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Sociologie - Page 3

  • Pétillon est mort : Jack Palmer reprend l'enquête

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    Voir ici le générique de l'adaptation en animation des enquêtes de Jack Palmer

     

    René Pétillon, société, bande dessinée, politiqueJack Palmer, le détective le plus nul de Paris, attendait dans son bureau qu'un de ses clients, sans doute inconscient, vienne le voir pour lui demander d'enquêter sur un vol de bijoux, l'enlèvement d'une pop-star, les attentats en Corse, l'assassinat de Kennedy à moins que ce ne soit pour assurer la protection d'un top-model. Palmer avait tout les attributs de l'archétype immortalisé au cinéma par Bogart, le trench-coat, le feutre mou mais c'était un nabot. Palmer ne pouvait pas mettre les pieds sur son bureau d'un air dégagé, il avait les jambes trop courtes.

     

    Et il ne valait mieux pas lui confier une arme, Soit il tuait la personne qu'il était chargé de protéger, soit il se blessait...

     

    Palmer était une création de Pétillon, un demi-Columbo mais qui ne résolvait les énigmes qu'on lui soumettait que malgré lui ou totalement par hasard. Palmer est improbable, c'est un personnage de cartoon égaré dans un univers réaliste, un « privé » qui ne tient pas l'alcool et qui est nul avec les femmes. René Pétillon venait de mourir à 72 ans il y a quelques jours. Pour le micro-détective c'était un crime c'est certain. Et il allait enquêter dessus !

     

    Mais qui avait tué ?

    Les pisse-froids, les donneurs de leçons, les moralisateurs ?

    Les comiques nuls ?

    Tous les imbéciles se prenant au sérieux détestant de plus en plus la satire et qu'on se paie leur tête dans les grandes largeurs ?

     

    Car !Pétillon était aussi dessinateur satirique dans divers journaux, il faisait preuve de mauvais esprit. D'un trait au départ inspiré par les dessinateurs de « Mad » comme beaucoup (un dessin hyper-fouillé, des détails dans tous les coins, une lecture forcément au second degré) il était passé à un dessin beaucoup plus épuré. Palmer ne comprit pas ce mot, il en nota la signification dans un carnet en parlant de me faire signer un contrat en « bonnet duform » pour devenir son traducteur attitré bien que lui affirme préférer les contrats en « feutre stetson », je ne comprenais pas ce qu'il voulait dire.

     

    Nous allâmes boire un coup au café du coin et le cafetier dit bonjour au détective en l'appelant « monsieur Bardou », Palmer m'expliqua qu'il buvait sous couverture, il avait les yeux plissés dans une mauvaise imitation de Clint Eastwood, il m'expliqua qu'il était bien obligé à cause des risques fous qu'il prenait dans son métier. Je le soupçonnais d'avoir plutôt une « ardoise » conséquente quand je vis le patron revenir avec une note conséquente dans la main...

     

    Ce fut à cet instant que Palmer prétextant une enquête urgente m'embarqua vers la sortie dans sa 4L pourrie que nous utilisâmes en trottinette pour échapper aux vociférations du bistrotier. Je convainquais le détective de ne pas sortir son revolver du sac Tati qu'il s'entêtait à trimballer partout comme « camouflage ». Je le quittais là. J'appris quelques jours plus tard, prenant de ses nouvelles que Palmer s'était enrhumé alors qu'il avait pris la ministre d'Emmanuel Macron Marlène Schiappa en filature...

     

    Illustration empruntée ici

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • Racisme au second degré ?

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    musique, nick conrad, société, politique, racisme anti blancs, amaury watremezUn rappeur dont je ne dirai pas le nom ici, il a eu bien assez de pub, a diffusé un clip abject incitant à "pendre les blancs" je cite. Mais attention, c'était du second degré et c'était pour choquer en faisant réfléchir sur le racisme des dits blancs, c'était de l'ââârt (voir à ce lien). En fait il aurait voulu inverser les rôles et montrer ce que ça fait de subir le racisme que les blancs feraient subir aux africains depuis de toute éternité. En bref, ledit rappeur ne manque pas d'air, et , ou il est bien "briefé". En bref, il se paie notre tête...

     

    Sur "France Inter" et d'autres médias "mainstream" bien entendu on appuie bien sur le fait que ce scandale ne serait de la responsabilité que de la fachosphère, ce truc nébuleux invoqué dés que l'on contredit la "bonne" parole. Ce serait du racisme au "second degré"...

     

    Un blanc, un "caucasien", dés qu'il parle sans faire dans l'angélisme ou le mièvre des africains ou de la culture arabe est forcément un raciste. C'est automatique. Un blanc doit être constamment dans le "masochisme mémoriel" et l'auto flagellation continuelle il est automatiquement coupable de tout l'esclavage, de la colonisation dans son ensemble. Toute personne d'origine africaine, arabe en France ne peut pas être raciste. Cela contredit la vision rose-bonbon de la diversité il faut dire. C'est du réel, celui qui fait mal, alors évidemment ça déplaît fortement.

     

    On commence tout juste à évoquer officiellement -du bout des lèvres- l'antisémitisme qui sévit dans les milieux musulmans. Mais par contre un "noir" ne peut pas être raciste. Un "noir" ne peut être que victime du racisme.

     

    Alors qu'il suffit de prendre les transports en commun, d'aller en banlieue pour s'apercevoir que ce racisme africain existe bel et bien. Pas chez tous bien sûr, pas partout mais il est bel et bien là. Il suffit par exemple de faire l'expérience de demander son chemin dans ou à côté de la gare de Cergy (entre autres endroits). Il y a là une majorité d'africains. Ils ne répondent pas ou alors indiquent une direction contraire, ou bien ils ne savent pas. Le, la "toubab" n'a qu'à se débrouiller tout seul ("toubab" ou "babtou" signifiant "patron" et employé ironiquement pour désigner les blancs).  Le "babtou" est réputé fragile il, elle ne sait pas se défendre. On peut lui piquer son pognon, il n'ira pas se plaindre. qui sait même si ce n'est pas lui qui a commencé ?

