Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Lu et vu sur le Net - Page 5

  • Une femme seule contre l'islamisme

    Imprimer Pin it!

    À propos de « Détruire le fascisme Islamique » de Zineb El Rhazoui chez Ring

     

    islam, zineb, zineb el rhazoui, société, islamisme, religion, laïcité, amaury watremezToute autre personne que Zineb El Rhazoui eût abordé la question de l'islamisme comme elle le fait dans ce livre court, salutaire et indispensable, aurait été immédiatement jetée aux oubliettes de l'histoire, injuriée, traitée de raciste, d'islamophobe, de fasciste voire pire encore. Ceci explique sans doute que la droite dite républicaine et même l'extrème-droite soient tétanisées par l'arbitrage moralisateur de la gauche olfactive. Encore maintenant en 2016, c'est d'ailleurs à s'arracher les cheveux.

     

    Seulement voilà, Zineb, ainsi qu'elle signe ce livre est franco-marocaine, elle est une rescapée du massacre de « Charlie Hebdo ». Elle a été élevée dans la culture musulmane, dans une école coranique, elle sait donc bien de quoi elle parle et connaît son sujet sur le bout des doigts contrairement à tous les donneurs de leçons.

     

    Il n'empêche que ces mêmes bons apôtres laissent entendre que ce n'est que sa vérité. Ce livre et son discours contre l'islamisme ne seraient que des symptômes de sa colère depuis qu'elle a failli mourir sous les balles de deux salopards fanatisés. Zineb démontre par un raisonnement argumenté solidement, des recherches sérieuses, le rappel d'évènements dont tous ont souffert que le discours consistant à comparer les islamistes aux catholiques traditionalistes est nul et non avenu.

    Lire la suite

  • Ubu éditorialiste : ode à Jean-Michel Aphathie

    Imprimer Pin it!

    La scène se passe au château royal de Pologne, c'est à dire nulle part. Deux valets de part et d'autres du trône du père Ubu en pleine méditation euphorique. La mère Ubu sur un tabouret s'agite soudain.

     

    aphatie.jpgMère Ubu : Que t'arrive-t-il Père Ubu, ta figure me semble plus rougeaude que d'habitude ? Qu'est-ce qui te réjouis autant grand faquin ? Je ne t'ai pas vu ainsi depuis que tu récoltas tous ces impôts il y a dix ans.

     

    Père Ubu : Merdre Mère Ubu, de par ma chandelle verte, je suis en effet fort réjoui ! Que n'ouis-je plus tôt les saillies drolatiques de ce bougre de bougre de Jean-Michel Apatie qui a l'accent chantant des cigales du sud de ma Pologne natale ! Tu devrais changer de ton bougresse et te montrer moins insolente. Prends garde à ce que je ne te donne de mon bâton à phynances !

     

    Mère Ubu : Tu ne me fais pas peur grand coquin. Je t'approuve, le sieur Apatie sait se montrer respectueux des grands comme nous le sommes, il est moins insolent et vantard que mon regretté capitaine Venceslas. Il adore nous passer la brosse à reluire dans tous les coins de notre personne. Que ne le fais-tu maréchal de par le pouvoir de ton bâton à phynances ?

     

    Père Ubu : Il veut que nous rasions ce bête château de Versailles beaucoup trop beau avec son jardin dispendieux, trop sublime pour nos sujets. C'est une idée que nous aurions pu avoir, cela ne va pas du tout. Il ne faut pas que nos bougre de bougres de sujets pauvres et crottés voit de la beauté sous leur nez, ce n'est pas pour eux cette splendeur ne crois-tu pas Mère Ubu ?

    Lire la suite

  • Trump, le Brexit et le Pen la faute du Net

    Imprimer Pin it!

    Taubira, liberté, net, 13 novembre, radio, télévision, société, amaury watremezCe qui est pratique avec madame Taubira est qu'elle exprime tout haut ce que la gauche dite "morale" et moralisatrice pense tout bas. Elle n'a aucun problème non plus à dire tout son mépris des "ploucs" qui votent le Pen ou Trump ainsi que la majorité des tenants de cette gauche de bourgeois pédagogues. Ce 13 Novembre sur Europe 1 elle a dit ceci qui est frappant : "Internet pose un vrai problème parce que c’est un espace de liberté, de circulation de connaissances, de savoirs."

     

     Le pire est que la droite dite "républicaine" est tétanisée encore maintenant par ces diktats totalement arbitraires...

     

    La Liberté d'expression de tous lui pose donc problème.

     

     En effet, cela gène considérablement la propagation de la bonne parole du progrès constant et des évolutions sociétales réputés inéluctables. Internet permet la contradiction des petites gens, des "fascistes" qui auparavant n'avait pas voix au chapitre. Elle permet aux souverainistes, aux patriotes de s'insurger contre les méfaits de la mondialisation réputée heureuse. Et abomination de la désolation, elle autorise les adversaires de l'avortement pour toutes et de la contraception libéralisée à défendre leur point de vue.

    Lire la suite

  • Les élites hier et aujourd'hui

    Imprimer Pin it!

    politique, société, héritiers, économie, école, amaury watremez, élites, trumpLes élites sont aujourd'hui contestées de toute part. Pour une raison simple, elles s'auto-entretiennent et sont parfaitement étanches au reste du peuple. De toutes façons le peuple les indiffère, un ramassis de ploucs sans éducation ni revenus conséquents et encore moins de réseaux. Il a un défaut ce peuple, il ne vote plus ce qu'on lui intimait de voter auparavant et conteste les élites et les institutions dans leur ensemble. Il est vrai que bien souvent ceux qui contestent le pouvoir des élites en sont clairement issus. On ne peut leur reprocher d'être lucides et de désirer un monde plus équitable.

     

    J'ai toujours eu beaucoup de mal à comprendre  ce reproche. Moi-même qui écrit ce texte j'ai fait des études supérieures et fait objectivement partie des professions que l'on pourrait classer dans ces "bourgeois pédagogues" que je brocarde allègrement par ailleurs. J'ai du mal à l'écrire sans rire mais je fais partie de ces "élites" indubitablement...

     

    La reproduction sociale des privilèges a toujours existé sous tous les cieux et tous les régimes politiques car "là où il y a de l'homme il y a de l'hommerie" et donc des injustices. Cependant, la société a toujours prévu un ascenseur social, une méritocratie afin de s'élever selon son travail et les services rendus aux autres pour le Bien Commun. Cela existait déjà sous l'Ancien Régime à travers la noblesse dite "de robe". Le chancelier Séguier sous Louis XIV est un exemple de cette méritocratie. Il est arrivé au sommet de l'État de par son travail. Rappelons que ses parents étaient épiciers en somme...

