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Livre - Page 4

  • Après la villa Vortex

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    « Villa Vortex » de Maurice G. Dantec en Folio Science Fiction

     

    littérature, société, Dantec, amaury watremezDantec passait souvent à la télé dans les années 90. C'était l'époque où des auteurs passaient très régulièrement sur les ondes sans se croire pour autant obligés de faire leur psy en direct. Son « look » de musicien de rock portant continuellement des lunettes noires tel un Patrick Eudeline polardeux, fumeur compulsif, frappait. Son discours hâtif, se voulant prophétique me semblait anecdotique à côté de sa passion prégnante pour la littérature dite « de genre » en particulier et l'Ecriture en général. J'aimais bien et j'aime toujours l'ecclectisme de ses goûts allant des classiques académiques à ceux beaucoup moins bien « élevés », des livres ayant très mauvais genre.

     

    Et pourtant la SF ou le roman noir demeurent le meilleur moyen de parler de notre monde : par ces marges. Dantec est également un peu dans la démarche créatrice de J.G. Ballard, il n'a nul besoin d'évoquer des voitures volantes ou des rayons de la mort, décrire les ravages de la violence, de la haine, de la prolifération des « non-lieux » sans âme, où l'être humain est parfaitement inutile, superflu. Et ami lecteur, j'ai eu quelques accointances -lointaines certes- avec lui puisque j'ai écrit sur le site quelques critiques de livres sur « Ring » fondé à l'initiative de David Kersan son ancien éditeur avec qui il est maintenant fâché....

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  • Amour fou, amour monstre

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    à propos de « Eva » de Simon Liberati chez Stock

     

    littérature, société, Eva Ionesco, Simon Liberati, amaury watremezJ'avais beaucoup aimé « Jayne Mansfield 1967 » de Simon Liberati, j'avais été pris en traître. Je ne m'attendais à dévorer littéralement un roman français écrit par un digne représentant, le croyais-je à l'époque, du petit milieu germanopratin. Cet écrivain est bien plus que cela. J'ai découvert un frère en errances, et pas seulement littéraires, un type un peu perdu, spécialiste du « travail du négatif » et de l'autodestruction. Liberati et Eva Ionesco se sont rencontrés, et aimés, au mitan de leur vie, elle a la cinquantaine, et lui l'a dépassée depuis quelques années déjà. Ils étaient à l'âge où l'on n'espère plus vivre un grand amour, un amour fou, en filigranes dans ce livre. Lui déménageait tous les six mois, essayant sans y arriver de trouver le succès, elle se remettait des traumatismes vécus dans son enfance, de la drogue, des excès de la vie parisienne des années 80 et 90 dont elle était une icône s'étourdissant de cette danse littéralement au-dessus du volcan durant cette période.

     

    Ils avaient déjà vécu. On peut moraliser, on peut sermonner, déplorer une telle inconscience mais au fond derrière tout cela on trouve des attentes presque mystiques et une recherche spirituelle plus féconde que celle de bien des paroissiens comme il faut. Ils ont une étincelle, on la chercherait vainement chez tous ces bons apôtres croyants ou non dont l'angoisse principale est de réduire la joie éprouvée par ces êtres hors normes encore capables de sentiments vrais et élevés. Ce sont des hommes et des femmes cabossés, abîmés, cinglés aux yeux des « bonnes gens qui n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux ».

     

    Ce livre a un peu gêné dans le Landerneau parisien kulturel, car en mettant en lumière son abjection tranquille mais ce n'est pas là son seul intérêt. Les livres français évoquant une autre figure que la personne de l'auteur, ceux portant comme titre un prénom, sont extrêmement rares. Ceux parlant d'amour fou et le faisant avec talent encore plus. Choisissant la solution de facilité, le critique exécutant une recension de ce livre de Simon Liberati tapera « amour fou, littérature » sur « Gougueule » et se contentera des résultats dénichés. Il se référencera à « Nadia » qu'il n'a pas lu, de Breton, entre autres souvenirs littéraires. Les liens de l'auteur avec Gérard de Nerval lui échapperont, Nerval c'est trop vieux, trop poussiéreux. Et il mettra « Eva » bien en évidence sur sa table basse de salon à cause de l'aura sulfureuse du sujet de cet ouvrage, Eva Ionesco, photographiée enfant par sa mère Irina Ionesco dans des poses des plus lascives, érotiques, tirages très à la mode dans les milieux « qui pensent » du Paris mondain. Irina détruisit plus ou moins sa fille qui, personnalité forte, s'est depuis reconstruit, gardant en elle beaucoup de rage....

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  • Rentrée littéraire et mildiou

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    littérature, société, livres, rentrée littéraire, amaury watremezLa rentrée littéraire 2015 est le sujet de mon dernier article sur "Mauvaise Nouvelle" entre les ôteurs parlant de leur Oedipe torturé et ceux faisant leur psy en "live" sur papier...