     

    Le toubab n'est pas un "frère" ainsi que l'on s'appelle entre membres de la diversité, le toubab est un toubab. Car si une bonne majorité des africains et des arabes de France s'appellent "frères" ce n'est qu'entre eux, leurs voisins caucasiens en sont exclus. Par contre c'est à eux que l'on fera des leçons sur le "vivrensemble". C'est à eux que l'on expliquera que lorsqu'un noir parle de "pendre des blancs" c'est de l'ironie attention, qu'il ne faut pas prendre ça au premier degré...

     

    ...et mon œil ?

     

    Ce qui est surprenant est que la majorité des brutes primaires qui font de l'ââârt en faisant du rap le font en étant visiblement fascinés par la ségrégation qui existait dans le Sud des États-Unis, par toute la "culture" des prisons US (des jeans "baggys" au bling-bling en passant par une vision des femmes là encore assez primaire mais chut faut pas le dire). Certains pensent-ils que la ségrégation raciale existait en France ? Ce qui n'a jamais été le cas. On constate d'ailleurs que dans les transports la plupart s'assoient là où celle-ci les aurait obligé de se mettre, qu'ils l'ont comme intériorisée tout en se révoltant contre.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration prise ici

  • 150 donneurs de leçons et le réel

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    politique, manifeste 150, migrants, société, migrants, amaury watremezCent-cinquante personnalités du monde du spectacle, dont quelques "has been" n'ayant rien de fait de notable depuis quelques années déjà, viennent de signer un manifeste pour l'accueil des migrants dans le genre texte que l'on aurait dit avant chrétien de gauche. C'est gentillet, mignon, bourrés de poncifs vaguement humanitaires et totalement hors-sol en plus d'être un rien hypocrite (voir à ce lien). Car au bout du compte il ne me semble pas que lesdites personnalités accueillent qui que ce soit chez elles ou dans leur jardin ? Qu'elles soient prêtes à une redistribution plus équitable des richesses ? Et je ne crois pas qu'aucune d'elles ne donne cinquante pour cent de leurs salaires aux plus démunis...

     

    Là, peut-être qu'à ce moment là j'y croirai...

     

    Ce genre de manifeste lacrymal on aimerait aussi en lire pour les personnes comme ce SDF ayant dû voler de la nourriture dans une épicerie pour juste manger un peu et condamné sans barguigner à deux mois de prison (voir à ce lien). Mais curieusement là, c'est un silence assourdissant que l'on constate. On chipote, on élude, on minaude. Qui dit que le SDF n'était pas un méchant homme ? Cette histoire rappelle celle qui a inspirée Victor Hugo pour "les Misérables" et permis au Droit de réfléchir sur l'idée d'équité pour la première fois.

     

    Cette histoire qui ne doit pas être isolée montre aussi combien la paupérisation gagne du terrain en France...

     

    Personne d'un peu humain ne peut contester le drame qu'est celui des migrants, que ceux-ci soient des hommes, des femmes, des enfants. qu'ils émigrent pour des raisons économiques ou politiques. Nous placés dans le même cas, crevant de faim, privés de libertés, on ne réfléchit pas beaucoup si on entend parler de pays plus riches, plus libres et accueillants. Ce n'est pas ces personnes le problème, ces populations souvent manipulées, y compris par les passeurs professionnels et autres trafiquants de chair humaine pour gagner beaucoup d'argent. Les pays dont ces populations sont originaires y gagnent aussi. On se débarrasse des éléments perturbateurs en les envoyant vers ailleurs.

     

    Mais alors donc ? Comment s'y prend-on concrètement pour accueillir et, ou intégrer, assimiler des populations aux cultures très différentes voire opposées aux  nôtres ? Parce que pour le moment les manières de procéder ne sont pas exactement probantes. Ce n'est qu'une longue liste de violences diverses et variées dues à la frustration de ne pas avoir trouvé l'Eldorado promis en Europe, aux écarts trop importants de coutumes et d'habitudes de l'hygiène à la perception du rôle des femmes. Les Réel en somme. Un réel dont les bons apôtres ne veulent surtout pas entendre parler le moins du monde.

     

    C'est pénible le réel, cela demande de faire des efforts sur soi, d'agir véritablement plutôt que de se contenter de belles paroles, de s'engager pour de bon pour les autres. Attention, je ne dis pas ici que c'est le cas des cent-cinquante personnalités ne sachant pas sonder les reins et les cœurs mais la questions est posée...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Itinéraire d'un gars laborieux

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    Je vais encore me faire des copains...

     

    moix.jpgJ'ai bien connu beaucoup de clones de Yann Moix (prononcez Moixe et voir à ce lien son parcours) à la fac pendant mes études. On les comptait par dizaines, bien entendu, tous n'avait pas son entregent et sa capacité à flatter les puissants qu'il fallait dont BHL le concernant. Ils se ressemblaient tous, adoptaient tous ce même genre de discours à la fois très universitaire et se voulant humaniste, enfin humaniste, en peau de lapin. Ils singeaient l'altérité envers les pauvres, les plus démunis mais étaient toujours bien contents de rentrer dans la belle maison ou le bel appartement de Papa et Maman et de profiter de leur largesse matérielle et des vacances gratos le plus tard possible.

     

    On habite un logement qui coûte le PIB d'un pays du Tiers Monde, mais on milite contre la pauvreté car la pauvreté c'est mâââl....

     

    C'était des petits garçons bien sages, dociles et consciencieux mais aussi un peu « laborieux ». C'était ainsi que nous les surnommions avec un camarade. Ils ne lisaient pas par goût, ne s'intéressaient pas à l'histoire, à l'actualité, à la littérature et aux arts par appétence réelle ou inclination culturelle mais surtout pour renvoyer d'eux une image flatteuse. C'était donc très superficiel. Leur apparente assurance cachait toujours des petites frustrations bien enfouies, des rancœurs recuites envers les musclés, les beaux gosses de l'école, des petites jalousies envers les trublions, les « voyous » de la cour de la récré qui les rackettaient, leur piquaient leur goûter quotidiennement...

