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Art de vivre - Page 4

  • Ce qui compte aujourd'hui

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    Dans "le confort intellectuel" de Marcel Aymé
    marcel aymé, bourgeois, société, confort intellectuelDans tous les domaines où prévalaient autrefois l'intelligence, le bon sens, l'esprit critique et constructeur, c'est par quelque singularité facilement accessible à la sensibilité bourgeoise qu'un homme se fait maintenant apprécier.
    Dans son milieu, on ne juge plus guère un individu sur ses capacités professionnelles, sur ses talents d'organisateur ou sur ses vertus familiales, mais sur des nuances de son tempérament, des aptitudes mineures et exquises, des préférences artistiques. On le classera avantageusement parmi ses pairs s'il a en tête quelque marotte littéraire, si on lui connaît des goûts délicats [...]. Qu'un général en chef ou un ministre soit médiocre dans ses fonctions, il ne lui en sera pas tenu rigueur.
    " Un être inouï, formidable, dira-t-on. Vous savez qu'il joue de l'accordéon ? " Et sur cela seulement qu'il joue de l'accordéon ou qu'il prend de la coco ou qu'il est inverti, on le tiendra pour un homme de génie. Mais d'un autre ministre ayant tous les talents et toutes les vertus convenables dans son emploi, on dira en haussant les épaules qu'il est un " con et un emmerdeur " s'il n'a pas en lui ce coin de marécage poétique qui fait aujourd'hui le prix d'un homme.
    Pour un bourgeois qui veut être considéré dans son monde, la grande affaire est de passer pour un original. " Marcel Aymé

  • Pas de marche blanche pour Robert Ménard ?

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    politique, citoyenneté, robert ménard, citoyenneté, gauche, intolérance, amaury watremezLe maire de Béziers Robert Ménard a été violemment agressé, ce samedi, à Saint-André-de-Cubzac (Gironde), par des militants dits de l'ultra-gauche (ils n'aiment pas que l'on parle d’extrême gauche ça les rapproche trop de l’extrême droite à leurs yeux), voir à ce lien. Cela se fit sous les yeux d'élus socialistes qui non seulement ne bougèrent pas un cil mais filmèrent la scène pour la balancer sur les réseaux dits sociaux :

     

    Un joli comportement citoyen que voilà, du civisme, du civisme et encore du civisme mesdames, messieurs !

     

    De la haute conscience citoyenne !

     

    Qu'est-ce qu'on se marre en effet quand un autre élu de la République se fait taper dessus !

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  • Un rap pour les "Casseurs" et "l'ultra gauche"

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    Je me suis aperçu ce matin que les paroles de ce rap correspondent point par point aux "casseurs".

    Ecoutez pour voir, vous verrez...

     

  • Aveux forcés

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    homosexualité, société, politique, aveuCes derniers temps, un individu normalement constitué est dans l'obligation d'avouer devant tous les passants ses désirs, ses penchants, ses tendances supposés par le groupe. Que ceux-ci soient réels ou pas. Que ce soit le fantasme du troupeau se basant sur des clichés et autres lieux communs ou pas. On lui tire des aveux presque obligatoires du nez. Qu'il n'aille surtout pas contre. Voire certains groupuscules et associations font son "outing" à sa place, idem pour des adolescents en milieu scolaire. Et finalement ont un point de vue rigoureusement homophobe sur les homosexuels, par sottise et ignorance...

     

    C'est d'autant plus répandu que maintenant cela donne de soi une image tellement positive, tellement progressiste d'avoir "aidé" un-e homosexuel-le, de l'avoir comme ami-e. On est tellement libertaire à fréquenter des homosexuels forcément vus comme cultivés et sensibles alors qu'un homo peut être inculte, et, ou con. Sa sexualité ne l'éloigne pas des travers de l'humaine espèce, ne l'en dispense pas. C'est un peu comme oublier cela aussi pour les personnes d'origine étrangère, ce qui est au fond pour le moins ethno différencialiste voire pleinement raciste.

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  • Qui sont les casseurs du 1er Mai ?