     

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  • Une Holden Caulfied des années 60...

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    Joyce Maynard - « une adolescence américaine » en 10/18

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    Généralement lorsqu'on lit un auteur de talent, doué pour mettre en branle son « métro émotif », on entend littéralement sa voix en tournant les pages de ses œuvres qu'il raconte ou non une histoire personnelle. En lisant les premières pages de « une adolescence américaine » de Joyce Maynard, acheté pour se désennuyer un jour d'été morne et dépeuplé dans une ville de province, la chose est arrivé de suite. Cela s'appelle le style. Il est bien oublié par la plupart des auteurs français actuels qui se piquent même pour certains de faire de la « non littérature » voire de la « non écriture » en prétendant rédiger de « l'autofiction » moyen comme un autre d'économiser le prix des séances chez un « réducteur de têtes » et de faire de l'argent avec des névroses de pauvre petite fille ou pauvre petit garçon riche.

     

    Dans ce livre traduit en français en 2012, Joyce Maynard raconte sa vie d'adolescente dans les années 60, une jeune fille un peu hors normes et mal dans sa peau et se croyant la seule à l'être alors que ce mal-être est sans doute une constante chez la majorité des jeunes ainsi qu'elle l'écrit dans sa préface à cette édition. Sa voix est presque la même que celle de son moi de dix-huit ans, âge auquel elle écrivit cette chronique douce-amère en partie à cause du succès d'un article qu'elle écrivait pour le New York Times après avoir eu le culot sympathique -ou l'inconscience- de demander à pouvoir le faire au rédacteur en chef de ce journal....

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  • (Re)Lectures de vacances - « Rigodon » de Céline

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    En « Folio » chez Gallimard

     

    littérature, céline, société, politique, amaury watremezAprès avoir lu et relu la biographie de l'auteur par Philippe Muray, j'ai relu « Rigodon », le dernier roman de Céline, sa publication étant suivi par sa Lucette après sa mort. J'ai commencé à le lire en Seconde son premier gros oeuvre, en cours de physique, le « Voyage au bout de la nuit ». Le livre m'a marqué de suite, l'émotivité à fleur de ligne...L'horreur de la foutue modernité... L'amour qui sauve -un peu- et, ou la beauté des femmes...Et les copains...

     

    Je dois t'avouer une chose ami lecteur, pendant plusieurs années, j'ai un peu renâclé à (re)lire ses livres car les rodomontades et autres grotesqueries de ses admirateurs transis, parfois imbéciles, le lisant pour de mauvaises raisons, se souciant fort peu de littérature au fond, m'agaçaient sec... L'unanimisme, les adulations excessives m'ont toujours donné des envies de  bonne débectance:...

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  • Les idéologies refus de la négativité

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    Muray sur Céline et les idéologies...Du nanan...du biscuit pour les bons esprits...Contre la merde liquide qui s'écoule à gros flots de l'idéologie depuis longtemps...panacées universelles qu'y disent...Le bonheur pour tous...Obligatoire...Insoutenable.

     

    Dans le "Céline" de Philippe Muray, j'ai trouvé ce passage qui dit parfaitement, et l'exprime beaucoup mieux que je ne saurais le faire pourquoi les idéologies sont des saloperies sans nom, toutes les idéologies, y compris celle sous-tendant l'idée de modernité, toutes les pseudo panacées universelles en vue d'un bonheur obligatoire, y compris quand la Foi religieuse devient une théorie globalisante comme les autres, et surtout y compris le libéralisme.

     

    p 145 "Céline" Philippe Muray, Gallimard collection "Tel"

     

    "On sait que c'est du refus de toute négativité - mort, désir, répétitions, rythmes, érotisme, rire- que naît généralement l'adhésion mortifère à un idéal du moi politique, à un totalitarisme, et par dessus tout à un racisme"

     

    image prise sur "le petit célinien"

  • Muray e(s)t Céline

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    Philippe Muray « Céline » collection Tel chez Gallimard

     

    celine_denoel.jpgCe que je vais écrire ici va peut-être scandaliser un ou deux gardiens du temple murayen (muray-esque ? Muraiy-iste ?) mais je n'en ai cure. Ils sont un certain nombre à utiliser cet écrivain comme alibi pour se justifier d'être de droite ou réac, s'en sentant encore coupables en somme. Et puis tu le sais ami lecteur, j'adore titiller ce genre de lecteurs sur ses certitudes. Le livre sur Céline de Philippe Muray est certainement le livre que j'ai préféré lire de cet auteur. Tout ce qu'il dit plus tard dans « Festivus, festivus » ou « Chers djihadistes » y est déjà, clairement écrit ou en filigranes, et l'ouvrage a un élan et une ampleur autrement plus impressionnants. Ses textes pamphlétaires, pour toute personne dotée d'un minimum de lucidité, donnent un peu tous le sentiment de « déjà vu » et sont à côté de cette étude beaucoup plus tièdes.