     

    Ils voudraient bien être comme eux cependant, ils voudraient bien abandonner aux orties leur bonne éducation, leurs tabous inculqués par les parents. Ils aimeraient se conduire en mâles alpha primaires et brutaux également, se conduire en soudards avec les femmes. Ils se laissent pousser la barbe pour cacher l'acné qui dure chez eux la puberté largement dépassée, ils s'affublent de vêtements qu'ils pensent plus « libérés » mais rien n'y fait ils demeurent des « laborieux », des cloportes en quelque sorte espérant continuellement une illusoire métamorphose. Elle ne vient jamais car derrière eux on voit toujours le petit garçon sage et un peu trop renfermé.

     

    Ils me rappellent toujours le personnage du professeur d'histoire dans « Uranus » (joué par Luchini dans l'adaptation qu'en a fait Claude Berri, voir à ce lien). Celui-ci est un petit bourgeois qui culpabilise de sa condition et de ses privilèges matériels tout en n'y renonçant pas pour autant (il n'est pas fou). Il est plus révolutionnaire que les plus révolutionnaires, plus exalté qu'autre chose aussi, et surtout capable de grandes déclarations ronflantes. Mais il se ridiculise dés qu'il s'agit de passer à l'acte, en l’occurrence tuer Léopold le cafetier les ayant raillés auparavant lui et d'autres militants.

     

    Le pauvre Léopold sera assassiné lâchement un peu plus tard par tout un groupe courageux mais pas téméraire comme les sont les Yann Moixe de la terre...

     

    Il a eu un parcours finalement classique en sortant de Sciences Po choisissant comme créneau le culturel et l'éditorialisme mainstream à peu de frais, profitant des réseaux habituels où tout le monde se connaît, tout le monde s'épaule, tout le monde est solidaire et ce quelle que soit la couleur politique. Il n'y a que les naïfs pour croire qu'il existe un réel clivage entre tous les éditorialistes actuels. Et comme c'est quand même crevant de continuer à s'intéresser à la culture pour de bon, il fait chroniqueur. Du « café du commerce » bourgeois finalement c'est pas très compliqué, deux ou trois lieux communs vaguement humanitaristes, de grandes condamnations ayant l'air de tomber de haut, du haut de sa tour d'ivoire, et tout va bien. Et puis les protecteurs continueront à ouvrir les portes.

     

    De temps en temps il fait les « grosses têtes » de Ruquier, on parle comme chez le coiffeur et tout va bien, et en plus ça rapporte. Et il y a des andouilles pour écouter...

     

    Il sait faire le « buzz », faire du « bruit médiatique », on peut lui reconnaître au moins ce mérite mais au fond Moixe est surtout anodin...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

    (méfiez vous des imitations grossières)

     

    illustration empruntée ici

  • A chacun son Goldstein

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    politique, 1984, goldstein, amaury watremezDans "1984" de Georges Orwell afin de maintenir la privation totale des libertés le régime en place évoque souvent un ennemi du régime, un certain Goldstein dont on ne sait pas s'il existe réellement ou s'il est une création "ex nihilo" afin de démasquer les réfractaires. Comme Winston Smith, le personnage principal du livre, lui en plus tombe amoureux "à l'ancienne" ce qui est le crime majeur dans le monde cauchemardesque de cette fable. En 2018 on est beaucoup plus subtil, des Goldstein on en a "créé" plusieurs qui jouent très bien leur rôle consciemment ou pas. Beaucoup y voient leur intérêt, ils y gagnent bien leur vie...

     

    Le Net et les nouveaux moyens de communication permettent d'amplifier considérablement leur place. La dynamique joue à plein et finalement les vrais maîtres se maintiennent ainsi sans problèmes, par là j'entends ceux du "tout économique".

     

    Il existe des "Goldstein" de droite pour les bien-pensants et ders "Goldstein" de gauche pour les réacs ou les "dedroite" assumés (il n'y en a pas beaucoup). Ils changent, le casting se modifie régulièrement, mais ce sont toujours les mêmes qui ressortent et au final la société telle qu'elle est, avec ses aliénations abyssales, se perpétue sans difficultés. Zemmour est le premier des Goldstein des bourgeois pédagogues, il a remplacé le patriarche le Pen dans cet emploi plus ou moins de comédie. Yann Moix et Hidalgo sont les "Goldstein" de gauche afin de permettre aux méchants - très très méchants- droitards de se défouler.

     

    Mais finalement tout le monde "se trompe de colère" pour reprendre le mot célèbre d'un ancien premier ministre...

     

    Et bien entendu il y a les "Goldstein" pour les plus radicaux les plus extrémistes, parfois sont-ils "complotistes". Cela va de Georges Soros à Rothschild en passant par tel ou tel tête de turc pourtant obscure. Cela va des fameux "reptiliens" aux "illuminati" en passant par le fameux gouvernement souterrain et clandestin à 300 mètres sous terre au Pôle Nord ou Sud je ne sais plus, et composé selon l'année, le moment, l'actualité soit de juifs et de franc-maçons, soit d'africains et d'arabes islamistes. Et je ne parle même pas de la théorie de la "Terre Creuse", encore plus délirante, mais qui trouve pourtant des adeptes sur le web et ailleurs.

     

    Ainsi, avec chacun "son" propre Goldstein personnalisé le système se perpétue et s'entretient et les privilégiés de conserver leurs prébendes et autres privilèges bien réels. Quand par hasard les contestataires de tout poil seraient un peu trop turbulents, un peu trop proches de se révolter pour de bon, ils sont impitoyablement sanctionnés : envoyés devant la justice, voire bientôt psychiatrisés.

     

    C'est sans doute la raison pour laquelle la majorité des populations se résignent à une docilité de comportement qui peut être effrayante, par peur aussi de perdre un peu de confort matériel et intellectuel.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    image prise ici

  • Satire à vue

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    humour, société, politique, prodie, satire, amaury watremezJe ne comprends pas tellement l'époque :

     

    D'un côté on prétend vouloir développer l'esprit critique chez les gosses, et leur ouverture au monde, leur capacité d'analyse, et tout le tremblement.

