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Lu et vu sur le Net - Page 5

  • Les catholiques et les « cathos »

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    jcathos.jpgCe sont deux groupes très différents. Un catholique n'est pas forcément un « catho » et un « catho » n'est plus très catholique. C'est Fabrice Hadjaj, philosophe chrétien, qui a évoqué en premier les « cathos » les assimilant à une nouvelle forme de pharisianisme. Ce sont ces croyants, pratiquants qui vivent selon une logique minoritaire, communautaire et qui ont oublié depuis longtemps le sens du mot catholique.

     

    Il est censé nous rappeler que la Foi chrétienne doit tendre vers l'universel et non uniquement vers ceux qui nous ressemblent socialement. Or bien souvent la foi catholique n'est plus qu'un prétexte permettant la mise en place d'un conservatoire social dans lequel on se retrouve entre personnes réputées bien élevées, de milieu semblable.

     

    La définition de ce milieu souvent dit « bourgeois » est de plus en plus restreinte. Elle désigne maintenant surtout des familles disposant de revenus conséquents et rien d'autres.

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  • Bonnes fêtes et surtout la santé !

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    « Les Européens, progressistes ou libéraux, se veulent des hommes sans bagage, des individus hors sol, hors frontières, hors culture, mais, pour les fondamentalistes, nous sommes définis par notre religion et notre passé. »

     

    Noël, politique, société, solstice d'hiver, politique, amaury watremezPascal Bruckner dans cet article du « figarovox » à ce lien (merci à Richard de Sèze)

     

    Depuis quelques années déjà, il est de bon ton pourtant un peu partout en France, dans la plupart des administrations publiques, dans les médias, de dire « bonnes fêtes » au moment des fêtes, Noël et le Jour de l'An. Cela permet de ne pas stigmatiser ceux qui ne croiraient pas dans la signification religieuse de Noël pour les chrétiens, ou pour qui l'année commence à un autre moment. Ils pourraient se sentir très très tristes les pauvres, on peut les comprendre.

     

    L'on a vu fleurir comme des mauvaises herbes dans la plupart des préfectures et sous-préfectures, sur leurs façades, dans les rues, éclairant les monuments, ces abominables décorations lumineuses vaguement géométriques ne voulant surtout pas évoquer la naissance du Christ il y a un peu plus de deux-mille ans dans l'étable d'un caravansérail surpeuplé de Bethléem. Joseph et Marie ne connaissant pas « Booking.com » et « Mappy » ils avaient dû se fier à la divine providence ainsi qu'à l'usage.d'un GPS interstellaire.

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  • La question la plus importante posée par l'islamisme

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    islamisme, berlin, syrie, politique, société, amaury watremezQuelle est la question concernant l'islamisme et l'embrassement qu'il peut provoquer ? Quel est le questionnement le plus important aux yeux de nos journalistes, de nos éditorialistes distingués et des politiques de droite comme de gauche ? Ils ne la posent pas en public, devant tous les passants, ils ne sont pas totalement idiots non plus mais c'est la seule qui compte réellement à leurs yeux. Se soucient-ils du nombre de victimes civiles ? Des prisonniers maltraités ? De savoir par quoi ils comptent bien remplacer le régime de Bachar El Assad si celui-ci était renversé ? Ils ne disent pas non plus comment ils comptent instaurer la démocratie...

     

    La seule et unique question les préoccupant c'est de savoir si d'alerter sur l'islamisme en Syrie ou ailleurs, y compris l'islamisme dit « modéré » (des fanatiques qui ont des barbes moins longues que les autres?) si tout cela fait, fera ou a fait ou non le jeu du Front National ?

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  • D'un charnier à l'autre

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    Il m'arrive depuis quelques jours de me demander si je suis bien le seul à me rappeler que la plupart des « rebelles » syriens sont dans les faits des islamistes ?

     

    Alep, syrie, islamistes, hypocrites, société, politique, amaury watremezOn nous fait le coup régulièrement depuis le pseudo-charnier de Timisoara, les serbes plus féroces que les SS, leurs camps de concentration : dés qu'un bien-pensant pense avoir déniché le scandale absolu du siècle (ça l'est toujours selon sa vanité). Il a déterminé avec certitude qui sont les bons qui sont les méchants, distribué les bons points sans coup férir. Il le sait. Et le public se doit d'être submergé par la dictature de l'affectif, de ne plus réfléchir et de pleurer de bonnes grosses et chaudes larmes. Même si c'est sur des mensonges éhontés...

     

    ...Le pire est que ça fonctionne encore, un peu, surtout dans les médias et parmi les politiques. En effet gràce à « facebook » et « touitteure », cela passe de moins en moins au sein du pays réel. Ainsi pour Alep et la Syrie. A Alep pour la bien-pensance, les victimes sont les pseudo-rebelles syriens complaisamment montrés dans les émissions de télévisions et magasines complaisants, les méchants sont Bashar el Assad et ses soutiens. Que les pseudo-rebelles soient clairement identifiés comme des islamistes n'y change rien. Le bien-pensant parlera, comme pour lui ce sont des gentils il en est convaincu, « d'islamistes modérés ».

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  • Mythes éculés

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    300px-Prise_de_la_Bastille-eb6eb.jpg"Vous n'allez tout de même pas remettre en cause les acquis démocratiques de la Révolution ?" puis-je lire d'un commentateur courroucé dans le fil d'un article sur un site politique. Il exprimait cela après avoir lu un affreux réactionnaire sans doute remettre en question le bien-fondé des différentes lois sociétales édictées dans notre beau pays depuis la loi Veil. Ces lois sont comme les pierres levées de Stonehenge, intouchables, immobiles pour l'éternité, juste attaquées par la lente érosion des siècles...