     

    Il ne fait pas qu'y évoquer la contribution de Céline à la Littérature : thèse, antithèse foutaise et le cul de la crémière ; sa prose va ici beaucoup plus loin démontrant également que si écrire est une occupation parfaitement futile, arrogante, orgueilleuse et lire un plaisir en voie de disparition de petit bourgeois hédoniste et réactionnaire, il n'en reste pas moins qu'elles peuvent devenir pour qui sait les apprécier à leur juste valeur des enjeux réellement existentiels permettant de dire toute la sottise, la complexité et la Beauté du monde tout en même temps. Cette complexité du monde est insupportable à la plupart de mes contemporains, elle ne rassure pas, elle oblige à abandonner son confort intellectuel, à laisser de côté celles rendant fous. Et puis il faut le dire, la gravité est surtout le bonheur des imbéciles, ils aiment pontifier, donner des leçons en phrases se voulant définitives faisant joli avec de belles images pastel...

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  • Les Anars de droite de salon...

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    anars de droite, littérature, politique, société, hypocrisie, collusion, Barnum consumériste, amaury watremezIl n'y a pas de faute au graffiti, les anars de droite sont bel et bien morts aux cons..

     

    Je suis il paraît un anar de droite dont je partagerai les contradictions selon un ami de gauche : individualisme forcené et mépris absolu pour l'égoïsme sans frein de mes contemporains. Je suis même d'une longue lignée d'anars de droite. Cela ne me dérange pas, je suis en bonne compagnie. Un anar de droite déteste les idéologies, toutes les idéologies, même celle s'appelant « anarchisme de droite » et qui n'existe pas depuis bien longtemps, un avatar débile des libertariens. Il tient à son indépendance, à sa liberté, à ne pas subir un bonheur qu'on voudrait lui imposer malgré lui. Il veut user de son libre-arbitre comme il l'entend, sans souci de la gloriole humaine ou des futilités à la mode parmi les bourgeois qui maintenant pensent ou feignent de penser et théorisent le monde, réduits à des slogans et lieux communs étriqués, d'une sottise épaisse...

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  • Perfidia

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    « Perfidia » de James Ellroy chez Payot et Rivages

    politique, société, littérature, Ellroy, Noir, amaury watremez, polar« Underworld USA » m'était tombé des mains, « it was a piece of shit man », c'était la première fois avec un roman d'Ellroy. Ellroy était fatigué, Ellroy était moins perturbé, Ellroy avait envie d'une vie bourgeoise croyait-on à l'époque. On le sentait moins inspiré, moins concerné par ses personnages. Je n'avais pas trop compris où il voulait en venir. « Perfidia » se tient mieux, est plus cohérent, et descend beaucoup plus bas dans les tréfonds de L.A (California) dont rêvent encore les naïfs, les fous et les esclaves enthousiastes du « Barnum consumériste ». 

     

    Avec ce livre, ça se confirme, Ellroy n'est jamais aussi bon quand il écrit sur les années 40 ;

     

    « LA Confidential », « le Dahlia Noir » et « le Grand Nulle part » ;  

     

    Et sur son parcours de « Ellroy Da Dog »  camé à la benzédrine, buvant beaucoup trop, clodo voyeur, caddie de golf pour richards et finalement écrivain talentueux à succès, de cette veine dans laquelle c'est un sang épais qui bat je retiens « Ma part d'ombre » sur sa mère, et « la Malédiction Hilliker » sur sa fascination des femmes....

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  • Le « Camp des Saints » en vrai – Invasion pacifique

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    Dans ce roman hautement politiquement incorrect publié en 1973 mais prophétique, Jean Raspail imagine l'afflux d'un million de migrants en Europe à cause de la pauvreté, des dictateurs, des théocrates et plus généralement de l'avidité face à une société apparemment d'abondance. Les autorités débordées s'y montrent totalement incapables de juguler l'arrivée de ces populations, et la population française s'y comporte dans sa majorité avec une veulerie impressionnante, incapable de réaction, quelle qu'elle soit.

     

    migrants, société, politique, immigration, hypocrisie, amaury, watremez, misèreLa civilisation occidentale dans ce livre est décrite comme dégénérescente car l'avidité à satisfaire ses appétits les plus abjects y étant devenu le seul repère.

     

    Bien sûr, cela n'a rien à voir avec la réalité de 2015 diront les « petits jeunes gens réalistes » et les bourgeois pédagogues. Les premiers invoqueront la mondialisation inéluctable des échanges et des personnes, l'émergence des nouveaux pays industrialisés, le changement de paradigme indispensable pour comprendre les « nouveaux enjeux » que généralement ils ne subissent pas....