     

    De l'autre on refuse la moindre satire, on n'admet plus que la moindre certitude soit tournée en dérision, les déclarations officielles toutes en éléments de langage raillées et la langue de bois en général passée au crible.

     

    Des députés LREM réclament par exemple ces derniers jours l'arrêt d'un compte Twitter les ridiculisant depuis déjà des mois (voir à ce lien) à commencer par l'inénarrable Aurore Bergé et le non moins étonnant Mounir Majoubi, tous les deux dangereux car disposant d'un pouvoir de nuisance dont des personnalités aussi brillantes ont du mal à ne pas abuser.

     

    Je dirais que ça les démange...

     

    Dans l'idée leur démarche très mature s'entend bien (moi je ne suis pas du tout un mauvais esprit) consiste à rapporter à la maîtresse les taquineries d'un petit camarade un peu trop trublionesque. "Mââdaame on fait rien qu'à nous embêter, on fait rien qu'à se moquer de nous". Leur excuse est d'affirmer que sur internet, il y aurait trop de personnes qui prendraient les articles et messages parodiques au sérieux. Ainsi qu'ils en accusaient "nordpresse". Et bien entendu, à les entendre les petits rigolos seraient forcément des militants politiques opposés à leur cause, à leur parti. Ce serait des fourbes, des salauds qui se cachent bien. Accusation régulière de ceux qui disposent du pouvoir envers tous les contestataires, tous ceux qui les moquent.

     

    Il serait cependant exagéré de penser qu'il n'y a qu'eux à détester l'humour finalement et à en manquer à ce point. Mais ils devraient plutôt réfléchir sur eux-mêmes et cesser de tendre les verges pour se faire battre. Est-ce de la faute des satiristes si les éléments de langage sont tellement visibles, tellement grossiers ? Est-ce de la faute des satiristes si ça se voit autant ? Et de laisser entendre que la plupart des internautes lisent tous les messages et autres statuts au premier degré n'est-ce pas les prendre pour des cons incapables de distinguer le vrai du faux ? On me dira, il en existe, il suffit parfois de lire des commentaires des articles du Gorafi prenant les articles au premier degré et très sérieusement.

     

    Mais ils ne sont pas plus nombreux que dans la vie, et c'est finalement un risque à courir. Et ce sont surtout des militants ou des fanatiques religieux, et, ou idéologiques. Ce qui revient au même.

     

    Toute parole moqueuse, toute parodie, toute dérision est immédiatement passible de judiciarisation, de mises en demeure, de pétitions de minorités courroucées, diverses et variées, d'indignations vertueuses. Certains humoristes tel Desproges ne passerait plus à la télévision, trop dangereux, trop clivant. Et il aurait de toutes façons des dizaines de procès sur le dos. Comme en ce moment il a "la carte" qu'il est un comique estampillé "France inter", on organise des commémorations, on peut encore lire des anthologies, on le célèbre mais il y en a déjà quelques uns d'ailleurs suggérant qu'il serait dangereux car repris par des "méchants" pour en particulier son sketch sur les juifs ("On me dit que des juifs se sont glissés dans la salle...").

     

    Il faut croire aussi que beaucoup de personnes ont peur de rire à la satire, peur d'être catalogué comme "méchant", comme "réac", peur de sortir du lot...

     

    Illustration empruntée au "Huffington post"

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • Les gens importants pensent-ils mieux que les autres ?

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    à propos de "21 leçons pour le XXIème siècle"

     

    yuval noah harari, société, politique, solutions, histoire, paix, amaury watremezL'avantage de travailler dans une bibliothèque c'est que l'on dispose d'un accès à tous les périodiques dont "le Point". Le magasine titre aujourd'hui sur le penseur le plus important du XXIème siècle qui serait Yuval Noah Harari, intellectuel israélien, historien émérite ayant écrit "21 leçons pour le XXIème siècle". Le titre pose problème en soi, le XXIème siècle n'est pas encore tout à fait commencé. Comment pourrait-on déjà décerner des accessits et autres médailles à qui que ce soit ? Cela demande un peu de recul.

     

    C'est un peu comme parler des plus grands écrivains, des plus grands cinéastes, c'est la postérité qui décide.

     

    Ce n'est pas que je méprise les personnes pouvant apporter quelque chose, pouvant partager avec les autres un savoir, une culture, un savoir-faire. Bien au contraire. Tout le monde ne peut pas être au même niveau, tout le monde n'est pas égal face à l'intelligence. La nature est cruelle là-dessus. Tout le monde n'est pas brillant dans tous les domaines non plus, cela se saurait. Cela peut créer de la rancœur, les médiocres n'aimant pas du tout que d'autres soient plus doués qu'eux.

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  • Et si Macron traversait la rue ?

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    traverser.jpgEt si les riches traversaient vraiment la rue ?

    Le président Macron avisant un jeune horticulteur au chômage lui parlant de ses difficultés à trouver du travail lui a répondu qu'en traversant la rue il lui trouvait rapidement un emploi (voir à ce lien). Comme si cela suffisait. Le mépris conscient ou pas de cette phrase envers les personnes sans emploi, précaires, pauvres, est évident. C'est le genre de formule que les nantis, les privilégiés aiment sortir aux « gens de rien », aux petites gens. « Quand on veut on peut » disent-ils souvent, auparavant c'était « aide toi le ciel t'aidera ». Ils se justifient ainsi de leur égoïsme, de leur incapacité à aider, à faire preuve de solidarité. Quelques familles parmi eux vont pourtant à la messe, exercent leur dévotion, ont « leurs » œuvres mais la charité s'arrête au parvis de l'église, je dirais même à sa porte...

     

    Macron tout comme sa femme, tout comme la grand majorité du personnel politique actuel, viennent des milieux nantis. On y sait quelles études faire, quels cordons tirer pour obtenir ce que l'on veut...

