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Art de vivre - Page 2

  • Témoignage de prof trouvé dans une bouteille rejetée par la mer

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    marquise.jpgJ'ai trouvé ce témoignage dans une bouteille rejetée par la mer.

    Je le publie tel que...

    #pasdevague

    J'ai été professeur en Lettres-Histoire en ZEP de 2001 à 2014, j'ai vu croître et prospérer le problème chaque année un peu plus. Je me suis aperçu à quel point c'était devenu grave le jour où j'ai tenté de passer "Rabbi Jacob" à mes élèves. Des réactions violentes, haineuses d'une abjection sans bornes et ce malgré tout les litres de guimauve déversés depuis des années par l'administration.

     

    Des profs réellement idéologues j'en ai vu finalement très peu, ce n'est qu'une minorité folklorique, la plupart n'ont en fait pas d'idées. La légende du prof gauchiste forcément m'exaspère. En fait ils ont la trouille pour des raisons prosaïques (tu comprends si j'interdis le voile dans mon cours on me crève les pneus ce qui en 2002 quand il a commencé à y en avoir était faux). On pourrait évoquer aussi l'ignorance totale de l'Islam et de la religion musulmane. Le manque de culture religieuse est un grave problème, car il entraîne des réactions toujours inappropriés.

     

    Je crois également surtout que la plupart des collègues suivent le mouvement. Il serait faux de dire que la hiérarchie n'est pas derrière nous, à Evreux au moins elle l'était toujours. Je me souviens de cette fois où ayant envoyé valser la casquette d'un gamin celui-ci avait obtenu 48h d'ITT d'un médecin complaisant, un de ceux voulant s'assurer une clientèle dans les "cités", ma direction m'avait soutenu à fond sans barguigner. 

     

    Je me rappelle également de cette coordinatrice de matière nous faisant un superbe discours sur l'intégration par la culture, le savoir, tout ça, puis sincèrement surprise ensuite (j'avais déjà une réputation de malpensant) que je prenne des classes à majorité maghrébine sans me poser plus de questions. Sans parler de l'hypocrisie totale autour des filières dites techniques ou professionnelles où les collègues envoient toujours les gosses "par défaut". Curieusement les profs n'y mettent jamais leurs gosses. Étrange, non ?

     

    Le problème du corps professoral il est :

    - dans le recrutement, on recrute des gens qui n'ont aucune autorité. L'autorité on l'a ou pas. Point

    - dans la formation, assurée souvent par des gens n'ayant pas vu une classe depuis belle lurette. 

     

    Je suis maintenant dans un "bon" lycée mais c'est rigoureusement la même chose. Esprit consumériste des gosses et des parents face au savoir, mépris des profs, dédain envers leur boulot pédagogique, rejet de l'excellence, de l'idée d'effort, de travail, que tout don se cultive...Et l'atmosphère de se dégrader progressivement chaque collègue jouant sa partition de son coté. Et tout le monde fermer les yeux songeant qu'avec un peu de méthode Coué ça s'arrangera peut-être tout seul ?

     

    Mais tout va très bien madame la marquise...

    image empruntée ici

     

                                                                             Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • Une société plus humaine avant

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    feteforaine.jpgJe ne supporte pas les personnes qui noircissent l'époque hors de mesure. Si ça se trouve, nos descendants la verront comme un âge d'or, une période insouciante et légère. J'en suis même certain vu ce que nous leur laisserons en héritage :

     

    Du dérèglement climatique à une société en voie d'implosion, explosion à plus ou moins court terme.

     

    Nous sommes insouciants, fixés dans un présent perpétuel, politique et social, qui nous empêche de voir plus loin que le bout de notre nez. Y compris ceux qui sont persuadés de savoir, d'être des initiés aux secrets du monde, aux complots bien cachés derrière la politique de tout les jours. Eux aussi au fond s'amusent et dansent au-dessus du volcan...

     

    Si la politique avait dû être une solution aux problèmes et souffrances du monde, il y a longtemps que cela se saurait en effet. Les idéologies globalisantes qu'elles soient de droite comme de gauche n'ont au fond entraîné que des massacres divers et variés, une iniquité sans nom et des peuples dressés les uns contre les autres sans espoir de retour. Elles ont aussi profondément implanté en nous l'illusion que l'on peut changer le monde, faire évoluer les choses d'un trait de plume, quitte pour cela à forcer un peu la main de ceux qui ne sont pas d'accord, ou légèrement réticents en oubliant que la nature humaine n'est pas une mécanique que l'on règle selon ses désirs.