    Lire la suite

  • Lucides donc racistes

    Imprimer Pin it!

    politique, islam, israèl, antisionisme, société, antisionisme, hypocrites, islamogauchistes, amaury watremezLes observateurs, éditorialistes et journalistes ont les yeux qui se dessillent progressivement face à la montée de l'islamisme dans nos « quartiers difficiles ». Ils sont de plus en plus nombreux à droite mais aussi à gauche, ainsi Elisabeth Badinter ou Caroline Fourest mais aussi Zineb El Rhazoui, ancienne journaliste à « Charlie Hebdo ». Elles dénoncent entre autres la progression inquiétante dans les esprits de nombreux français « issus de la diversité » (TM°) d'une culture patrimoniale extrêmement radicale c'est le moins que l'on puisse dire. Rappelons que les femmes n'ont pas d'existence légale dans les pays où la charia fait loi.

     

    Cet intégrisme évident témoigne également d'un refus absolu de la raison et de la réflexion personnelle, de la littérature, de la musique et des arts, du cinéma sans parler du mépris des Droits de l'Homme par les salafistes et autres frères musulmans maintenant bien implantés dans notre pays.

     

    Las ! Pour les quelques bourgeois pédagogues, les bons apôtres, les « islamogauchistes » et autres grands « indigènes de la République » conservant encore leurs ronds de serviette dans les médias, elles sont donc racistes. Racistes car lucides, ne faisant qu'observer des faits indubitables. A moins bien entendu de vivre dans un quartier protégé, loin de la misère, ou d'être un de ces aveugles volontaires du genre à finir « collabo » avec le pire arbitraire par de bonnes intentions mal placées. Parfois c'est juste par pur cynisme et calcul de politiciens politicards.

    Lire la suite

  • Réparer les vivants par l'eugénisme

    Imprimer Pin it!

    cinéma, société, réparer les vivants, politique, maylis de kerangal, amaury watremez

    Dédié à Olivier Prévôt (il faut lire son article dans Causeur "papier")

     

    S'il y a bien une conception petite-bourgeoise du cinéma ou de la littérature qui m'agace particulièrement, c'est celle qui veut que ces arts devraient obligatoirement servir à l'édification des masses. Que cette pseudo édification soit de gauche, de droite, religieuse ou pas je ne peux m'empêcher de trouver cela grotesque et inintéressant. Cela donne toujours des films ou des livres larmoyants, des déluges de bons sentiments pénibles, marqués aussi par le pire conformisme moral et intellectuel et dont l'auteur se chausse de gros sabots voire de semelles fortement cloutées et orthopédiques.

     

    « Réparer les vivants » de Katell Quillévéré adapté du roman de Maylis de Kerangal ressort clairement de cette catégorie à laquelle « Intouchables » s'apparentait également.

     

    Je me fiche complètement de jouer ici les râleurs, les emmerdeurs. Le film et le livre font consensus ou presque car ils caressent le spectateur dans le sens du poil, l'encouragent dans son auto-satisfaction narcissique, la grande mode en 2016 avec la dictature de l'affectif. Et je ne serai pas le premier, l'écrivain Richard Millet (oui je sais, je sais) a décrit Maylis de Kerangal comme la romancière préférée des « milliers d’imbéciles » de la « petite bourgeoisie internationale déculturée ».

     

    Je rappelle donc l'histoire ou anecdote exemplaire du récit. Un jeune homme du Havre, Simon, un surfeur (oui, au Havre, sic) beau comme un dieu, charismatique, sympathique, se retrouve entre la vie et la mort, maintenu artificiellement dans cet état intermédiaire, en mort cérébrale après un accident de van suite à une session de surf. Dans le même temps, une femme parisienne, Claire Méjan, 51 ans, attend dans un délai de trois jours une greffe du cœur pour continuer à vivre, aimer, s'épanouir et toute cette sorte de choses.

    Lire la suite

  • Devoir(s) de réserve

    Imprimer Pin it!

    politique, société, droite, gauche, syndicats, fonctionnaires, devoir de réserve, hypocrisie, amaury watremezEn France un fonctionnaire quel que soit son rang est, selon la loi, tenu au devoir de réserve et à souscrire voire à défendre au besoin les valeurs républicaines. Il se doit aussi de rester neutre sur le plan politique et religieux. Normalement, on devrait préciser : et ce quelles que soient ses opinions personnelles....

     

    Mais en France, pour leurs syndicats et la plupart des politiques, ce sont les valeurs de gauche qui sont les seules valeurs républicaines et les fonctionnaires de gauche les plus en avance sur le sujet, les plus à la pointe. C'est l'opinion qui court à droite également, enfin la droite dite « républicaine » souffrant toujours d'un incompréhensible complexe d'infériorité intellectuelle vis à vis de la gauche sociétale ou de celle étant « plus pressée » de faire la Révolution (enfin si le temps le permet).

     

    Ce complexe absurde est à s'arracher les cheveux car lorsqu'une opinion est raisonnablement présentée et argumentée pourquoi en interdire l'expression légitime ? Être de droite et l'affirmer ne veut pas dire que l'on fera l'éloge des camps de concentration. Las ! Il faut toujours et encore que l'électeur de droite se justifie de l'être sous le feu nourri des questions de procureurs politiques improvisés encore plus sévères que Fouquier-Tinville lui-même. Jusqu'à ce qu'il rende grâce ou qu'on lui fasse rendre gorge et s'inflige une sévère pénitence.

    Lire la suite

  • Réseaux tribus et autres communautés

    Imprimer Pin it!

    politique, réseaux, société, internet, réseaux dits sociaux, amaury watremezDepuis les débuts fracassants de la Révolution Numérique, l'explosion d'internet, nous a été seriné sur tous les tons le refrain de l'avènement du « Village Global », d'une humanité enfin réunie autour du désir universel d'accession au savoir. C'est manquer singulièrement de lucidité car jamais nos sociétés n'ont été autant atomisées en diverses communautés ethniques ou pas, tribus de « mêmes » et réseaux d'intérêt étanches les uns aux autres que ces réseaux soient virtuels ou non. Qui ne fait pas partie de l'un ou l'autre aura du mal à survivre et pouvoir se hausser socialement.

     

    Il en existe de toute sorte et dans tous les milieux, des plus favorisés aux plus précaires, des plus BCBG aux plus « beaufs ». Les individus en faisant partie sont ravis de leur appartenance à leur réseau, leur tribu. Ils ressemblent aux « alpha » et aux aux « deltas » de « le Meilleur des Mondes » de Huxley. Évidemment, afin d'assurer leur béatitude décervelée ils ont besoin comme les personnages de l'écrivain de leurs « somas » que ce soit des émissions « d'infotainement » débiles ou diverses substances toutes largement tolérées contrairement aux bonnes intentions affichées.