     

    Vous n'allez tout de même pas faire une chose pareille ? semble-t-il (ou elle) dire  comme si son interlocuteur allait montrer son sexe à tous les passants ou faire quelque chose d'encore plus choquant. C'est pourtant un des mythes éculés sur lequel se fonde notre mythologie dite républicaine. On ne peut absolument pas remettre en question ce mythe voire le nuancer même du bout des lèvres sans prendre le risque de se faire aussitôt traiter de réac nostalgique de l'ordre moral, des fameuses heures les plus sombres, j'en passe et des meilleures.

     

    Même à droite de la droite on n'ose pas trop le dire non plus même si on le pense par ailleurs alors que pourtant des historiens pour certains marxisants comme Braudel remettaient en doute la nécessité absolue d'une révolution en France, rappelant que celle-ci avait fait perdre cinquante ans au pays quant à son développement et sa modernisation.

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  • Le grand Charles

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    politique, histoire, société, de gaulle, mon général, seconde guerre mondiale, amaury watremezLes icônes indéboulonnables sur leur piédestal m'ont toujours fait largement suer. L'adulation excessive m'emmerde. Quand j'entends des louanges dithyrambiques sur tel ou tel personnage, quels que soient ses mérites, cela me donne envie de provocation ou de dire exactement le contraire. Cela ne m'empêchera pas évidemment d'être capable d'admiration ou d'enthousiasme pour une personne. Ce que j'admire le plus ce sont surtout ceux qui se comportent comme tout le monde le devrait sans ressentir le besoin d'être en pleine lumière. Comme tout le monde le devrait, car nous sommes capables du meilleur bien que nous laissant le plus souvent aller au pire.

     

    Dans ce petit texte, point n'est mon intention de diminuer l'importance des actes du général de Gaulle. Je ne veux pas non plus minimiser son courage durant la Seconde Guerre Mondiale ni même critiquer la constitution de la Vème République qui nous a donné une stabilité politique. Mais le "grand Charles" que l'on évoque tout le temps, à tout propos pour se justifier, pour s'auto-apitoyer, par nostalgie d'une époque pour toujours enfuie, j'ai du mal  à comprendre et cela m'agace profondément.

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  • Chroniques du pays réel - Ce qu'il reste de la ruralité

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    Je ne vais pas le cacher, j'ai eu envie d'écrire cette petite chronique après avoir lu le texte de Gerald Andrieu, "en direct du pays réel", dans la dernière livraison du "Causeur" papier...

     

    chronique du pays réel, société, politique, amaury watremez, pays réel, pays légalLa France était un pays rural. Il y a bien longtemps. On trouvait une exploitation agricole tous les deux-cent mètres. En tant qu'enfant du "baby boom" j'ai vu ainsi que mes semblables ses derniers soubresauts. Quand nous partions en vacances en Vendée, la ruralité avait encore une présence tangible. Il existait encore une véritable vie des villages, dorénavant complètement ou presque désertifiés à l'exception des poivrots locaux. Les bourgs et hameaux ne ressuscitaient pas uniquement les week-end quand les citadins des grandes villes proches viennent se ressourcer dans leurs pavillons "Monopoly".  

     

    Ce qu'il reste de la ruralité, je l'ai perçu en travaillant par exemple à Verneuil sur Avre pendant un an. De par mes obligations professionnelles, j'étais en "pension" à Verneuil durant la semaine. Je n'étais pas le seul dans le cas, nous étions quatre enseignants à dormir dans les chambres normalement désaffectées du collège local. Avec le recul ce sont plutôt des bons souvenirs, nous étions obligés de nous entraider afin de ne pas trop subir l'ennui profond des campagnes vidées de leurs campagnards.

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  • Réac ou réac ou pas réac

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    alexandre devecchio, société, réacs, révolution, république, droits de l'homme, amaury watremezDans la nouvelle livraison de "Causeur" j'ai lu avec beaucoup d'intérêt, non feint, l'entretien que mène Élisabeth Lévy avec Alexandre Devecchio au sujet de "les nouveaux enfants du siècle" par icelui. Il y décrit le "retour de balancier" de la politique au sein de la jeune génération vers des opinions de droite décomplexée sur le plan collectif ou personnel, sur celui de la morale individuelle ou collective. L'auteur de l'ouvrage se dit lui-même réac, assume, ce qui me  le rend instinctivement sympathique bien sûr. J'apprécie que l'on sorte des rails volontairement. J'ai des faiblesses et beaucoup de lubies que l'on connaît bien hélas. Mais c'est sur la définition de "réac" que nous divergeons grandement.

     

    Selon lui, être réac c'est souhaiter le rétablissement de l'autorité de la République et de ses valeurs, de la "Common Decency" y étant donc liée. Il oublie quand même une chose. Les valeurs issues de la Révolution Française sont par essence progressistes. Ce n'est pas un jugement de valeur de ma part, mais juste une constatation objective. Elles impliquent une évolution inéluctable de la société dans son ensemble et donc la disparition de l'Ordre ancien, moral et politique, pour le remplacer par un ordre, ou désordre, nouveau réputé émancipateur.

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  • Prendre Sausage party au sérieux ?

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    Moraliser le cinéma

    dessin animé, sociologie, politique, société, cinéma, censure, sottise, religions, catholicisme, amaury watremezLa polémique, si on peut appeler ça ainsi car elle est picrocholine, autour du dessin animé pour adultes « Sausage Party », m'amuse beaucoup. Et je ne comprends pas trop : ceux qui condamnent « Sausage Party » sont dans le même temps pour une libéralisation encore plus marquée de l'économie, libéralisation qui entraîne mécaniquement celle des mœurs. Ou alors sont-ils hypocrites ?