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  • Des féministes oubliant qu'elles sont femmes

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    féministes, société, politique, amaury watremezIl m'est arrivé d'écrire des horreurs sur les femmes, si si ne protestez pas, mais je ne m'en repens pas (il exagère le bougre), et particulièrement sur certaines féministes dont je saisis pas la démarche ou que je comprend trop bien au contraire. Derrière les discours idéologiques marqués, derrière les délires sur le genre sur les individus binaires, non binaires, il y a souvent de pauvres femmes qui se sont crus un temps soit laides, soit sans charme, divorcées plusieurs fois, vivant des aventures sans lendemain, sans avenir, blasées, paumées, égarées, mal mariées, s'en apercevant.

     

    Il y a ces femmes intelligentes, cultivées, ouvertes travaillant qui dans la culture, qui dans l'éducation. Ne se croyant plus femmes, terrifiées par leur maturité elles se mettent parfois sous la coupe d'un pauvre type qui cherchent surtout une amante docile et qui ait de bons revenus.

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  • Les habits neufs du président Macron

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    politique, macron, emmanuel, benalla, société, sénat, amaury watremezCe qui est bien avec ce qu'a pu dire Alexandre Benalla contre le Sénat (voir ici à ce lien, et là la "plainte" du président) c'est que cela révèle la véritable conception des institutions du président, ressortie sans doute un peu maladroitement par son ancien nervi. Le Sénat serait une assemblée de "petites gens" qui ne serait pas élu démocratiquement, et devant qui il ne devrait pas avoir à se présenter. Et les institutions doivent toutes aller dans le même sens, toutes acquiescer au président, tels les députés godillots de LAREM, à l'exception notable de Sonia Krimi. Ils apprendront tous les deux qu'il ne faut jamais sous-estimer des bons vivants comme le sont certains sénateurs.

     

    Ce sont des Raminagrobis, on les croit des vieux chats ensommeillés, digérant tranquillement leur dernier repas, somnolant en goûtant la chaleur de l'endroit, alors qu'ils ont encore le coup de griffe acéré.

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  • Le diable dans les bonnes intentions

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    addiction, réseaux sociaux, politique, hypocrisie, facebook, twitter, mouni Mahjoubi, amaury watremezLe gouvernement actuel veut lutter contre l'addiction des jeunes, et des moins jeunes, aux réseaux dits sociaux. Il envisage même une loi pour en restreindre l'accès (voir à ce lien). On se doute bien que derrière ces bonnes intentions affichées ce n'est pas exactement l'addiction qui est le souci principal ici. Leurs gros sabots sont plus qu'apparents, on les entend venir. Et on se dit que la tentation était trop forte, qu'il fallait bien qu'ils y arrivent un jour...

     

    ...Nous y voilà donc.

     

    Ils ne varient pas dans leur discours. Il faut leur reconnaître cela. Dans l’Éducation Nationale, c'est depuis leur création que lorsqu'on évoque ou que l'on se doit d'évoquer les réseaux dits sociaux c'est obligatoirement en les diabolisant. Quant aux discours contredisant la « bonne parole » idéologique, ils sont toujours suspectés avec plus ou moins d'habileté de complotisme, de négationnisme, j'en passe et des pires. Alors que le respect de la pluralité devrait plutôt inciter à en parler de temps en temps afin de ne pas imposer un seul discours.

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  • Beau temps pour un mois de septembre

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    écologie, temps, politique, société, canicule, amaury watremez2042, Septembre. 35 degrés Celsius

    Conversation entre deux vieux messieurs assis à l'ombre...

     

    "- Il fait beau ? Non ?

    - Ah oui il fait vraiment très beau, c'est vraiment très agréable.

    - Fait vraiment beau pour un mois de septembre.

     

    - De toutes façons maintenant il fait beau tout le temps. En hiver c'est quand même un peu trop parfois. tu te souviens du temps où il y avait encore de la neige et qu'on faisait toute cette route avec le risque de verglas ? On peut plus acheter de sapins, il en pousse plus il paraît. Tout ça c'est pour faire monter les prix en fait !

     

    - Le verglas on en voit vraiment plus beaucoup en ce moment. C'est mieux quand même. Je peux rouler comme je veux été comme hiver avec mon S.U.V. Il consomme beaucoup et j'ai un petit moteur électrique pour la ville...

    - C'est bien, on est encore les seuls à pouvoir se payer de l'essence, c'est bien. On est tranquilles !

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  • Des stéréotypes et des bobos

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    politique, bobos, bourgeois pédagogues, société, stéréotypes, amaury watremezDans le courant des années 90 est arrivé le terme "bobo" ou "bourgeois bohème" désignant des personnes issues de classes matériellement très favorisées mais plutôt libertaires dans leur acceptation de la morale sociale et sexuelle, sans se cacher. Ils se seraient voulus plus ouverts, moins étroits d'esprit que leurs prédécesseurs qui ne l'étaient pas tous loin de là. Du moins c'est ce qu'ils affirmaient. C'était tous les quadras et quinquas nostalgiques de "Soissantuite" en particulier. C'est sans doute une façon pour eux de déculpabiliser, de compenser leurs privilèges petits et grands...

     

    ...Certains ont clamé qu'être bourgeois même bourgeois bohème c'était un sentiment. On se sentait ou non "bobo", ou "bourgeois". Alors que c'est une situation matérielle objective, des réseaux, une "expertise" sur les études.

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  • La spiritualité comme un S.A.V

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    argentine-une-femme-demande-lapostasie.jpgAttention, je ne veux pas ici dire que l'on n'a pas le droit d'être incroyant ou de vivre une spiritualité en dehors de l'Église. Parfois il est des chrétiens, des catholiques qui feraient mieux de s'inspirer du comportement d'athées ou d'agnostiques beaucoup plus capables de charité qu'ils ne le sont, l'oubliant une fois passé le parvis de l'église après la messe du dimanche. Contemplant le scandale du Mal qui dans ce monde touche d'abord les plus petits, les plus faibles, les plus pauvres, contemplant la souffrance je comprends parfaitement que l'on puisse se dire que si un dieu existe il a un drôle de sens de l'humour.

     

    Un chrétien ne se posant pas cette question de la Croix oublie deux ou trois éléments fondamentaux...