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    casseurs, 1er mai, société, politique, amaury watremezLa réponse à cette question n'est pas très compliquée si on veut bien faire preuve d'un peu de lucidité, ce sont pour la plupart des enfants de bourgeois pédagogues et, ou bourgeois tout court qui s'ennuyant prodigieusement dans une vie uniquement tournée vers l'avidité du profit se défoulent par la violence. Ils filment leurs forfaits avec des téléphones dernier cri, ils ne se verraient pas en avoir d'autres, aux prix inaccessibles au commun des français, renversant les statues de Ronald MacDonald avec des chaussures de bonne facture sans voir le problème.

     

    Ils oublient que Rimbaud pour qui ils se prennent avaient des poches trouées et des chaussures de même...

     

    De temps en temps on trouve parmi eux un prolo alibi persuadé de la sincérité de ses camarades de lutte, et qui n'en revient pas que des gosses bien nés en fassent un des leurs, ou feignent de le faire. Comme bien que révolutionnaire il n'en gardera pas moins sa mentalité de larbins, il les défendra jusqu'à l'absurde...

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  • Banlieue blues

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    banlieue, société, politique, amaury watremezJ'aime bien la banlieue, j'y ai passé un peu de mon enfance. Bien sûr elle a changé, terriblement mais elle est encore un peu là, les gosses dégourdis, la gouaille, l'insolence des affreux jojos et leur sens de la formule. Les archipels de béton recelaient à l'époque des endroits presque aussi mystérieux que les planètes psychédéliques que le commandant Koenig et ses cosmonautes exploraient chaque semaine dans « Cosmos 1999 ». C'était aussi le même décor désolé entourant John Steed et Emma Peel dans « Chapeau melon et bottes de cuir ».

     

    Parfois un cirque s'arrêtait entre la grand route et les immeubles, et c'était la jungle en traversant la route, j'étais heureux et n'en voyait pas les côtés minables. Je ne voyais pas non plus la précarité autour de nous, les pauvretés, les difficultés de mes parents. J'étais complètement indifférent aux origines de mes amis, je le suis toujours. Un de mes meilleures amis s'appelait Mehdi. Pas de blues en banlieue donc, c'était ma première terre sainte.

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  • Pour le petit Alfie

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    euthanasie, société, politique, santé, alfie evans, amaury watremezLe petit Alfie Evans atteint d'une affection neurologique n'ayant pas été identifié est mort avant-hier, littéralement euthanasié par l’hôpital auquel ses parents l'avaient confié (voir à ce lien). Il est mort parce qu'il coûtait cher à la collectivité, il est mort car dorénavant notre société ne veut plus protéger les plus faibles, ne souhaite plus le faire, ce qui est le début de la barbarie et montre où en est réellement notre civilisation où ce qu'il en reste.

     

    Et il n'en reste que peu de choses...

     

    Dans un monde où l'individu se doit d'être un rouage dynamique, performant, productif et docile, bien entendu oubliant son individualité au profit du reste, il ne peut plus y avoir de place pour le souci des pauvres, des petits, des précaires, des malades, des personnages âgées n'étant plus « utiles » pour le tout-économique, les crédits leur étant consacrés diminuant constamment au nom de la sacro-saint rentabilité.

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  • Les cinquante ans de "2001"

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    2001,cinéma, kubrick, société, amaury watremez« 2001 » de Kubrick a cinquante ans. Bien entendu, on a le droit de ne pas aller au cinéma, de prétendre que le dernier bon film que l'on ait vu soit « Tabarin fait des crêpes » (de 1918) ou rappeler que les ptits z-oiseaux, les ptites fleurs émerveillent bien plus que des ombres lumineuses mouvantes sur écran blanc dans des salles noires. Auquel cas il vaut mieux éviter de s'ennuyer à regarder « 2001 » qui n'a pas d'histoire à proprement parler, pas ou peu de personnages attachants, ou marqués par un certain pessimisme sur l'homme : de l'os qui tue le tigre dans la première partie aux missiles nucléaires en orbite autour de la terre il n'y a pas tant de différences que cela, ou d'évolution réelle...

     

    ...Finalement nous en sommes toujours à interdire notre « point d'eau » aux autres.

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  • Une société parfaitement amorale

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    politique, société, porcs, amoralité, gabegie, amaury watremezCe qui cloche dans notre si belle société, ce qui ne va pas profondément, personne n'ose jamais le dire clairement et nettement sans l'excuser, le justifier, le légitimer, à quelques exceptions notables près. Il n'y a pas de crise du politique, pas de crise du sociétal ou de l'économique, nous traversons juste la pire crise morale de notre histoire. Parler de morale c'est pire qu’essayer de faire lire « Histoire de l’œil » de Georges Bataille à une élève de maternelle en 2018, c'est d'une obscénité rare, c'est insupportable. C'est un mot plus que grossier.