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  • Aux buffets des gares

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    A propos de « La nostalgie des buffets de gare » de Benoît Duteurtre chez Payot, collection « Manuels »

     

    littérature, société, nostalgie, paris, gares, benoit duteurtre, amaury watremezCe livre m’a rappelé des après-midi et des soirées entières passées avec toi qui te reconnaîtras sûrement au buffet de la Gare Saint Lazare, devant ses fenêtres en demi-lunes « art déco », ses décorations « nouilles » « début de siècle ». Je parlais, parlais, parlais comme le font tous les timides, il faut me pardonner, j’adorais te faire rire. Cela illuminait ton regard gris-clair, tes yeux « mauves » ainsi que l’on disait il y a longtemps. Nous nous prenions pour des personnages de film, nous rêvions de « virée tzigane », prendre le train de nuit pour n’importe où, fuir en direction d'une possibilité de « Sud », le nôtre bien sûr.

     

    Le train était encore une promesse de véritable « ailleurs », de retrouver au bout du voyage autre chose que les mêmes « non-lieux » si modernes et normés tous de la même manière, la décoration la plus indispensable y devenant la prise pour brancher sa babiole numérique, le souci le plus grave étant de savoir s’il y a ou non la « ouifie »…

     

    Au buffet du Buffet, si j’ose dire, l’on trouvait de tout, il y avait le « cloche » racontant pour la énième fois son histoire au garçon de salle en réclamant un sandwich au jambon sans beurre « passe que c’est moins cher » ainsi qu’il affirmait avec un clin d’œil. Il y avait le tourniquet à œufs durs sur le « zinc », les petites boîtes de « cacahouètes » dans les distributeurs à « cent balles » que personne ne se risquait à acheter. Et de temps en temps une vieille dame perdue avec son mari à une table en formica, tels des croquis de Dubout. Nous aimions observer ces petits gestes de tendresse qu’ont les vieux couples, fugaces et émouvants, quand tremblant un peu et rosissant comme des écoliers ils se prenaient un instant la main au-dessus de leurs consommations....

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  • Manchette au cinéma

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    à propos de « les yeux de la momie », « Chroniques Cinéma » de Jean-Patrick Manchette chez « Rivages-Noir » (Payot)

     

    Je parle aussi de Manchette à ce lien

     

    cvt_Chroniques-cinema_8562.jpegJ'aime bien ce qu'écrit Manchette sur la Littérature, sur l’Écriture et maintenant aussi sur le Cinéma, ami lecteur, je n'y peux rien même s'il est, apparemment, aux antipodes de mes convictions et de ma foi. Je ne vais quand même pas m'en excuser. J'aime beaucoup son « Journal » où il raconte sa vie de lecteur et aussi d'écrivain, ses « petits boulots » de traducteur, toujours pris au sérieux cependant, ses relations avec le milieu déjà endogame de l’Édition, et irrigué par le copinage, à de rares exceptions, avec celui du cinéma et ses producteurs s'en foutant (du cinéma), à de rares et notables exceptions là aussi, songeant surtout au fric et au femmes que cela leur permet de se payer.

     

    D'aucuns le qualifient de « puceau hypokhâgneux » découvrant le polar en gros pour s'encanailler, d'autres le trouvent un peu trop à gauche pour leur goût. Sur la première objection, je ne vois pas trop pourquoi un diplômé n'aurait pas le droit de s'intéresser à la littérature dite « de Genre », sur le deuxième point, il savait en tout cas largement transcender ses opinions car ami, entre autres, avec ADG, un auteur plutôt à droite-droite. Et puis je me sentirais toujours plus proche d'un type ayant au moins des idéaux, un rêve en tête, fût-ce une utopie dont on sait ce qu'elles donnent généralement lorsqu'elles sont mis en pratique, au lieu que « des petits jeunes gens réalistes » ayant intériorisé le cynisme abject de ce monde....

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  • « Avengers : l'ère d'Ultron », le reboot de la cinéphilie honteuse – les « comics books » de cinoche

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    cinéma, comics, bande dessinée, politique, sociétéJe suis allé voir la principale machine de guerre des « blockbusters » de cette année, « Avengers : l'ère d'Ultron ». Le film rassemble les principaux héros des « comic books » Marvel, tous insérés dans une seule et même histoire courant sur les films et les séries télévisées leur étant consacrés. Il se résume en une ou deux lignes : Tony Stark invente un robot, Ultron, capable de maintenir la paix partout sur terre de manière automatique. Ultron accède à la conscience à cause d'un « sceptre cosmique » employé par des méchants nazis et il veut détruire alors tout l'humanité. Il est « joué » par James Spader qui l'incarne de la même manière que son personnage de l'excellente série « The Blakclist ».

     

    C'est plus une attraction de fête foraine subissant un montage ultra « cut » et un peu trop rapide entrecoupée de deux ou trois scènes entre les personnages aussi fines que celles d'un « sitcom » se voulant sentimentalo-rigolo. Au début, Thor, un dieu d'Asgard, s'amuse avec ses potes. Ils essaient tous de soulever son marteau mais comme ils ne sont pas parfaits, forcément ils n'y arrivent pas même s'ils sont très très forts. Et comme Thor c'est un coquin, il ne leur a pas dit la condition pour le prendre en main...

