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Livre - Page 4

  • Irréductible Barbey sur Mauvaise Nouvelle

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    littérature, barbey d'aurevilly, société, politique, littérature, amaury watremezUn véritable lecteur de Barbey d’Aurevilly ne peut pas écrire raisonnablement un billet sur cet écrivain en le qualifiant de ceci ou de cela, en lui attribuant des étiquettes étant forcément réductrices avec l’auteur de « Une vieille maîtresse ». Barbey n’est pas seulement un auteur catholique plus original que d’autres, moins soucieux de personnages exemplaires qui ne seraient que des archétypes, écrivant avec de longues plumes d’oie et des encres de différentes couleurs d’une écriture à larges jambages. Il évoque très bien et très clairement dans sa correspondance à Trébutien, son ami de toujours, la sottise crasse, et l’inculture, de nombre de ses coreligionnaires surtout soucieux de plaire à leur petit milieu avant que de s’inquiéter d’être ne serait-ce qu’un tout petit peu en cohérence avec leur Foi.

     

    La suite de ce texte sur Barbey à ce lien sur « Mauvaise Nouvelle »

     

  • Poudrière pour les sots

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    à propos de « Barbey d'Aurevilly journaliste : Articles et chroniques » en Garnier-Flammarion (illustration, couverture, prise ici à ce lien)

     

    littérature, société, politique, Barbey d'aurevilly, amaury watremezBarbey d'Aurevilly, afin de subsister car généralement la Littérature ne nourrit pas son homme, a été journaliste, y compris dans des revues de mode, toute sa vie d'auteur en plus d'être le créateur de « le chevalier des Touches », « l'Ensorcelée » ou des « Diaboliques » voire de « Une vieille maîtresse ». Il fut souvent victime de sa réputation de dandy flamboyant, rédigeant ses romans passionnés d'encre de différentes couleurs, que les gosses de Montmartre suivaient en rigolant à la fin de sa vie lorsqu'il sortait vêtu d'une redingote mauve coiffé d'un haut-de forme à ruban rouge par exemple.

     

    Ils se moquaient jamais très longtemps de lui le « verbe sifflant de ce vieux viking » (l'expression est de Léon Daudet dans ses « Souvenirs Littéraires » leur inspirant immédiatement le respect...

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  • Le voile pudique des féministes

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    ...jeté sur l'islamisme.

     

    J'écris cet article suite au malaise palpable de madame la Ministre de l'Education dans l'émission « Le Supplément » de Canal Pelu. Y était interrogé le dirigeant d'une association « humanitaire » islamiste, « Barakacity », Idris Sihamedi, cette précision permettant de ne plus mettre en doute du tout son humanisme. Cet individu invité à le faire a condamné les massacres commis par le soit-disant Etat Islamique du bout des lèvres et de manière extrêmement modérée. Tout comme l'enseignante non engagée interlocutrice de Finkielkraut est « indigène de la République » ce qui veut tout dire de son objectivité.

     

    huffpost.jpgUn trublion certainement réactionnaire bien qu’apparemment de gauche, monsieur Brighelli, sur le site du Point à ce lien, s'est permis ensuite d'égratigner sa ministre de tutelle avec impertinence, une impertinence frôlant l'insolence.

     

    Ce n'est pas mon genre on le sait...

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  • Le panthéon des salopards

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    A propos de « Anthologie des méchants & autres salauds du cinéma français » de Alister aux éditions la tengo

     

    cinéma, méchants, films, cinéma français, amaury watremezillustration prise sur Amazon.fr

     

    « Meilleur est le méchant, meilleur est le film » disait Hitchcok. Parfois dans certains films c'est surtout le méchant le personnage le plus intéressant. Dans ce livre extrêmement réjouissant et ne se prenant pas au sérieux, Alister fait le catalogue exhaustif de tous les malfaisants connus et moins connus du cinéma français en les classant par type :

     

    Les fielleux, cela lui permet un hommage que je trouve tout à fait justifié à Michel Peyrelon d'une exquise obséquiosité bien abjecte dans un grand nombre de longs métrages,

     

    les psychopathes souvent incarnés par Michel Serrault qui adorait jouer les assassins et les rendre sympathiques, dans « l'Ibis rouge » ou « les Fantômes du Chapelier »,!...

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  • Société post-moderne zombifiée

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    Politique des zombies – l'Amérique selon Georges A. Romero, sous la direction de Jean-Baptiste Thoret chez Ellipses poche

     

    cinéma, politique, société, films, Georges A.Romero, amaury watremezLe zombie est dans le vent de l'époque. On le retrouve dans des livres pour adolescents voire même dans des feuilletons « pop corn » où être un mort-vivant c'est beaucoup plus « coool » que la vie normale. La télévision américaine a inventé le zombie de « soap opera » dans « The Walking Dead » et même le zombie « bubble gum » dans la sympathique série bien que sans doute un brin superficielle, mais pas tant que ça, « Izombie ».

     

    Dans « Izombie » les morts-vivants sont généralement des privilégiés qui pour tromper leur ennui tuent de temps en temps un sans-abri afin de manger son cerveau et se repaissant de ses souvenirs et sentiments qui sont pour eux une drogue. Le citoyen consommateur de 2016 en est déjà un aussi, fonctionnant comme une machine, répondant à des normes standardisées à de rares exceptions près, il n'est donc pas étonnant qu'il s'y identifie plus que d'autres personnages.

     

    Il est comme les protagonistes des longs métrages de Romero déjà « zombifiés » avant même que d'avoir être « infecté »...