     

    Cependant, je trouve que ces personnes ayant décidé de se faire débaptiser après les déclarations du Pape sur l'homosexualité confondent la Foi et la spiritualité avec un S.A.V. ou une association comme une autre. Elles sont tellement libres qu'elles suivent le discours ambiant actuel ans un bel ensemble grégaire assez contradictoire. Elles voient Dieu et, ou le Pape comme une sorte de "chairman manager", comme un chef d'entreprise dont on peut démissionner quand on ne s'y retrouve plus, un président de syndicat. On voudrait choisir ce qui arrange, ce qui n'implique aucune responsabilité vis à vis du voisin, du prochain.

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  • La ruralité qui meurt...

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     ruralité, bern, Eure, société, politique, amaury watremezTout ce bruit médiatique autour de la menace de Stéphane Bern de laisser tomber sa mission car il craint de ne pouvoir sauver les monuments de la ruralité française est l'occasion rêvée de parler de celle-ci. Ce n'est pas du tout un sujet de préoccupation de nos gouvernants cette « France dite périphérique », ce n'est pas un électorat qui compte à leurs yeux...

     

    Pendant plus de seize ans, j'ai travaillé dans la plupart des lycées professionnels de l'Eure, de Gisors à Verneuil en passant par Gasny, Louviers et Vernon. Un remplaçant enseignant comme je l'étais ne gagne pas bien sa vie, c'est le moins que l'on puisse dire, raison pour laquelle ce métier est souvent exercé par des épouses pour qui c'est de l'argent de poche et cela permet de s'occuper des enfants le mercredi. Je voulais satisfaire enfin mes ambitions, montrer ce que je valais, revenir à Paris dans un établissement plus côté, ce que j'ai fini par atteindre.

     

    J'ai comme tant d'autres mangé de la vache enragée....

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  • La Gaule contre le pouvoir de l'argent

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    macrongalette.jpgMacron ironise sur les gaulois mais se verrait bien en monarque visiblement. Pour l'instant cela ne semble pas encore convaincant (voir fig 1 ci-contre, empruntée )

     

    J'avais aussi :

     

    Emmanuel Macron a la Gaule devant lui quand ils parlent des français. Évoquer la nation rappelle toujours la Gaule au président...

     

    Mais ce n'est pas dans ma nature de faire des jeux de mots lourdement allusifs aussi lamentables.

     

    Il s'est amusé mardi à comparer les danois, « ce peuple luthérien, qui a vécu les transformations de ces dernières années », et les français « gaulois réfractaires au changement » après avoir dit que le peuple danois n'existait pas, tout comme la culture française il y a quelques mois (voir à ce lien). En passant, on constate que dans certains cas on a le droit de rappeler la Foi religieuse traditionnelle dans un pays et en même temps d'affirmer que l'on combat cette affirmation des peuples à vivre pleinement leur identité, tous les fameux nationalismes que not'président dit combattre (voir ici).

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  • Où sont les pauvres ?

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    société, pauvreté, économie, politique, amaury watremezAmi lecteur je te préviens, il y a peut-être un peu d'ironie de ci de là dans ce texte. J'aurais pu mettre des émoticônes pour t'aider à les trouver mais je préfère faire confiance à ton intelligence...

     

    La pauvreté n'a jamais été bien perçue par l'être humain, quelle que soit la société dans laquelle il vit, la latitude, la longitude. Être pauvre c'est risquer de crever de faim, de soif, cela fait donc peur aussi. Être pauvre fait honte forcément, on colle le « parent pauvre » en bout de table, parce que l'on veut être gentil, parce qu'il est de la famille, mais on ne veut pas trop le voir non ou qu'il risque de parler avec quelqu'un et d'ennuyer des invités plus chanceux. On compte les petites cuillères et les bouteilles à la fin du repas. On surveille ses poches, on ne sait jamais bien que les pauvres soient réputés avoir les poches crevées.

     

    C'est la raison pour laquelle on aime bien les pauvres exotiques même quand ils migrent pas loin de nos centre-villes, eux ne culpabilisent pas. On s'identifie plus difficilement à eux, donc leur pauvreté fait moins peur, voire elle paraît pittoresque. On les considère avec un peu de condescendance cependant.Et on évite d'aller vers eux de trop quand même car les pauvres ça sent mauvais n'est-il pas ? Les enfants des riches n'ont pas ces pudeurs quand ils vont acheter leur herbe en banlieue...

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  • Viva Salvini

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    salvini.jpgEn France on a Marine le Pen, « meilleure ennemie de droite » des bien-pensants. Elle est politiquement nulle et passe son temps comme tous ceux qui ne sont pas de gauche en France à chercher la justification de ses convictions face aux arbitres des élégances politiques. Elle est le meilleur repoussoir qui soit pour que les fameuses z-élites justifient leur haine des petites gens, des milieux précaires. Les « ploucs » rien que des fachos ! Évoquer sans la condamner, avec ne serait-ce que quelques nuances le vote Front National et les raisons y encourageant, c'est risquer de se faire « anathèmiser » immédiatement, rejeter dans les limbes extérieures de la vie politique, celles des fameux « nostalgiques » des z-heures les plus sombres et pire encore...

     

    Elle permet de parquer les mécontents tout en niant leur colère pourtant légitime, en l'assimilant à tous les maux de l'histoire possible. Tout comme à l'opposé de l'échiquier politique Mélenchon a le même rôle pour les électeurs de gauche.

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  • L'ignorance et la sottise en marche

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    Flat-Earth.jpegL'ignorance et la sottise vont souvent de pair, cela se vérifie souvent au cours de l'histoire. Je ne crois pas personnellement au merveilleux « bon sens » inné qu'aurait les personnes dites « simples » n'ayant rien appris, moins « pourries » que les savantes. Ce « merveilleux bon sens » mène le plus souvent à massacrer dans la population ceux ne ressemblant pas à tous les autres. Ce n'est qu'une manière de se rassurer de la part des ignares. Je ne pense pas non plus que tout savoir s'apprend à l'école. Ce désir d'apprendre part de la volonté de s'élever de la part de ceux en faisant preuve. Et parfois ils apprennent par eux-mêmes. Tous finissent par comprendre que cela demande un effort, du travail, que cela ne se fait pas en claquant des doigts.