     

    Il sous-entend que l'individu aurait des devoirs envers l'autre, des obligations, dont au moins celles de se tenir avec retenue, avec décence pour son semblable, son frère.

     

    (NB : Si tu es un des nombreux bénéficiaires des mirifiques réformes de l'enseignement des Lettres, et donc que tu ne sais pas qui est Georges Bataille, va si cela te chante bien entendu regarder à ce lien ami lecteur ce qu'est « Histoire de l’œil »)

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  • Le monde merveilleux de la gauche

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    politique, étudiants, tolbiac, société, grèves, amaury watremezForte de sa prédominance idéologique évidente depuis des décennies et de la terreur panique qu'elle inspirait, qu'elle inspire toujours, aux serreurs de fesses effarés ayant la trouille de la contredire, la gauche de la gauche de la gauche vit dans un monde enchanté, un monde merveilleux. Ne serait-ce que le monde enseignant tient à perpétuer cela en étant plus royaliste que le roi, mais pour les autres. Pour soi, pour sa progéniture, on aime la sélection, on aime l'excellence et les « bonnes » écoles. Pendant toutes mes années au sein de l'enseignement professionnel, je n'y ai jamais croisé, aussi étrange que cela puisse paraître, aucun enfant de prof.

     

    Voilà qui est bizarre, non ? Et ce malgré leur amour de l'égalité...

     

    C'est bien normal. Tout d'abord, la gauche de la gauche, la vraie, celle qui si elle ne retenait pas mettrait la tête de tous les riches au bout d'une pique, a raison, sur tout. La gauche de la gauche ne se trompe jamais. Quand elle est encore plus à gauche que les autres, elle aime bien qu'on l'appelle l'ultra-gauche, parler d’extrême-gauche ça la rapprocherait trop du camp d'en face, ça fait mauvais genre. Cela naît aussi d'un mépris plus ou moins conscient de classe de par l'origine sociale de la plupart des électeurs d’extrême droite, plutôt prolétaires réels eux.

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  • Le fameux voile catholique

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    religions, christianisme, islam, politique, société, amaury watremezPlus c'est gros plus ça passe !

     

    Plus c'est cliché, mieux c'est !

     

    Rappelons tout de suite que le voile chez les catholiques est d'abord pour les religieuses, des femmes n'étant pas laïques. Si auparavant dans les paroisses, avant Vatican II on se couvrait les cheveux, on ne portait pas le voile dans la rue, il n'était pas une prescription de tenue...

     

    Et comme en plus les français témoignent en ce moment d'une inculture religieuse assez crasse, on a beau jeu de réécrire l'histoire spirituelle, en particulier celle des catholiques en France. Castaner, qui n'a jamais peur, qui ose tout, a eu cette sortie remarquable sur nos mères et grands mères qui auraient toutes porté le voile mais catholique celui-là quand nous étions petits. Il a dit donc ça à ce lien, voir par . L'écoutant, je songe à ma mère, catholiques, à mes grands-mères, catholiques elles aussi, et je pouffe doucement. J'ai du mal à les imaginer telles des veuves siciliennes de films de mafiosi...

     

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  • Desproges écrivait-il comme une collégienne ?

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    pierre desproges, société, politique, humour, amaury watremezDeux textes sur Desproges en une semaine, vraiment il exagère ! Je vous entends déjà amis lecteurs et surtout toi qui me lis en douce de ton « open space » de l'avenue d'Aygu, oui, oui ne nie pas, je le sais, et ton patron aussi. Vous voudriez que de temps en temps j'abandonne mes sujets favoris, que je suis méchant, que je suis cynique, que je suis un faux-gentil et non un faux-méchant. Mais je n'y peux rien, j'aime Desproges qui aime le verbe, et la vie, et qui rit par peur de désespérer un peu plus de ses semblables, ses congénères humains.

     

    Finalement la devise de Yourcenar pourrait être aussi celle de Cyclopède :

     

    « Je ne vis pas comme ils vivent, je n'aime pas comme ils aiment, je mourrai comme ils meurent ».