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  • La Culture et la Droite actuelle

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    daumier_hono_6e51006050a9_persportrait_0_b6.jpgLa Droite actuelle, dans son ensemble, des « Républicains » au FN a beaucoup de mal avec la Culture toujours perçue comme un apanage des bourgeois se voulant de progrès, des « bourgeois pédagogues ».

     

    C'est un truc de « bobos » !

     

    Cela devient l'excuse de nombreux incultes de droite afin de justifier leur ignorance. D'aucuns, si une personne de leur camp affirme une appétence pour les Lettres, les Arts ou la Musique, évoquent également maintenant les « bobos de droite », des prétentieux, des vaniteux qui parlent de tous ces sujets pourtant nobles par orgueil c'est sûr et parce qu'ils en ont les moyens financiers. Accuser les « bobos » c'est la panacée ultime pensent-ils...

     

    Avoir une bibliothèque conséquente alors que l'on n'a pas fait d'études de Lettres, sortir au musée, au théâtre éveille aussitôt le soupçon et des corollaires inattendus. L'on suspectera aussi d'inversion sexuelle ou de libertinage et autres perversions infâmes le malheureux, la malheureuse sur lesquels on tirera au besoin quelques flèches acérées pour en rajouter...

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  • Ce cher Dexter revient au cinéma...

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    littérature, Dexter, société, polar, jeff lindsay, amaury watremezAmi lecteur, cela ne te surprendra pas de par son ambiance sarcastique mais j'aime bien la série des « Dexter » de Jeff Lindsay. Je parle des livres et non de la série, ou plutôt du feuilleton (je dirai série quand les poules auront des dents), la série se distingue des romans à partir de la deuxième saison. Dans celle-ci Dexter devient un brave type tout ce qu'il y a de plus normal, plein de culpabilité très télégénique et finalement à la télévision son histoire finit très moralement, littéralement dans un océan de guimauve à l'exception de la fin ouverte.

     

    Dans les romans, le personnage demeure un tueur sans aucun remords même si justicier, observateur toujours étonné, moqueur et ironique du comportement des êtes humains dont il estime ne pas faire partie.

     

    Car Dexter est un tueur en série, un psychopathe apparemment froid doté d'un « passager noir » le poussant à commettre des crimes abominables, bien que dans son cas, il ne tue que d'autres criminels ayant échappé à la justice ordinaire. De par son travail d'expert de la police scientifique, il a beaucoup de sources d'informations indispensables afin de nourrir son « passager noir »....

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  • Proust contre les barbares

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    Marcel_Proust_1900-2.jpgUn excellent remède à la barbarie ambiante, aux millénarismes délirants, quelle qu'ils soient, c'est de toute éternité comme dirait quelqu'un la Littérature.

     

    D'ailleurs les barbares, tous les barbares, y compris les techno-barbares tout aussi ignorants, arriérés, infantiles, incultes, détestent. Ils brûlent les livres car ceux-ci contredisent leurs certitudes mortifères. Ils les brûlent sous divers prétextes futiles et se parant des meilleurs intentions. Ils leurs arrivent parfois de feindre un intérêt pour l'écriture en la cantonnant à un divertissement pédagogique entretenant leurs théories, leur vulgate idéologique ou théocratique. Ils ne peuvent pas comprendre la gratuité première de l'écriture, que cela n'a pas à être utile en société au sens quantifiable du terme.

     

       Je parle bien de Littérature et d'écrivains véritables non des scribouillards laborieux couchant leur psychanalyse sur papier devant tous les passants pour vendre leur came. Relire Proust, et « la Recherche du temps perdu », souvenir fabuleux d'un monde hyper-civilisé maintenant disparu est une bonne thérapie contre les arriérés, les tarés haineux, les autistes informatiques. « Fabuleux », rappelons le en passant, est le qualificatif employé par Léon Daudet, aux antipodes politiques de cet écrivain, et pourtant admirateur de « Du côté de chez Swann ». L'amour des Lettres unit toujours, s'il est sincère du moins....

     

    Ils ne sont plus tellement nombreux ceux qui lisent vraiment le délicat Marcel :

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  • Les conquérants du celluloïd

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    à propos de « les Conquérants d'un nouveau monde », Essais sur le cinéma hollywoodien chez Gallimard en « Folio-Essais »

     

    cinéma, politique, société, amaury watremez, michel cimentMichel Ciment est un des critiques les plus intéressants que l'on peut lire, avec Boujut ou Pauline Kael. Ils partagent avec eux le goût pour beaucoup de subjectivité assumée et le désir de partager ses coups de cœur pour des films, des réalisateurs parfois méconnus ou injustement traités par la prospérité. Il écrivait pour « Positif » dont il était le rédacteur en chef plus ou moins officieux. Il fut également l'auteur fameux d'un des premiers livres français sur Kubrick, le décrivant en « maître du haut chateau » du cinéma, installant presque définitivement quelques malentendus sur l'auteur de « 2001 » ou « Docteur Folamour », participant à sa légende. De par l'intelligence de ses points de vue, on a du mal à lui reprocher d'être parfois très péremptoire.