     

    Une loi empêchera forcément le racisme, une autre la violence, une autre encore la connerie (ah non celle-là ils n'ont pas osé la sortir)...

     

    En route, vivant dans ce présent perpétuel qui fait que beaucoup sont en fait bloqués dans leur adolescence, voire leur enfance et ne savent pas comment en sortir, ne le veulent pas, refusent de grandir dans un complexe de Peter Pan universel, Nous avons perdu en route le sentiment d'appartenance à un passé, à une lignée d'ancêtres. Nous avons oublié ce qu'ils nous transmettaient, leurs gestes, les liens qu'ils avaient construit entre eux. Parfois tel ou tel croit redécouvrir le Graal en en retrouvant certains, ils redécouvrent l'eau tiède ? Ce qui conduit de temps à autres certains d'entre eux à écrire alors un traité de « coaching » ou de philosophie vulgarisatrice qui fait fureur un temps et se vend toujours bien.

     

    Des petits malins surfent également sur ce besoin de fondamentaux perdus et font des affaires sur le mal-être et l'aliénation des populations...

     

    Bien sûr, tous n'ont pas complètement perdu cette solidarité ancienne, ces gestes d'avant qu'ils se font un devoir de perpétuer. Ils sont rares. Mais pas autant qu'on pourrait le croire. Il y a aussi tous ces gens qui reviennent dans la région de leurs parents et grands parents, s'y sentent mieux que dans un cadre urbain et qui préfèrent perdre quelques avantages matériels finalement superflus pour mieux vivre car on vit mieux en renonçant à tous ces plaisirs tristes qui nous semblent tellement indispensables de nos jours. Je ne les renie pas tous pour autant, les réseaux sociaux permettent des retrouvailles ou des rencontres qui n'auraient peut-être pas pu se faire auparavant. Ce sont des outils malgré tout formidables qui sont aussi des vecteurs de liberté, malgré la modération bien-pensante et les petits censeurs de joie.

     

    En constatant ce que nous subissons maintenant depuis des lustres, et l'absence de réactions des personnes, leur apathie quasiment totale face à un pouvoir bien plus arbitraire et intrusif que ne l'ont été les rois en France par exemple, contrairement à leur légende noire, on se dit qu'il n'y a pas de solution politique. La solution n'est pas dans le « survivalisme », cette nouvelle doctrine qui est une idéologie aussi inepte que les autres . Il est difficile également de faire les choses de manière aussi radicale que le personnage principal de « Captain fantastic », voir ci-dessous, bien que parfois on se le demande après tout.

     

    Je ne dis pas que c'était forcément mieux avant, on pouvait mourir d'affections mineures, ou de froid. La nature humaine n'était sans doute pas meilleure, mais plus humaine, la société l'était certainement. Elle n'était pas l'empilement d'individus de la société de 2018, les uns à côté des autres sans aucun lien réel les uns avec les autres en dehors de leur appétence commune pour ces « plaisirs tristes » dont il était question plus haut, rappelant les Elois de H.G Wells dans la "machine à voyager dans le temps"...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

    image empruntée au groupe « nos villes et villages d'antan » sur Facebook

  • La Nouvelle Librairie

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    Nouvelle librairie, société, politique, amaury watremez, littératureRien de tel que les vacances pour sortir dans les endroits où l'on n'a pas le temps d'aller habituellement, découvrir des niches au trésor, des lieux cachés qui n'ont pas besoin d'être révélés aux autres. Ceux-là logiquement je ne devrai pas en parler à tous les passants sur mon blog ou ailleurs...

     

    Je suis allé aujourd'hui dans une librairie, « la Nouvelle Librairie » (voir à ce lien) 11 rue Médicis. Des « antifas » en ont déjà fait la pub efficacement -a contrario- avant moi quand Éric Zemmour y est allé signer son dernier livre (voir ici), une librairie de fâââchiiistes, d'estrème droaaate...