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  • Deux poids, deux mesures

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    politique, ZAD, Notre dame des landes, société, utopistes, amaury watremezJe ne suis pas exactement de gauche, je sais c'est le moins que l'on puisse dire. Les pseudo-utopistes de mes deux qui veulent décider du bonheur universel des peuples à leur place, cela part sans doute d'une bonne intention mais personnellement je préfère qu'on laisse les personnes décider en toute conscience. Cependant, je trouve que la manière dont l'expulsion des zadistes de Notre Dame des Landes est conduite a quelque chose de profondément écœurant.

     

    Épisode montrant aussi en passant que ce qui compte le plus finalement dans notre société c'est encore et toujours le droit de propriété puisque ce qu'on leur reproche est de ne pas être propriétaires des terrains occupés.

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  • Desproges et ses héritiers

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    Pierre Desproges, société, radio, télévision, politique, irrévérence, amaury watremezComme beaucoup de quadragénaires maintenant bedonnants après avoir été d'une beauté affolante dans leur jeunesse et perdant leur magnifique chevelure auparavant aussi épaisse qu'un champ de blé scandinave (je m'arrête là dans la description, ça m'excite), j'ai découvert Desproges à la radio dans les années 80 à l'heure du repas. Je me dépêchai de rentrer du collège pour écouter "les flagrants délires" de 1981 à 1983 et surtout le plus intéressant, le réquisitoire de Desproges et la plaidoirie de l'avocat le plus "bas d'Inter", à savoir Luis Rego.

     

    Il fallait auparavant écouter les bavardages du Raminagrobis en chef à savoir Claude Villers, certes pas toujours désagréable et le plus souvent tout aussi insolent voire irrévérent que son avocat et son procureur.

     

    Quand j'avais cours pile à ce moment là, c'était une vraie frustration. Desproges était présent à la radio et la télé depuis "le Petit Rapporteur" et les "Aventures du professeur Corbiniou" pendant Casimir. Il faut bien vivre. De temps en temps on l'apercevait aux côtés de le Luron, en particulier en intervieweur obséquieux avec Giscard au coin du feu. Plus tard, il se fâcha avec Villers et le Luron, eut une petite traversée du désert et ne revint qu'en 1986 avec "les Chroniques de la Haine ordinaire" qui était devant un public également, un peu plus restreint.

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  • Fais toi peur avec les cathos

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    politique, société, religions, catholicisme, spiritualité, amaury watremez, macron, bernardins,Emmanuel Macron est allé tenir un discours aux Bernardins déplorant que les relations entre l'état français, la république, se soit distendu avec les catholiques. Il est vrai que nos valeurs, notre société, se sont construites sur celles du catholicisme qu'on le veuille ou non. Les droits de l'homme ne sont en somme qu'une laïcisation de la morale évangélique. Dés que quelqu'un ose le rappeler ne fût-ce que timidement, il risque aussi une levée de boucliers moralisateurs, une bordée d'injures de tous ceux qui haïssent le catholicisme encore maintenant alors qu'il ne concerne que de 1 à 2% de pratiquants réguliers.

     

    Il faut dire qu'après des décennies à avoir affirmé aux catholiques que la pratique des sacrements n'était pas bien importante, il ne faut pas trop s'en étonner.

     

    C'est plus simple et moins risqué de le faire avec eux qu'avec d'autres religions monothéistes beaucoup plus susceptibles. Il faut dire aussi que les catholiques ne savent généralement pas se défendre ou répondre à la haine contre eux. Ils ont toujours peur de déplaire, d'être assimilés aux méchants réactionnaires, à la droite bien de droite.

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  • Il court il court l'homo modernitus

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    sport, running, politique, société, marathnon de paris, amaury watremezAvec le printemps revient la saison des marathons, des courses et bien entendu des "vide-greniers" mais ceci est un autre sujet qui vous préoccupe. Je dis bien vous car pour ma part, je n'en ai strictement à faire. La course à pieds devient une folie douce à plusieurs, une folie douce pour ne surtout pas se soucier de la planète, de son pays, de son quartier, pour se "vider la tête", être dans une compétition en foule, en groupes, un simulacre de méritocratie. Cela a commencé dans les années 80, tout doucement. C'était encore sage, un peu kitsch avec les shorts trop larges, les bandeaux en éponge fluo...