     

    C'est aussi tellement rare de lire un critique cinématographique dont la cinéphilie ne commence pas dans les années 80. Michel Ciment est un ogre du celluloïd, il veut parler de tout, tout connaître y compris la plus petite des « séries B » si celle-ci présente un intérèt. Le cinéma ce n'est pas seulement, en effet, soit les films « commerciaux », soit les films d'« ôteurs », étanches l'un à l'autre. Le cinéma englobe toutes les œuvres, les plus méprisées contenant parfois une ou deux minutes étonnantes sauvant tout le reste. Un atroce « nanar » pour cette raison peut être plus intéressant qu'un long-métrage à prétentions sociales et, ou culturelles. Il peut parfois annoncer des œuvres plus personnelles d'un auteur....

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  • La Foi et le Scandale du Mal – l'Oeuvre romanesque de Bernanos

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    Les sept romans de Georges Bernanos sont édités en Pléiade chez Gallimard

     

    littérature, société, politique, Bernanos, livre, littérature et décombres, amaury watremezL'on ne peut comprendre l'oeuvre de Bernanos, cet angoissé joyeux, sans comprendre ce qu'est la Foi et le scandale qu'est le Mal dans notre monde. A notre époque matérialiste, ne comprenant que le quantifiable, le mesurable en espèces sonnantes et trébuchantes, le prouvable devant témoins, la Foi est strictement incompréhensible. Elle est le plus souvent réduite soit à un ésotérisme de pacotille soit à un besoin de se sentir bien pour soi. Il est de bon ton également de réduire le « grand d'Espagne » à un catholique qui aurait rejoint le « camp du Bien » en prenant position contre le franquisme en particulier et tous les fascismes en général. Les promoteurs de cette vision oublient manifestement que « les Grands Cimetières » sont dédiés à Edouard Drumont, grande figure scandaleuse. Ils omettent cette épisode advenu en 48 quelques temps avant la mort de l'écrivain lorsqu'un journaliste américain lui demandant s'il était dans le camp des démocrates se fit copieusement engueuler. Il ne serait également qu'un auteur de livres mettant surtout en scène des curés et des religieuses, un romancier catholique ayant le cœur un peu plus sombre que François Mauriac ou Guy de Larigaudie.

     

    Les romans de cet auteur dont je me sens si proche sont essentiellement des livres de Foi. Ce n'est pas l'eau tiède déversée par tonneaux entiers des nouvelles communautés, de trop nombreuses paroisses, ou le sirop un peu trop sucré des livres de « directeurs spirituels » médiatiques. On aime tout le monde mais on n'est pas capable d'aller vers son prochain le plus proche. Ce n'est pas non plus la foi bourgeoise, la foi des privilégiés ne voulant que préserver leur mode de vie par eux considéré si précieux. La Foi de Bernanos est un feu brûlant, elle apporte le glaive, elle n'est pas de pur spirituel complètement désincarnée. Elle encourage à la radicalité évangélique, à laisser de côté les bons sentiments, les grandes et belles déclarations ronflantes. Ce n'est pas facile mais c'est là où se niche la Sainteté, telle celle de Blanche de la Force, jeune novice des carmélites finissant par monter à l'échafaud avec ses sœurs alors qu'elle aurait pu espérer survivre.

     

    La Foi de Bernanos est au pied de la Croix, en direction du supplicié atroce cloué sur le bois épais, supplicié bien oublié par les croyants modernes en faisant une figure de vitrail aux bonnes joues rouges. La Croix domine un monde corrompu par le Scandale du Mal. Rien n'y a plus vraiment de sens, la vie apparaît comme de plus en plus absurde menée par l'avidité, dans une nuit de plus en plus profonde. Au cœur de cette obscurité demeure ce qui nous sauve, l'Espérance. Ce n'est pas l'espérance simplement humaine, à courte vue, ressemblant plus à l'illusion, l'illusoire, le virtuel il est vrai de plus en plus prégnant. Ce supplicié horriblement défiguré, souffrant de tous les péchés de l'Humanité, est aussi la victoire définitive du Bien sur le Mal, contre toute apparence, victoire couronnée par la Lumière de la Résurrection.

     

    La mort du Christ sur la Croix est en effet plutôt un symbole d'échec complet en apparence, tout comme la courte existence du petit curé d'Ambricourt. Personne ne vient à sa messe, excepté deux vieilles bigotes et il meurt seul, mais il meurt en comprenant ainsi que le disait sainte Thérèse de Lisieux que « Tout est Grâce ». Bernanos parle aussi des prêtres mondains, des ecclésiastiques clinquants ayant du succès en société, de leur imposture. Celle-ci ne se fonde pas toujours sur des mauvaises intentions, parfois ils sont sincèrement convaincus du bien-fondé de leurs compromis. Dans « Sous la Soleil de Satan », il montre deux visages de personnes tendant à la Sainteté: l'abbé Donissan et Mouchette. Donissan fait littéralement des miracles, mais il n'a plus aucun amour dans le cœur, Mouchette est une jeune femme scandaleuse mais elle est plus proche de la Sainteté que le prêtre. Dans ce livre le diable est un maquignon rusé faisant des affaires juteuses avec les hommes et le mal se fait sous un soleil éclatant, en pleine lumière....

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  • Après la villa Vortex

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    « Villa Vortex » de Maurice G. Dantec en Folio Science Fiction

     

    littérature, société, Dantec, amaury watremezDantec passait souvent à la télé dans les années 90. C'était l'époque où des auteurs passaient très régulièrement sur les ondes sans se croire pour autant obligés de faire leur psy en direct. Son « look » de musicien de rock portant continuellement des lunettes noires tel un Patrick Eudeline polardeux, fumeur compulsif, frappait. Son discours hâtif, se voulant prophétique me semblait anecdotique à côté de sa passion prégnante pour la littérature dite « de genre » en particulier et l'Ecriture en général. J'aimais bien et j'aime toujours l'ecclectisme de ses goûts allant des classiques académiques à ceux beaucoup moins bien « élevés », des livres ayant très mauvais genre.