     

    Cette discussion ridicule m'évoque également l'abbé Bethléem. Cet abbé a pratiqué tout le temps de son sacerdoce la censure attentive des œuvres littéraires et cinématographiques de son temps. Il s'est régulièrement trompé sur la valeur artistique de ce qu'il prétendait interdire au nom de la foi chrétienne manquant singulièrement de discernement sur la plupart des auteurs de livres et de films. Il s'est systématiquement trompé avec une constance qui inspire l'admiration.

     

    Il les aura tous manqué, y compris les écrivains catholiques...

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  • Hommage à Gotlib et toute cette sorte de choses

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    On pourrait pour rendre hommage à Marcel Gotlib, le maître de l'Umour (sans H) glacé et sophistiqué, le créateur de « l'écho des Savanes » ou « Fluide Glacial » écrire un texte bien sinistre et bien pompeux, genre enterrement de première classe, rappelant la vie et l'œuvre de l'auteur avec force sanglots dans la voix, l'œil humide et la bouche en cul de poule :

     

    Gotlib la tendresse, Gotlib la dérision, Gotlib le libertaire, Gotlib et son psy, Gotlib le petit enfant de Montmartre triste, Gotlib le gosse inadapté etc...

     

    Et puis terminer sur un « Ahlala il va nous manquer », il nous faudrait un nouveau Gotlib, tout ça...

     

    gotlib1.gifGrâce à lui et les « petits mickeys » qu'il commit des années 50 jusqu'au milieu des années 80, comme de nombreux quadragénaires, j'ai découvert qu'on avait le droit d'avoir le sens de la dérision et qu'en plus c'était extrêmement drôle. J'ai appris aussi que l'humour à froid était non seulement recommandé mais indispensable contre la sottise de la plupart des pitoyables primates humains, contre la mienne aussi il est vrai en faisant partie de ces pitoyables bipèdes anthropoïdes, pitoyables mais aussi très drôles.

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  • Pourquoi existe-t-il encore la haine des juifs en 2016 ?

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    aush2.jpgTel établissement de quartier dit « difficile » ou de « centre ville » faisant œuvre éducative organise encore cette année un voyage à Auschwitz ou quand il est riche au mémorial de Yad Vashem à Jérusalem. On pourra lire encore bientôt ainsi qu'à chacun de ces voyages combien les jeunes que les enseignants ont emmené là-bas ont été tellement émus et touchés. Dans tel autre établissement, on se souvient des enfants déportés pendant la Seconde Guerre Mondiale. Les adolescents fiers d'eux, sans nul doute à juste titre, posent l'œil humide devant leurs réalisations effectués en cours d'histoire et d'éducation civique sur ce thème, bouleversés par les images qu'ils ont déniché et les témoignages qu'ils ont lus, et, ou entendus..

     

    A la télévision tout comme au cinéma, les œuvres de fiction tout comme les documentaires traitant sans détours du sujet, en long, en large et en travers sont montés et projetées aux clients réguliers des « salles obscures » et aux « scolaires.

     

    L'antisémitisme, qui englobe la haine des arabes, la « nouvelle judéophobie » définie par Pierre-André Taguieff, auraient dû disparaître depuis déjà bien des décennies? Or, c'est tout l'inverse qui arrive.

     

    Ces fléaux auraient dû s'éteindre d'eux-mêmes si l'on suit la logique des promoteurs de ces actions certes méritoires. Mais il n'en est rien du tout et l'antisémitisme tout comme la « nouvelle judéophobie » ne cessent de progresser au cœur de la société française et de sa jeunesse. Il suffit de jeter un coup d'œil aux « fils » de discussion sur Israël ou l'histoire de la Shoah, ou plutôt de superpositions de monologues, de réseaux sociaux pour en être convaincus. Parfois on le fait au nom des palestiniens -ceux-ci n'en demandent pas tant- et d'un « antisionisme » mollement affirmé car bien que ne le faisant pas totalement à visage découvert on n'assume pas sa haine...

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  • Indigestion de primaires

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    primaires de la droite et du centre, politique, société, fillon, juppé, amaury watremez

    On constate sur la photo à quel point les trois candidats principaux des primaires étaient antagonistes...

     

    Cette nuit, je me suis réveillé en sueur, fébrile. Je me sentais ballonné, j'avais un peu mal au ventre, une légère nausée aussi. J'ai essayé de comprendre pourquoi. La tête me tournait un peu, et je n'arrivais pas à me rendormir quand soudain j'ai saisi, j'avais une belle indigestion de primaires, celles de la Droite et du Centre. Cela fait déjà plusieurs mois que comme tout le monde que ce soit en écoutant la radio, en regardant les informations, en parcourant les sites politiques, ceux suivant la ligne officielle et les autres, j'absorbais à la file, sans prendre le temps même de les faire mijoter ou de les déguster, des articles, des éditoriaux sur les primaires.

     

    Mais à force de toujours absorber les mêmes choses, de les gober, on manque du reste, et on finit par être complètement dégoûté. En politique aussi on a besoin de vitamines. Ou alors on souffre d'une addiction ce qui est tout aussi grave. Et en France on est « addict » à « l'homme providentiel », au « père de la nation » qui vient sauver le pays et prendre les décisions difficiles à la place du peuple, ou qui prétend les prendre. De belles âmes s'y laissaient prendre et c'était le pire car que de bonnes volontés déçues plus tard, fichues en l'air !

     

    A se demander quand ce pays atteindrait une réelle maturité démocratique....

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  • Mort d'un vieux salopard

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    Castro, mort, la havane, société, communisme, politique, révolution, utopie, amaury watremez Fidel Castro est mort hier à la Havane. C'était un des derniers dirigeants « historiques » d'un « paradis » communiste toujours et encore vanté par le PCF ou le Front de gauche et d'autres, une légende historique avec Ernesto « Che » Guevara, pourtant boucher d'opposants politiques dans de nombreux pays d'Amérique Latine loin du mythe. Nonobstant, Castro était un des derniers « véritables » révolutionnaires. Les derniers militants communistes, il en reste quelques uns dans les salons bourgeois mais qui pensent ainsi qu'en banlieue dans l'une ou l'autre MJC « Youri Gagarine » et autre cantine « Joseph Staline » ne se sentent pas très bien.