     

    Il n'est pas rare que dans les tribus on en vante les bienfaits soi-disant conviviaux. C'est encore un leurre afin de supporter un esclavage moderne.

    Lire la suite

  • Piéton de Paris

    Imprimer Pin it!

    à propos de « Le piéton de Paris suivi de D'après Paris » de Léon-Paul Fargue chez « l'Imaginaire » aux éditions Gallimard

     

    paris, littérature, société, livres, politique, paris capitale, hidalgo, amaury watremezIl y a des livres dont on sait à en parcourir seulement quelques lignes chez son dealer habituel qu'ils seront essentiels pour vous, ainsi « le Piéton de Paris » de Léon-Paul Fargue. Paris est maintenant une ville muséifiée pour touristes et parvenus, et leurs « héritiers », une ville « gentryfiée » dans la plupart des anciens quartiers populaires. Les endroits véritablement authentiques, loin du ripolinage que l'on trouve partout ailleurs, sont de plus en plus rares. Mais ils existent encore, je ne les donnerai pas ici, il faut qu'ils demeurent secrets.

     

    Il convient que vous les cherchiez, et découvriez ensuite, par vous-mêmes.

     

    paris, littérature, société, livres, politique, paris capitale, hidalgo, amaury watremezJ'ai une passion presque amoureuse pour Paris où je suis né, j'adore en arpenter les rues. Et je déteste viscéralement les clichés perpétués depuis des décennies sur cette ville entre « chromos » pénibles à la Doisneau et mythes autour de « témoins » à la Michel Audiard ou à la Antoine Blondin. On exalte le soiffard ayant le sens de la formule argotique en oubliant combien il devait être pénible dans la vraie vie, en particulier avec les femmes. On est fasciné par les « mauvais garçons » que certains d'entre eux étaient pour jouer les affranchis par procuration tout en restant bien sages par ailleurs.

    Lire la suite

  • L'Amérique dont nous ne connaissons rien

    Imprimer Pin it!

    politique, élections présidentielles américaines, Trump, Clinton, société, Amaury Watremez, clichés, bêtiseNous croyons tout savoir des États-Unis. Nous regardons principalement ses films et feuilletons depuis des décennies. Nous singeons son mode de vie que ce fut celui d'un « redneck » obèse se détendant dans les centres commerciaux géants le samedi, ce qui est devenu le loisir principal de la majorité des gens sous nos cieux. Ou que l'on se soit tel un intellectuel new-yorkais névrosé amateur de restaurants « vegans », en « psy » constante depuis des années, mais tellement libertaire, tellement ouvert. Les bourgeois pédagogues se rêvent souvent en personnages de « Seinfeld » ou de Woody Allen. Nous sommes fascinés par ce pays-continent dans une relation d'haine/amour complexe.

     

    Les « clichés » que nous croyons énormes sur les américains y sont vrais. Ils sont vraiment comme dans leurs fictions. Mais c'est infiniment plus complexe que cela, et il n'y a pas une ou deux Amérique mais quelques dizaines. On le voit même dans un reportage étonnant de l'émission de Barthès sur TMC montrant dans le Dakota du Sud des « bidonvilles » où habitent une population des plus pauvre, des plus déshéritée, de blancs votant tous pour Trump contrairement à ce que les médias français laissent entendre, ceux-ci suggérant que ce sont surtout les riches qui votent pour le milliardaire grossier candidat à la Maison Blanche.

    Lire la suite

  • Redonner leur place aux Lettres

    Imprimer Pin it!

    Littérature, société, politique, art de vivre, amaury watremez enseignement, éducation nationale, lettresJ'ai plus travaillé cette série de textes sur la littérature que les autres ceux-ci faisant partie d'un mémoire présenté au MUCEM de Marseille

     

    La Littérature avait auparavant une place centrale dans la culture collective. Démocratisée, on la trouvait au guichet des gares voire même un temps dans des distributeurs dans le métro parisien. Les émissions littéraires à la télévision étaient des institutions permettant de propager les Lettres dans les foyers, et étaient suivies quasiment religieusement par une bonne partie de la population, de « Lectures pour tous » de Pierre Dumayet à « Apostrophes » de Bernard Pivot. Il était facile au téléspectateur de s'identifier à Pivot de par son physique de bon vivant, de « français moyen » selon le cliché, posant des questions faussement candides.

     

    Les livres de poche peu chers, peu encombrants permettaient à tout un chacun d'accéder aux Lettres qui n'étaient plus le privilège de quelques érudits, d'une élite socialement favorisée. Cela ne faisait pas de toute la population une population de lettrés mais les rendait familiers avec la Littérature même si ce n'était que de la « littérature de gare » à laquelle des auteurs ont su donner des lettres de noblesse, en particulier Frédéric Dard, Albert Simonin et le créateur de la « Série Noire » Marcel Duhamel, proche des surréalistes et ami de Prévert.

     

    Cette littérature particulière dont les descendants sont Marc Lévy ou Guillaume Musso était méprisée, désignée comme indigne par les élites justement tout comme la littérature dite « de genre » en général. C'était et c'est toujours un point de vue fortement réducteur car des auteurs comme Jean-Patrick Manchette dans son fameux Journal littéraire, dans ses « chroniques noires » ont montré que « le genre » évoquait plus sûrement les marges d'une société, les mouvements l'évoquant aussi bien que des traités très savants de sociologie plus scientifiques.

    Lire la suite

  • La littérature c'est dangereux

    Imprimer Pin it!

    12049180_1634898010118914_676968919393246799_n-2.jpg?itok=dVyAPNp0Premier article d'une série d'une dizaine...

     

    D'un côté l'on prétend que le niveau aurait tellement baissé que l'on ne pourrait plus évoquer Baudelaire ou Chateaubriand à des jeunes, ou des adultes, uniquement préoccupés du dernier modèle de « smartphone », apparaissant comme)des « digital natives » rivés à leurs écrans. Sur ce côté de la rive l'on déplore le retour de la Littérature comme domaine réservé uniquement à une élite. C’est il est vrai- le cas. Après une période de démocratisation des livres, ne fût-ce que par la création du « Livre de Poche » à la Librairie Générale Française ou des collections « Folio » chez Gallimard et « Points » au Seuil, la lecture ne concerne plus qu'une niche de jeunes et de moins jeunes disposant d'un « background » et d'un environnement de plus en plus rares.