     

    Pourtant, le savoir est remis en cause de multiples façons...

     

    D'aucuns parmi les scientifiques eux-mêmes, on ne sait trop pourquoi, comme André Pichot remettent en question l'histoire des sciences sur la base de paradigmes que l'on a un peu de mal à entrevoir (ou trop bien), (voir à ce lien)

     

    L'hyper-féminisme, la communautarisation des individus mènent à donner à la sottise et l'ignorance de plus en plus d'importance au nom de la lutte contre le racisme, les stéréotypes, et j'en passe (voir cette vidéo où la femme s'exprimant est une universitaire). Il faudrait remplacer cela par d'autres normes, évoquer la magie, la sorcellerie pourquoi pas ? Pour ne risquer de ne complexer, de ne blesser personne, dans l'idée du « il ne faut pas stigmatiser ». Le savoir serait stigmatisant pour des populations d'origine immigrée se sentant inférieures de ce fait.

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  • Billet d'été : haro sur les bermudistes

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    bermuda.jpgEn été il est d'usage de traiter des sujets plus légers, moins prise de tête, ce qui permet généralement à nos gouvernements déjà depuis longtemps de passer en loucedé des lois et décrets qui susciteraient des tollés abominables à d'autres moments de l'année. Je m'étonne que personne ne songe à traiter du thème gravissime des porteurs adultes de bermudas, j'ai nommé les « bermudistes ».

     

    Il est devenu d'usage pour des hommes adultes, majeurs et vaccinés depuis quelques années déjà quand il fait un peu chaud de se mettre en bermuda et polo ou ticheurte pastel, à motifs enfantins voire infantiles, bref de s'habiller en gamins de douze ans retrouvant sans doute ainsi ce qu'ils pensent être l'innocence idéalisée de leur pré-adolescence pré-pubertaire.

     

    (voir illustration ci-contre, photo de l'auteur).

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  • Les vacances de madame Macron

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    brigitte macron, vacances, brégançon, société, politique, amaury watremezToutes ces vacances, les journalistes, indépendants, soucieux de leur liberté de parole, jamais serviles, toujours libres bien sûr, n'ont eu de cesse de nous raconter ce que la femme du patron faisait, disait, mangeait. Si elle nageait, ou pas, dans la piscine construire pour elle et ses enfants sans doute à grands frais (voir lien ici, une piscine hors sol à 34000 euros), si elle faisait du vélo, (voir photo : celle-ci n'est pas un montage mais une capture d'écran du « touitteure » de « Paris Match », avant que le stagiaire qui a trouvé ce titre pour le moins malheureux ne se fasse virer), si elle faisait du « jet-ski »....

     

    ...Toutes choses fondamentales à savoir.

     

    C'est un festival « d'anodineries » diverses et variées, d'éloge louangeur de la reine-mère et de son prince qu'on sort. Et le pire est que ça fonctionne. Des admirateurs du président, des fans de « pipole » que des mauvais esprits auraient vite fait sans doute de traiter de couillons béats, attendent bien sagement, bien docilement que le couple daigne se montrer de temps en temps à la foule populacière et teeeellement vulgaire ma chère (voir à ce lien).

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  • A l'assaut des conformismes de la génération Z

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    société, politique, génération Z, informatique, internet, zombielennials, amaury watremezEn France comme dans tout l'Occident, il n'est pas bien vu d'avoir l'esprit critique. Je veux dire par là le véritable esprit critique, celui qui remet en cause réellement la dogmatique actuelle. Il est de moins en moins bien perçu d'exprimer une opinion contraire au reste de la société. La pluralité est mal vécue, elle est anxiogène, et puis elle suppose de se conduire en adulte, de réfléchir par soi-même, de faire en somme un effort insupportable pour beaucoup en 2018. On dirait que la plupart aimerait se comporter en gamins irresponsables, à charge pour les « pions » de sonner la fin de la récré de temps en temps...

     

    Je ne vous dis pas dans cette optique le sacrilège qu'est l'acte de s'attaquer au conformisme des plus jeunes. Et pourtant ce n'est pas exactement eux qui sont pour moi le problème, mais leurs parents et tous les éducateurs qui ont omis de leur apprendre, de leur donner le goût de remettre les certitudes en question. Et conventionnels ces jeunes le sont, à un degré rarement atteint auparavant qu'ils. appartiennent aux « Millenials » ou à la très docile « génération Z ». Celle-ci frappe, elle fait peur, cette obéissance irréfléchie à des règles d'un arbitraire extrêmement fort, plus dures que celles qui pouvaient exister auparavant.

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  • Fiche aussi ça imbécile de barbouze

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    La tentation est toujours tellement forte, ils ne peuvent s'en empêcher, allez tiens imbécile de barbouze fiche aussi ça...

    La CNIL va enquêter sur le fichage des tweets liés à l'Affaire Benalla

    La CNIL va enquêter sur une étude des tweets liés à l'affaire Benalla

  • Collapsologiste ?

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    réchauffement.jpgA la télévision, sur les réseaux dits sociaux, interviewé par un journaliste la chemise au col bien ouvert rigolard, on les voit l'air ravi, béat, un rien hébété, cela devient un « marronnier » dés qu'il y a un peu de soleil :

     

    « C'est super la chaleur, quarante degrés, c'est comme sous les tropiques ».

     

    Il y a ceux se réjouissant d'aller sur la plage à la mi-mai, ceux qui boivent un coup en terrasse, tous ceux qui se dépoitraillent progressivement comme tous les autres, pour montrer qui un tatouage, qui son épaule ronde et potelée. Parenthèse, les shorts des filles, de plus en plus courts, sont d'ailleurs de plus en plus un indice majeur en ce moment des conséquences de la crise économique, et donc de la pénurie de tissu.

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  • Laissez nous vous faire préférer le train qu'ils disaient...

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    #SNCF

    SNCF, société, politique, citoyenneté, vacances, amaury watremez

    Un fiasco parmi d'autres après ceux de Montparnasse, ceux de saint Lazare etc...