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  • Philip K. Dick créateur de mondes paralèlles

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    À propos de « Si ce monde vous déplaît... et autres essais » de Philip K. Dick aux éditions de l'éclat en poche, sorti en avril 2015

     

    couverture prise sur amazon.fr

    publicité Ubik sur conceptual.fiction

     

    littérature,science fiction,société,philip k. dick,amaury watremezJe lis et apprécie Philip K. Dick depuis l'âge de quinze ans. Comme beaucoup je me suis mis à le lire grâce à « Blade Runner » adaptation, et trahison réussie, par Ridley Scott d'un de ses romans m'ayant marqué durablement ainsi que d'autres amateurs de SF de ma génération. Et c'est un film générationnel il est vrai, culte au sens réel du terme : un film « culte » n'a que peu de succès lors de sa sortie et gagne au fur et à mesure des années une renommée souvent méritée par la passion manifestée par un public de « happy few » faisant connaître l’œuvre par le bouche à oreille. Dick n'est pas un écrivain d'anticipation se voulant pertinente, encore moins de Science Fiction explicite dans laquelle le fonctionnement du moindre « pistolaser » se veut réaliste et est expliquée de manière grave et sérieuse, le genre d'explication pseudo-scientifique se démodant extrêmement rapidement...

     

    Les textes rassemblés dans ce volume, à une ou deux exceptions, dont la fameuse conférence « française » de l'auteur de « Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? » (a.k.a « Blade Runner » donc) sont déjà parus en compléments de différentes éditions des nouvelles et de romans de Philip K. Dick, dans d'autres traductions. Et ils avaient déjà été publiés en recueil en 1998 chez le même éditeur. Le principal argument -commercial- de la réédition est d'ailleurs précisément une nouvelle traduction réputée plus juste de ces écrits....

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  • Tant qu'il y aura des hommes (et des femmes) pour tourner des films

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    cinéma,société,nostalgie,hommes,amaury watremezA propos de « Le cinéma infiltré » de Grover Lewis aux éditions Capricci (2015)

     

    Grover Lewis est du Sud profond, il écrivait dans « Rolling Stones » et avait exactement le même genre de personnalité que Hunter Thompson : un électron libre insolent, buvant sec, à la vie cabossée, se fichant des convenances sociales ou de sa réussite dans une société de larbins matérialistes ne songeant qu'à leur survie et rien d'autres. Sur la couverture de l'ouvrage l'éditeur, pour être certain que l'on ait bien compris le lien avec le « Gonzo » indique en sous-titre « Un nouveau journalisme », cela évoquant encore quelque chose même pour un lecteur régulier des « Z-inrocks ». On ne leur en voudra pas de faire dans la pédagogie en couverture de ce recueil d'articles et chroniques écrites entre 1971 et 1990.

     

    Il était indifférent aux adulations obligatoires, il voulait savoir de lui-même ce que les créateurs d'univers sur celluloïd avaient dans le ventre d'homme à homme, et il aimait profondément écrire, tout en étant aussi passionné de cinéma. C'est ma foi normal, si on aime vraiment la littérature on ne peut qu'aimer le cinéma. Je parle bien de cinéma ici ami lecteur, aller regarder un film dans une salle obscure avec d'autres, vibrer avec eux, manière de concrétiser la « caverne » de Platon en « widescreen » et son « Dolby »....

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  • On évoque encore Philippe Muray sur Mauvaise Nouvelle

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    muray.jpgOn évoque encore  (la précédente était à ce lien ) la figure de Philippe Muray sur "Mauvaise Nouvelle", enfin surtout ces héritiers dont la plupart ne sont pas désirés.

     

    Cela va faire grincer quelques dents des uns ou des autres vu le succès inattendu de mon précédent texte sur le sujet...

     

    Texte d'Amaury Watremez petit bourgeois hédoniste et réactionnaire et concierge de sacristie

     

    A ce lien

  • Houellebecq est-il un auteur controversé ?

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    Littérature, société, amaury watremezHouellebecq est-il un de ces "auteurs controversés" (de droite, réac, toussa...) ?

    On évoque la question sur "Mauvaise Nouvelle" en compagnie d'autres "mauvais" sujets comme moi (de droite, réac, toussa...)

    A ce lien...

  • La littérature même « controversée » est-elle seulement pour les bons élèves ?

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    liste_Les-hussards_8733.jpegRéponse à Mathieu Giroux auteur de cet article de bon élève de « prépa littéraire » auquel je donne un bon 16/20..

     

    Dédié également avec mille pétales de roses à Sylvain Métafiot et Solange Bied-Charreton, ils savent pourquoi.