     

    De l'autre, l'on affirme qu'il faudrait ne considérer les Lettres et leur enseignement que sous un angle utilitaire voire utilitariste, toujours le plus possible proche de l'univers mental et des préoccupations des générations actuelles, qu'il faut délaisser les littérateurs poussiéreux, les mettre au pilon, car leur propos ne serait plus suffisamment adapté à la modernité. Il faudrait sans cesse renvoyer les lecteurs à leur présent, leurs centres d'intérêt, à eux-mêmes sans que l'on ne précise ce qu'il en est de la nécessaire ouverture à d'autres perceptions, d'autres univers mentaux.

    Lire la suite

  • Ces introuvables cathos de gauche

    Imprimer Pin it!

    Ce texte est ma réaction à l'article de René Poujol sur « Causeur », voir à ce lien, je lui dédie d'ailleurs mon petit billet...

     

    René poujol, société, christianisme, politique, amaury watremez, église, cathos de gaucheOn pourrait croire que cet article ne concerne que les quelques rares pratiquants catholiques réguliers (chaque dimanche) : à savoir de 3 à 4 % de la population française (certains sondages donc celui-là à ce lien et cet autre pris volontairement sur un site hostile au catholicisme). On lave son linge sale en famille, en cercle fermé me dira-t-on. Mais notre société, que l'on soit croyant ou pas il est difficile de le nier, est bâtie sur les valeurs issues de l'Evangile, ou du moins l'était. Et la déliquescence ecclésiale n'est pas sans conséquences sur la crise morale grave que traverse notre société.

     

    On aurait repéré au sein de certaines institutions catholiques, en particulier la Conférence des Évêques de France, de la rédaction de « le Pélerin » ou de « la Croix » des catholiques de gauche. Il en resterait quelques uns, des sexagénaires et quinquas pour une minorité. Il n'existerait plus par contre de jeunes cathos de gauche. C'est logique, leurs parents et grands parents leur ont répété sur tous les tons qu'aller à la messe, pratiquer et éventuellement prier n'avaient aucune utilité. Ils en ont tiré la conclusion logique, plus besoin d'être catholiques pour se comporter selon la foi « sociologisante » inculquée par leurs géniteurs :

    Lire la suite

  • Existe-t-il un journalisme politiquement incorrect ?

    Imprimer Pin it!

    politique, société, politiquement incorrect, société, paradigme nouveau, amaury watremezDans les écoles de journalisme on vote majoritairement à gauche (voir ce sondage à ce lien, il en existe d'autres encore plus flagrants). Les quelques étudiants de droite voire un peu plus à droite deviennent pour la plupart les journalistes dits « politiquement incorrects », chacune et chacun dans son créneau : sociétal, religieux, politique. Ce créneau contre la bien-pensance et les bourgeois pédagogues est de plus en plus porteur en 2016 du fait de l'échec patent des idéologies globalisantes, celles-ci étant à chaque fois autant d'alibis afin de maintenir les intérêts de l'oligarchie. Et ce y compris pour toutes celles mettant le peuple (le pôple) à toutes les sauces.

     

    Ces journalistes réputés politiquement incorrects ne le sont que jusqu'à un certain point. A quelques exceptions notables, on retiendra Eric Zemmour, Elisabeth Lévy et Natacha Polony et à gauche Eric Naulleau.

     

    Ces auteurs « malpensants » sont en effet formés à utiliser exactement la même méthodologie que les autres : prétendra à l'objectivité, retenir ses attaques selon une « déontologie » biaisée. Car cette méthodologie étant fondée sur des présupposés idéologiques très politiquement corrects cela fausse leur incorrection. Ils écriront leurs articles et éditoriaux au final selon des paradigmes de pensée et de réflexion de gauche.Employer la même méthodologie que leurs consœurs et confrères de gauche les amène donc à parfois tirer les mêmes conclusions que les autres d'un événement.

     

    Ils en tireront la conclusion fausse de la fin des clivages, fausse car pour la gauche, qu'elle soit sociétale ou pas, les clivages demeurent bel et bien et sont nombreux.

    Lire la suite

  • Les deux France

    Imprimer Pin it!

    politique, terre, france, zemmour, raphèl glucksman, amaury watremez, paysannerieRaphaèl Glucksman publie le livre « Notre France – Dire et aimer ce que nous sommes » dans lequel il affirme décrire le pays en homme de progrès, en clair selon l'oligarchie et ses obligés en somme. Dans « Quotidien » le spectacle « d'infotainemant » de dérision « citoyenne » et « objective » (c'est lui qui l'affirme) de Yann Barthès il se pose en anti-Zemmour mais consent quand même en fin de péroraison à avouer qu'il aime bien le côté « rabelaisien » de la France, son côté « gaulois ». Nous souffririons de trop d'hygiénisme, de trop aseptiser notre vie. On ne peut pas lui donner de ce point de vue entièrement tort et on lui sait grè au moins de l'écrire.

     

    On me pardonnera cependant dans la suite de ce texte mon irrespect envers ce grand philosophe contemporain (1 m75 à vue de nez) mais il est encore bien timide.

     

    On s'étonne d'ailleurs de le voir reprendre au fond des idées qui ne déplairaient pas aux réacs qu'ils conchient par ailleurs. Ce genre de représentant de « la France d'en haut » donnant des leçons de morale comme lui est toujours persuadé de sa légitimité de par les avantages matériels dont ils disposent depuis sa naissance.

     

    La France de Raohaèl Glucksman est celle que l'on voit dans les films américains. Les français du petit peuple qu'il décrit non sans condescendance ne se lavent pas, mangent comme des gougnafiers en faisant du bruit. Ils s'essuient bruyamment sur leurs manches une fois le repas fini tout en écoutant avec respect le monsieur « venu de la ville » qui leur dit comment se conduire. Ils sont ignares, incultes, grossier. Heureusement qu'ils ont cette chance d'avoir des messieurs « venus de la ville » comme monsieur Glucksman pour les éclairer.

    Lire la suite

  • Donald a dit chatte

    Imprimer Pin it!

    Donald Trump, Hillary Clinton, société, Etats Unis, politique, amaury watremez, AmériqueJe ne suis pas un fervent supporter de Donald Trump. Tout ce fric étalé pendant la campagne des primaires et des présidentielles américaines que ce soit de son côté ou il est vrai du côté démocrate donne à la fois le tournis et la nausée. Je pense aussi qu'en tant que français, nous ne connaissons pas vraiment la société américaine, sa culture, ses us et coutumes. Nous pensons la comprendre car regardant depuis des décennies des films, des feuilletons et séries américaines, celles-ci ayant maintenant « la carte » des cultureux chic depuis quelques temps. Mais au fond, notre point de vue est toujours très superficiel et marqué par nos références qui ne sont pas pertinentes lorsque est évoqué cet état-continent.

