imbécile par le miracle technique des réseaux sociaux de réclamer le respect qu'il estime indispensable pour ses raisonnements abscons (on le comprend, au fond il sait très bien qu'il est stupide), et de judiciariser ou menacer de le faire dés qu'il ne l'obtient pas, de faire planer sur tout et n'importe quoi leur pénible esprit de sérieux...

    Lire la suite

  • De l'abbé Bethléem aux bourgeois pédagogues

    Imprimer Pin it!

    littérature, bibliothèque, société, censure, bêtise, culture, amaury watremezL'abbé Bethléem était cette figure pittoresque de prêtre de choc qui pendant plusieurs décennies pensait expurger la littérature de tout ce qui était mauvais pour le peuple (voir à ce lien). Il s'est systématiquement trompé sur le talent des auteurs qu'il censurait, y compris les catholiques, et portait aux nues une littérature toute en exemplarité sans couleur, sans saveur, sans odeur. Il était un genre de boussole à l'envers, de celles indiquant toujours le Sud. Il était sincèrement persuadé de faire le Bien en évitant aux âmes de se pervertir. On ne peut véritablement l'en blâmer après tout.

     

    Parfois certaines voies sont pavées de bonnes intentions dit-on.

     

    Il est de ces personnages permettant aux bien-pensants d'évoquer l'ordre moral d'antan, un ordre noir réputé arbitraire et insupportable. Il était un Don Camillo "réac" en somme. Ledit ordre noir était pourtant tout relatif ainsi que le rappelait Marcel Aymé dans un texte sur la libération sexuelle, les enfants et les grandes personnes, y compris à Paris, avaient quotidiennement tout autour d'eux des animaux, animaux de trait, de labours, chevaux, s'ébattant librement voir se reproduisant sous leurs yeux. Ils avaient des leçons de chose -de "la" chose- en vrai. Le joug moralisateur était donc tout relatif.

    Lire la suite

  • Témoigner de sa foi catholique en 2018

    Imprimer Pin it!

    Foi, catholiques, église catholique, société, politique, religions, amaury watremezLorsque l'on évoque la Foi chrétienne, en particulier catholique, en 2018, la plupart du temps votre interlocuteur soit condescendant soit carrément hostile vous répond que la Foi n'est pas un concept rationnel et que toute croyance relève de la superstition. Cette réponse est stupide puisque la Foi, par définition, ne relève pas de la rationnalité, sinon cela ne s'appellerait pas ainsi Notre société se croit beaucoup plus raisonnable. Elle a inventé le Smartphone, cet outil censé développer les communications et utilisé pour surtout les éviter, et l'on n'a jamais autant vu de pseudo-coachs de vie mélanger tout et son contraire dans ce qui reste des spiritualités, sans parler des horoscopes dans la plupart des journaux.

     

    Je dis bien, lorsque l'on évoque la Foi chrétienne car lorsqu'un musulman ou un juif, ou un bouddhiste, évoque ce en quoi il croit, cela devient soudainement beaucoup plus respectable. Étonnant, non ?

     

    Dans le meilleur des cas, l'interlocuteur répliquera qu'il respecte les croyants mais pas les dogmes et pas toutes leurs croyances et qu'il refuse qu'on lui impose des valeurs ou quoi que ce soit. Notons que le simple fait d'en parler est vécu comme totalement arbitraire et insupportable, comme l'obliger à y croire. Il faut dire que la Foi, comme tout idéal de vie, implique des devoirs envers les autres, une morale. Pour couper court à toute argumentation mesurée, on n'oubliera pas de renvoyer le chrétien à l'Inquisition, aux cathares, aux "dragonnades" comme si tous les catholiques, y compris ceux de maintenant devaient encore et toujours porter la faute de leurs ancêtres.