     

    Et pourtant la SF ou le roman noir demeurent le meilleur moyen de parler de notre monde : par ces marges. Dantec est également un peu dans la démarche créatrice de J.G. Ballard, il n'a nul besoin d'évoquer des voitures volantes ou des rayons de la mort, décrire les ravages de la violence, de la haine, de la prolifération des « non-lieux » sans âme, où l'être humain est parfaitement inutile, superflu. Et ami lecteur, j'ai eu quelques accointances -lointaines certes- avec lui puisque j'ai écrit sur le site quelques critiques de livres sur « Ring » fondé à l'initiative de David Kersan son ancien éditeur avec qui il est maintenant fâché....

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  • Amour fou, amour monstre

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    à propos de « Eva » de Simon Liberati chez Stock

     

    littérature, société, Eva Ionesco, Simon Liberati, amaury watremezJ'avais beaucoup aimé « Jayne Mansfield 1967 » de Simon Liberati, j'avais été pris en traître. Je ne m'attendais à dévorer littéralement un roman français écrit par un digne représentant, le croyais-je à l'époque, du petit milieu germanopratin. Cet écrivain est bien plus que cela. J'ai découvert un frère en errances, et pas seulement littéraires, un type un peu perdu, spécialiste du « travail du négatif » et de l'autodestruction. Liberati et Eva Ionesco se sont rencontrés, et aimés, au mitan de leur vie, elle a la cinquantaine, et lui l'a dépassée depuis quelques années déjà. Ils étaient à l'âge où l'on n'espère plus vivre un grand amour, un amour fou, en filigranes dans ce livre. Lui déménageait tous les six mois, essayant sans y arriver de trouver le succès, elle se remettait des traumatismes vécus dans son enfance, de la drogue, des excès de la vie parisienne des années 80 et 90 dont elle était une icône s'étourdissant de cette danse littéralement au-dessus du volcan durant cette période.

     

    Ils avaient déjà vécu. On peut moraliser, on peut sermonner, déplorer une telle inconscience mais au fond derrière tout cela on trouve des attentes presque mystiques et une recherche spirituelle plus féconde que celle de bien des paroissiens comme il faut. Ils ont une étincelle, on la chercherait vainement chez tous ces bons apôtres croyants ou non dont l'angoisse principale est de réduire la joie éprouvée par ces êtres hors normes encore capables de sentiments vrais et élevés. Ce sont des hommes et des femmes cabossés, abîmés, cinglés aux yeux des « bonnes gens qui n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux ».

     

    Ce livre a un peu gêné dans le Landerneau parisien kulturel, car en mettant en lumière son abjection tranquille mais ce n'est pas là son seul intérêt. Les livres français évoquant une autre figure que la personne de l'auteur, ceux portant comme titre un prénom, sont extrêmement rares. Ceux parlant d'amour fou et le faisant avec talent encore plus. Choisissant la solution de facilité, le critique exécutant une recension de ce livre de Simon Liberati tapera « amour fou, littérature » sur « Gougueule » et se contentera des résultats dénichés. Il se référencera à « Nadia » qu'il n'a pas lu, de Breton, entre autres souvenirs littéraires. Les liens de l'auteur avec Gérard de Nerval lui échapperont, Nerval c'est trop vieux, trop poussiéreux. Et il mettra « Eva » bien en évidence sur sa table basse de salon à cause de l'aura sulfureuse du sujet de cet ouvrage, Eva Ionesco, photographiée enfant par sa mère Irina Ionesco dans des poses des plus lascives, érotiques, tirages très à la mode dans les milieux « qui pensent » du Paris mondain. Irina détruisit plus ou moins sa fille qui, personnalité forte, s'est depuis reconstruit, gardant en elle beaucoup de rage....

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  • Rentrée littéraire et mildiou

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    littérature, société, livres, rentrée littéraire, amaury watremezLa rentrée littéraire 2015 est le sujet de mon dernier article sur "Mauvaise Nouvelle" entre les ôteurs parlant de leur Oedipe torturé et ceux faisant leur psy en "live" sur papier...

     

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  • Une Holden Caulfied des années 60...

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    Joyce Maynard - « une adolescence américaine » en 10/18

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    Généralement lorsqu'on lit un auteur de talent, doué pour mettre en branle son « métro émotif », on entend littéralement sa voix en tournant les pages de ses œuvres qu'il raconte ou non une histoire personnelle. En lisant les premières pages de « une adolescence américaine » de Joyce Maynard, acheté pour se désennuyer un jour d'été morne et dépeuplé dans une ville de province, la chose est arrivé de suite. Cela s'appelle le style. Il est bien oublié par la plupart des auteurs français actuels qui se piquent même pour certains de faire de la « non littérature » voire de la « non écriture » en prétendant rédiger de « l'autofiction » moyen comme un autre d'économiser le prix des séances chez un « réducteur de têtes » et de faire de l'argent avec des névroses de pauvre petite fille ou pauvre petit garçon riche.

     

    Dans ce livre traduit en français en 2012, Joyce Maynard raconte sa vie d'adolescente dans les années 60, une jeune fille un peu hors normes et mal dans sa peau et se croyant la seule à l'être alors que ce mal-être est sans doute une constante chez la majorité des jeunes ainsi qu'elle l'écrit dans sa préface à cette édition. Sa voix est presque la même que celle de son moi de dix-huit ans, âge auquel elle écrivit cette chronique douce-amère en partie à cause du succès d'un article qu'elle écrivait pour le New York Times après avoir eu le culot sympathique -ou l'inconscience- de demander à pouvoir le faire au rédacteur en chef de ce journal....