     

    Donald Trump est comparé par nos arbitres des élégances politiques, nos éditorialistes distingués à nos politiques dits populistes français. Il est de bon ton d'appuyer sur son côté « plouc », ses défauts qui font « populo », des observations condescendantes qui je trouve sentent d'ailleurs le mépris de classe petit-bourgeois. Donald Trump traîne plusieurs « casseroles » en plus de n'être ni un diplômé ni un politique se comportant de la manière convenable selon les dogmes de nos élites. Pire encore, abomination de la désolation, dans une conversation rapportée par toute la presse américaine, Donald a dit « chatte » pour désigner de manière peu élégante l'appareil reproducteur féminin.

     

    « Mais vraiment où a-t-il été éduqué ma chèère » ?

     

    La société américaine étant encore très marquée par le puritanisme des « Pères fondateurs », et Trump prétendant à la magistrature suprême, c'est très mal aux yeux des américains. Il dit d'ailleurs avoir essayé de séduire des femmes qui n'étaient pas la sienne ce qui là-bas équivaut à une mort politique. A ce puritanisme traditionnel se rajoute celui du « politically correct », des féministes et des amateur-e-s de « Gender Studies », celui-ci étant encore plus radical que l'ancien. Et les commentateurs d'embrayer sur le même registre en France où il est de bon ton de donner des leçons de démocratie aux américains beaucoup moins intelligents que nos oligarques bien entendu à quelques exceptions près dont Hillary Clinton.

    Lire la suite

  • Zemmour affole les élites

    Imprimer Pin it!

    Zemmour, télévision, société, politique, tribunal, amaury watremezLe procès en sorcellerie fait à Zemmour est un signe évident de l'affolement des pseudo élites s'apercevant de leur totale déconnexion d'avec le peuple. Elles s'affolent car après avoir accusé Zemmour de racisme elle l'accuse de faire l'éloge des islamistes. Et quand elles s'affolent, elles montrent surtout leur haine profonde de toute contradiction d'avec les dogmes de leur pensée réputée progressiste. Cela ne date pas d'hier ainsi que leur tendance à judiciariser leurs ripostes. On trouvera bien toujours (parmi ceux du Syndicat de la Magistrature au hasard...) des juges enthousiastes pour condamner les errements des salauds de réacs. Ceux-ci ne font pourtant qu'évoquer le réel et la dégénérescence du lien républicain dans notre pays.

     

    Les réacs ou soit disant réacs comme Zemmour gênent. Ils empêchent la réalisation du bonheur ultime pour l'humanité de se noyer dans le grand tout universel et très flou de la mondialisation heureuse. Du moins, c'est ce que les élites voudraient que le peuple pense. Mais le peuple hélas n'en fait qu'à sa tête l'ingrat et plébiscite ce qu'écrit Zemmour dans son dernier livre. Ce qu'il décrit dans ses écrits, dans ses chroniques il faut dire que c'est ce que vivent tous les "français périphériques" depuis des décennies. Toute la classe moyenne sacrifiée dont les enfants et les petits enfants ne peuvent plus emprunter l'ascenseur social s'y retrouve.

     

    Ou alors dissolvons le peuple comme le proposait Brecht dans "la Solution". C'est un peu ce que l'auto proclamée "France d'en haut" a fait en tentant de remplacer dans l'électorat de gauche ces français les ayant quittés par les enfants d'immigrés, nouveau prolétariat. Hélas, ce sont aussi des ingrats qui ne veulent pas du tout des innovations sociétales amenées entre autres par la loi Taubira du "mariage pour tous". Je suis surpris que l'homophobie sévissant durement dans les "quartiers" dits sensibles ne soit jamais évoquée car elle est terriblement plus violente que celle supposée des lecteurs de Zemmour.

     

     

    Même en constatant cet affolement conduisant les pseudo élites à réagir avec une violence abjecte, même face à cette haine avérée, les défenseurs de Zemmour continuent pour beaucoup et malgré tout à se croire obligés de donner des gages de bonne conduite à la gauche moralisatrice ! Ils défendent le polémiste mais, attention, ils ne sont pas d'accord sur tout donnant au bout du compte des arguments à la curée contre lui. Ces défenseurs encore un peu timorés sont finalement toujours dans la terreur des leçons de morale des bourgeois pédagogues.

    Lire la suite

  • Le retour des hordes familialistes le 16 octobre

    Imprimer Pin it!

    société, religions, LMPT, manif pour tous, christiane taubira, politique, amaury watremezLa « Manif pour Tous » revient le 16 octobre prochain. Elle s'annonce par des affiches un peu partout dans la capitale et d'étranges tags roses et bleus effrayant les bourgeois pédagogues sur les trottoirs. Les hordes « familialistes » vont à nouveau investir les rues de Paris et effrayer madame Hidalgo après avoir fait peur à Bertrand Delanoé qui implorait le ciel de ses mains tendues en vain vers la divinité du « festivisme » de lui épargner ce supplice.

     

    Mais il ne fut pas exaucé et dut boire le calice jusqu'à la lie. Des français catholiques pour beaucoup, de cette part du pays méprisé, moqué, conchié, défilaient exaspérés dans la rue contre une loi qui était surtout un cadeau à un tout petit milieu moralement libertaire. Contre l'homophobie « ordinaire » dans les « cités » ou dans les milieux ruraux rien n'a été prévu, étrangement. Il faut dire qu'aux yeux de la « France d'en haut », pour reprendre l'expression de Christophe Guilluy, l'homophobie n'existe pas, ne peut pas être possible, dans les milieux dits « issus de la diversité » alors que c'est là qu'elle est le plus violente.

     

    Et Anne Hidalgo ne le sera donc pas plus, apaisée.

    Lire la suite

  • Les odeurs encore méphitiques du vote le Pen

    Imprimer Pin it!

    FN, le Pen, histoire, politique, société, amaury watremez, les HLPSDNH

     En 2016 encore et toujours, le vote pour la famille le Pen, que ce soit pour la fille, pour la nièce, pour le patriarche peut-être, sent encore la soufre à plein nez pour les oligarques, les journalistes et les éditorialistes. Que ceux-ci soient des bourgeois pédagogues ou des éditorialistes réputés « politiquement incorrects ». Ceux-là, on le sent bien en parlent encore avec des pincettes, comme s'ils s'approchaient trop près du gouffre des enfers, respirant déjà les vapeurs méphitiques de l'Hadès. Ce n'est pas pour eux un vote républicain ou respectable. Même Zemmour n'est pas très à l'aise quand il l'évoque.