    Lire la suite

  • Les gros sabots du rapport Bergé

    Imprimer Pin it!

    citoyenneté, société, éducation, école, politique, bergé, descamps, profs, amaury watremez Aurore Bergé, député LREM, et Béatrice Descamps, UDI ont toutes deux rendu des recommandations sur ce que devraient être selon elles les rapports des enseignants avec les parents (voir à ce lien). Rappelons pour situer son niveau culturel que madame Bergé a déjà fait parler d'elle par sa comparaison entre l'enterrement de Johnny et les funérailles de Victor Hugo. Elle reproche donc aux profs, ainsi que sa co-rapporteuse, d'être déconnectés des enfants et de leurs géniteurs, et de la société en général. Comme à l'habitude quand il s'agit d'évoquer l'Education Nationale quelques vérités sont entremêlées avec quelques énormités déjà lues ailleurs.

     

    Avec ce qu'elles écrivent, elles jouent sur du velours, dans une société où les salariés du privé sont de plus en plus précarisés, les fonctionnaires sont perçus comme des chanceux, des gâtés. Quand le gouvernement suggère de les payer au mérite il flatte le bon peuple dans le sens du poil. Il faut que les fonctionnaires, à commencer par les profs, "y faut qu'y soyent comme tout le monde ma bonn'madame Michu".

    Lire la suite

  • Charles Maurras et « Che » Guevara

    Imprimer Pin it!

    maurras.jpgMadame la sémillante ministre de la Kultur, Françoise Nyssen (on devrait toujours se méfier des « vegans » qui ne boivent pas de vin) vient de le faire annoncer par ses services, Maurras, auteur de « l'Avenir de l'intelligence », académicien français, laudateur du Félibrige, ne sera pas des célébrations officielles de son ministère en 2018. Vous me direz, on s'en fiche un peu, il n'y a pas besoin d'autorisation officielle pour lire cet auteur (voir à ce lien).

     

    Et on continuera de le lire après...

     

    Madame Nyssen semble considérer tout comme les associations de curés laïcs ayant demandé cet anathème que les français sont trop bêtes pour faire la part des choses dans l'œuvre d'un auteur entre ses haines et ce qu'il apporta véritablement à la culture. C'est comme si lire Céline impliquait de devenir judéophobe, comme si tourner les pages des écrits de combat de Bernanos supposait de tourner catholique ardent, comme si se plonger dans le « Lolita » de Nabokov signifiait devenir pédophile sans autre forme de procès.

     

    Dans le même temps, la maire de Paris, Anne Hidalgo, à l'engagement très proche de celui de madame la ministre croit bon de célébrer la figure de Ernesto « Che » Guevara dont une exposition raconte en ce moment la vie, de manière très édulcorée à Paris (voir à ce lien). Rappelons que loin, très loin d'être une figure romantique et sans tâches, le « Che » dont le visage orne encore trop de ticheurtes et de « mugs » était un salopard absolu capable de toutes les exactions au nom de l'idéologique qu'il prétendait défendre.

    Lire la suite

  • Un homme debout

    Imprimer Pin it!

    à propos de « une très légère oscillation » de Sylvain Tesson aux éditions des équateurs (voir à ce lien)

     

    littérature, société, livre, journal, amaury watremezIl y a des hommes qui n'ont plus goût à l'être vraiment. Ils se contentent de ce qu'ils sont, de ce qu'ils font. Tout ce qu'ils désirent, c'est continuer à consommer et vivre chichement sur le plan spirituel et intellectuel. Ils demeurent dans l'allégeance aux conformismes. Ils sont satisfaits, ce qu'ils pensent être de la sagesse. Et puis il existe encore quelques êtres humains comme Sylvain Tesson. Perpétuels insatisfaits devant la médiocrité assumée de cette société, la haine, la sottise, ils ne se résignent pas à leur domination, à leur joug. Pire encore aux yeux de notre monde, ils recherchent continuellement le dépassement personnel de leurs limites.

     

    Quitte pour cela à prendre des risques fous...

