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Cinéma - Page 2

  • L'Amérique dont nous ne connaissons rien

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    politique, élections présidentielles américaines, Trump, Clinton, société, Amaury Watremez, clichés, bêtiseNous croyons tout savoir des États-Unis. Nous regardons principalement ses films et feuilletons depuis des décennies. Nous singeons son mode de vie que ce fut celui d'un « redneck » obèse se détendant dans les centres commerciaux géants le samedi, ce qui est devenu le loisir principal de la majorité des gens sous nos cieux. Ou que l'on se soit tel un intellectuel new-yorkais névrosé amateur de restaurants « vegans », en « psy » constante depuis des années, mais tellement libertaire, tellement ouvert. Les bourgeois pédagogues se rêvent souvent en personnages de « Seinfeld » ou de Woody Allen. Nous sommes fascinés par ce pays-continent dans une relation d'haine/amour complexe.

     

    Les « clichés » que nous croyons énormes sur les américains y sont vrais. Ils sont vraiment comme dans leurs fictions. Mais c'est infiniment plus complexe que cela, et il n'y a pas une ou deux Amérique mais quelques dizaines. On le voit même dans un reportage étonnant de l'émission de Barthès sur TMC montrant dans le Dakota du Sud des « bidonvilles » où habitent une population des plus pauvre, des plus déshéritée, de blancs votant tous pour Trump contrairement à ce que les médias français laissent entendre, ceux-ci suggérant que ce sont surtout les riches qui votent pour le milliardaire grossier candidat à la Maison Blanche.

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  • La vérité avant-dernière sur Philip K. Dick

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    À propos de « Philip K. Dick l'homme qui changea le futur » de Anthony Peake chez Hugo Doc

     

    chronique sponsorisée par Ubik :

     

    Ubik règle vos problèmes de peau faisant disparaître comme par enchantement les tâches de son, les grains de beauté disgracieux, Ubik était là avant l'univers, Ubik ne s'appelle pas Ubik et se trouve tout autour de nous.

     

    littérature, SF, philip K. Dick, cinéma, amaury watremezPhilip K. Dick est un des auteurs de Science-Fiction le plus fascinant du XXème siècle et aussi un de ceux au sujet duquel on trouve le plus de livres. Il aurait voulu être pleinement reconnu pour ses romans « mainstream » et est maintenant universellement célébré pour ses récits relevant de ce genre. C'est aussi un des écrivains les plus adaptés au cinéma depuis quelques années. Son œuvre fascine et des cinéaste parfois médiocres n'arrivent pas à abîmer la force des récits imaginés par le jumeau de Horselover Fat qui est le passeur des multiples théories de son créateur dans « l'Invasion divine ».

     

    Ce sont les biographies de Lawrence Sutin et l'ouvrage d'Emmanuel Carrère littérairement plus intéressant qui demeurent les plus réussis, certainement celles s'approchant le plus de la personnalité de l'écrivain, d'un portrait proche du réel. Mais l'uchronique « Requiem pour Philip K. Dick » de Michael Bishop, une uchronie dans le goût de « Ubik » qui ne raconte qu'en filigranes l'existence d'un Philip K. Dick un peu différent du nôtre, mais qui est beaucoup audacieuse que les travaux de Larry Sutin et Carrrère. Et l'esprit de son œuvre y est encore mieux perçu, Dick y devenant une figure presque divine capable de voir tous les univers possibles.

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  • Comédie(s) de la vie

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    à propos de « Le cinéma italien de 1945 à nos jours » - 4ème édition, avril 2016 de Laurence Schifano

     

    On aime à l'italienne également sur Causeur

     

    cinéma, cinéma italien, société, politique, italie, berlusconi, amaury watremezAu début, la présentation de cet ouvrage, très scolaire, un peu aride, pourrait rebuter le lecteur. Mais une fois ouvert, ce livre se dévore comme un plat de rigatonis au porc et au citron. L'auteur a un style alerte, vif et précis. Elle passe en revue les différents genres affectionnés par le cinéma italien depuis la fin de la Seconde Guerre. Elle montre sa prédilection pour les « filons », l'épuisement d'un type de film ou de séries de films jusqu'à l'absurde, la parodie de parodie de parodie tels les « Trinita » ou les « Django » tournés après les westerns « spaghettis » de Sergio Leone ce qui n'en fait pas tant s'en faut des mauvais films.

     

    L'amateur de cinéma « Bis » ou carrément « Z », de cinéphilie réputée « honteuse » le sait déjà il est vrai. Tarantino est un de ceux-là connaissant sur le bout des doigts toutes ces œuvres dont tous les « Rape and Revenge » ayant inspirés l'argument de base de « Kill Bill ». On ne compte pas non plus les pseudo « Mad Max » faisant suite à l'original, les « dystopies » survivalistes violentes, les films de « zombies » inspirées de « la nuit des morts vivants », voire les simili « documentaires » sur les « cannibales » copiés des « Mondo... », les « thrillers » sanglants, les « Maciste » repris dans les années 50 et 60 etc...

     

    Les cinéastes italiens épuisant ces « filons » comme on presse un citron auront toujours beaucoup de recul sur leurs longs métrages. Maintenant que le ciné « bis » est « in » on en fait des chefs d’œuvre méconnus. Il faut quand même se rappeler qu'il s'agissait juste d'épuiser un sujet au départ...