     

    Les bourgeois pédagogues le vote le Pen « les inquiète » confient-ils gravement en adoptant l'attitude « ad hoc » pour montrer combien ils sont inquiets les pauvres : la main sous le menton deux doigts pointant vers le haut de leur front large de grandes consciences politiques. Ce sont encore des censeurs redoutables de tous ceux qu'ils soupçonnent de sympathies mal placées. Moi-même ami lecteur qui ait accueilli sur mon blog des articles de Myriam le Corre très bienveillants pour le FN, précisant pourtant à chaque fois en introduction que je n'ai jamais mis un bulletin de vote pour ce parti dans une urne et n'en mettrai jamais, je suis suspect, excommunié, anathémisé par toutes ces grandes consciences citoyennes.

    Lire la suite

  • La vérité avant-dernière sur Philip K. Dick

    Imprimer Pin it!

    À propos de « Philip K. Dick l'homme qui changea le futur » de Anthony Peake chez Hugo Doc

     

    chronique sponsorisée par Ubik :

     

    Ubik règle vos problèmes de peau faisant disparaître comme par enchantement les tâches de son, les grains de beauté disgracieux, Ubik était là avant l'univers, Ubik ne s'appelle pas Ubik et se trouve tout autour de nous.

     

    littérature, SF, philip K. Dick, cinéma, amaury watremezPhilip K. Dick est un des auteurs de Science-Fiction le plus fascinant du XXème siècle et aussi un de ceux au sujet duquel on trouve le plus de livres. Il aurait voulu être pleinement reconnu pour ses romans « mainstream » et est maintenant universellement célébré pour ses récits relevant de ce genre. C'est aussi un des écrivains les plus adaptés au cinéma depuis quelques années. Son œuvre fascine et des cinéaste parfois médiocres n'arrivent pas à abîmer la force des récits imaginés par le jumeau de Horselover Fat qui est le passeur des multiples théories de son créateur dans « l'Invasion divine ».

     

    Ce sont les biographies de Lawrence Sutin et l'ouvrage d'Emmanuel Carrère littérairement plus intéressant qui demeurent les plus réussis, certainement celles s'approchant le plus de la personnalité de l'écrivain, d'un portrait proche du réel. Mais l'uchronique « Requiem pour Philip K. Dick » de Michael Bishop, une uchronie dans le goût de « Ubik » qui ne raconte qu'en filigranes l'existence d'un Philip K. Dick un peu différent du nôtre, mais qui est beaucoup audacieuse que les travaux de Larry Sutin et Carrrère. Et l'esprit de son œuvre y est encore mieux perçu, Dick y devenant une figure presque divine capable de voir tous les univers possibles.

    Lire la suite

  • Les réacs encore timides

    Imprimer Pin it!

    politique, société, réacs, éditorialistes, zemmour, elisabeth lévy, amaury watremez, natacha polonySamedi, zappant paresseusement sur la télévision, je tombe sur une émission dite politique de "France  O" où Natacha Polony écoute attentivement, bien sagement, attendant docilement son tour, Rokhaya Diallo, lui répondant par des arguments posés et rationnels aux injures habituelles envers la France et les français de son interlocutrice visiblement dans la haine de ce vieux pays. Je me suis alors rappelé de ce que disait Mel Brooks à propos de son film "les Producteurs" dans un documentaire sur le tournage dudit chef d'œuvre d'humour caustique et de burlesque :

     

    Aux fanatiques, aux idéologues obtus, aux personnes haineuses en général, leur opposer un discours construit et raisonnable c'est déjà en soi accepter ce qu'ils ont à dire bien que ce qu'ils ont à dire soit en soi inacceptable. La seule chose à leur opposer c'est de tourner leurs certitudes absconses en dérision, ce sont des valeurs solides. Non pas les valeurs dites "citoyennes" du "vivrensemble", non pas les fades valeurs dites "républicaines" tenant plus du plus petit commun dénominateur qu'autre chose, ne parlez surtout pas de valeurs morales. Là vous serez immédiatement rejeté vers les enfers.

    Lire la suite

  • Buisson Sarkozy et le parfum de l'andouillette

    Imprimer Pin it!

    Patrick Buisson, Nicolas Sarkozy, société, politique, polémique, hypocrisie, pouvoirCe petit billet sans doute taquin, sans doute abrasif pour certains lecteurs, n'a pas pour but d'être une recension du livre de l'ancien conseiller occulte de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson. Je ne l'ai pas lu. J'avais simplement envie de m'intéresser aux réactions que cet ouvrage suscite, des réactions que je trouve pour la plupart risibles voire grotesques quand leurs auteurs sont sincères, grossièrement cyniques quand ils ne le sont pas. Certains le sont rarement, d'autres, leurs séides et autres larbins, le sont toujours. Comme je n'ai pas un mauvais esprit, et parlant ici d'andouillette, je ne vais pas évoquer ici le cas de Christian Estrosi.

     

    Concernant Patrick Buisson je trouve cela curieux de la part d'un type d'extrême-droite n'ayant pas de mots assez durs avant, mais ça c'était avant, pour dénoncer la collusion des médias dits "officiels" avec le pouvoir le fait qu'il se répande sur son travail avec l'ancien président dans tous ses médias dits "officiels" et si "politiquement corrects" à ses yeux. On a beau avoir des rêves humides de retour à une "Révolution nationale" on n'en est pas moins homme, et faillible, et doté d'un certain ego, et on aime bien être largement entendu et plaint. Même s'il faut pour cela être interviewé par un valet du pouvoir "bobo"...

     

    Edouard Herriot nous le disait pourtant déjà il y a plusieurs décennies. Pour être bonne, la politique c'est  comme les andouillettes ça doit un peu sentir la merde mais pas de trop cependant.  La politique n'a pas à être moralisée sans cesse. Elle ne sera jamais morale de toutes façons. Le lecteur cultivé donc averti, sait où trop de vertu mène en politique : à l'arbitraire le plus dur, à quelques massacres des réfractaires à l'ordre vertueux. Le plus important c'est juste que les politiques doivent penser de temps en temps à œuvrer au Bien Commun.

    Lire la suite

  • L'impertinence au rang des beaux arts

    Imprimer Pin it!

    Arts, Oscar Wilde, petit palais, société, politique, amaury watremezUne exposition intitulée "Oscar Wilde l'impertinent absolu"  sur son œuvre et les remous qu'elle provoqua dans la société se tient en ce moment au Petit Palais (du 28 septembre 2016 au 15 janvier 2017). Elle exécute à partir de photographies, de manuscrits de sa main, de textes de Wilde un portrait du génial dandy expert dans l'art de la provocation et de l'impertinence sans jamais forcer, maître du mot d'esprit. Si je veux croire Jacques et Raïssa Maritain lorsqu'ils affirment que l'auteur de "la Ballade de la geôle de Reading" s'est converti de nouveau au catholicisme sur son lit de mort par leur entremise, j'aime penser que son dernier mot dans un hôtel miteux de la rue saint André des arts fût pour déplorer la laideur du papier peint de la pièce.