     

    Ces êtres d'une autre pâte que les autres se souviennent que Dieu vomit les tièdes ainsi que le rappelle souvent Bernanos, auteur souvent cité par Sylvain Tesson ce qui me le rend d'autant plus sympathique. J'ai cru trouver en lui un « compagnon d'armes » en quelque sorte, de ce que le « Grand d'Espagne » évoqué ci-dessus appelle la « communion des saints ».

     

    Quand je parle de dépassement, il ne s'agit pas seulement de l'exploit sportif qui fera du bruit médiatique quelques temps et puis sera oublié mais de celui poussant à sublimer ses souffrances, ses handicaps pour atteindre un autre palier dans l'humanité. Cela fait longtemps déjà qu'il écrit, s'indigne, se passionne pour ses frères humains mais le 20 août 2014 lui est arrivé un accident qui lui a fait prendre conscience de l'urgence de faire quelque chose de son existence. Comme nous tous, il lui a fallu une catastrophe pour ne plus vivre sur le fil, dans une irresponsabilité d'adolescent légèrement suicidaire.

    Lire la suite

  • Dis Maman c'était quoi être un homme ?

    Imprimer Pin it!

    ecto.jpgUn petit texte sur un cauchemar matriarcal, un rêve de féministes

    A ce lien sur "Mauvaise Nouvelle"

     

    Je n'ai fait qu'extrapoler ce qu'elles préconisent...

     

    illustration empruntée ici

     

    ça pourrait même être le début d'un roman...

  • Pour quelques pots de Nutella

    Imprimer Pin it!

    inspiré de ce fait divers (voir à ce lien)

     

    société, politique, consommation, nutella, amaury watremezJe suis agent de sécurité du centre commercial « les trois violettes ». C'est un bien chouette métier que celui-là. Je suis comme le shérif d'une petite ville bien vivante, parfois turbulente. On en a vu des choses si vous saviez. Des voleurs à la tire, des kleptomanes, des grandes dames piquant dans les rayons. Quand on les arrête elles protestent, elles ont de ces grands airs, « ouaip », des comédiennes. Je ne suis jamais dupes même quand elles se mettent à pleurnicher.

     

    Mais je les aime bien, ça me fait de la distraction dans mon petit réduit où que je les emmène. Leur parfum reste longtemps après, entêtant, ça me donne l'impression que j'ai plein d'amoureuses.

     

    Pourtant dans toute ma chienne de vie, rien ne m'avait préparé à ce que j'ai vécu pendant les foutues soldes du Nutella...

    Lire la suite

  • Paris crado

    Imprimer Pin it!

    rats, paris, société, politique, hygiène, amaury watremezDepuis quelques jours circulent sur le net des vidéos de rats dans Paris, des images proprement (si j'ose dire) effrayantes filmées par un éboueur parisien (voir à ce lien). Ces petites bêtes sont porteurs de maladies, d'infections diverses et variées et ils rappellent des heures sombres, des épidémies tragiques telle la Peste Noire. Les rats sont revenus dans la « ville lumière » et avec eux des problèmes d'hygiène que l'on croyait oubliés depuis belle lurette. A quand le retour de la tuberculose et du choléra ?

     

    Il faut dire que Paris est sale, de plus en plus dégoûtant, et que ce n'est pas seulement la faute de l'administration municipale actuelle mais un autre symptôme d'une société malade, la nôtre.

     

    Le sentiment de faire société d'ailleurs n'existe plus, c'est le règne du « moi d'abord » et les autres après. Le civisme n'est qu'une posture pour quelques bobos, la citoyenneté est considérée comme ringarde. Et l'on s'étonne que l'hygiène soit tellement déplorable que des rats reviennent dans la capitale ?

    Lire la suite

  • Naïvetés réacs

    Imprimer Pin it!

    politique, réacs, société, droite, amaury watremezIl y a en ce moment une thèse circulant sur le net chez les pseudo-réacs et assimilés qui vaut son pesant de cacahuètes. Elle surprend, elle effare, elle fait rire jaune. Macron en réalité serait des leurs, il y aurait des signes qui bien que très superficiels ne trompent pas. Il faut lire de leurs analyses se voulant savantes décryptant ses gestes et discours. Ont-ils compris que le président est un orfèvre en matière de communication ? Sa femme a été attachée de presse et il maîtrise parfaitement l'art oratoire.