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  • Blake Edwards prince de la comédie sophistiquée

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    à propos de « Entre temps Blake Edwards » de Nicolas Truffinet chez Playlist Society

     

    cinéma, blake edwards, films, nicolas trufinet, amaury watremezBlake Edwards est avec Billy Wilder, Howard Hawks et Leo MacCarey un des princes de la comédie sophistiquée à l'américaine. Contrairement aux trois autres cinéastes cités, étrangement peu de livres lui sont consacrés, sans doute à cause de la populaire série des « Panthère rose » le classant dans la catégorie des bons faiseurs, le félin étant sa malédiction et une bénédiction -dont financière, lui permettant de tourner ce qu'il voulait- le tout dans le même temps ainsi que pour l'interprète de Clouseau, Peter Sellers. Celui-ci avait une relation bizarre d'amour, haine toutes les deux passionnées avec le réalisateur. Blake Edwards se rapproche aussi de Franck Tashlin pour son goût des gags étirés jusqu'au bout ou « slowburn gag » et de l'absurde.

     

    Il sait jouer des codes de la comédie hollywoodienne pour mieux s'en affranchir. Si les dialogues sont teintés de « screwball comedy », d'échanges très rapides entre les comédiens, de quiproquos théâtraux, ils sont aussi toujours marqués par une certaine misanthropie et une humeur douce-amère, y compris dans les spectacles « tarte à la crème » comme dans « La grande course autour du monde » avec Tony Curtis, Jack Lemmon et un jeune Peter Falk. « Breakfast at Tiffany's », offrant à Audrey Hepburn sans doute son meilleur rôle, est un de ses chefs d’œuvres avec « The Party » racontant le foutoir que Sellers met dans une réception chic chez un producteur hollywoodien et « Victor Victoria » avec Julie Andrews en vrai-faux travesti.

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  • Le 7ème Nanart

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    à propos de « Les 101 nanars: Une anthologie du cinéma affligeant (mais hilarant) » de François Forestier chez Denoël (voir à ce lien)

     

    Les nanars sont aussi sur Causeur

     

    cinéma, nanar, société, françois forestier, amaury watremezDéfinir un vrai « nanar » est forcément très subjectif. François Forestier ne se risque pas à cette définition, ne revendique aucune objectivité illusoire, et inintéressante pour un critique de cinéma. Il se cantonne pour effectuer ses choix au côté lamentable des films qu'il évoque dans ce livre. Un « nanar » est forcément lamentable mais provoque chez le spectateur avisé une sorte de jouissance perverse. La plupart de ces films ont un scénario aussi nul que la plupart des « blockbusters » actuels, ont des effets spéciaux souvent bricolés mais qu'importe la suspension d'incrédulité fonctionne comme lorsque l'on était enfant, et l'on a envie de croire à cette fusée propulsée par une bougie d'anniversaire « feu d'artifices ».

     

    Ce livre est déjà sorti en 1996, François Forestier avait déjà un tableau de chasse important. Depuis il a rajouté quelques gourmandises sorties depuis, des grosses pâtisseries affligeantes et bourratives mais drôles à regarder pour leur absence de figuration, leurs effets surréalistes, leurs jeunes premières pulmonairement bien dotées.

     

    Certains le trouveront sans doute injuste ou partial surtout quand il met un terme aux maîtres à la fin de son livre en se payant la tête de Godard et Antonioni....

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  • Ils sont partout

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    ils sont partout, yvan attal, antisémitisme, judéophobie, amaury watremezYvan Attal vient de sortir un film réputé « choc » sur l'antisémitisme en France en 2016. La première fois que j'ai vu une affiche annonçant sa sortie c'est ironiquement non loin d'une paroisse où l'antisémitisme « à l'ancienne » est assidûment pratiqué. C'est une intention louable qui porte ce long-métrage car cette haine est toujours plus vivace en ce moment, surtout de par les réseaux dits sociaux où elle se déchaîne sans vraiment de frein, le tout au nom de la liberté de parole et du pseudo-anonymat du Net facilitant le manque de courage et la hargne. Elle ne consiste pourtant pas à dire n'importe quoi cette liberté d'expression.

     

    Il y a les antisémites qui croient se consoler de leurs diverses frustrations sociales et carences. Ils pensent avoir trouvé la parade ultime en se prétendant antisionistes mais au fond se fichent complètement du peuple palestinien.

     

    Il y a le genre à être des soutiens d'Henry de Lesquen, pour qui les juifs sont forcément des concurrents qui peuvent faire main basse sur les richesses avant eux, des concurrents forts d'une solidarité occulte (poil occulte) de nez crochus, forcément, de mains de même, avides de l'argent des vrais français car les jui...pardon les « sionistes » sont évidemment considérés comme apatrides....

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  • Roman noir dans un trou

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    à propos de « Pottsville 1280 habitants » de Jim Thompson chez Payot et Rivages

     

    Article aussi sur Causeur

     

    pottsville.jpgCouverture empruntée sur le site de l'éditeur

     

    « Pottsville 1280 habitants » est la nouvelle traduction de « 1275 âmes » paru en « Série Noire » en 1964 et alors amputé de nombreux passages. Le roman fût également adapté par Bertrand Tavernier en 1981 sous le titre « Coup de torchon » avec Noiret et Isabelle Huppert pré-botox, l'histoire alors pas trop mal transposée dans un contexte colonial. C'est le « roman noir » dans toute sa sombre splendeur. Céline n'est pas loin non plus. L'être humain qui est capable du meilleur se laisse le plus souvent aller au pire, ne songeant qu'à son propre intérêt, à son plaisir narcissique.