     

    "Ah ce papier..." aurait-il dit lors de son dernier soupir...

     

    Ce serait lui faire injure de le limiter au martyr de la "cause" homosexuelle suite à sa passion pour Lord Arthur Douglas qui le conduisit devant les tribunaux puis au bagne. Ce qui dérangeait tant la bienséance et les bons apôtres de son temps, ce qui dérange tant encore les bourgeois pédagogues, est qu'il était également un esthète au sens le plus pur du terme. C'est largement le plus subversif, le plus transgressif dans les atteintes aux bonnes mœurs qu'il n'eut de cesse de lancer. Le riche comme le pauvre, le pékin moyen issu de la classe moyenne, se fichent complètement de la beauté de ce monde, de tout ce qui peut les élever spirituellement et intellectuellement. La poésie, l'art, n'ont pas plus d'importance dans leurs existences.

    Lire la suite

  • Les contradictions de l'auteur politiquement incorrect

    Imprimer Pin it!

    politique, société, médias, télévision, politiquement incorrect, hypocrisie, amaury watremezInternet est une providence pour les auteurs politiquement incorrects de gauche et de droite ou du moins se prétendant tels, plus lucides, plus raisonnables, plus fins, plus ceci, plus cela. L'auteur politiquement incorrect n'a de cesse de dénoncer le système et les oligarques, de se donner une image de justicier courageux, sans peur et sans reproches. Il ne devrait donc pas se plaindre de rester dans l'ombre car finalement cela demeurerait logique dans son optique d'indépendance politique. Etre un redresseur de torts masqué est son destin et son horizon.

     

    Seulement voilà...

    Parfois il arrive qu'un de ses articles parvienne au regard d'un "pipeaule" quel qu'il soit et que ce "pipeaule" lui réponde. Le "lone ranger" du clavier, le "zorro" de l'azerty, ne pourra alors s'empêcher de se sentir flatté. Voilà qu'il entre dans l'intimité d'une vedette, d'un des "grands" de ce monde. L'un d'eux s'adresse au petit littérateur du net qui n'en revient. Ébloui, voilà qu'il trouve des qualités à la célébrité que quelques jours plus tôt il s'évertuait à descendre en flammes.

     

    Comme celle-ci est magnanime, elle peut même faire de l'écriveur du web un "bon client" de la télé, un de ceux qui font le "beuze", une des "grandes gueules" prétexte afin de laisser entendre que le pluralisme est toujours une réalité dans les médias. L'auteur politique correct ne se sent alors plus de joie, il est transporté et les cuisses de l'attachée de presse dans sa mini-jupe en cuir lui semblent bien attirantes. Il commence alors à mettre de l'eau dans son vin. Pas trop, un peu, tout doucement, progressivement son foie s'amollit, s'engourdit ainsi que ses tripes...

    Lire la suite

  • La fachosphère pour les nuls

    Imprimer Pin it!

    Article également sur Causeur

     

    À propos du livre «  La fachosphère - Comment l'extrême droite a remporté la bataille du Net » de Dominique Albertini et David Doucet chez Flammarion

     

    fachosphère.jpgLes deux auteurs sont pour Albertini journaliste à « Libération » et Doucet aux « Inrockuptibles ». Ils prétendent avoir effectué une enquête objective et dépassionnée sur ce que l'on appelle la « fachosphère ». On peut légitimement avoir envie de rire à gorge déployée rien qu'en relisant la première phrase de paragraphe qui contient un oxymore de bonne taille : journaliste à « Libé » ou aux « Inrocks » « objectif ». Pour les deux auteurs, leur parole est forcément objective. Néanmoins, reconnaissons qu'ils ont malgré tout fait l'effort d'aller rencontrer les auteurs des blogs et sites estampillés « fachos » et d'essayer de comprendre leur parcours intellectuel et politique, la construction de leurs convictions.

     

    Cela partait d'une bonne intention, mais c'était peine perdue car les deux auteurs partent d'un paradigme faux : tout ce qui contredit le discours des élites qui est aussi le leur relève d'une nostalgie des heures les plus sombres de notre histoire, et par conséquent de la « fachosphère ».

     

    Cette « France d'en haut » crépusculaire décrite par Christophe Guilluy dans son dernier ouvrage ne peut admettre que son éloge de la mondialisation réputée heureuse et de l'avènement merveilleux pour elle de la société multiculturelle soient contredits. Cette « France d'en haut » pratique donc par commodité intellectuelle et quoi qu'ils en disent l'amalgame de Soral,Zemmour et Henry de Lesquen, « Civitas » et « La Manif pour tous », Escada et Frigide Barjot. Pour ces prétendues élites de plus en plus coupées du peuple, les deux auteurs en font partie comme on l'a vu, leur réflexion va de soi, elle ne peut être remise en cause, a valeur de dogmes.

    Lire la suite

  • Le FranC C désué

    Imprimer Pin it!

    appauvrissement du français, langue, société, politique, amaury watremezIl y a quelques jours le présentateur « bobogénique » de « Quotidien » sur TMC Yann Barthès a raillé pendant quelques minutes Hervé Mariton pour son français qui serait à entendre l'animateur « désuet ». En effet, Mariton utilise des termes élégants, use d'une syntaxe riche et varié. Pire encore, il n'emploie aucun des tics de langage à la mode, par exemple « du coup » à toutes les sauces, « en fait » en début de chaque phrase ». Je ne suis pas spécialement un soutien de ce candidat aux primaires de la droite mais je ne vois pas trop l'intérêt de se moquer d'une langue plus riche que celle entendue partout à la télévision et dans la rue.

     

    C'est ce qui fait pourtant la beauté du français à laquelle il semble apparemment insensible, par cynisme (il flatte ses spectateurs dans leurs bas instincts) ou par sottise. Mais il est loin d'être le seul...

     

    Derrière Barthès le public s'est mis à ricaner après sa blague. Parler français correctement, avec style, ce n'est pas « cool », ce n'est pas « sympa », ce n'est pas très moderne. C'est une lubie de prétentieux ou de vieux con. Et il convient même pour les gosses des beaux quartiers de parler comme les « racailles » des cités en plaçant quelques termes de « verlan » qui placent son homme (ou sa femme). Un « chelou » par ci, une « meuf » par là et on peut se faire passer pour un affranchi. C'est toujours à la fois cocasse et pathétique de les entendre massacrer la langue française par haine de leur éducation, par haine d'eux-mêmes.