     

    Il sait donc très bien faire passer des vessies pour des lanternes, être mousse et pampre et faire avaler des couleuvres grosses comme un bras aux français...

     

    Les réacs ou assimilés se sont il est vrai très souvent distingués par leur profonde « naïveté » autour de certains personnages historiques, entre autres De Gaulle. Rappelons que de nos jours, dans notre société l'on est « réac » à partir du moment où l'on s'affirme même timidement de droite ou catholique plutôt traditionnel. Ce qui n'est pas être réactionnaire. Je songe également à « la marche pour la vie » où on se dit « apolitique » affolés que les médias peuvent les assimiler à la droite...

    Lire la suite

  • Psychanalyses littéraires

    Imprimer Pin it!

    à propos de « Play Boy » chez Stock par Constance Debré

     

    constance debré, sexe, homosexualité, politique, société, amaury watremezson portrait sur le site de « Libération » à ce lien

     

    Constance Debré, fille d'un des fils Debré, petite-fille d'un des rédacteurs de la constitution de la Vème République publie un roman « Play boy » chez Stock sur son changement de vie radical depuis quelques années. Auparavant avocate d'affaires, puis d'audience, mariée pendant vingt ans, dans le bain politique depuis sa plus tendre enfance, elle a choisi de vivre des aventures homosexuelles et de vivre de sa plume. De temps en temps elle plaide encore quand l'écriture ne suffit pas à la faire vivre. De droite selon son expression « par atavisme familial », sans véritable raisonnement politique réfléchi personnel elle écrit les discours de Bernard Accoyer et d'autres un temps...

     

    Elle vit depuis quelques temps dans une chambre de bonne du quartier latin...

     

    « Play Boy » n'est pas son premier livre, mais c'est le plus personnel et le plus cru. Elle y évoque sans fard les femmes qu'elle séduit depuis quelques temps car le « play boy » c'est elle...

    Lire la suite

  • Génération « j'ai le droit »

    Imprimer Pin it!

    à propos de « Génération « J'ai le droit » » de Barbara Lefèbvre à paraître le 17 janvier 2018 chez Albin Michel (reçu en SP), site de l'éditeur

     

    génération 'j'ai le droit", société, politique, amaury watremezL'auteure, professionnelle de l'Éducation Nationale, a écrit ce livre sur la faillite de l'éducation en 2018, celle dispensée par les parents, celle des institutions. Ce n'est pas un livre écrit par une « vieille » qui attaquerait les « jeunes », ces jeunes seraient plutôt dans l'histoire des victimes de l'irresponsabilité des adultes, de l'égoïsme profond de leurs géniteurs (et de leur bêtise) à de rares exceptions près bien entendu. Ce phénomène touche tous les milieux, toutes les origines, tous les religions.

     

    Aucun n'en a l'exclusive, aucun n'est épargné ainsi que dans « les animaux malades de la peste » de Jean de la Fontaine...

     

    Il touche adultes et enfants et adolescents, là encore personne n'en a l'apanage. Au nom de leur phrase fétiche « j'ai le droit » invoquée à tort et à travers, l'intérêt particulier, le narcissisme, les désirs primaires d'un individu deviennent beaucoup plus importants que l'intérêt collectif et le Bien Commun. Et finalement le tout mène au nihilisme, un nihilisme qui n'est plus celui de Schopenhauer, un nihilisme parfaitement égocentrique, d'un égocentrisme chimiquement pur. Et aussi cela entraîne le délitement du tissu social, la désagrégation du lien national et institutionnel, le rejet de toutes les anciennes solidarités...