     

    Nick Corey est le sheriff de Pottsville un trou perdu du Sud des Etats Unis juste après la Première Guerre Mondiale. Parfois les dilemmes s'y règlent encore par un ou deux lynchages. Le ragot est roi, tout comme les rumeurs, l'on sy ennuie tellement. Pour demeurer tranquille et en faire le moins possible, Nick Corey se fait passer pour un imbécile heureux, un imbécile débonnaire laissant prospérer les petites et grosses magouilles ce qui lui permet d'enrichir son ordinaire plutôt précaire. Il est régulièrement réélu sans trop de problèmes ....

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  • Dalton Trumbo une vie pour l'écriture

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    Un film de Jay Roach sorti aujourd'hui

     

    politique, cinéma, dalton trumbo, écriture, littérature, amaury watremezMa cinéphilie doit beaucoup aux « équipes Notre Dame ». Mes parents en faisaient partie et deux fois par mois se réunissaient avec d'autres couples chrétiens. C'est ainsi que chaque jeudi ou vendredi je pouvais regarder un film passant ce soir-là, en douce. Du moins le croyais-je car les lampes de la télévision étaient encore brûlantes quand mes parents rentraient. J'ai pu voir de cette manière « Johnny s'en va-t-en guerre » de Dalton Trumbo, le film sorti en 1971 qu'il réalisa d'après son roman écrit en 1939. Cette œuvre extrèmemement originale racontant l'histoire d'un jeune soldat américain se faisant atrocement blesser durant la Première Guerre Mondiale transmet le mépris de la haine, de la violence et de toute guerre. Le spectateur se promène dans les souvenirs, rèves et fantasmes du jeune homme alors qu'en parallèle une infirmière s'aperçoit avec horreur qu'il est encore vivant et conscient....

     

    Dalton Trumbo a été victime de la « chasse aux sorcières » lancée dans les années 50 contre toute personne soupçonnée de sympathie pour les communistes. Il fut l'un des fameux « Dix » qui refusa de dénoncer ses amis, d'autres n'ayant pas les mêmes scrupules, tel Elia Kazan ou Edward Dmytryk. Trumbo le dira plus tard, cette épuration de l'Amérique ne mena à l'arrestation d'aucun agent de l'étranger ou d'agitateur au service de Moscou mais elle détruisit de nombreuses personnes, familles et communautés. Il a été envoyé en prison et à sa sortie a recommencé à travailler pour le cinéma anonymement et souvent pour des boîtes de production de séries B dont celle des frères King qui produisirent néanmoins « Les clameurs se sont tues », un scénario de Trumbo pour lequel il récoltera son deuxième « Oscar » sous un faux nom après celui obtenu pour « Vacances Romaines » mis en scène par William Wyler....

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  • La vérité sur les bons apôtres

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    Cet article est aussi sur Causeur.fr

     

    Tous ces bons apôtres de la gauche morale (sociétale surtout), de la droite libérale-libertaire, poussant des cris d'orfraie épouvantés contre monseigneur Barbarin, lançant contre les catholiques dans leur ensemble des appels à l'anathème vengeur me révoltent au plus haut point. Car ce sont des hypocrites doublés de prétentieux se dotant d'une autorité morale parfaitement illégitime pour juger, condamner et envoyer au pilori médiatique le cardinal et archevêque de Lyon surtout pour deux raisons :

     

    Il fut contre le « mariage pour tous » et c'est impardonnable à leurs yeux. Et cela permet de se payer du catho.

     

    Quelle vanité insigne de la part des bons apôtres !

     

    Quelle prétention épouvantable à une autorité morale pourtant parfaitement illégitime !

     

    politique, société, religions, christianisme, barbarin, haine, amaury watremezUne de leurs lubies en ce moment est de citer la Bible et de donner des brevets de bonne catholicité aux croyants, ce qui est une spécialité constante des « bouffeurs de curé ». Curieusement ils ont une lecture primaire des livres saints, tout autant que celles des prétendus réactionnaires qu'ils conchient. Tous oublie dans la plupart des cas l'existence de l'exégèse. Sans doute faudrait-il un Léon Bloy pour faire celle de leurs lieux communs et platitudes ?

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  • Londres vu des marges

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    arts, société, peinture, littérature, underground, londres, amaury watremezÀ propos de « Ici Londres ! » de Barry Miles Une histoire de l'Underground londonien depuis 1945 chez Payot collection Rivages rouge (site de l'éditeur)

     

    Couverture empruntée au site de la FNAC

     

    L'Underground est une notion n'existant plus vraiment de nos jours. En effet, n'importe quel gosse a accès en deux clics sur internet à du porno le plus crade possible, des publications réputées historiquement ou politiquement transgressives. De plus la sexualité n'étant plus vraiment liée à la morale, finalement, ne demeurent que très peu de tabous, du moins dans la part la plus matériellement aisée de la population. Et quant à l'art, plus il joue à l'épate-bourgeois, à feindre de choquer, plus il plaît, et se vend bien. Gilbert et Georges ne sont plus des marginaux et Vivienne Westwood prend le thé avec la Reine.

     

    arts, société, peinture, littérature, underground, londres, amaury watremezCe livre passionnant raconte donc l'Underground de « l'Action Painting » au « Goon Show » à travers les yeux d'un témoin privilégié, Miles écrivait dans « IT », revue « underground » plus ou moins équivalent de « Actuel » dans les années 60-70. Et le lecteur se laisse surprendre à penser que ces artistes, ces auteurs, ces musiciens se croyant tellement subversifs, persuadés de changer le monde étaient au fond de grands naïfs, et leur subversion revêt dorénavant l'aspect de la désuétude, une désuétude sympathique il est vrai. A l'exception d'un ou deux parmi eux, déjà cyniques et rompus à la loi du Marché comme l'escroc du « Punk » Malcolm McLaren ou d'autres....