    Lire la suite

  • La décadence des élites françaises

    Imprimer Pin it!

    À propos de « Le Crépuscule de la France d'en haut » paru le 14 septembre 2016 de Christophe Guilluy chez Flammarion

     

    christophe guilluy, fracture sociale, france d'en haut, société, privilèges, hypocrisie, amaury watremezChristophe Guilluy est déjà l'auteur des passionnants et indispensables « Fractures françaises » et de « la France périphérique » décrivant la rupture dorénavant presque définitive entre le pays et ses élites. L'intérêt de ces ouvrages et du dernier est que leur auteur n'est ni éditorialiste, ni journaliste politique, ni militant. On ne peut lui reprocher d'avoir un point de vue biaisé ou partisan. Il est géographe et analyse de manière scientifique les cartes démontrant la coupure des oligarques d'avec les petites gens, en particulier avec ces français dits ruraux, les habitants des petites villes de province méprisées, considérées avec hauteur et condescendance :

     

    Tous les « franchouillards », les « ploucs », les « prolos » ainsi que les nomment avec mépris les bourgeois pédagogues.

     

    Ce n'est pas un livre contre les élites qui verserait dans le discours démagogique -et l'anti-intellectualisme- mille fois entendus. L'auteur rappelle juste que dans un pays dont le fonctionnement serait sain et réellement démocratique, elles seraient issues du peuple dans leur plus grande part. Or, en France elle s'entretiennent par la cooptation. les réseaux et la reproduction sociale. La « France d'en haut » et ses séides, et ce de plus en plus, sont totalement étanches, aveugles et sourds au reste de la population tout en prétendant la guider sur la voie du progrès. La « France d'en haut » et ses obligés ne veulent pas entendre la colère qui monte, ne s'inquiètent pas de la remise en cause générale de leurs desiderata.

    Lire la suite

  • La légèreté contre la barbarie

    Imprimer Pin it!

    sérieux.pngL'époque se pique de gravité, celle qui est « le bonheur des imbéciles » déjà évoquée par Nietzsche. Elle est aussi au pire esprit de sérieux quitte à verser régulièrement dans la lourdeur la plus insupportable. Les esprits en général se chaussent de semelles de plomb par peur d'être déconsidérés, pour donner d'eux une image flatteuse. L'époque affectionne également cette perception complètement faussée du respect consistant à laisser dire n'importe quelle sottise sous prétexte de tolérance, de circonspection afin de ne pas blesser les certitudes, les convictions. C'est la dictature de l'émotionnel immédiat, du dramatique, à coups de « tweets » et, ou de « statuts » facebook....

     

    Les individus de l'ère du 2.0 ont tellement peur de perdre leur dignité en passant pour futile, pour léger et désinvolte. Et ce fussent-ils croyants, incroyants, agnostiques, indifférents. Et l'accusation de dilettantisme reste la pire injure au fond pour les « salauds de pauvres » laborieux et soumis aux pires diktats du conformisme social, contre tous ceux qui ne veulent pas suivre cette posture sérieuse, raisonnable. Les supposés « amuseurs », les rigolos assermentés ne veulent plus faire seulement rire, ils se sentent concernés par la société, leur dérision a des limites qui sont les certitudes, même les plus abjectes, mêmes « celles qui rendent fous ».

    Lire la suite

  • La question derrière le voile pudique du Burkini

    Imprimer Pin it!

    burkini.jpgIl y a une question bien plus importante que ce bout de tissu derrière tout le questionnement passionné dans un sens ou l'autre sur le Burkini. Ce costume pourtant prétendu traditionnel est né il y a seulement quelques années...

     

    Cette question est simple mais étrangement personne n'ose la poser clairement, je ne vais pourtant pas me gêner. Quand ils sont « issus de la diversité », ces femmes qui promeuvent avec cette fanfreluche pudibonde une vision de la femme inverse aux valeurs françaises, ces hommes qui les soutiennent se sentent-ils encore réellement français ?

     

    Ce n'est pas du tout de l'animosité de ma part à leur encontre, ils ont parfaitement le droit de ne pas se sentir français. C'est juste une constatation objective. Et qui fait froid dans le dos car comment vivre ensemble quand on ne se sent pas appartenir au même ensemble ? Qu'on le refuse catégoriquement et avec violence par des symboles ou autres. Ce ne sont pas les seuls il est vrai. La plupart des citoyens actuels du « vieux pays » désirent faire « ce qu'ils veulent ». Ils sont devenus complètement indifférents aux valeurs communes tout en étant pourtant dociles aux diktats consuméristes.

    Lire la suite

  • Judéophobie ordinaire en banlieue

    Imprimer Pin it!

    politique, société, islamisme, antisémitisme, antisionisme, racisme, hypocrisie, amaury watremez

    Cette histoire est sur Causeur

     

    Article de Causeur partagé plus de 800 fois sur Facebook

     

    La petite histoire ci-dessous n'est pas qu'une anecdote désagréable. Ce n'est pas qu'une anecdote non plus. Cela arrive quotidiennement, malheureusement, l'insulte « feuj » (juif en verlan) se banalisant. Mais personne n'en tient réellement compte car il est établi parmi les élites qu'une personne « issue de la diversité » ne saurait être raciste. Et il est plus facile de nier les problèmes graves d'éducation se posant dans les quartiers où la précarité sociale est endémique plutôt que de chercher à les résoudre. On est libre de la réfuter comme on est libre de détourner le regard ou se cacher la tête dans le sable.

     

    L'éducateur était content ce jour-là des adolescents qu'il avait sous sa responsabilité. Ils avaient bien travaillé. Ces jeunes étaient de toutes les origines, et de toutes les couleurs de peau. Qu'il était difficile de les faire vivre tous ensemble eux qui se rassemblaient spontanément selon leur ethnie. Ce jour spécial, ils s'étaient investi sans qu'il n'ait besoin de prendre son ton sévère et de lancer une ou deux plaisanteries caustiques bien senties pour les faire taire. C'était pour le moins inhabituel pour une veille de vacances de printemps.

     

    Pour les récompenser, après un goûter et quelques jeux de groupe classiques, il avait décidé de leur passer un film. Il jeta un coup d'oeil dans la vidéothèque de l'endroit et tomba sur deux « de Funès » : « La Folie des grandeurs » et « Rabbi Jacob ». Il évacua le premier, trop de références aux « classiques », ils n'aimeront pas se dit-il la parodie de « Ruy Blas ». « Rabbi Jacob » avait son petit côté « citoyen » avec son discours anti-raciste. Il ferait un peu d'éducation civique en passant. Il se dit que c'était sans risques...

     

    Il mit le dévédé dans l'appareil.

    Lire la suite