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  • (Re)Lectures de vacances - « Rigodon » de Céline

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    En « Folio » chez Gallimard

     

    littérature, céline, société, politique, amaury watremezAprès avoir lu et relu la biographie de l'auteur par Philippe Muray, j'ai relu « Rigodon », le dernier roman de Céline, sa publication étant suivi par sa Lucette après sa mort. J'ai commencé à le lire en Seconde son premier gros oeuvre, en cours de physique, le « Voyage au bout de la nuit ». Le livre m'a marqué de suite, l'émotivité à fleur de ligne...L'horreur de la foutue modernité... L'amour qui sauve -un peu- et, ou la beauté des femmes...Et les copains...

     

    Je dois t'avouer une chose ami lecteur, pendant plusieurs années, j'ai un peu renâclé à (re)lire ses livres car les rodomontades et autres grotesqueries de ses admirateurs transis, parfois imbéciles, le lisant pour de mauvaises raisons, se souciant fort peu de littérature au fond, m'agaçaient sec... L'unanimisme, les adulations excessives m'ont toujours donné des envies de  bonne débectance:...

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  • Les idéologies refus de la négativité

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    Muray sur Céline et les idéologies...Du nanan...du biscuit pour les bons esprits...Contre la merde liquide qui s'écoule à gros flots de l'idéologie depuis longtemps...panacées universelles qu'y disent...Le bonheur pour tous...Obligatoire...Insoutenable.

     

    Dans le "Céline" de Philippe Muray, j'ai trouvé ce passage qui dit parfaitement, et l'exprime beaucoup mieux que je ne saurais le faire pourquoi les idéologies sont des saloperies sans nom, toutes les idéologies, y compris celle sous-tendant l'idée de modernité, toutes les pseudo panacées universelles en vue d'un bonheur obligatoire, y compris quand la Foi religieuse devient une théorie globalisante comme les autres, et surtout y compris le libéralisme.

     

    p 145 "Céline" Philippe Muray, Gallimard collection "Tel"

     

    "On sait que c'est du refus de toute négativité - mort, désir, répétitions, rythmes, érotisme, rire- que naît généralement l'adhésion mortifère à un idéal du moi politique, à un totalitarisme, et par dessus tout à un racisme"

     

    image prise sur "le petit célinien"

  • Muray e(s)t Céline

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    Philippe Muray « Céline » collection Tel chez Gallimard

     

    celine_denoel.jpgCe que je vais écrire ici va peut-être scandaliser un ou deux gardiens du temple murayen (muray-esque ? Muraiy-iste ?) mais je n'en ai cure. Ils sont un certain nombre à utiliser cet écrivain comme alibi pour se justifier d'être de droite ou réac, s'en sentant encore coupables en somme. Et puis tu le sais ami lecteur, j'adore titiller ce genre de lecteurs sur ses certitudes. Le livre sur Céline de Philippe Muray est certainement le livre que j'ai préféré lire de cet auteur. Tout ce qu'il dit plus tard dans « Festivus, festivus » ou « Chers djihadistes » y est déjà, clairement écrit ou en filigranes, et l'ouvrage a un élan et une ampleur autrement plus impressionnants. Ses textes pamphlétaires, pour toute personne dotée d'un minimum de lucidité, donnent un peu tous le sentiment de « déjà vu » et sont à côté de cette étude beaucoup plus tièdes.

     

    Il ne fait pas qu'y évoquer la contribution de Céline à la Littérature : thèse, antithèse foutaise et le cul de la crémière ; sa prose va ici beaucoup plus loin démontrant également que si écrire est une occupation parfaitement futile, arrogante, orgueilleuse et lire un plaisir en voie de disparition de petit bourgeois hédoniste et réactionnaire, il n'en reste pas moins qu'elles peuvent devenir pour qui sait les apprécier à leur juste valeur des enjeux réellement existentiels permettant de dire toute la sottise, la complexité et la Beauté du monde tout en même temps. Cette complexité du monde est insupportable à la plupart de mes contemporains, elle ne rassure pas, elle oblige à abandonner son confort intellectuel, à laisser de côté celles rendant fous. Et puis il faut le dire, la gravité est surtout le bonheur des imbéciles, ils aiment pontifier, donner des leçons en phrases se voulant définitives faisant joli avec de belles images pastel...

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  • Les Anars de droite de salon...

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    anars de droite, littérature, politique, société, hypocrisie, collusion, Barnum consumériste, amaury watremezIl n'y a pas de faute au graffiti, les anars de droite sont bel et bien morts aux cons..

     

    Je suis il paraît un anar de droite dont je partagerai les contradictions selon un ami de gauche : individualisme forcené et mépris absolu pour l'égoïsme sans frein de mes contemporains. Je suis même d'une longue lignée d'anars de droite. Cela ne me dérange pas, je suis en bonne compagnie. Un anar de droite déteste les idéologies, toutes les idéologies, même celle s'appelant « anarchisme de droite » et qui n'existe pas depuis bien longtemps, un avatar débile des libertariens. Il tient à son indépendance, à sa liberté, à ne pas subir un bonheur qu'on voudrait lui imposer malgré lui. Il veut user de son libre-arbitre comme il l'entend, sans souci de la gloriole humaine ou des futilités à la mode parmi les bourgeois qui maintenant pensent ou feignent de penser et théorisent le monde, réduits à des slogans et lieux communs étriqués, d'une sottise épaisse...