     

    7 Août 2018

    Train de 17h52 Caen-Paris bloqué sur la voie jusqu'à 5 heures du matin

    Pas d'information...

    Pas de nourriture...

    Pas d'eau...

    Pas de couverture...

    Pas de sécurité...

    Pas de cars ou taxis de substitution...

    Pas le droit de l'ouvrir, présence discrète des flics du rail...

    Pas de geste commercial...

    Pas de gestion de crise...

  • Un racisme autorisé ?

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    racisme, société, politique, africains, citoyenneté, amaury watremez

    L'auteur de ces lignes se fera sans doute accuser de tout ce qu'on veut, il se demandera toujours pourquoi quand on parle d'antiracisme on ne met pas le mot au pluriel...

     

    Dans la vie quotidienne, beaucoup l'auront remarqué sans doute. Quand une personne d'origine africaine demande son chemin, un renseignement, quoi que ce soit, dans la plupart des cas -je n'ai pas dit dans tous- elle le fera avec une autre personne de la même origine et non à un blanc, l'ignorant complètement. Quand un blanc rend malgré tout service, que l'on ne peut faire autrement, on se hâtera de toujours demander un deuxième avis à une personne de la même « communauté ». Comme si on ne pouvait pas avoir confiance dans le blanc, comme s'il allait forcément mentir.

     

    Ce genre de comportement qui est clairement un refus de communiquer quoi que ce soit avec une autre « communauté » ayant une couleur de peau différente peut s'appeler comment ? Ce ne serait pas du racisme finalement ? Et du puissant ? Et du costaud ?

     

    On me rétorquera certainement que « oui mais c'est pas pareil », « c'est à cause du racisme des blancs, de la colonisation, de tout ce que les noirs ont subi avec l'esclavage », toute la pleurnicherie d'excuse habituelle. Évidemment, à ce point de la conversation les semeurs d'excuse oublieront de rappeler l'esclavagisme maure ou le fait que des princes africains aient vendu parfois leurs peuples aux européens. Il ne faut pas parler de tout ça, l'esclavage c'est d'abord les blancs, le racisme c'est d'abord les blancs, le clientélisme des riches en Afrique c'est d'abord les blancs...

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  • A quand l'abolition des passe-droits ?

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    nuit du 4 aout, société, politique, ptibilèges, amaury watremezLa pédagogie est absolument nécessaire pour faire entrer quelques idées dans la tête des gens, changer les mentalités et les présupposés, et surtout détruire les mythes complètement éculés (bande d'éculés) sur lesquels notre société se fonde encore un peu. Personne ou presque ne semble vouloir mettre en question ceux-ci comme si ils étaient vraiment intangibles. Je n'ai jamais compris cette intangibilité obligatoire. Et il ne faut surtout jamais évoquer tout ce qui pourrait remettre en question cette vision tronquée de l'Histoire faisant commencer la France en 1789 en somme...

     

    La pédagogie c'est répéter, donc répétons une ou deux choses même s'il n'est de pire sourd qui ne veut pas entendre..

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  • L'éducation ça compte

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     éducation, société, politique, avenir, enfance, Emmanuel toddà propos du livre d'Emmanuel Todd sur les évolutions sociétales : la « crétinisation » des élites, la fin prochaine selon lui de la démocratie (voir article de Libération à ce lien)

     

    Dans notre société si progressiste, si avancée, les différences d'éducation, dont l'éducation à la culture, n'ont jamais été aussi importantes, si prégnantes, créant des castes tout aussi marquées que celles du « Meilleur des Mondes » d'Aldous Huxley, chacun dans son groupe ravi d'en faire partie, content de sa soumission à un arbitraire pourtant objectivement insupportable, esclaves de leurs pulsions, de désirs étriqués conditionnés par la pub et le storytelling, toutes les histoires sentimentales et, ou mièvres que l'on vend aux peuples pour pas grand chose...

     

    C'est un peu plus complexe que la « Veillée des chaumières » qui faisait pleurer Margot mais le principe demeure exactement le même, est étendue à tout le divertissement, ce qui rapporte de l'argent, beaucoup d'argent et en plus c'est un « marché fantastique » le rêve formaté...

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  • Toujours raciste(s)

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    politique, société, racisme, civisme, citoyenneté, amaury watremezComme chaque année le rapport sur l'état du racisme en France (voir à ce lien) n'en considère qu'un et un seul, celui des hommes blancs, des caucasiens. Il semble qu'il n'en existe pas d'autres.

     

    Alors que comme le suggérait Desproges dans une chronique il faudrait qu'il y ait un « s » à SOS Racisme car il y a autant de « racismes » qu'il y a d'ethnies, de groupes humains. Il a bon dos le racisme dans bien des cas. Il justifie tout et son contraire, et surtout les manques de civisme comme si les personnes issues de la diversité étaient incapables d'en faire preuve ? Ce qui est aussi du racisme au fond et du mépris pour les personnes issues de l'immigration...

     

    ...Et du vrai, du profond.

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  • L'indispensable union

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    politique, société, macron imperator, assemblée, union, insoumis, RN, amaury watremezEntre la France insoumise et le Rassemblement national l'union devrait être en ce moment indispensable, un peu comme dans « la rose et le réséda » d'Aragon qui évoque ces résistants venant d'horizons divers unis pour une même cause : la France. Pourtant cette union ne se fera pas. Trop d'idéologie des deux côtés, trop d'ego, et trop peu de réflexion politique réellement développée. Beaucoup raisonne encore en politique comme si nous vivions encore durant les « trente glorieuses », dans l'après 68, comme si nous pouvions encore nous permettre de l'insouciance, de l'irréflexion, de l'immaturité.

     

    On ne peut plus jouer le petit jeu comme à guignol des « bobos » de gauche contre les « prolos » de droite, de l'affrontement des anti-fâââchiistes se voyant comme rimbaldiens et les salauds de réacs nostalgiques d'on ne sait quoi.

     

    Les temps ont changé, Macron n'a pas tort, ce qu'il appelle l'ancien monde est derrière nous. Et il ne reviendra pas...

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