     

    Quand l'époque est troublée, quand on ne sait plus trop à quel saint se vouer, quand toutes les solutions semblent inefficaces et que la politique ne peut pas grand-chose, après tout, quoi de mieux que de faire comme Montaigne et d'aller dans une bibliothèque, ou une librairie, après une promenade dans les jardins du Luxembourg à admirer les parterres et la statuaire, humer les parfums des fleurs et des arbres, en apprendre les noms, apprécier le soleil déclinant d'automne avant l'hiver qui va venir rapidement....

     

    ...Autant vivre intensément le moment présent tel qu'il vient.

     

    Cette librairie a l'avantage de ne pas être groupusculaire comme le sont de nombreuses librairie de droite où l'on trouve des incunables d'auteurs étant des génies forcément méconnus, et ce souvent à juste titre, des traités interminables d'antisémites rassis sur la Shoah ou le fameux gouvernement secret des « illuminatis » qui c'est bien connu est caché trois-cent mètres sous terre au pôle Nord. On y croise souvent des vieux types grincheux, des excentriques persuadés que la terre est plate, ou creuse, et de beaucoup d'autres théories délirantes.

     

    Ils lisent, ou plutôt ne lisent pas vraiment, Céline surtout à cause de son antisémitisme et Drieu la Rochelle de par sa collaboration avec l'occupant allemand ou Henry de Montherlant pour son mépris de l'épaisse sottise démocratique, sa misogynie. Ce genre de clients n'est pas préoccupés du style de ces deux auteurs, ils aiment ce qui entretien leur détestation de l'humaine espèce. Ils ont la même conception utilitariste des Lettres que des militants de gauche, des histoires simplistes avec des personnages archétypaux pour démontrer la viabilité d'une cause et non dans le respect de la littérature.

     

    Alors que le style c'est quand même l'essence de leur talent pour ces hommes de lettres avant leurs prises de position parfois déplorables. J'ai évoqué Drieu, j'aurais pu parler de Jacques Laurent qui fit voter Mitterrand...

     

    Rien de tout ça dans « la Nouvelle Librairie ». Les livres présentés témoignent de cet éclectisme dont la droite a toujours fait preuve quand elle parle de culture, après tout c'est Léon Daudet de l'Action Française qui a découvert Marcel Proust, sans se soucier des clivages ou des mots d'ordre (ce que la gauche est le plus souvent incapable de faire à de rares exceptions) et sans s'émouvoir de l'homosexualité notoire de l'auteur de « Du côté de chez Swann ». J'y ai même vu des ouvrages d'auteurs ni d'extrème-droite, ni antisémites obsessionnels, voire même un peu à gauche mais intellectuellement intéressants. Vous chercheriez en vain dans d'autres librairies parisiennes les livres d'écrivains « mal vus ». Et j'y ai trouvé le souci de parler de littérature ce qui pour le coup est excessivement réactionnaire dans une société où la lecture est considérée au mieux comme une perte de temps, une distraction en somme...

     

    Bien entendu, ce n'est pas une librairie de droite de plus ou de moins, la lecture de tel ou tel auteur qui changera le monde. Mais pour qui veut se cultiver sans subir les diktats culturels habituels, ce lieu peut être précieux, un genre de refuge.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

    photo par l'auteur de l'article (TM°)

  • De l'aseptisation en politique

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    politique, aseptisation, société, yann barthès, quotidien, amaury watremezPour évoquer l'aseptisation du discours en politique, et la peur panique des personnes qui la font de dire les choses clairement au risque de passer soient pour fâââchiistes soient pour populistes, à quelques exceptions près, rien de tel qu'évoquer « Quotidien » de Yann Barthès pour la critiquer où l'on parle tout le temps d'une politique qui serait lavée à l'eau de javel...

     

    Il est donc parfois intéressant de regarder -pas trop longtemps- cette émission car ainsi l'on connaît parfaitement le discours du système, et ses cibles prioritaires, ses détestations et ce qu'il porte aux nues, son point de vue aussi sur la forme idéale du discours politique. Barthès c'est le « nouveau monde » à l'état chimiquement pur, un donneur de leçons de morale en politique, et aussi un laudateur d'une certaine vertu en politique. On sait pourtant très bien ce que finit toujours par donner la dictature de la Vertu en politique, cela aboutit toujours à une privation de libertés des citoyens au nom d'un pseudo-intérêt général.