    Lire la suite

  • La politique sans risques (entre soi)

    Imprimer Pin it!

    politique, littérature, société, flaubert, amaury watremezDans « l'Éducation sentimentale » Gustave Flaubert décrit déjà très bien des figures que l'on trouve encore maintenant dans les milieux politiques. Ce sont les mêmes de Frédéric Moreau à Deslauriers, du petit bourgeois un peu trop romantique à l'ouvrier trop idéaliste qui seul pâtira des conséquences de ses actes, sans oublier les jeunes femmes gravitant autour des politiques, des révolutionnaires comme Dussardier ou Sénécal, des journalistes. Des cœurs à prendre du même milieu social, émues par les emballements surtout romanesques de leurs amants qui retourneront tous au conformisme social une fois les diplômes acquis. Ainsi qu'à la fortune.

     

    Et elles savent aussi très bien que ces hommes s'enrichiront insolemment plus tard ce qui ;leur assurera la sécurité matérielle...

     

    C'était déjà la politique sans risques « entre soi ». De la gauche à la droite finalement c'était le même milieu social, la même consanguinité de milieux, le vrai clivage n'étant déjà qu'entre les nantis et les autres. Les nantis jouaient déjà plus ou moins sincèrement la comédie de l'affrontement, de la dichotomie mais cela ne trompait personne. Depuis, ils n'ont guère changé. C'est toujours la même comédie à la fois sinistre et grotesque, une comédie des égos (démesurés), des mesquineries, des petites vengeances, des névroses de pauvres petits enfants riches.

    Lire la suite

  • La politesse c'est pas ringard

    Imprimer Pin it!

    politesse, société, politique, art de vivre, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Prenant le train de banlieue ce matin je vois encore comme tous les matins blêmes :

     

    Une dame d'un certain âge bâillant à s'en décrocher la mâchoire...

     

    Un jeune homme qui écoute de la musique à se rendre sourd dans ses écouteurs sans se soucier de ses voisins...

     

    Un type gardant les pieds sur le siège devant lui apparemment sans se rendre compte qu'il bloque le passage aux autres voyageurs...

     

    Un monsieur ayant déposé son sac sur deux sièges à côté de lui, se fichant visiblement de bloquer trois places...

     

    Ils étaient tous de milieux différents, aucune exclusive...

    Lire la suite

  • De Tous Charlie à Tous Charlie mais...

    Imprimer Pin it!

    Charlie Hebdo, massacre 7 janvier 2015, société, islam, islamisme, société, politique, amaury watremez

    Aussi sur Agoravox

     

    Il était une fois un journal qui n'avait plus rien à voir avec le brulot anarchiste fondé par Choron et Cavanna dans les années 70. On y étrillait toujours les mêmes cibles cependant :

     

    la police et l'armée, l'église, sans craindre grand chose.

     

    De temps à autres on faisait bien une petite blague sur les juifs et les musulmans pour montrer que l'on attaquait tout le monde mais avec précaution. Les ténors du journal, cautions « historiques » de sa refondation en 1992, vieillissaient doucement, nourrissant leurs obsessions alors qu'ils étaient au fond devenus ce qu'ils détestaient quand ils étaient jeunes, à savoir des bourgeois installés. Ils avaient été rejoints par de jeunes dessinateurs les idolâtrant, ils jouaient les grands anciens tellement sages, experts libertaires en caricature...

     

    Ne comprenant pas ce qu'est l'Islam, ce qu'il représente actuellement, ils ont publié les fameuses caricatures de Mahomet sans avoir conscience des risques encourus. Ils se sont dits que les musulmans se comporteraient comme ces bon vieux catholiques terrorisés-terrifiés pour la plupart par la peur de passer pour réacs. Ils ont assorti les fameuses caricatures de dessins de leur cru tournant en dérision les réactions des fanatiques islamistes, les ridiculisant. Et cela les fous de Dieu n'aiment pas. Comme leur radicalité religieuse est souvent assortie d'un manque total de confiance dans leur masculinité, ils se sont sentis profondément blessés là aussi.