     

    ...Mais ça c'était avant, bien avant, maintenant c'est devenu beaucoup plus qu'un business, un véritable mode de vie, et on appelle ça le "running". Hier dimanche une bonne partie de Paris était bloquée pour cette raison, les coureurs -pardon les "runners"- passant dans des rues et des quartiers dont ils ignorent l'histoire et devant des monuments dont ils se fichent complètement.

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  • Étudiants, diants, diants !

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    politique, étudiants, facs bloquées, amaury watremez, étudiants, sociétéQuelques facs sont bloquées par quelques étudiants se prétendant d'ultra-gauche car la réforme du lycée et le logiciel permettant d'exprimer ses vœux pour le Supérieur introduiraient selon eux une dose de sélection ce qui pour eux est intolérable, abominable. Il existe pourtant déjà une sélection dont eux profitent qui est celle par l'argent. Issus pour la plupart de milieux favorisés, ils n'ont jamais eu à travailler pour vivre, ou financer leur études, n'ont pas de difficultés pour se loger en centre-ville des grandes métropoles où se trouvent les universités.

     

    Pourtant, les loyers y sont hors de prix, inaccessibles pour les salariés précaires. Si l'on écoute les discours enflammés des étudiants, diants, diants mimant la Révolution, ils participeraient de cette précarité, seraient des pauvres parmi les pauvres.

     

    Ils sont pourtant par essence même des privilégiés, des "héritiers" avec cependant moins d'appétence pour la culture dite "traditionnelle", la culture prétendument "froide", les fameuses "humanités bourgeoises" de Bourdieu. Ne parlons pas de ce que l'on osait appeler avant l'excellence !

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  • Pourquoi j'aime la pluie

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    J'aime bien la pluie, je sais c'est étrange, c'est bizarre.

    pluie, paris, souvenirs, nostalgie, amaury watremezJ'ai mes raisons comme on dit. Quand il fait mauvais, quand il pleut je suis encore un peu avec toi.  Cela ne me rend pas triste au contraire, encore moins nostalgique. Paris sous la pluie est plus intéressant, on fait comme les enfants, on dirait que on est dans un film du quotidien poétique, Marcel Carné, Prévert et des dialogues de Jeanson.

    Je sais très bien que le temps perdu ne se rattrape plus, que les rêves meurent un jour. Je n'ai plus d'illusions. Mais au moins le temps gris est le même que lorsque je te voyais chaque jour. Certains parlaient d'année pourrie, celle là aussi, moi c'était comme si il faisait soleil chaque jour. Et même je ne me posais aucune question.

    Une chanson sur la pluie est une des œuvres les plus joyeuses de Brel, sans doute t'a-t-il connue ?

    Parfois je prenais ta main dans la mienne, tes doigts délicats dans ma grosse patte. Il n'y avait que cela qui comptait réellement.

    Et puis un soir, un soir de grosse chaleur, une nuit de canicule, tu n'es pas venue et nous ne nous sommes jamais revus...

    ...Ainsi va la vie.

     

    Image empruntée ici

    Sic Transit Gloria Mundi,

    Amaury - Grandgil

  • La grève au secours de la privatisation

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    grève.jpgLe paradigme du pouvoir a changé mais la majorité ne l'a pas encore compris et quand ce sera le cas, il sera trop tard....

     

    En 1995 au moment des grandes grèves contre les lois Juppé il était encore en France, encore un petit peu national. Ce n'est plus le cas en 2018. En 2018, le vrai pouvoir est à Bruxelles et Luxembourg, sur les marchés financiers mais certainement plus aux mains des politiques.  Le gouvernement d'Edouard Philippe et d'Emmanuel Macron derrière la comédie de l'Union Nationale n'est composé que de meilleurs employés du mois zélés et dociles aux injonctions européistes. Ce sont pour la plupart des cyniques, des opportunistes sachant très bien ce qu'il en est de leur rôle, de leur importance...

     

    La logique voudrait que les manifestations et les conflits sociaux liés aux débrayages aient lieu dans un cadre plus large.