     

    Ma réaction je l'avoue insolente, et bien taquine, à la lecture de cet article m'a valu d'être qualifié de « cuistre réac », je rajouterai que je suis également un petit bourgeois hédoniste un peu catholique sur les bords ce qui est très mal je le reconnais bien volontiers mais je suis incorrigible. Dans ces polémiques, je crois toujours que je parle à des adultes, comme moi qui le suis si peu certes, mais cela finit toujours par des mots pouvant « faire mal » si cela ne m'indifférait pas complètement. Hélas, hélas...

     

    Contrairement à monsieur Giroux, je ne me hasarderai pas une seconde à qualifier de sectaire tous les amateurs de littérature de gauche. J'en connais amateur de Drieu, entre autres, et d'autres, alors que communiste voire libertaire pour d'autres. Et alors ? L'Amour de la Littérature transcende tout. Normalement...

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  • La France des éternels ados

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    A propos de la « France adolescente » de Patrice Huerre et Mathieu Laine (chez Lattès)

    politique, société, adulescence, amaury watremez

    Le premier auteur est psychiatre spécialisé dans les troubles adolescents, le deuxième est conseiller en stratégie, (ils sont tous les deux également abonnés au gaz). Cela ne leur donne pas spécialement plus de compétences pour aborder ce sujet que toute personne un rien lucide constate quotidiennement. Leur livre, tout comme celui de Christophe Guilluy sur « la France périphérique » (déjà abordé sur ce blog, voir à ce lien) en dit plus long sur le malaise français que bien des pensums z-engagés et militants beaucoup moins pertinents.

     

    L’enfance en France à notre époque ne s’arrête plus à la mue, aux poils qui poussent et aux premiers émois pré ou post-pubertaires, elle continue en 2015 presque toute la vie. Les jeunes, et moins jeunes, adultes, ne supportent plus de mûrir, surtout dans un monde complexe, ne pouvant se réduire à un ou deux slogans, où il n’y a ni bons seulement bons, et ni méchants seulement méchants, et rien que méchants comme dans « Goldorak » ou « les chevaliers du Zodiaque ». Ils ne sont même pas comme Rimbaud dans une perception grandiose et exaltée de la jeunesse, non eux, s’ils pouvaient recommencer à faire dans leur pantalon et être changés par leur maman, cela leur irait très bien.

     

    Les deux auteurs expliquent ça entre autres par l’angoisse de l’avenir :

     

    « Ils ont peur de l’avenir et aimeraient arrêter le temps » ....

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  • Se réfugier dans ses rêves et cauchemars... - les trente ans de « Brazil »

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    Billet à lire si l'on a vu le film où que l'on a la flemme de le revoir (ce qui est dommage)

    cinéma, politique, société, littérature,  Terry Gilliam, amaury Watremez, dystopieIl y a trente ans sortait sur les écrans de cinéma « Brazil » de Terry Gilliam (voir la bande-annonce en bas). Il imaginait les tribulations de Sam Lowry, interprété par Jonathan Pryce, petit bureaucrate encore capable de rêver. Celui-ci, après avoir découvert une injustice subie par un père de famille victime d'une erreur bureaucratique, tentait vainement de se libérer d'une société totalitaire douce où l'on affirmait que si l'on n'a rien à se reprocher pourquoi avoir si peur que cela de la surveillance généralisée ? Sam finissait torturé dans une sombre officine cachée du pouvoir par son pseudo meilleur ami, (incarné par l'ancien « Monty Python » Michael Palin). Il était accusé de terrorisme, et se réfugiait finalement dans la folie, s'évadant cette fois-ci définitivement.

     

    Sam Lowry commettait également une grave erreur, il tombait amoureux fou d'une femme, il la rencontrait peu avant en songe, sentiment strictement interdit par le pouvoir ne tolérant que les amours utiles pour entretenir sa dynamique....

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  • Vivre sans Pourquoi ?

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    51YaUl1Ty9L._SX258_BO1,204,203,200_.jpgÀ propos du livre d'Alexandre Jollien « Vivre sans pourquoi – Itinéraire d'un philosophe en Corée » aux éditions du Seuil – édition Iconoclaste

    (le lien mène au site de l'éditeur où l'on peut lire un extrait du livre)

     

    Le livre est accompagné d'un CD où le philosophe donne quelques unes de ses « pharmacopées », l'avantage étant que celles-ci ne sont pas des panacées imposées par l'auteur comme obligatoires pour bien vivre.

     

    J'ai toujours eu horreur de ces personnes qui dans la vie s'improvisent à la fois psys et directrices de conscience, analysant chez les autres chacun de leurs faits et gestes impitoyablement. Bien souvent elles finissent alors par toujours donner leurs recettes pour échapper à ce qu'elles considèrent comme des blocages, des manques, recettes étant généralement autant de lieux communs d'une bêtise et d'un conformisme insondables, car finalement ce qu'elle reproche à l'autre est surtout de « ne pas être comme tout le monde » au lieu d'accepter la personne telle qu'elle est. Et ces recettes miracles toujours une manière de se mettre soi-même en valeur : « Moi je sais ce que tu dois faire pour être heureux car moi je suis parfait »....