     

    Devant leur queue de cheval juvénile, il leur semble que leur calvitie s'agrandit, ils se regardent dans le miroir et constatent que leur petite brioche de notaire de province pointe un peu plus. Avant d'aller pointer au « Flore », ils lèvent le poing face au miroir de leur salle de bains scandant « Révolution ! ». Ce geste fait un peu trembloter la graisse de leur bras.

     

    Les pauvres gens ! Les pauvres vieux ! Qui va les secourir, les soulager de leur immense chagrin ?

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  • Le clivage le plus important

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    politique, FN, LR, PS, élections présidentielles, amaury watremez

    réponse à Régis de Castelnau.

     

    Parcourant un statut facebook (TM°) de Régis de Castelnau, contributeur de "Causeur", je lis que pour lui ce qui sera le plus important sera de combattre Marine le Pen en mai 2017 comme pour tous les observateurs issus des fameuses élites remises pourtant en questions depuis quelques élections. Pour la contrer il soutenait Sarkozy, et porte maintenant aux nues Mélenchon seul capable à le lire de récupérer le vote populaire parti au FN ainsi qu'il le développe dans cet article, tout en soutenant Fillon malgré tout, son nouveau champion contre la famille d'extrême-droite la plus célèbre.

     

    Vous suivez toujours ?

     

    Son raisonnement est honorable et argumenté bien qu'un peu difficile à saisir pour un pauvre idiot d'électeur "lambda" comme moi, modeste rédacteur de petits billets "de comptoir". Malheureusement il a le tort de raisonner selon les paradigmes en vigueur dans la "France d'en haut". Son combat contre Marine le Pen se mène donc par le haut et non en écoutant le peuple, en répondant  à ses angoisses engendrées par l'insécurité (qui n'est pas seulement un "sentiment d'insécurité"), le chômage, la précarisation accrue des salariés, et la montée des communautarismes dont en particulier l'islamiste, toutes choses qu'il n'aborde pas dans sa réflexion.

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  • Les cathos tous dans le même sac

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    joffrin, Christianisme, fillon, société, réacs, amaury watremez, christianismeLa sortie de Laurent Joffrin considérant qu'un nouvel activisme catholique politique tout aussi dangereux à ses yeux que l'islamisme de Daech ne vaudrait même pas la peine d'un coup d’œil distrait si elle n'était pas représentative de ce que la gauche morale pense très fort des catholiques, tous les catholiques. Le plus amusant, si l'on veut, est qu'il balance ça sans scrupules ni remords au sujet de la course en tête aux primaires de la droite de Fillon dorénavant réputé « réac », ce qui fait littéralement quand même mourir de rire car le nouveau champion de « Les Républicains » a tout de l'ancien notable « rad soc » de la IIIème République et rien d'un héraut du catholicisme.

     

    Celui-ci a certes dit ce qu'il ne fallait pas, il a commis le crime idéologique ultime :

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  • Les observateurs politiquement incorrects et le vote le Pen

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    radio, télévision, médias, politiquement incorrect, société, politique, amaury watremez, primaires, le Pen, FN, LR, PSParmi les observateurs avisés, du moins c'est ce qu'ils prétendent, dits politiquement incorrects et reconnus ainsi, que ce soit un peu, moyennement, beaucoup, on ne comprend goutte non plus au vote le Pen. Il est toujours assimilé en 2016 à un vote protestataire, un vote d'humeur, et ce depuis les élections européennes de 1984. Les électeurs qui vont vers ce côté « obscur » de la démocratie française y restent, ils ne reviennent pas du côté des partis réputés « traditionnels ». Cela fait trente-deux ans que ça dure et qu'à chaque grande soirée électorale les politiques affirment avoir je cite « compris la colère des français »...

     

    ...Et qu'ils ne font strictement rien afin d'y remédier.

     

    Pour ces observateurs, quel que soit leur niveau d'incorrection politique le FN demeure encore le mal absolu, la pire alternative. Ce n'est pas un parti républicain à leurs yeux, ce n'est pas un parti fréquentable. En plus, on y trouve beaucoup trop de « beaufs » et de « ploucs ». Pour ces grands esprits, ce serait une mésalliance intolérable, terrible. Ils n'ont pas saisi non plus que le problème le plus brûlant, incandescent, en ce moment, c'est d'abord et avant tout l'inquiétude grandissante des ces mêmes « beaufs » et « ploucs » envers toutes les problématiques liés à la « diversité » :

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  • Les grandes naïvetés du vote catholique de droite

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    politique, vote catholique, sens commun, LR, FN, jean-frédéric poisson, François Fillon, amaury watremezParcourant les forums, sites, et « pages » de catholiques de droite, discutant avec eux, je suis encore une fois très surpris par la grande naïveté de leurs points de vue face aux primaires de la droite et du centre. Ne serait-ce le fait de croire que voter pour « choisir » le candidat « naturel » de la droite et du centre apporte plus de démocratie est le signe d'une grande crédulité. Mais ils ne sont pas les seuls. Voient-ils que pour les médias et la « France d'en haut » il est même déjà élu, le vieux cheval de retour Alain Juppé ou « Péju »).

     

    Pourquoi donc aller voter en avril 2017 se demande-t-on puisque cela ne paraît être qu'une simple formalité ?