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  • Ces chrétiens dont vous n'avez rien à faire

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    Encore moins que les autres, c'est dire....

    chrétiens d'orient, islam, politique, société, religions, islamisme, société, amaury watremez 

    Ce sont les chrétiens orientaux, ces chrétiens qui célèbrent en grec, en syriaque, en copte, en araméen, an arménien, en arabe, ces chrétiens qui parlent d'ailleurs arabe pour la plupart d'entre eux. Minoritaires, toujours suspects aux yeux des maîtres s'étant succèdés sur ces terres depuis des siècles ils formaient souvent l'élite de leurs nations, et un pont avec l'Occident (voir à ce lien un article sur le massacre de ces minorités qui continuent).

     

    Cependant, l'ignorance des catholiques est telle à leur sujet en 2018qu'elle peut être illustrée par ce monsieur me demandant candidement à un stand de l'Oeuvre d'Orient à quelles dates étaient arrivés au Proche Orient les missionnaires ayant convertis ces croyants. Dans son esprit, un arabe était automatiquement musulman, pas un disciple de l’Évangile.

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  • Les arbitres des élégances politiques comme des morpions

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    knoll.jpgIl existe dans ce pays de France une catégorie de la population qui en déteste les valeurs, l'histoire et la culture. Bien entendu, c'est le droit de celle-ci après tout, mais dans ce cas pourquoi ne pas être cohérent ? Mais par contre à l'inverse personne n'a le droit de le dire, ou de se le donner, car l'influence des arbitres des élégances politiques est encore excessivement importante. Dans les milieux favorisés par les études ou l'argent, on a encore une peur bleue de les choquer, ou de les contredire. Même et surtout s'ils disent des sottises.

     

    Surtout dans ce cas.

     

    Il convient de continuer à s'obstiner dans le masochisme mémoriel et l'autoflagellation collective. Les français surtout s'ils ne sont pas des « bonnes » familles sont forcément des salauds. Les électeurs de la « France insoumise » sont des jaloux, des aigris, des anciens fonctionnaires passéistes, ceux du « Front National, rien que des ploucs infréquentables...

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  • Fouler aux pieds l'histoire de France

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    saint denis basilique,société,politique,religions,amaury watremez L'histoire de France dans le discours dit progressiste n'est qu'une longue suite de massacres, de racisme, de destructions de civilisation, de paternalisme coupable et d'exaltation de la réaction. Les basiliques, les cathédrales et la plupart des châteaux n'ont été construits que pour mieux exploiter un peuple de miséreux maintenus sous le joug par des moyens arbitraires et violents. C'est un fait entendu seriné depuis des décennies dans l'enseignement de l'histoire de France, à quelques exceptions notables près.

     

    Il ne peut s'agit de lieux de foi, de beauté, de grandeur, d'histoire, des lieux chargés en art....

     

    Surtout et d'autant plus quand cet art est d'inspiration chrétienne, là tout est permis et le pire est que ça l'est avec la bénédiction ou presque de la plupart des évêques dont certains n'hésitent pas à brader des biens d'Église ne leur appartenant pas, un patrimoine dont ils n'ont pas l'usufruit tel l'archevêque de Rouen (voir à ce lien). Ils ne voient pas le problème, ils veulent une église plus « simple » disent-ils, ne comprenant pas que la beauté d'un édifice, d'un vitrail, d'un ornement participe toujours de la louange à Dieu.

     

    Toutes les religions sont respectables sauf la foi chrétienne, ne parlons pas du catholicisme, tout est à jeter. C'est plus simple de s'attaquer au catholicisme, c'est moins dangereux, moins risqué de fouler aux pieds leurs lieux de culte.

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  • Mai 2018 a-t-il commencé ?

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    grèe, société, histoire, mai 68 , économie, amaury watremezCinquante ans après, "Mai 68" continue d'avoir son pouvoir de fascination sur les observateurs politiques et les citoyens. Ce fut pourtant tout au plus un monôme de petits bourgeois favorisés qui le provoqua et le fit durer surtout de par l'absence de réactions durant un temps. C'était le révélateur de nouvelles aspirations nées durant le "Baby Boom". Certes, ce n'était pas aussi creux que cela, il y avait une véritable recherche d'alternative à cette société consumériste naissante, une quête brouillonne d'idéaux et d'autre chose que le simple conformisme social :

     

    Se marier, faire des enfants, acheter une maison, épargner, consommer etc...