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  • Je suis un gilliamesque

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    à propos de « Gilliamesque » ou « Mémoires presque posthumes » de Terry Gilliam aux éditions Sonatine

     

    politique, société, cinéma, télévision, humour, monty python, amaury watremezIl y a une originalité manifeste et incontestable dans tous les films de Terry Gilliam, le « Python » qui « avait le moins de diplômes » ainsi que ses anciens camarades John Cleesse et Eric Idle, ou Graham Chapman l'appelait, parfois sans second degré, était aussi le plus créatif. Après avoir été chargé par les autres des intermèdes animés dans leur émission de télé commune, intermèdes se terminant toujours par le pied de Bronzino écrabouillant tout, son désir d'indépendance a pris son envol. Et il est devenu cinéaste, ce qui était son rêve depuis l'enfance, rêve initié par sa fréquentation du parc de Disney en Floride, et de le désir de concrétiser son imagination.

     

    Il fait partie de ses électrons libres irréductibles à des étiquettes arbitraires, trop indépendants pour se rattacher à une école ou une autre de création. Quand il adapta « Fear and loathing in Las Vegas » de Huntet Thompson, il était le plus à même bien que cela donnât un film « malade » qui n'atteint pas l'universalité de ses autres œuvres tout comme « The Fisher King » sa création la plus marquée par son humanité.

     

    Terry Gilliam a tourné au moins deux films que la postérité retiendra :

     

    « Brazil » et « l'Armée des douze singes »....

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  • Le panthéon des salopards

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    A propos de « Anthologie des méchants & autres salauds du cinéma français » de Alister aux éditions la tengo

     

    cinéma, méchants, films, cinéma français, amaury watremezillustration prise sur Amazon.fr

     

    « Meilleur est le méchant, meilleur est le film » disait Hitchcok. Parfois dans certains films c'est surtout le méchant le personnage le plus intéressant. Dans ce livre extrêmement réjouissant et ne se prenant pas au sérieux, Alister fait le catalogue exhaustif de tous les malfaisants connus et moins connus du cinéma français en les classant par type :

     

    Les fielleux, cela lui permet un hommage que je trouve tout à fait justifié à Michel Peyrelon d'une exquise obséquiosité bien abjecte dans un grand nombre de longs métrages,

     

    les psychopathes souvent incarnés par Michel Serrault qui adorait jouer les assassins et les rendre sympathiques, dans « l'Ibis rouge » ou « les Fantômes du Chapelier »,!...

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  • Société post-moderne zombifiée

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    Politique des zombies – l'Amérique selon Georges A. Romero, sous la direction de Jean-Baptiste Thoret chez Ellipses poche

     

    cinéma, politique, société, films, Georges A.Romero, amaury watremezLe zombie est dans le vent de l'époque. On le retrouve dans des livres pour adolescents voire même dans des feuilletons « pop corn » où être un mort-vivant c'est beaucoup plus « coool » que la vie normale. La télévision américaine a inventé le zombie de « soap opera » dans « The Walking Dead » et même le zombie « bubble gum » dans la sympathique série bien que sans doute un brin superficielle, mais pas tant que ça, « Izombie ».

     

    Dans « Izombie » les morts-vivants sont généralement des privilégiés qui pour tromper leur ennui tuent de temps en temps un sans-abri afin de manger son cerveau et se repaissant de ses souvenirs et sentiments qui sont pour eux une drogue. Le citoyen consommateur de 2016 en est déjà un aussi, fonctionnant comme une machine, répondant à des normes standardisées à de rares exceptions près, il n'est donc pas étonnant qu'il s'y identifie plus que d'autres personnages.

     

    Il est comme les protagonistes des longs métrages de Romero déjà « zombifiés » avant même que d'avoir être « infecté »...

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  • Un des meilleurs rôles de Galabru

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    Plutôt que d'écouter Drucker évoquant Galabru (ce sont toujours les meilleurs qui partent les premiers, Drucker nous enterrera tous), ou l'hommage vibrant de Fleur Pellerin qui appréciait beaucoup sa peinture regardez cet extrait d'"Uranus" de Claude Berri sorti en 1990, d'après Marcel Aymé.

    Le monologue de Montglat...


    Uranus (1990) - Extrait - Monologue de Galabru par Seskapil

  • L'autre côté du rêve

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    À propos de « le Film Noir » de Jean-Pierre Esquenazi chez CNRS éditions en collection « Biblis »

     

    41fggMugl5L._SX324_BO1,204,203,200_.jpgCet ouvrage a pour handicap -léger malgré tout cependant on le verra- d'être un travail universitaire type, un peu aride par certains côtés, ne serait-ce que par son plan archétypal : état de la littérature, exposé de la problèmatique, étude des sources etc. De plus, comme de nombreux travaux d'études, on se demande pourquoi l'auteur se croit obligé d'adopter un style littéraire parfois abrupt. Je me suis sans cesse posé la question sans y trouver aucune réponse de cette obligation absurde que les thésards se donnent, à de rares exceptions, de surtout écrire le plus mal possible, comme si d'avoir quelque talent littéraire diminuait leurs mérites.