     

    Pourtant, ils se sont déjà faits suffisamment avoir au cours des dernières décennies. Je me souviens entre autres de Sarkozy face à « Sens Commun » promettant ce que les personnes qu'il avait en face de lui voulaient entendre. De la même manière qu'un vendeur de cravates l'aurait fait. Juste après avoir dit qu'il ne reviendrait pas sur le mariage gay, subissant des huées, il leur dit quelque chose du genre « vous voulez l'abrogation je vous la donne (bande d'imbéciles, c'est sous-entendu dans le ton). Et le pire est qu'il se fait alors acclamer...

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  • Éloge des beaufs

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    politique, société, spiritualité, beaufs, ploucs, prolos, amaury watremez, dédain, mépris, bourgeois pédagoguesQue l'on ne se méprenne pas, je ne vais pas faire dans ce petit texte l'éloge des beaux-frères. Ils n'en ont pas besoin le moins du monde en effet. Les beaux-frères, particulièrement les miens, sont des individus d'élite, des personnes hors normes. Non, il est question de ceux que les bourgeois pédagogues appellent avec beaucoup de condescendance des « beaufs » à cause de celui dessiné par Cabu. Le « beauf » du dessinateur était un sale type raciste, xénophobe, inculte et fier de l'être, alcoolique, violent, grossier, serpillère avec les puissants, agressif avec les faibles. Je ne dis pas que cela n'existe pas, mais il me semble que toute généralisation serait hâtive.

     

    Pour les bourgeois pédagogues, pour les donneurs de leçon de morale politique est beauf un type qui ne pense pas comme ils leurs intiment de penser. De plus un beauf ne semble jamais faire partie d'une communauté « issue de la diversité ». il n'en existerait pas issu des minorités. Le beauf habite en banlieue, il colle des nains en plâtre dans son jardinet. Un beauf a un boulot précaire mais en somme, lui c'est de sa faute.

     

    Un électeur de le Pen est un beauf, un électeur de Donald Trump aussi tout comme un soutien du « Brexit » ou du « Non » au Traité Consitutionnel Europée ».

     

    Un lecteur de Éric Zemmour est un beauf. Un patriote également ou quelqu'un opposé au communautarisme, sans parler de la plupart des souverainistes. Des sales types qui n'aiment pas les spectacles de danse contemporaine, les « happenings », les fêtes « citoyennes » sont des beaufs.

     

    Sans parler de leurs femmes !

     

    Des vulgaires, des grasseyantes, des malveillantes...

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  • Un siècle de Canard

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     à propos de « le Canard Enchaîné, cent ans : un siècle d'artistes et de dessins » anthologie dans la collection « Beaux Livres » au Seuil

     

    Canard enchaîné, irrévérence, presse, société, politique, maurice maréchal, amaury watremezLe « Canard Enchaîné » a cent et un ans. Son centenaire est fêté en 2016 car c'est la seconde version du « Canard » qui dure depuis 1916 qui est encore celle vivante de nos jours. Il est fondé par Maurice Maréchal pendant la Première Guerre Mondiale en septembre 1915 afin de contrecarrer la propagande belliciste  dans le reste de la presse auto-muselée par les services de l'Armée française. Ce premier Canard attaquait Barrès et les nationalistes, Millerand et les « va-t-en guerre ». Cette première version vécut deux mois le journal reparaissant un peu adouci en juillet 1916. Sa parution s'interrompt ensuite quatre ans durant l'Occupation à la différence d'autres journaux tel « l'Humanité ». Le « Canard » se fait toujours remarquer par son ton acerbe envers le régime bourgeois et son insolence piquante, son irrespect sans remords des grands personnages.

     

    Ce n'est plus en 2016 un journal anarchiste depuis bien longtemps. Comme tout le monde « le Canard » vieillit, murit et parfois radote comme toutes les personnes âgées. Il a perdu de son mordant depuis longtemps déjà.. Le palmipède est, cela a commencé il y a plusieurs décennies déjà le fleuron de la liberté de la presse comme il faut, qui pense comme il convient. Il est rentré dans le rang en vivant sur sa légende, un peu comme l'oncle de famille qui porte une queue de cheval sur sa calvitie bien avancée pour laisser croire qu'il est encore rebelle.

     

    On y conspue Trump, les cibles habituelles de la « bonne pensée » et la droite de la même manière que partout ailleurs dans les feuilles de chou des bourgeois pédagogues. De temps en temps on tape bien un peu sur la gauche sociétale ou non pour montrer que l'on a le sens de la dérision et que l'on est équitable dans la raillerie, on appelle Hollande « pépère »  mais cela ne trompe pas grand-monde. Si on engueule la gauche c'est surtout pour lui reprocher de ne pas l'être encore assez ce qui l'on me rétorquera est certes plutôt légitime. Il n'y a pourtant guère que l'épaisseur d'un papier à cigarette entre la droite dite républicaine et la gauche dite de gouvernement.

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  • Une femme seule contre l'islamisme

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    À propos de « Détruire le fascisme Islamique » de Zineb El Rhazoui chez Ring

     

    islam, zineb, zineb el rhazoui, société, islamisme, religion, laïcité, amaury watremezToute autre personne que Zineb El Rhazoui eût abordé la question de l'islamisme comme elle le fait dans ce livre court, salutaire et indispensable, aurait été immédiatement jetée aux oubliettes de l'histoire, injuriée, traitée de raciste, d'islamophobe, de fasciste voire pire encore. Ceci explique sans doute que la droite dite républicaine et même l'extrème-droite soient tétanisées par l'arbitrage moralisateur de la gauche olfactive. Encore maintenant en 2016, c'est d'ailleurs à s'arracher les cheveux.

     

    Seulement voilà, Zineb, ainsi qu'elle signe ce livre est franco-marocaine, elle est une rescapée du massacre de « Charlie Hebdo ». Elle a été élevée dans la culture musulmane, dans une école coranique, elle sait donc bien de quoi elle parle et connaît son sujet sur le bout des doigts contrairement à tous les donneurs de leçons.