    Lire la suite

  • Les puissants s'affolent (et ce n'est pas une « fake news »)

    Imprimer Pin it!

    fake news, président macron, nyssen, presse, médias, politique, société, amaury watremezLe président Macron veut mettre en place une loi contre les « fake news » (voir à ce lien). Sa ministre de la culture cette chère madame Nyssen prétend même un peu légèrement à mon avis que c'est pour mieux préserver la liberté d'expression. Donc brider celle-ci c'est l'étendre ? « La vérité c'est le mensonge » ?. Il convient de se demander ce que c'est qu'une « fake news ». On se demande d'ailleurs pourquoi un « littéraire » comme Jupiter ne parle pas de mensonges ou de bobards ? Cette mode des anglicismes est très années 80, elle naît d'un désir de faire moderne, de faire jeune.

     

    Une « fake news » c'est tout ce qui contredit en général la bonne parole libérale libertaire, la doxa bien pensante, tout ce qui mettrait en lumière l'hypocrisie des nantis, ce que l'on appelle pudiquement la France qui va bien. Ils ont cru depuis quelques années faire bonne figure en adoptant quelques postures « citoyennes » ou « civiques ». Une opinion émise sur un site de droite est donc forcément une « fake news », y compris quand elle est enrobée des précautions d'usage que les éditorialistes dits politiquement incorrects croient bon d'enrober leur discours. Un discours s'opposant à celui qui fait de la mondialisation à toute force l'utopie ultime est une « fake news » etc...

    Lire la suite

  • Hommage à la Catalogne

    Imprimer Pin it!

    plage.jpg

    Avec le titre, je rappelle aux lecteurs ayant subi plusieurs réformes de l'enseignement des Lettres que je fais mon intéressant avec une petite allusion à un livre de Georges Orwell..

     

    Ces derniers temps il a beaucoup été question de la Catalogne dans les médias français suite aux deux référendums sur l'indépendance de cette province espagnole. Comme d'habitude on a entendu beaucoup de sottises proférées par nos spécialistes distingués et grands esprits assermentés. Les catalans ne voudraient pas partager leurs richesses, les catalans à l'inverse devraient être indépendants du fait du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes alors qu'au fond, personne ne sait très bien de quoi il est question quand on évoque cette question, à savoir un « pan-catalonisme » qui ressusciterait en quelque sorte le vieux royaume d'Aragon. Mais les autres régions que les indépendantistes catalans voudraient rattacher à cette grande Catalogne ne sont évidemment pas d'accord du tout...

     

    Pour les catalans ne désirant pas l'indépendance cela ne signifie pas pour autant de renoncer à une identité très forte et aimée, et profondément enracinée. Le visiteur attentif est également heureusement surpris de cette connaissance intime que tous paraisse avoir de leurs grands hommes, de leur histoire commune.

     

    rambblas.JPGCependant, quand un français se rend dans un pays du Sud de l'Europe, il aura souvent tendance à faire preuve d'un peu de condescendance consciente ou non. Au Sud, il fait beau tout le temps, on boit frais à l'ombre des parasols et on mange pleins de plats épicés en s'en mettant plein les doigts. On a envie de faire l'amour tranquillement avec la bruit de la mer en fond sonore. Les femmes y sont belles et court vêtues, et faciles. Au Sud, pour un français se sentant quand même supérieur, on travaille quand on a le temps et on fait la sieste dés que l'on peut car on y serait un peu fainéant. La chaleur rend languide et un peu apathique, et il y a toutes ces maison couleur pastel qui sont autant de cartes postales...

    Lire la suite

  • Ils sont pas méchants ils veulent jouer

    Imprimer Pin it!

    politique, société, cités sensibles, ZEP? France, saint sylvestre, nuit, amaury watremez

    Aussi sur Agoravox

     

    1031 voitures incendiées en France la nuit du Nouvel An (voir à ce lien). Tout le monde a l'air de trouver ça normal, de ne pas s'en formaliser. « C'est comme ça que voulez-vous... ». On attend juste le chiffre le matin du 1er janvier. Le pire là-dedans est que ce sont des personnes aussi précaires socialement que les incendiaires qui en sont victimes. 1031 est le chiffre que le ministère avoue, on peut donc penser que c'est plus...