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  • Perfidia

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    « Perfidia » de James Ellroy chez Payot et Rivages

    politique, société, littérature, Ellroy, Noir, amaury watremez, polar« Underworld USA » m'était tombé des mains, « it was a piece of shit man », c'était la première fois avec un roman d'Ellroy. Ellroy était fatigué, Ellroy était moins perturbé, Ellroy avait envie d'une vie bourgeoise croyait-on à l'époque. On le sentait moins inspiré, moins concerné par ses personnages. Je n'avais pas trop compris où il voulait en venir. « Perfidia » se tient mieux, est plus cohérent, et descend beaucoup plus bas dans les tréfonds de L.A (California) dont rêvent encore les naïfs, les fous et les esclaves enthousiastes du « Barnum consumériste ». 

     

    Avec ce livre, ça se confirme, Ellroy n'est jamais aussi bon quand il écrit sur les années 40 ;

     

    « LA Confidential », « le Dahlia Noir » et « le Grand Nulle part » ;  

     

    Et sur son parcours de « Ellroy Da Dog »  camé à la benzédrine, buvant beaucoup trop, clodo voyeur, caddie de golf pour richards et finalement écrivain talentueux à succès, de cette veine dans laquelle c'est un sang épais qui bat je retiens « Ma part d'ombre » sur sa mère, et « la Malédiction Hilliker » sur sa fascination des femmes....

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  • Le « Camp des Saints » en vrai – Invasion pacifique

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    Dans ce roman hautement politiquement incorrect publié en 1973 mais prophétique, Jean Raspail imagine l'afflux d'un million de migrants en Europe à cause de la pauvreté, des dictateurs, des théocrates et plus généralement de l'avidité face à une société apparemment d'abondance. Les autorités débordées s'y montrent totalement incapables de juguler l'arrivée de ces populations, et la population française s'y comporte dans sa majorité avec une veulerie impressionnante, incapable de réaction, quelle qu'elle soit.

     

    migrants, société, politique, immigration, hypocrisie, amaury, watremez, misèreLa civilisation occidentale dans ce livre est décrite comme dégénérescente car l'avidité à satisfaire ses appétits les plus abjects y étant devenu le seul repère.

     

    Bien sûr, cela n'a rien à voir avec la réalité de 2015 diront les « petits jeunes gens réalistes » et les bourgeois pédagogues. Les premiers invoqueront la mondialisation inéluctable des échanges et des personnes, l'émergence des nouveaux pays industrialisés, le changement de paradigme indispensable pour comprendre les « nouveaux enjeux » que généralement ils ne subissent pas....

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  • Aux buffets des gares

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    A propos de « La nostalgie des buffets de gare » de Benoît Duteurtre chez Payot, collection « Manuels »

     

    littérature, société, nostalgie, paris, gares, benoit duteurtre, amaury watremezCe livre m’a rappelé des après-midi et des soirées entières passées avec toi qui te reconnaîtras sûrement au buffet de la Gare Saint Lazare, devant ses fenêtres en demi-lunes « art déco », ses décorations « nouilles » « début de siècle ». Je parlais, parlais, parlais comme le font tous les timides, il faut me pardonner, j’adorais te faire rire. Cela illuminait ton regard gris-clair, tes yeux « mauves » ainsi que l’on disait il y a longtemps. Nous nous prenions pour des personnages de film, nous rêvions de « virée tzigane », prendre le train de nuit pour n’importe où, fuir en direction d'une possibilité de « Sud », le nôtre bien sûr.

     

    Le train était encore une promesse de véritable « ailleurs », de retrouver au bout du voyage autre chose que les mêmes « non-lieux » si modernes et normés tous de la même manière, la décoration la plus indispensable y devenant la prise pour brancher sa babiole numérique, le souci le plus grave étant de savoir s’il y a ou non la « ouifie »…

     

    Au buffet du Buffet, si j’ose dire, l’on trouvait de tout, il y avait le « cloche » racontant pour la énième fois son histoire au garçon de salle en réclamant un sandwich au jambon sans beurre « passe que c’est moins cher » ainsi qu’il affirmait avec un clin d’œil. Il y avait le tourniquet à œufs durs sur le « zinc », les petites boîtes de « cacahouètes » dans les distributeurs à « cent balles » que personne ne se risquait à acheter. Et de temps en temps une vieille dame perdue avec son mari à une table en formica, tels des croquis de Dubout. Nous aimions observer ces petits gestes de tendresse qu’ont les vieux couples, fugaces et émouvants, quand tremblant un peu et rosissant comme des écoliers ils se prenaient un instant la main au-dessus de leurs consommations....

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  • Manchette au cinéma

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    à propos de « les yeux de la momie », « Chroniques Cinéma » de Jean-Patrick Manchette chez « Rivages-Noir » (Payot)

     

    Je parle aussi de Manchette à ce lien

     

    cvt_Chroniques-cinema_8562.jpegJ'aime bien ce qu'écrit Manchette sur la Littérature, sur l’Écriture et maintenant aussi sur le Cinéma, ami lecteur, je n'y peux rien même s'il est, apparemment, aux antipodes de mes convictions et de ma foi. Je ne vais quand même pas m'en excuser. J'aime beaucoup son « Journal » où il raconte sa vie de lecteur et aussi d'écrivain, ses « petits boulots » de traducteur, toujours pris au sérieux cependant, ses relations avec le milieu déjà endogame de l’Édition, et irrigué par le copinage, à de rares exceptions, avec celui du cinéma et ses producteurs s'en foutant (du cinéma), à de rares et notables exceptions là aussi, songeant surtout au fric et au femmes que cela leur permet de se payer.