     

    image de la couverture amazon.fr

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  • Woody et le prof de fac

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    À propos de « la philosophie de Woody Allen » de Roland Quilliot aux éditions Ellipses, réédition de 2015

    cinéma, littérature, Woody Allen, amaury watremez

    Il est très compliqué d'évoquer les films de Woody Allen, né Allan Koegnisberg près de « Coney Island », à notre époque, et particulièrement sur le Net :

     

    Il y aura des imbéciles pour qui ce sera un cinéaste forcément « sioniste » donc véhiculant forcément des messages forcément subliminaux à la gloire d’Israël dans ses films (d'ailleurs dans « Annie Hall » on voit bien à la 36ème minute le personnage d'Alvy brandir une kippa à pleine main me confirme Herman Vogelsang blogueur cinéphile un peu à droite bien connu). Il y aura d'autres crétins sur la rive inverse selon qui il sera des leurs car juif.

     

    Et bien sûr il y a tous ceux pour qui son humour nécessitant une capacité de réflexion en état de marche c'est forcément un réalisateur « bobo ».

     

    Dans le même ordre de stupidités j'ai appris dernièrement le militantisme souterrain franc-maçon de Neil Gaiman et Stephen King ou Clive Barker, œuvrant pour les sombres desseins du gouvernement mondial secret caché comme chacun sait à 3 kilomètres sous la surface du Pôle Nord. Je pense que Woody en tirerait une nouvelle excellente...

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  • Neverland everywhere

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    télévision, société, Neil Gaiman, littérature, fantastique, amaury watremez« Neverwhere » de Neil Gaiman aux éditions « J'ai Lu »

     

    illustrations extraites du feuilleton de 1996 de la BBC inspiré de ce livre

     

    Richard Mayhew jeune homme aisé, écossais d'une famille simple ayant réussi à Londres sauve un jour une jeune fille étrange, « Porte », blessée, étendue sur le trottoir sans que personne ne s'en inquiète. Elle se dit désolée sans préciser de quoi et disparaît sans crier gare. Aussitôt après, Richard se souvient de son oubli du rendez-vous qu'il avait avec sa fiancée Jessica un peu collet monté. Le lendemain, progressivement, il découvre que plus personne ne se souvient de lui au bureau ou ailleurs, pire encore, dans la rue personne ne le voit. Il est obligé d'abandonner son logement et de s'enfuir à la recherche de « Porte » afin de retrouver sa -morne- vie d'avant.

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  • L'Immigration au cœur des débats ?

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    politique, société, départementales, amaury watremezDans les médias ou sur le net, si on parle beaucoup de l'immigration, et des questions impliquées, il n'est jamais question des personnes immigrées ou issues de ces populations derrière les grandes envolées lyriques ou les bons mots, que ce soit dans un sens ou dans l'autre. Celles désignés comme étant issues ne le sont pas, elles sont en France depuis leur naissance et ont dans leurs poches des papiers d'identité de cette nation. Se sentent-elles pour autant françaises, et adhérant aux valeurs nationales ?

     

    La réponse n'est en rien évidente :

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  • Les deux voyages littéraires qui ont changé ma vie...

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    littérature, livre ayant changé ma vie, amaury watremezHier, regardant « la Grande Librairie » sur « France 5 » (une des dernières excellentes émissions littéraires ne se contentant pas d'inviter les « bons » clients pour faire le beuze), particulièrement Michel Onfray, passionnant lorsqu'il ne dit pas de sottises sur le christianisme, et mon ami de lecture Alexandre Jollien : je ne connais pas cet auteur personnellement mais il est de ceux avec qui je me sens une affinité au moins littéraire immédiate), je me suis posé la même question que celle du présentateur, François Busnel, à ses invités :

     

    Quel livre a changé ma vie ?

     

    J'en ai trouvé au moins deux :

     

    « Vingt-Mille lieux sous les mers » de Jules Verne et « le Voyage au bout de la nuit » de Céline.

     

    Affiche de "Vingt-mille lieux sous les mers" empruntée là

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  • Odeurs de soufre éventées

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    littérature, cinéma, sexe, cinquante nuances de Grey, amaury watremezCe blog comme chaque année célèbre la "Journée de la Femme"...

     

    À propos de « Cinquante nuances de Grey », livre de E.L. James, auteur d'abord auto-publié sur le Net, et film poussif avec des acteurs au charisme d'endive cuite.

     

    « Enfin une femme qui avoue ! Qui avoue quoi ? Ce dont les femmes se sont de tout temps défendues (mais jamais plus qu'aujourd'hui). Ce que les hommes de tout temps leur reprochaient : qu'elles ne cessent pas d'obéir à leur sang ; que tout est sexe en elles, et jusqu'à l'esprit. Qu'il faudrait sans cesse les nourrir, sans cesse les laver et les farder, sans cesse les battre. Qu'elles ont simplement besoin d'un bon maître, et qui se défie de sa bonté… »

     

    Jean Paulhan en introduction de « Histoire d'O ».