     

    Mais ce n'est pas bien grave pour nos responsables et journalistes graves et compassés et progressistes distingués, ces jeunes ils sont pas méchants, ils veulent jouer....

     

    Une jeune policière a été lynchée à Champigny alors qu'intervenant dans une cité sensible. Elle a été frappée à terre de nombreux coups (à terre précisons le encore une fois, voir à ce lien). C'est de la barbarie, ni plus, ni moins. Il n'y a aucune excuse à un tel déchainement de violence aussi lâche. Il n'y a pas de circonvolutions de langage à avoir, il serait temps d'être clair. Et aussi contre tous les salopards s'en réjouissant sur les réseaux sociaux...

    Lire la suite

  • Rire de la tragédie

    Imprimer Pin it!

    à propos de « la Comédie à l'italienne » de Enrico Giacovelli paru chez Gremese

     

    (un extrait de "mes chers amis" et la bande annonce américaine de "le Pigeon"' en illustrations)

     

    cinéma, italie, société, dérision, amaury watremezDans le cinéma italien, il y a la grosse comédie bien lourdaude, bien grotesque qui au moins avait le mérite de n'avoir aucune prétention. Les italiens l'appelaient « italiote ». Et il y a eu des années 60 aux années 80 un âge d'or de la comédie plus grave, plus mature aussi. Il vint après les films « téléphones blancs » des années fascistes, se déroulant tous dans des environnements de rêve le plus irréalistes possibles, après les pitreries des comiques plus traditionnels des années 30 et découle en grande partie du néo-réalisme rose, ces films évoquant la pauvreté mais idéalisée, sans jamais montrer les ravages qu'elle implique.

     

    Dans ces comédies à l'italienne dans ces grandes années on riait de choses sérieuses, du tragique et de l'absurde de l'existence. On y moquait la bêtise du mode de vie née dans ces tristes années consistant à consommer tout ce qui passe à portée de la main, choses et êtres. Certains réalisateurs utilisaient pour cela le genre du film à sketchs, donnant à la nouvelle une gloire cinématographique s'inspirant d'auteurs contemporains tel Dino Buzzati ou Italo Calvino.

     

    Ce genre de films ne prenait pas le spectateur pour un demeuré, on le croyait capable de réfléchir par lui-même. Illusion bien entendu. L'homme moderne adore qu'on réfléchisse à sa place.

    Lire la suite

  • Revisitons

    Imprimer Pin it!

    politique,société,bourgeois,prétentions,bourgeois pédagogues,politique,amaury watremez

    Dernière note de l'année !

     

    Tout à l'heure, me promenant dans Montmartre j'ai voulu m'acheter deux croissants, deux malheureux croissants bien traditionnels car il fut un temps où rien n'égalait la croissanterie parisienne. Les croissants étaient en fait des « foccacia » revisitées, les gâteaux tous pareils étrangement étaient tous des classiques de la pâtisserie également revisités.

     

    Devant moi un jeune couple de CSP ++ visiblement faisait des mines en questionnant la boulangère qui les considérait d'un œil morne sur le « sourçage » des produits de la boulangerie et aussi sur les preuves de l'absence de glutamate dans les gourmandises sous leurs yeux...

     

    ...derrière moi des parisiens moins frelatés s'agaçaient de devoir attendre le bon vouloir des deux jouvenceaux.

    Lire la suite

  • Noël j'oublie tout

    Imprimer Pin it!

    société, politique, religions, christianisme, noel, amaury watremezC'est Noël on oublie tout

    C'est Noël les criminels embrassent les flics. Ils rendent l'argent, ils sont tout doux.

    C'est Noël les violeurs font un gentil bisou sur le front aux jeunes femmes et leur offrent un thé. Ils devisent ensuite gentiment sur la pluie et le beau temps.