     

    D'aucuns le qualifient de « puceau hypokhâgneux » découvrant le polar en gros pour s'encanailler, d'autres le trouvent un peu trop à gauche pour leur goût. Sur la première objection, je ne vois pas trop pourquoi un diplômé n'aurait pas le droit de s'intéresser à la littérature dite « de Genre », sur le deuxième point, il savait en tout cas largement transcender ses opinions car ami, entre autres, avec ADG, un auteur plutôt à droite-droite. Et puis je me sentirais toujours plus proche d'un type ayant au moins des idéaux, un rêve en tête, fût-ce une utopie dont on sait ce qu'elles donnent généralement lorsqu'elles sont mis en pratique, au lieu que « des petits jeunes gens réalistes » ayant intériorisé le cynisme abject de ce monde....

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  • « Avengers : l'ère d'Ultron », le reboot de la cinéphilie honteuse – les « comics books » de cinoche

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    cinéma, comics, bande dessinée, politique, sociétéJe suis allé voir la principale machine de guerre des « blockbusters » de cette année, « Avengers : l'ère d'Ultron ». Le film rassemble les principaux héros des « comic books » Marvel, tous insérés dans une seule et même histoire courant sur les films et les séries télévisées leur étant consacrés. Il se résume en une ou deux lignes : Tony Stark invente un robot, Ultron, capable de maintenir la paix partout sur terre de manière automatique. Ultron accède à la conscience à cause d'un « sceptre cosmique » employé par des méchants nazis et il veut détruire alors tout l'humanité. Il est « joué » par James Spader qui l'incarne de la même manière que son personnage de l'excellente série « The Blakclist ».

     

    C'est plus une attraction de fête foraine subissant un montage ultra « cut » et un peu trop rapide entrecoupée de deux ou trois scènes entre les personnages aussi fines que celles d'un « sitcom » se voulant sentimentalo-rigolo. Au début, Thor, un dieu d'Asgard, s'amuse avec ses potes. Ils essaient tous de soulever son marteau mais comme ils ne sont pas parfaits, forcément ils n'y arrivent pas même s'ils sont très très forts. Et comme Thor c'est un coquin, il ne leur a pas dit la condition pour le prendre en main...

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  • Philip K. Dick créateur de mondes paralèlles

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    À propos de « Si ce monde vous déplaît... et autres essais » de Philip K. Dick aux éditions de l'éclat en poche, sorti en avril 2015

     

    couverture prise sur amazon.fr

    publicité Ubik sur conceptual.fiction

     

    littérature,science fiction,société,philip k. dick,amaury watremezJe lis et apprécie Philip K. Dick depuis l'âge de quinze ans. Comme beaucoup je me suis mis à le lire grâce à « Blade Runner » adaptation, et trahison réussie, par Ridley Scott d'un de ses romans m'ayant marqué durablement ainsi que d'autres amateurs de SF de ma génération. Et c'est un film générationnel il est vrai, culte au sens réel du terme : un film « culte » n'a que peu de succès lors de sa sortie et gagne au fur et à mesure des années une renommée souvent méritée par la passion manifestée par un public de « happy few » faisant connaître l’œuvre par le bouche à oreille. Dick n'est pas un écrivain d'anticipation se voulant pertinente, encore moins de Science Fiction explicite dans laquelle le fonctionnement du moindre « pistolaser » se veut réaliste et est expliquée de manière grave et sérieuse, le genre d'explication pseudo-scientifique se démodant extrêmement rapidement...

     

    Les textes rassemblés dans ce volume, à une ou deux exceptions, dont la fameuse conférence « française » de l'auteur de « Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? » (a.k.a « Blade Runner » donc) sont déjà parus en compléments de différentes éditions des nouvelles et de romans de Philip K. Dick, dans d'autres traductions. Et ils avaient déjà été publiés en recueil en 1998 chez le même éditeur. Le principal argument -commercial- de la réédition est d'ailleurs précisément une nouvelle traduction réputée plus juste de ces écrits....

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  • Tant qu'il y aura des hommes (et des femmes) pour tourner des films

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    cinéma,société,nostalgie,hommes,amaury watremezA propos de « Le cinéma infiltré » de Grover Lewis aux éditions Capricci (2015)

     

    Grover Lewis est du Sud profond, il écrivait dans « Rolling Stones » et avait exactement le même genre de personnalité que Hunter Thompson : un électron libre insolent, buvant sec, à la vie cabossée, se fichant des convenances sociales ou de sa réussite dans une société de larbins matérialistes ne songeant qu'à leur survie et rien d'autres. Sur la couverture de l'ouvrage l'éditeur, pour être certain que l'on ait bien compris le lien avec le « Gonzo » indique en sous-titre « Un nouveau journalisme », cela évoquant encore quelque chose même pour un lecteur régulier des « Z-inrocks ». On ne leur en voudra pas de faire dans la pédagogie en couverture de ce recueil d'articles et chroniques écrites entre 1971 et 1990.