     

    Il n'empêche que ces mêmes bons apôtres laissent entendre que ce n'est que sa vérité. Ce livre et son discours contre l'islamisme ne seraient que des symptômes de sa colère depuis qu'elle a failli mourir sous les balles de deux salopards fanatisés. Zineb démontre par un raisonnement argumenté solidement, des recherches sérieuses, le rappel d'évènements dont tous ont souffert que le discours consistant à comparer les islamistes aux catholiques traditionalistes est nul et non avenu.

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  • Ubu éditorialiste : ode à Jean-Michel Aphathie

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    La scène se passe au château royal de Pologne, c'est à dire nulle part. Deux valets de part et d'autres du trône du père Ubu en pleine méditation euphorique. La mère Ubu sur un tabouret s'agite soudain.

     

    aphatie.jpgMère Ubu : Que t'arrive-t-il Père Ubu, ta figure me semble plus rougeaude que d'habitude ? Qu'est-ce qui te réjouis autant grand faquin ? Je ne t'ai pas vu ainsi depuis que tu récoltas tous ces impôts il y a dix ans.

     

    Père Ubu : Merdre Mère Ubu, de par ma chandelle verte, je suis en effet fort réjoui ! Que n'ouis-je plus tôt les saillies drolatiques de ce bougre de bougre de Jean-Michel Apatie qui a l'accent chantant des cigales du sud de ma Pologne natale ! Tu devrais changer de ton bougresse et te montrer moins insolente. Prends garde à ce que je ne te donne de mon bâton à phynances !

     

    Mère Ubu : Tu ne me fais pas peur grand coquin. Je t'approuve, le sieur Apatie sait se montrer respectueux des grands comme nous le sommes, il est moins insolent et vantard que mon regretté capitaine Venceslas. Il adore nous passer la brosse à reluire dans tous les coins de notre personne. Que ne le fais-tu maréchal de par le pouvoir de ton bâton à phynances ?

     

    Père Ubu : Il veut que nous rasions ce bête château de Versailles beaucoup trop beau avec son jardin dispendieux, trop sublime pour nos sujets. C'est une idée que nous aurions pu avoir, cela ne va pas du tout. Il ne faut pas que nos bougre de bougres de sujets pauvres et crottés voit de la beauté sous leur nez, ce n'est pas pour eux cette splendeur ne crois-tu pas Mère Ubu ?

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  • Trump, le Brexit et le Pen la faute du Net

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    Taubira, liberté, net, 13 novembre, radio, télévision, société, amaury watremezCe qui est pratique avec madame Taubira est qu'elle exprime tout haut ce que la gauche dite "morale" et moralisatrice pense tout bas. Elle n'a aucun problème non plus à dire tout son mépris des "ploucs" qui votent le Pen ou Trump ainsi que la majorité des tenants de cette gauche de bourgeois pédagogues. Ce 13 Novembre sur Europe 1 elle a dit ceci qui est frappant : "Internet pose un vrai problème parce que c’est un espace de liberté, de circulation de connaissances, de savoirs."

     

     Le pire est que la droite dite "républicaine" est tétanisée encore maintenant par ces diktats totalement arbitraires...

     

    La Liberté d'expression de tous lui pose donc problème.

     

     En effet, cela gène considérablement la propagation de la bonne parole du progrès constant et des évolutions sociétales réputés inéluctables. Internet permet la contradiction des petites gens, des "fascistes" qui auparavant n'avait pas voix au chapitre. Elle permet aux souverainistes, aux patriotes de s'insurger contre les méfaits de la mondialisation réputée heureuse. Et abomination de la désolation, elle autorise les adversaires de l'avortement pour toutes et de la contraception libéralisée à défendre leur point de vue.

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  • Les élites hier et aujourd'hui

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    politique, société, héritiers, économie, école, amaury watremez, élites, trumpLes élites sont aujourd'hui contestées de toute part. Pour une raison simple, elles s'auto-entretiennent et sont parfaitement étanches au reste du peuple. De toutes façons le peuple les indiffère, un ramassis de ploucs sans éducation ni revenus conséquents et encore moins de réseaux. Il a un défaut ce peuple, il ne vote plus ce qu'on lui intimait de voter auparavant et conteste les élites et les institutions dans leur ensemble. Il est vrai que bien souvent ceux qui contestent le pouvoir des élites en sont clairement issus. On ne peut leur reprocher d'être lucides et de désirer un monde plus équitable.

     

    J'ai toujours eu beaucoup de mal à comprendre  ce reproche. Moi-même qui écrit ce texte j'ai fait des études supérieures et fait objectivement partie des professions que l'on pourrait classer dans ces "bourgeois pédagogues" que je brocarde allègrement par ailleurs. J'ai du mal à l'écrire sans rire mais je fais partie de ces "élites" indubitablement...

     

    La reproduction sociale des privilèges a toujours existé sous tous les cieux et tous les régimes politiques car "là où il y a de l'homme il y a de l'hommerie" et donc des injustices. Cependant, la société a toujours prévu un ascenseur social, une méritocratie afin de s'élever selon son travail et les services rendus aux autres pour le Bien Commun. Cela existait déjà sous l'Ancien Régime à travers la noblesse dite "de robe". Le chancelier Séguier sous Louis XIV est un exemple de cette méritocratie. Il est arrivé au sommet de l'État de par son travail. Rappelons que ses parents étaient épiciers en somme...