    C'est Noël dans la train de banlieue, tout le monde il est beau tout le monde il est gentil. On ne sait pas trop pourquoi mais c'est comme ça.

    C'est Noël et même les plus à gauche des communautaristes, des hérauts de la laïcité prennent des vacances et décorent un sapin...

     

    C'est Noël il n'y a plus de sans-abri dans les rues, plus de vieilles femmes crevant seules de froid dans leur taudis.

    Lire la suite

  • L'ascenseur social en panne aussi dans l’Église

    Imprimer Pin it!

    Eglise, société, politique, terre sainte, jérusalem, volontariat, amaury watremez, hypocrisieAussi sur Agoravox

     

    Je suis parti en tant que volontaire civil à Jérusalem pendant deux ans grâce à la Délégation Catholique à la Coopération sur un poste financé en grande partie par l’œuvre d' Orient. Cela a été un séjour inoubliable. Il m'a laissé une empreinte comme au fer rouge. J'y ai rencontré des personnes extraordinaires et je n'oublierai jamais ce que j'ai vécu là-bas et leurs visages. Je n'ai de cesse depuis d'essayer de faire connaître entre autres choses qui m'ont marqué la spiritualité des chrétiens d'Orient et leur sort tragique qui laisse indifférent la majeure partie des occidentaux.

     

    Cependant, je n'y étais pas parti pour la seule beauté du geste...

     

    J'étais en effet convaincu que ce genre de séjour à l'étranger permettait de nouer des contacts, se construire un réseau actif en montrant ses compétences pour plus tard lors du retour se donner les moyens de mes ambitions. Il nous était souvent dit également que partir en volontariat était un excellent point sur un CV ce qui est vrai à condition de faire déjà partie du milieu social qui convient. Cela n'était pas mon cas et je n'étais pas le seul.

     

    On le voit j'étais encore très naïf.

    Lire la suite

  • La mort prochaine de la dérision

    Imprimer Pin it!

    humour, dérision, société, politique, amaury watremez

    Aussi sur Agoravox

     

     

    Comment peut-on reprocher à une génération qui ne sait plus lire correctement des livres de ne pas saisir la dérision ou le second degré ? Ou qui ne comprend pas les intentions d'une phrase ? Qui y voit soit du racisme, du sexisme ou de l'homophobie ? Pierre Desproges était il y a trente-six un des humoristes préférés des français. Il ne respectait aucun tabou, tirait sur toutes les cibles, se moquait des bons sentiments. Il aurait procès sur procès de nos jours. Le présentateur d'une émission que ne regarde que les retraités et les « chômistes », Tex, a été viré après une blague que l'on trouve aussi dans un sketch de Coluche, une pas très fine, mais drôle au moins contrairement à de nombreux éditoriaux d'humoristes de France Inter, par exemple.

     

    A chaque texte lui déplaisant, telle ou telle « communauté » judiciarise le rire, le porte en justice. Et l'aseptisation généralisée menace tout ce qui reste de l'humour français. Il faut voir qui en sont les vedettes en 2017 ! Avec cette mièvrerie métastasant tout le monde et partout naît aussi une autocensure de tous les instants chez de nombreux auteurs, par peur de ne plus passer dans les salles de spectacle ou sur les ondes.

     

    Le bourgeois, l'oligarque, le bien-pensant ayant un bon magot en général et ce d'où qu'il parle déteste la dérision. Il lui préfère la littérature ou l'analyse politique « aux mains jointes ». Celle qui se met à genoux très rapidement, très docilement. Il aime la révérence qu'il pense nécessaire de lui porter. Il est convaincu d'être honorable faut-il avouer, à moins qu'il ne sache très bien être grotesque par ses prétentions insanes qu'il croit légitimes de par les privilèges matériels dont il dispose. Il favorise sa progéniture dans ces idées, l'encourage au masochisme mémoriel, au « citoyen », à adopter quelques alibis « équitables » ou « durables ».

    Lire la suite