     

    Après son fastidieux passage en revue des ouvrages écrits sur le genre, oubliant au passage ceux pourtant fondamentaux de Lotte Eisner ou Noèl Simsolo, s'attardant un peu trop sur « le panorama du film noir » de Borde et Chaumeton qu'il pare de tous les maux un peu injustement à mon sens. L'auteur entre enfin ensuite dans le vif du sujet. Et c'est là que ce livre prend sa véritable dimension et tout son intérêt....

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  • Les conquérants du celluloïd

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    à propos de « les Conquérants d'un nouveau monde », Essais sur le cinéma hollywoodien chez Gallimard en « Folio-Essais »

     

    cinéma, politique, société, amaury watremez, michel cimentMichel Ciment est un des critiques les plus intéressants que l'on peut lire, avec Boujut ou Pauline Kael. Ils partagent avec eux le goût pour beaucoup de subjectivité assumée et le désir de partager ses coups de cœur pour des films, des réalisateurs parfois méconnus ou injustement traités par la prospérité. Il écrivait pour « Positif » dont il était le rédacteur en chef plus ou moins officieux. Il fut également l'auteur fameux d'un des premiers livres français sur Kubrick, le décrivant en « maître du haut chateau » du cinéma, installant presque définitivement quelques malentendus sur l'auteur de « 2001 » ou « Docteur Folamour », participant à sa légende. De par l'intelligence de ses points de vue, on a du mal à lui reprocher d'être parfois très péremptoire.

     

    C'est aussi tellement rare de lire un critique cinématographique dont la cinéphilie ne commence pas dans les années 80. Michel Ciment est un ogre du celluloïd, il veut parler de tout, tout connaître y compris la plus petite des « séries B » si celle-ci présente un intérèt. Le cinéma ce n'est pas seulement, en effet, soit les films « commerciaux », soit les films d'« ôteurs », étanches l'un à l'autre. Le cinéma englobe toutes les œuvres, les plus méprisées contenant parfois une ou deux minutes étonnantes sauvant tout le reste. Un atroce « nanar » pour cette raison peut être plus intéressant qu'un long-métrage à prétentions sociales et, ou culturelles. Il peut parfois annoncer des œuvres plus personnelles d'un auteur....

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  • Un littéraire le môme Audiard

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    cinéma, société, littérature, politique, amaury watremezAudiard après plusieurs décennies de purgatoire kulturel devient un auteur intéressant sur lequel les critiques kipensent dans les salons feutrés daignent enfin se pencher (encore avec un peu de prudence cependant). J'en ai eu la confirmation avec ce documentaire passé sur « Arte » il y a quelques temps suite à « un Taxi pour Tobrouk » excellent film sur l'absurdité de la guerre (voir à ce lien). On m'objectera que ce n'est pas si mal que les z-élites s'intéressent aussi au plus célèbre dialoguiste français. C'est une forme de reconnaissance tardive ayant au moins le mérite d'exister. Mais après tout quelle importance que ces spécialistes en tétrapiloctomie s'intéressent enfin aux « Tontons flingueurs » ou à « Mélodie en sous-sol ».

     

    Michel Audiard a participé lui-même à cette légende, ses dialogues seraient excellents car il ne faisait en somme que restituer bout à bout des paroles entendues dans les bistroquets, au zinc des caboulots. Ce ne serait que des « brèves de comptoir » mises bout à bout par le « petit cycliste », son surnom donné par Gabin, « le vieux »,...

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  • 1985 en 2015 – les trente ans de « Retour vers le Futur »

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    cinéma, société, futur, Science Fiction, amaury watremezA la fin du premier volet de « Retour vers le Futur », Doc Brown joué par Christopher Llyod, évoque à Marty MacFly, Michael J Fox, rentré tout juste de 1955 où il vient de sauver le mariage de ses parents, une date dans le futur vers laquelle ils doivent absolument se rendre pour réparer un dommage grave arrivant aux enfants de Marty et à Marty lui-même : le 21 octobre 2015. Le spectateur découvre cette période à l'époque très éloignée dans le deuxième volet de la trilogie sorti quelques années plus tard :

     

    Les voitures y volent, les chaussures se lacent toutes seules, les habits s'adaptent intelligement à la morphologie des personnes, les bande-annonces sont en 3D, un noir est élu maire de « Hill Valley », la petite ville américaine théâtre des trois films et le pétrole a été remplacé depuis longtemps par un moteur à fusion bien pratique permettant de recycler les déchets, des implants cybernétiques permettent à priori de compenser la sottise des imbéciles tel le descendant de l'affreux Biff Tannen, l'ennemi principa du premier long-métrage et des deux suivants.

     

    Parler du cinéma en 1985 me rappelle une chanson de Robert Palmer, « Every kind of people », qui accompagnait une pub pour Heineken, de la bière ami djeuns, passant presque invariablement avant chaque film projeté au cinéma...

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  • Amour fou, amour monstre

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    à propos de « Eva » de Simon Liberati chez Stock

     

    littérature, société, Eva Ionesco, Simon Liberati, amaury watremezJ'avais beaucoup aimé « Jayne Mansfield 1967 » de Simon Liberati, j'avais été pris en traître. Je ne m'attendais à dévorer littéralement un roman français écrit par un digne représentant, le croyais-je à l'époque, du petit milieu germanopratin. Cet écrivain est bien plus que cela. J'ai découvert un frère en errances, et pas seulement littéraires, un type un peu perdu, spécialiste du « travail du négatif » et de l'autodestruction. Liberati et Eva Ionesco se sont rencontrés, et aimés, au mitan de leur vie, elle a la cinquantaine, et lui l'a dépassée depuis quelques années déjà. Ils étaient à l'âge où l'on n'espère plus vivre un grand amour, un amour fou, en filigranes dans ce livre. Lui déménageait tous les six mois, essayant sans y arriver de trouver le succès, elle se remettait des traumatismes vécus dans son enfance, de la drogue, des excès de la vie parisienne des années 80 et 90 dont elle était une icône s'étourdissant de cette danse littéralement au-dessus du volcan durant cette période.