     

    Il était indifférent aux adulations obligatoires, il voulait savoir de lui-même ce que les créateurs d'univers sur celluloïd avaient dans le ventre d'homme à homme, et il aimait profondément écrire, tout en étant aussi passionné de cinéma. C'est ma foi normal, si on aime vraiment la littérature on ne peut qu'aimer le cinéma. Je parle bien de cinéma ici ami lecteur, aller regarder un film dans une salle obscure avec d'autres, vibrer avec eux, manière de concrétiser la « caverne » de Platon en « widescreen » et son « Dolby »....

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  • On évoque encore Philippe Muray sur Mauvaise Nouvelle

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    muray.jpgOn évoque encore  (la précédente était à ce lien ) la figure de Philippe Muray sur "Mauvaise Nouvelle", enfin surtout ces héritiers dont la plupart ne sont pas désirés.

     

    Cela va faire grincer quelques dents des uns ou des autres vu le succès inattendu de mon précédent texte sur le sujet...

     

    Texte d'Amaury Watremez petit bourgeois hédoniste et réactionnaire et concierge de sacristie

     

    A ce lien

  • Houellebecq est-il un auteur controversé ?

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    Littérature, société, amaury watremezHouellebecq est-il un de ces "auteurs controversés" (de droite, réac, toussa...) ?

    On évoque la question sur "Mauvaise Nouvelle" en compagnie d'autres "mauvais" sujets comme moi (de droite, réac, toussa...)

    A ce lien...

  • La littérature même « controversée » est-elle seulement pour les bons élèves ?

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    liste_Les-hussards_8733.jpegRéponse à Mathieu Giroux auteur de cet article de bon élève de « prépa littéraire » auquel je donne un bon 16/20..

     

    Dédié également avec mille pétales de roses à Sylvain Métafiot et Solange Bied-Charreton, ils savent pourquoi.

     

    Ma réaction je l'avoue insolente, et bien taquine, à la lecture de cet article m'a valu d'être qualifié de « cuistre réac », je rajouterai que je suis également un petit bourgeois hédoniste un peu catholique sur les bords ce qui est très mal je le reconnais bien volontiers mais je suis incorrigible. Dans ces polémiques, je crois toujours que je parle à des adultes, comme moi qui le suis si peu certes, mais cela finit toujours par des mots pouvant « faire mal » si cela ne m'indifférait pas complètement. Hélas, hélas...

     

    Contrairement à monsieur Giroux, je ne me hasarderai pas une seconde à qualifier de sectaire tous les amateurs de littérature de gauche. J'en connais amateur de Drieu, entre autres, et d'autres, alors que communiste voire libertaire pour d'autres. Et alors ? L'Amour de la Littérature transcende tout. Normalement...

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  • La France des éternels ados

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    A propos de la « France adolescente » de Patrice Huerre et Mathieu Laine (chez Lattès)

    politique, société, adulescence, amaury watremez

    Le premier auteur est psychiatre spécialisé dans les troubles adolescents, le deuxième est conseiller en stratégie, (ils sont tous les deux également abonnés au gaz). Cela ne leur donne pas spécialement plus de compétences pour aborder ce sujet que toute personne un rien lucide constate quotidiennement. Leur livre, tout comme celui de Christophe Guilluy sur « la France périphérique » (déjà abordé sur ce blog, voir à ce lien) en dit plus long sur le malaise français que bien des pensums z-engagés et militants beaucoup moins pertinents.

     

    L’enfance en France à notre époque ne s’arrête plus à la mue, aux poils qui poussent et aux premiers émois pré ou post-pubertaires, elle continue en 2015 presque toute la vie. Les jeunes, et moins jeunes, adultes, ne supportent plus de mûrir, surtout dans un monde complexe, ne pouvant se réduire à un ou deux slogans, où il n’y a ni bons seulement bons, et ni méchants seulement méchants, et rien que méchants comme dans « Goldorak » ou « les chevaliers du Zodiaque ». Ils ne sont même pas comme Rimbaud dans une perception grandiose et exaltée de la jeunesse, non eux, s’ils pouvaient recommencer à faire dans leur pantalon et être changés par leur maman, cela leur irait très bien.

     

    Les deux auteurs expliquent ça entre autres par l’angoisse de l’avenir :

     

    « Ils ont peur de l’avenir et aimeraient arrêter le temps » ....

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  • Se réfugier dans ses rêves et cauchemars... - les trente ans de « Brazil »

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    Billet à lire si l'on a vu le film où que l'on a la flemme de le revoir (ce qui est dommage)

    cinéma, politique, société, littérature,  Terry Gilliam, amaury Watremez, dystopieIl y a trente ans sortait sur les écrans de cinéma « Brazil » de Terry Gilliam (voir la bande-annonce en bas). Il imaginait les tribulations de Sam Lowry, interprété par Jonathan Pryce, petit bureaucrate encore capable de rêver. Celui-ci, après avoir découvert une injustice subie par un père de famille victime d'une erreur bureaucratique, tentait vainement de se libérer d'une société totalitaire douce où l'on affirmait que si l'on n'a rien à se reprocher pourquoi avoir si peur que cela de la surveillance généralisée ? Sam finissait torturé dans une sombre officine cachée du pouvoir par son pseudo meilleur ami, (incarné par l'ancien « Monty Python » Michael Palin). Il était accusé de terrorisme, et se réfugiait finalement dans la folie, s'évadant cette fois-ci définitivement.

     

    Sam Lowry commettait également une grave erreur, il tombait amoureux fou d'une femme, il la rencontrait peu avant en songe, sentiment strictement interdit par le pouvoir ne tolérant que les amours utiles pour entretenir sa dynamique....

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