     

    A l'époque, le plein emploi était une évidence comme il semblait évident qu'il durerait toujours la prospérité ne devant pas s'arrêter. La précarité n'était pas encore d'une brûlante actualité. Les populations très défavorisées étaient conservées sous le tapis, pudiquement, on n'en parlait pas. On ne s'y intéressait pas. Ce qui était ironique était, est toujours, que la contestation de l'ordre bourgeois venait des enfants les plus favorisés, les plus aisés au moins matériellement, les plus bourgeois quoi.

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  • Francofonie

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    Où l'auteur fête à sa manière la semaine de la langue et de la francophonie du 17 au 25 mars 2018 (à ce lien)

     

    francofonie.jpgJe suis d'une famille où la langue est chose fondamentale. Nous ne sommes sûrement les seuls mais chez nous, bien s'exprimer et bien comprendre le français dans ses nuances est important, y compris l'ironie ou les antiphrases. Il n'était pas rare que petit garçon je me fasse gronder pour un mot mal employé ou omis. Eugène Ionesco au théâtre ne pouvait que nous plaire dans sa déconstruction des clichés de langage et l'absurdité des expressions toutes faites ne voulant rien dire. Bien entendu, il y a un revers de la médaille à cette prédominance de la langue qui est de tout analyser à outrance, second, troisième, trente-deuxième degrés, alors que bien souvent, il n'en existe qu'un seul.

     

    Finalement, nous étions des lacaniens sans le savoir...

     

    Les littéraires se reconnaissent entre eux. Ils sont les parents pauvres d'une éducation les considérant très mal. Les matheux dominent, ceux qui quantifient, qui rangent tout dans des petites boîtes bien utiles même si ainsi que me l'a dit une petite fille « les maths ça sert à rien, ça sert juste à faire la guerre ». L'enseignement des Lettres depuis la mirifique réforme Haby en 1977 n'ont pas cessé d'être méprisé, diminué, rabaissé. Les adeptes de Bourdieu comme de Philippe Meirieu considèrent en effet que la littérature c'est un truc d'héritiers, de la « culture bourgeoise », des ces « humanités » patrimoniales et paternalistes stigmatisant les travailleurs et les plus précaires.

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  • On ne frappe pas un homme à terre

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    musique, bertrand cantat, société, politique, noir désir, féministesJ'ai toujours eu la haine viscérale de la foule, l'horreur de l'instinct de troupeau. Plus on est nombreux, plus il est facile de se laisser envahir par la griserie de la violence grégaire. Plus on est en groupe, plus il est confortable d'abandonner tout libre arbitre, de se laisser aller à l'ivresse de la malveillance en groupe, du pilori, en toute impunité, au nom du bien. Une manifestation à plus de deux, c'est bel et bien à mes yeux toujours une bande de cons. Quel que soit le prétexte invoqué. Fût-il prétendument humaniste.

     

    Le net a tendance à exacerber aussi ces fâcheuses tendances humaines, avec le sentiment que planqués derrière son écran on ne risque pas grand chose. Cela montre toujours toute la superficialité malheureusement du vernis social.

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  • Minutes de la Haine

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    Vous avez lu Orwell ?

     

    J'ai pensé à lui en lisant tous ces jugements péremptoires condamnations des réseaux dits sociaux

     

    1984-1956-620x330.jpg" L’horrible, dans ces Deux Minutes de la Haine, était, non qu’on fût obligé d’y jouer un rôle, mais que l’on ne pouvait, au contraire, éviter de s’y joindre. Au bout de trente secondes, toute feinte, toute dérobade devenait inutile. Une hideuse extase, faite de frayeur et de rancune, un désir de tuer, de torturer, d’écraser des visages sous un marteau, semblait se répandre dans l’assistance comme un courant électrique et transformer chacun, même contre sa volonté, en un fou vociférant et grimaçant."

  • La différence dans la norme

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    handicap, société, politique, société, amaury watremezJ'ai été frappé suite à l'annonce du décès de Stephen Hawking par les dithyrambes excessives sur le net, les réseaux sociaux en particulier, sur son attitude face à son handicap et sa maladie. Il aurait été un modèle qui montre que la différence physique ne serait pas du tout infranchissable. Comme si pour y arriver et que la société y parvienne elle aussi il faudrait nécessairement être atteint d'une maladie aussi lourde que la maladie de Charcot et bien sûr être un génie scientifique. Se rendent-ils bien compte de ce que cette affection implique dans la vie des proches d'un individu en souffrant ?