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  • Lucides donc racistes

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    politique, islam, israèl, antisionisme, société, antisionisme, hypocrites, islamogauchistes, amaury watremezLes observateurs, éditorialistes et journalistes ont les yeux qui se dessillent progressivement face à la montée de l'islamisme dans nos « quartiers difficiles ». Ils sont de plus en plus nombreux à droite mais aussi à gauche, ainsi Elisabeth Badinter ou Caroline Fourest mais aussi Zineb El Rhazoui, ancienne journaliste à « Charlie Hebdo ». Elles dénoncent entre autres la progression inquiétante dans les esprits de nombreux français « issus de la diversité » (TM°) d'une culture patrimoniale extrêmement radicale c'est le moins que l'on puisse dire. Rappelons que les femmes n'ont pas d'existence légale dans les pays où la charia fait loi.

     

    Cet intégrisme évident témoigne également d'un refus absolu de la raison et de la réflexion personnelle, de la littérature, de la musique et des arts, du cinéma sans parler du mépris des Droits de l'Homme par les salafistes et autres frères musulmans maintenant bien implantés dans notre pays.

     

    Las ! Pour les quelques bourgeois pédagogues, les bons apôtres, les « islamogauchistes » et autres grands « indigènes de la République » conservant encore leurs ronds de serviette dans les médias, elles sont donc racistes. Racistes car lucides, ne faisant qu'observer des faits indubitables. A moins bien entendu de vivre dans un quartier protégé, loin de la misère, ou d'être un de ces aveugles volontaires du genre à finir « collabo » avec le pire arbitraire par de bonnes intentions mal placées. Parfois c'est juste par pur cynisme et calcul de politiciens politicards.

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  • Réparer les vivants par l'eugénisme

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    cinéma, société, réparer les vivants, politique, maylis de kerangal, amaury watremez

    Dédié à Olivier Prévôt (il faut lire son article dans Causeur "papier")

     

    S'il y a bien une conception petite-bourgeoise du cinéma ou de la littérature qui m'agace particulièrement, c'est celle qui veut que ces arts devraient obligatoirement servir à l'édification des masses. Que cette pseudo édification soit de gauche, de droite, religieuse ou pas je ne peux m'empêcher de trouver cela grotesque et inintéressant. Cela donne toujours des films ou des livres larmoyants, des déluges de bons sentiments pénibles, marqués aussi par le pire conformisme moral et intellectuel et dont l'auteur se chausse de gros sabots voire de semelles fortement cloutées et orthopédiques.

     

    « Réparer les vivants » de Katell Quillévéré adapté du roman de Maylis de Kerangal ressort clairement de cette catégorie à laquelle « Intouchables » s'apparentait également.

     

    Je me fiche complètement de jouer ici les râleurs, les emmerdeurs. Le film et le livre font consensus ou presque car ils caressent le spectateur dans le sens du poil, l'encouragent dans son auto-satisfaction narcissique, la grande mode en 2016 avec la dictature de l'affectif. Et je ne serai pas le premier, l'écrivain Richard Millet (oui je sais, je sais) a décrit Maylis de Kerangal comme la romancière préférée des « milliers d’imbéciles » de la « petite bourgeoisie internationale déculturée ».

     

    Je rappelle donc l'histoire ou anecdote exemplaire du récit. Un jeune homme du Havre, Simon, un surfeur (oui, au Havre, sic) beau comme un dieu, charismatique, sympathique, se retrouve entre la vie et la mort, maintenu artificiellement dans cet état intermédiaire, en mort cérébrale après un accident de van suite à une session de surf. Dans le même temps, une femme parisienne, Claire Méjan, 51 ans, attend dans un délai de trois jours une greffe du cœur pour continuer à vivre, aimer, s'épanouir et toute cette sorte de choses.

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  • Devoir(s) de réserve

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    politique, société, droite, gauche, syndicats, fonctionnaires, devoir de réserve, hypocrisie, amaury watremezEn France un fonctionnaire quel que soit son rang est, selon la loi, tenu au devoir de réserve et à souscrire voire à défendre au besoin les valeurs républicaines. Il se doit aussi de rester neutre sur le plan politique et religieux. Normalement, on devrait préciser : et ce quelles que soient ses opinions personnelles....

     

    Mais en France, pour leurs syndicats et la plupart des politiques, ce sont les valeurs de gauche qui sont les seules valeurs républicaines et les fonctionnaires de gauche les plus en avance sur le sujet, les plus à la pointe. C'est l'opinion qui court à droite également, enfin la droite dite « républicaine » souffrant toujours d'un incompréhensible complexe d'infériorité intellectuelle vis à vis de la gauche sociétale ou de celle étant « plus pressée » de faire la Révolution (enfin si le temps le permet).

     

    Ce complexe absurde est à s'arracher les cheveux car lorsqu'une opinion est raisonnablement présentée et argumentée pourquoi en interdire l'expression légitime ? Être de droite et l'affirmer ne veut pas dire que l'on fera l'éloge des camps de concentration. Las ! Il faut toujours et encore que l'électeur de droite se justifie de l'être sous le feu nourri des questions de procureurs politiques improvisés encore plus sévères que Fouquier-Tinville lui-même. Jusqu'à ce qu'il rende grâce ou qu'on lui fasse rendre gorge et s'inflige une sévère pénitence.

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  • Réseaux tribus et autres communautés

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    politique, réseaux, société, internet, réseaux dits sociaux, amaury watremezDepuis les débuts fracassants de la Révolution Numérique, l'explosion d'internet, nous a été seriné sur tous les tons le refrain de l'avènement du « Village Global », d'une humanité enfin réunie autour du désir universel d'accession au savoir. C'est manquer singulièrement de lucidité car jamais nos sociétés n'ont été autant atomisées en diverses communautés ethniques ou pas, tribus de « mêmes » et réseaux d'intérêt étanches les uns aux autres que ces réseaux soient virtuels ou non. Qui ne fait pas partie de l'un ou l'autre aura du mal à survivre et pouvoir se hausser socialement.