     

    J'ai toujours trouvé curieuse cette phrase sous la plume de Paulhan, une des têtes pensantes de Gallimard. Il eut des vapeurs à publier Céline et d'autres, se faisait l'apôtre partout des valeurs de la Résistance.

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  • Retour aux fondamentaux

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    blog, société, politique, personnel, amaury watremezLes ruptures ce n'est jamais agréable, aujourd'hui j'en ai vécu une me soulageant presque au fond bien que que me désolant profondément, rupture de MON initiative. Ainsi va la vie.

     

    Cela permet finalement de redéfinir ce qu'est et ce que n'est pas ce blog.

     

    Ce blog n'est pas une courroie de transmission pour tel ou tel parti, tel ou tel politique, et ne le sera jamais, même pour ceux de droite....

     

    ...Et surtout pas pour telle ou telle famille de politiques se servant de belles idées comme véhicules pour arriver au pouvoir.

     

    Ce blog est un espace de liberté où ce qui me meut est mon plaisir de me foutre du monde, en particulier des politiques, de partager ma passion de la littérature.

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  • Les « cathos » et le pognon

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    18854188.jpgDans le livre saint des catholiques en particulier, et des chrétiens en général, le Christ le dit pourtant, on ne peut servir à la fois Dieu et l'argent (Mathieu 6 :24). C'est incompatible. Et pourtant ! C'est en constatant le comportement de certains croyants que j'ai eu envie d'écrire ce petit texte inspiré aussi par la « correction fraternelle ». Il y a la charité, les petits oiseaux, les saints aux joues roses et aux visages de vitraux et puis il y a ceux distribuant les « droites évangéliques ». Dieu pardonne à ceux-là, il « vomit les tièdes »...

     

    Et après ce petit billet je sais bien ce que d'aucuns pourront penser ou dire :

     

    « Finalement il est bien de gauche voire marxisant ! Pour qui se prend-il ?

     

    Il veut donc que les catholiques vivent dans des grottes et régressent ? Ils ont bien le droit de profiter des bienfaits matériels -et matérialistes- de l'époque !

     

    C'est un pharisien c'est sûr ! ».

     

    image allociné (Bourvil dans "Un drôle de paroissien" de Mocky)

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  • Le choc des incultures

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    politique, société, éducation, école, françois-xavier bellamy, amaury watremezA propos « Les déshérités : Ou l'urgence de transmettre » de François-Xavier Bellamy aux éditions Plon (voir le livre à ce lien amazon, le site dédié à l'ouvrage : rencontres avec l'auteur, « signatures » ; sa page sur le site de l'éditeur).

     

    Jeune enseignant de philosophie d'abord enthousiaste effectuant sa première rentrée, François-Xavier Bellamy se fait reprocher de la bouche d'un inspecteur venu le visiter de vouloir transmettre un savoir à ses élèves et des méthodes de réflexion ou d'argumentation. Il le lui dit clairement :

     

    « Vous n'avez rien à transmettre » .

     

    Et pourtant le nouveau professeur constate le besoin impérieux des élèves de recevoir une culture, des valeurs morales, leur soif d'apprendre malgré leur paresse chronique induite par une éducation ne leur ayant fixé aucune valeur. Nouveaux « déshérités » livrés à eux-mêmes, ces jeunes sans aucuns repères comprennent inconsciemment de quelles carences graves ils souffrent. Ils sont en général extrêmement jaloux de ceux ayant eu la chance insigne d'avoir été éduqués au Beau ou au Savoir.

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  • L'indispensable examen de conscience des occidentaux pour les chrétiens d'Orient

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    politique, société, christianisme, chrétiens orientaux, amaury watremez, persécutionsVingt-un coptes ont été assassinés par les criminels de l’État islamique.

     

    Ce n'est pas le premier article sur ce blog au sujet des chrétiens d'Orient. Un tag entier leur est consacré.

     

    On ne devrait pas se laisser aller à la colère mais cet article est l'expression de celle que je ressens. Je n'ai même pas envie de dire : « Je vous l'avais bien dit », ou « Je vous avais averti », comme d'autres. Maintenant, pourtant, nous y sommes...

     

    Nous sommes en guerre.

     

    Et les chrétiens arabophones vivant en Terre d'Islam souffrent encore plus. Ceux n'ayant pu émigrer, les plus pauvres, sont impitoyablement traités, les femmes sont traitées en objets sexuels, les enfants soient embrigadés soient violentés. Ces croyants dans le Christ très divers, toujours de leur identité irakienne, syrienne, jordanienne, palestinienne, égyptienne, libanaise sont devenus « persona non grata » dans leurs propres patries.

     

    Image : metronews.fr

     

    Depuis des années, l'Oeuvre d'Orient ou l'Aide à l’Église en détresse rompent le silence, essaient de faire quelque chose mais que dit-on dans toutes les paroisses ou presque :

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