     

    Ils avaient déjà vécu. On peut moraliser, on peut sermonner, déplorer une telle inconscience mais au fond derrière tout cela on trouve des attentes presque mystiques et une recherche spirituelle plus féconde que celle de bien des paroissiens comme il faut. Ils ont une étincelle, on la chercherait vainement chez tous ces bons apôtres croyants ou non dont l'angoisse principale est de réduire la joie éprouvée par ces êtres hors normes encore capables de sentiments vrais et élevés. Ce sont des hommes et des femmes cabossés, abîmés, cinglés aux yeux des « bonnes gens qui n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux ».

     

    Ce livre a un peu gêné dans le Landerneau parisien kulturel, car en mettant en lumière son abjection tranquille mais ce n'est pas là son seul intérêt. Les livres français évoquant une autre figure que la personne de l'auteur, ceux portant comme titre un prénom, sont extrêmement rares. Ceux parlant d'amour fou et le faisant avec talent encore plus. Choisissant la solution de facilité, le critique exécutant une recension de ce livre de Simon Liberati tapera « amour fou, littérature » sur « Gougueule » et se contentera des résultats dénichés. Il se référencera à « Nadia » qu'il n'a pas lu, de Breton, entre autres souvenirs littéraires. Les liens de l'auteur avec Gérard de Nerval lui échapperont, Nerval c'est trop vieux, trop poussiéreux. Et il mettra « Eva » bien en évidence sur sa table basse de salon à cause de l'aura sulfureuse du sujet de cet ouvrage, Eva Ionesco, photographiée enfant par sa mère Irina Ionesco dans des poses des plus lascives, érotiques, tirages très à la mode dans les milieux « qui pensent » du Paris mondain. Irina détruisit plus ou moins sa fille qui, personnalité forte, s'est depuis reconstruit, gardant en elle beaucoup de rage....

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  • Pourquoi il est important d'emmener les enfants au cinéma

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    cinema.bientot-un-remake-de-vingt-mille-lieues-sous-les-mers_2.jpg?itok=F4yNdUvrIl est très important que les parents emmènent les enfants voir les films dans une vraie salle de cinéma et non en égoïstes devant un écran de télévision, ce petit billet en est un témoignage. Ce que l'on regarde prend alors une toute autre dimension, au sens propre comme au sens figuré. L'on partage les émotions avec les autres spectateurs. Et en ressortant, si le film est bon, le petit garçon ou la petite fille aura l'impression d'être encore dans le monde de rève sur l'écran vraiment géant.

     

    Quand j'avais six ans, j'ai vu, avec ma mère et mon père, deux films m'ayant donné le goût du cinéma et le désir de retrouver sans toujours y parvenir les sentiments ressentis en ces moments :

     

    « Peter Pan » et « Vingt-Mille Lieux sous les mers »....

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  • Qui se souvient de Steve Martin ?

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    À propos de « ma vie de comique » de Steve Martin aux éditions Capricci

     

    cinéma, société, humour, steve martin, comédie, comique, humour glacial et sophistiqué, amaury watremezLa première fois que j'ai vu Steve Martin dans un rôle au cinéma c'était dans « la petite boutique des horreurs » version Franck Oz dans laquelle il interprétait un dentiste complètement dingue, sosie d'Elvis, prenant son pied à arracher les dents de ses patients. C'était déjà loin d'être alors un débutant. Comme d'autres il m'avait fait rire dans « l'homme aux deux cerveaux » de Carl Reiner, parodie des films « Universal » de monstres des années 30 dans lequel il est un neuro chirurgien inventeur d'une technique révolutionnaire de « dévissage crânien », le docteur Michael Hfuhruhurr, un nom très facile à prononcer selon le personnage, docteur « Afeureure-reur ».

     

    Et surtout dans « Les cadavres ne portent pas de costards » du même réalisateur, et complice, de Steve Martin, hommage au « film noir ». Il y devient un détective privé dans la grande tradition du polar croisant par la magie des effets spéciaux James Cagney ou Cary Grant, Bogart (à qui son personnage reproche d'être débraillé) et Bette Davis, entre autres. Steve Martin est également l'auteur de « LA Story », film pas du tout comique, valant bien la plupart des Woody Allen ronronnant depuis les années 90, à l'exception de « Match Point » ou « Scoop », sans parler du doux amer "Un ticket pour deux" avec John Candy. Enfin, il y a quelques temps il a pris la succession de Peter Sellers dans le rôle de l'inspecteur Clouseau dans un « remake » de « la Panthère Rose »....

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  • Interlude – une interprétation de « Matrix »

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    • Img%202_Neo%20Trinity.jpgIl est trois heures du matin ? De quoi pourrait-on bien encore parler ? Tiens, je viens de comprendre un truc sur « Matrix », le premier mais aussi les deux suites. Parfois les grands films ont des interprétations plus simples qu'on ne le croit, et aussi plus humaines même si le fait de prêter à celles-ci est toujours le fait de chefs d’œuvre ...