     

    Il en existe de toute sorte et dans tous les milieux, des plus favorisés aux plus précaires, des plus BCBG aux plus « beaufs ». Les individus en faisant partie sont ravis de leur appartenance à leur réseau, leur tribu. Ils ressemblent aux « alpha » et aux aux « deltas » de « le Meilleur des Mondes » de Huxley. Évidemment, afin d'assurer leur béatitude décervelée ils ont besoin comme les personnages de l'écrivain de leurs « somas » que ce soit des émissions « d'infotainement » débiles ou diverses substances toutes largement tolérées contrairement aux bonnes intentions affichées.

     

    Il n'est pas rare que dans les tribus on en vante les bienfaits soi-disant conviviaux. C'est encore un leurre afin de supporter un esclavage moderne.

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  • Piéton de Paris

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    à propos de « Le piéton de Paris suivi de D'après Paris » de Léon-Paul Fargue chez « l'Imaginaire » aux éditions Gallimard

     

    paris, littérature, société, livres, politique, paris capitale, hidalgo, amaury watremezIl y a des livres dont on sait à en parcourir seulement quelques lignes chez son dealer habituel qu'ils seront essentiels pour vous, ainsi « le Piéton de Paris » de Léon-Paul Fargue. Paris est maintenant une ville muséifiée pour touristes et parvenus, et leurs « héritiers », une ville « gentryfiée » dans la plupart des anciens quartiers populaires. Les endroits véritablement authentiques, loin du ripolinage que l'on trouve partout ailleurs, sont de plus en plus rares. Mais ils existent encore, je ne les donnerai pas ici, il faut qu'ils demeurent secrets.

     

    Il convient que vous les cherchiez, et découvriez ensuite, par vous-mêmes.

     

    paris, littérature, société, livres, politique, paris capitale, hidalgo, amaury watremezJ'ai une passion presque amoureuse pour Paris où je suis né, j'adore en arpenter les rues. Et je déteste viscéralement les clichés perpétués depuis des décennies sur cette ville entre « chromos » pénibles à la Doisneau et mythes autour de « témoins » à la Michel Audiard ou à la Antoine Blondin. On exalte le soiffard ayant le sens de la formule argotique en oubliant combien il devait être pénible dans la vraie vie, en particulier avec les femmes. On est fasciné par les « mauvais garçons » que certains d'entre eux étaient pour jouer les affranchis par procuration tout en restant bien sages par ailleurs.

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  • L'Amérique dont nous ne connaissons rien

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    politique, élections présidentielles américaines, Trump, Clinton, société, Amaury Watremez, clichés, bêtiseNous croyons tout savoir des États-Unis. Nous regardons principalement ses films et feuilletons depuis des décennies. Nous singeons son mode de vie que ce fut celui d'un « redneck » obèse se détendant dans les centres commerciaux géants le samedi, ce qui est devenu le loisir principal de la majorité des gens sous nos cieux. Ou que l'on se soit tel un intellectuel new-yorkais névrosé amateur de restaurants « vegans », en « psy » constante depuis des années, mais tellement libertaire, tellement ouvert. Les bourgeois pédagogues se rêvent souvent en personnages de « Seinfeld » ou de Woody Allen. Nous sommes fascinés par ce pays-continent dans une relation d'haine/amour complexe.

     

    Les « clichés » que nous croyons énormes sur les américains y sont vrais. Ils sont vraiment comme dans leurs fictions. Mais c'est infiniment plus complexe que cela, et il n'y a pas une ou deux Amérique mais quelques dizaines. On le voit même dans un reportage étonnant de l'émission de Barthès sur TMC montrant dans le Dakota du Sud des « bidonvilles » où habitent une population des plus pauvre, des plus déshéritée, de blancs votant tous pour Trump contrairement à ce que les médias français laissent entendre, ceux-ci suggérant que ce sont surtout les riches qui votent pour le milliardaire grossier candidat à la Maison Blanche.

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  • Redonner leur place aux Lettres

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    Littérature, société, politique, art de vivre, amaury watremez enseignement, éducation nationale, lettresJ'ai plus travaillé cette série de textes sur la littérature que les autres ceux-ci faisant partie d'un mémoire présenté au MUCEM de Marseille

     

    La Littérature avait auparavant une place centrale dans la culture collective. Démocratisée, on la trouvait au guichet des gares voire même un temps dans des distributeurs dans le métro parisien. Les émissions littéraires à la télévision étaient des institutions permettant de propager les Lettres dans les foyers, et étaient suivies quasiment religieusement par une bonne partie de la population, de « Lectures pour tous » de Pierre Dumayet à « Apostrophes » de Bernard Pivot. Il était facile au téléspectateur de s'identifier à Pivot de par son physique de bon vivant, de « français moyen » selon le cliché, posant des questions faussement candides.

     

    Les livres de poche peu chers, peu encombrants permettaient à tout un chacun d'accéder aux Lettres qui n'étaient plus le privilège de quelques érudits, d'une élite socialement favorisée. Cela ne faisait pas de toute la population une population de lettrés mais les rendait familiers avec la Littérature même si ce n'était que de la « littérature de gare » à laquelle des auteurs ont su donner des lettres de noblesse, en particulier Frédéric Dard, Albert Simonin et le créateur de la « Série Noire » Marcel Duhamel, proche des surréalistes et ami de Prévert.

     

    Cette littérature particulière dont les descendants sont Marc Lévy ou Guillaume Musso était méprisée, désignée comme indigne par les élites justement tout comme la littérature dite « de genre » en général. C'était et c'est toujours un point de vue fortement réducteur car des auteurs comme Jean-Patrick Manchette dans son fameux Journal littéraire, dans ses « chroniques noires » ont montré que « le genre » évoquait plus sûrement les marges d'une société, les mouvements l'évoquant aussi bien que des traités très savants de sociologie plus scientifiques.

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