     

    Sans cela, ce serait donc impossible .

     

    Voilà qui fait rire et montre bien l'hypocrisie de cette posture. Je ne suis pas même certain que la plupart des nécrologues improvisés aient lu ne serait-ce qu'un seul de ces livres.

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  • Les écrivains de Paris

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    à propos de « Paris et ses écrivains » chez Massin collection « essentiels du patrimoine »

     livres, littérature, société, paris, écrivains, amaury watremez

    illustration empruntée ici

     

    J'aime Paris passionnément, j'aime Paris pour la mémoire vivante qu'elle est de ma vie, de mes amours, de mes peines. J'aime me promener dans mes souvenirs. Paris s'embourgeoise, Paris verse de plus en plus dans les prétentions des nantis. Et les quartiers populaires ou pittoresques, peuplés auparavant des « classes dangereuses » disparaissent petit à petit. Ces « classes dangereuses » n'ont plus les moyens d'habiter la capitale. De temps en temps on les laisse se balader dans les quartiers des nantis, les salauds de pauvres adorent, ils rêvent devant les belles bagnoles et retournent le cœur plus léger s'abrutir le cortex devant Hanouna et ses comparses décérébrés...

     

    Je ne sais certes pas si j'ai le recul nécessaire pour en juger mais ces temps sont décevants...

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  • Quoi de plus ?

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    islamisme, société, politique, religions, société, amaury watremezHier après-midi gare saint Lazare juste devant cour de Rome on pouvait tomber sur un cercle de barbus et voilées, tous sur le même modèle physique étrangement. Ils avaient tous une tête un peu ronde et des yeux de même, les mêmes lunettes à verre très épais car ils avaient visiblement la vue basse et courte. Ce sont certes loin d'être les seuls, tout militant de quelque mouvement qu'il soit à qui on retire son messie personnel agirait de même. Je n'ai jamais compris ce besoin de se créer des sauveurs qui s'autoproclament dignes du rôle à chaque fois, ce qui il est vrai n'est pas surprenant.

     

    Ces braves gens vociféreraient et éructaient à qui mieux mieux pour défendre Tariq Ramadan, bien entendu injustement accusé à les entendre.

     

    Leur discours se composait de harangues pleines d'emphase et de violence sur les immigrés qui avaient construit la France, dont les cathédrales, sans oublier un ou deux slogans antisémites. On les eût sans doute sincèrement surpris en leur rappelant qu'à l'époque il n'existait pas d'immigration économique venant du Maghreb sur notre territoire, même si par les croisades il y eut malgré tout quelques échanges entre les deux civilisations, occidentale et orientale.

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  • Les recycleurs de mémoire

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    politique, nazisme, histoire, société, hypocrisie, bien pensants, amaury watremezL'auteur de ces lignes, à savoir mézigue, ne nie pas l'importance de connaître son histoire, ne nie pas non plus une seconde le tragique de la Shoah. Mais celle-ci devient le prétexte un peu facile pour faire taire toute remise en cause ne serait-ce qu'embryonnaire du système et de sa doxa. Sans peur du point godwin, elles est assimilée avec beaucoup de mauvaise foi à une réactualisation du nazisme, une resucée des ordres noirs. C'est systématique et cela sans aucune peur du ridicule qui fort heureusement ne tue pas sinon ce serait une hécatombe sans nom...

     

    Il y a des salisseurs de mémoire évoqués par maître Folace dans "les Tontons flingueurs" et il y a les recycleurs de mémoire. Depuis le 8 mai 1945 le nazisme est sans cesse ressassé, recyclé, réutilisé pour faire taire toute tentative de contradiction de l'époque. Toute personne qui s'essaie à la critique de la bonne parole risque l'assimilation aux nazis, à Hitler. Les négationnistes eux-mêmes ainsi que les "antisionistes" participent de la blague permettant à cette dynamique somme toute mortifère de s'entretenir. Ils autorisent en effet les recycleurs à continuer d'y aller franco, ils peuvent ainsi dire :

     

    "Vous voyez bien que le devoir de mémoire est indispensable  certains nostalgiques (des fameuses "z-heures les plus sombres..." le remettant en question".

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