       

    • On ne va pas encore discuter à l'infini sur du cinéma ? Vous n'allez pas nous refaire le coup de « 2001 » et du monolithe ? Dieu, Nietzsche, le Surhomme et Ligeti ? On a sommeil nous !Je ne comprendrai jamais cette manie française de parler, parler, parler...

       

    • On dormira quand on sera mort !

       

    • C'est un art, la conversation, enfin c'était, j'ai du mal à croire dans les « intermittences du cœur » par SMS ou imèle. On est quand même le seul pays qui en fait une discipline artistique, respectez l'histoire !...

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  • Juste la dérision contre les fanatiques

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    cinéma, politique, société, fanatiques, idéologues, tarés, amaury watremezLe réalisateur Mel Brooks à propos de son film "les Producteurs", on lui reprochait de faire rire de nazis, a eu une réflexion très intéressante et que je trouve étonnamment actuelle dans le contexte dramatique de ces derniers jours, l'attentat ayant fait 39 victimes en Tunisie, et celui ayant eu lieu en Isère avec l'atroce décapitation s'en étant ensuivi et sa mise en scène macabre :

     

    Avec les fanatiques, que ce soit pour une idéologie, ou une religion, il n'y a pas de discussions ou de polémiques envisageables, pas d'issues possibles. Il n'y a même pas de gravité envisageable face à eux, surtout pas d'esprit de sérieux.

     

    Il est beaucoup plus efficace de les tourner en dérision. Leur bêtise ne mérite que cela. Les cuistres et les imbéciles prenant leur pied à singer la sagesse ne peuvent pas comprendre. Et ils n'hésitent pas à balancer d'énormes contresens en décalage totale, ainsi ceux qui critiquèrent le film de Brooks oubliaient qu'il était fils de déporté, et qu'une bonne partie de sa famille avait péri dans les camps de la Mort....

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  • Souvenir pieux pour une parisienne

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    Au moins Johnny ne lui en donnera plus de la Série Noire... 


    Magali Noël "Fais-moi mal" de vian par chantalounette

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  • « Ex Machina » d'Alex Garland

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    cinéma, société, politique, Science Fiction, alex garland, amaury watremezAlex Garland a déjà écrit et participé à la réalisation d'excellents films « de genre » : « 28 jours plus tard » en partant du thème de l'invasion zombie, « Sunshine » racontant une expédition pour rallumer le soleil, et « Dredd », un des meilleurs films de super-héros. Il est très ironique d'aller voir ce film dans un multiplexe ultra-moderne dans une zone commerciale aseptisé, ultra-connectée bien sûr, plein de zones « wifi » agrémentées de fauteuils profonds, un de ces « non-lieux » atroces de la modernité, entouré de spectateurs le nez constamment rivé sur leur smartphone, leur tablette, leur ordinateur, ne se parlant plus alors que venant pourtant voir ce long métrage en couple.

     

    Ironiquement, car « Ex Machina » raconte l'avènement d'une intelligence artificielle, événement marquant la fin de l'Humanité du fait de son addiction à toutes ces babioles électroniques lui étant pour étant par essence parfaitement et complètement inutiles....

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  • Hommage à un Gentleman du film de genre

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    société,cinéma,art de vivre,genre,science-fiction,fantastique,épouvanteChristopher Lee est décédé hier à l’âge de 93 ans. Il a joué depuis des décennies dans des dizaines de films dits de genre dans lesquels il promenait sa haute silhouette aristocratique, sa séduction vénéneuse et son talent incontestable. Beaucoup de séries « B », quelques « Zèderies » américaines, de nombreuses prestations dans des séries américaines et anglaises des années 70 où il était souvent le méchant, ainsi dans la version « pattes d’eph »de « Spiderman », l’inoubliable professeur Franck N. Stone dans un épisode de « The Avengers », westerns « paella » italiens ou « Krimis » allemands voire comédies bien lourdes à la française, « Dracula père et fils » d’Edouard Molinaro avec l’ineffable Bernard Menez (il parlait anglais, italien, allemand et français, cela facilite les choses) et aussi un certain nombre de chefs d’œuvres du Fantastique, de l’Épouvante, ou de la Science-fiction.

     

    A la « Hammer » il fut le monstre dans « Frankenstein » dans la version du livre de Mary Shelley de Terence Fisher, beaucoup plus marquée par l’horreur et l’épouvante, par l’évocation du puritanisme victorien aussi, et son hypocrisie originelle....

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  • Diastème bloqué dans une boucle temporelle

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    Le nom de Diastème me rappelle ma folle jeunesse ami lecteur, les années 80 et 90, quand il était une des voix de l'ironie, avec celles venues de Canal +, toujours dirigée dans le même sens, que les filles portaient des vestes à épaulettes leur faisant des épaules de déménageurs et qu'elles ne s'épilaient pas les sourcils. Cela m'évoque aussi le badge « Touche pas à mon pote ». En effet, ami lecteur, en 83-84 il fallait absolument le porter pour bien faire comprendre que l'on n'était pas raciste. Celui ne l'ayant pas au revers de sa veste était obligatoirement une bouture de nazi.

     

    politique,société,un français,diastène,blog,amaury watremezDes plaisantins ne respectant rien avait cru malin déjà à l'époque de détourner la petite main en arborant un petit pied avec des slogans désolants tournant en dérision le fameux « Touche pas à mon pote » : « Marche pas sur mon pote », « SOS nanisme », « Me touche pas mon pote » etc...

     

    Diastème est tout à fait pertinent et compétent pour décrire la question de la montée d'une droite « dure » depuis trente ans, en effet, il était quand même chroniqueur pour « Jeune et Jolie » dans les années 90 et rédacteur en chef de « 20 ans », il écrivait aussi dans « 7 à Paris » et autres revues politiques transgressives....

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  • Manchette au cinéma

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    à propos de « les yeux de la momie », « Chroniques Cinéma » de Jean-Patrick Manchette chez « Rivages-Noir » (Payot)

     

    Je parle aussi de Manchette à ce lien

     

    cvt_Chroniques-cinema_8562.jpegJ'aime bien ce qu'écrit Manchette sur la Littérature, sur l’Écriture et maintenant aussi sur le Cinéma, ami lecteur, je n'y peux rien même s'il est, apparemment, aux antipodes de mes convictions et de ma foi. Je ne vais quand même pas m'en excuser. J'aime beaucoup son « Journal » où il raconte sa vie de lecteur et aussi d'écrivain, ses « petits boulots » de traducteur, toujours pris au sérieux cependant, ses relations avec le milieu déjà endogame de l’Édition, et irrigué par le copinage, à de rares exceptions, avec celui du cinéma et ses producteurs s'en foutant (du cinéma), à de rares et notables exceptions là aussi, songeant surtout au fric et au femmes que cela leur permet de se payer.

     

    D'aucuns le qualifient de « puceau hypokhâgneux » découvrant le polar en gros pour s'encanailler, d'autres le trouvent un peu trop à gauche pour leur goût. Sur la première objection, je ne vois pas trop pourquoi un diplômé n'aurait pas le droit de s'intéresser à la littérature dite « de Genre », sur le deuxième point, il savait en tout cas largement transcender ses opinions car ami, entre autres, avec ADG, un auteur plutôt à droite-droite. Et puis je me sentirais toujours plus proche d'un type ayant au moins des idéaux, un rêve en tête, fût-ce une utopie dont on sait ce qu'elles donnent généralement lorsqu'elles sont mis en pratique, au lieu que « des petits jeunes gens réalistes » ayant intériorisé le cynisme abject de ce monde....

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  • La politique des ôteurs

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    Deux "héritiers" en illustrations : Louis Garrel et Léa Seydoux.

     

    cinéma, société, politique, ôteur, auteur, amaury watremezLes films français sortis ces dernières années, à 90%, sont déficitaires et coûtent cher aux producteurs et à l’État et rappelons que l’État c'est nous tous, enfin les « imposables » et tous ceux se payant le cinéma de temps en temps. Et que l'argent de la commission d'avances sur recettes dont bénéficie indûment des entreprises n'en ayant pas besoin qui font rentrer de l'argent en ne se souciant pas de faire ou non du cinéma.

     

    Les films français se voulant, se prétendant élitistes, ne sont pas vus par grand monde, excepté la clientèle habituelle des « bourgeois pédagogues » coincés dans le profond ennui de leur classe et leur morgue. Parmi eux, beaucoup sont des « héritiers » rajoutant aux prétentions matérielles de leurs aînés positivistes des prétentions culturelles.

     

    Et on ne compte plus les « héritiers » dans le cinéma français :

     

    Léa Seydoux, fille et petite fille de producteurs, Marion Cotillard, fille de producteur, Salomé Lelouch, fille de réalisateur, Arthur Jugnot fils de comédien et réalisateur, Marilou Berry, fille de comédienne et réalisatrice, Zoé Adjani, nièce de Isabelle, sans parler de toutes celles et tous ceux ayant couché avec telle ou telle célébrité pour accéder aux plateaux de tournage et bien sûr tous les larbins gravitant autour des vedettes ou pseudo-vedettes...

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  • Eschatologie et cinéma de genre - "Mad Max - Fury Road"

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    à propos de « Mad Max - Fury Road » de Georges Miller

     

    cinéma, mad max, fury road, georges miller, amaury watremez, misanthropie légèreJe ne raconterai surtout pas le film ami lecteur, va plutôt le voir.

     

    Il y a bien longtemps que je n'étais pas ressorti d'une salle de cinéma en étant aussi bluffé par un film dit « de genre ». « Mad Max - Fury Road » est du vrai cinéma « à l'ancienne », voire même du « cinoche » sans que ce terme ne recèle aucune connotation péjorative . Ce n'est pas un machin calibré pour être ensuite écoulé en « dévédés » et jeux vidéos ultra-violents à destination des gosses cyber-autistes, et vendre du « merchandising ». Car je le répète, un film, un vrai film j’entends, cela se voit au cinéma, sur grand écran et avec d'autres personnes. Un vrai film est bien souvent à l'étroit dans un écran de télévision, la plupart des longs métrages de Kubrick par exemple, dont « 2001 », « la Soif du Mal » d'Orson Welles, « Breakfast at Tiffany's ».

     

    Les amateurs de films de grosses voitures et d'action bourrine à la « Fast and Furious », qui est également un genre de film crypto-gay, comme « Top Gun », en seront pour leurs frais, et ne seront pas plus rassurés sur leur virilité à la sortie du cinéma qu'à l'entrée. Je ne suis pas certain qu'ils comprendront le propos de l'histoire où à la fin ce sont les femmes qui offrent à l'humanité un espoir de renouveau, un « truc de tarlouzes » penseront-ils avant d'aller retourner massacrer virtuellement parfois des villes entières sur leurs ordinateurs....

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