     

    Les cibles de Barthès ainsi que de tout les médias « mainstream » c'est Jean-Luc Mélenchon et son parti, Marine le Pen et le sien, car souverainistes à divers degrés. A jet continu. Ce sont des attaques grossières contre eux, toujours en partant d'exemples de militants présentés comme ploucs, extrêmes et soient racistes, soient violents. C'est facile comme procédé, simpliste, c'est un procédé d'indic en somme. Il suffit de choisir le beau parleur qui veut passer à la télé, ou le rigolo de service, ou le matamore local. Et il y en a toujours, un fier à bras ou deux, pour se mettre en avant souvent même contre les préventions des responsables.

     

    Par leur mépris, et leur dédain, qu'ils cachent à peine, les journalistes-militants de « Quotidien » provoquent parfois aussi des esclandres pour bien montrer à quelque points les ennemis de la doctrine libérale libertaire sont des salauds évidents. Avec les militants et les responsables LR, LaREM ou PS, ils sont « entre pairs ». On les taquine un peu, on rigole ensemble, mais cela reste très feutré. Sauf quand l'un d'entre eux dépasse les bornes du discours idéologiquement acceptable par les vrais maîtres et qu'il dépasse la ligne jaune de l'aseptisation généralisée, tel Laurent Wauquiez enregistré à son insu pendant un échange avec des étudiants, Gérard Collomb parlant de la situation réelle des banlieues, Martine Aubry disant les choses clairement sur les « cités » autour de Lille....

     

    Dire le réel est digne de l'excommunication également donc.

     

    Ce que Barthès et ses équipes dociles, en bons représentants du nouveau monde, et de la morale politique aseptisée, détestent visiblement aussi, ce sont les politiques s'exprimant en français soutenu, qui savent manier la langue et ses subtilités. Car alors cela suppose un effort de compréhension supplémentaire, cela suppose d'avoir un sens de la nuance dont l'utilité échappe complètement aux arbitres des élégances politiques. Et surtout parce que cela rappelle le monde et la société française tel qu'ils étaient avant, cet ancien monde qu'ils haïssent, cet ancien monde pourtant plus humain, plus solidaire et plus équilibré par de nombreux aspects.

     

    Et pus cette belle langue, cette belle expression, cela va contre leur conception d'une société forcément multiculturelle. Dans leur esprit en effet, la diversité selon leur terme hypocrite ne peut que s'exprimer en mauvais français, dans ce « sabir » des banlieues que l'on nous vend depuis des décennies maintenant. On se devrait de rincer également à grandes eaux politiquement correctes le français, de purger le dictionnaire de tout ce qui cloche, qui contredit les certitudes modernes. Au fond, rien n'a guère changé depuis le sinistre comité de Salut Public, tous les coups sont permis contre ce qui contrevient à la nouvelle bonne parole.

     

    Il n'y a certes pas que chez Barthès mais c'est un exemple parlant. Curieusement, cela me stupéfie toujours, la plupart des politiques sont encore intimidés par ces diktats pourtant insupportables. Ils, et elles, n'osent pas trop encore dire quoi que ce soit, répliquer par exemple, ils se murent dans le silence, ne se défendent que mollement. Et les militants de ces partis également, et tous les citoyens qui rejoignent la France insoumise et le Rassemblement National sur certaines idées, dont le souverainisme. Tous de se lancer dans des justifications laborieuses et timorées de leurs idées qu'ils finissent par relativiser malgré tout...

     

    Il serait temps de renvoyer ces journalistes militants et autres moralisateurs politiques à leurs chères études pourtant...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

    illustration prise ici

  • Savoir rire de soi

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    avia.jpgSuite à l'épisode médiatique largement et servilement relayé par les médias montrant Mélenchon imitant l'accent d'une journaliste pour le tourner en dérision (voir à ce lien), une député LaREM, Laetitia Avia -la mordeuse de chauffeurs de taxi (petit rappel)- propose une loi contre cette discrimination selon elle par l'accent ou "glottophobie" (voir ici). Et beaucoup de repartir sur le couplet sur les parisiens qui seraient ceci ou cela, arrogants et prétentieux. Parisiens qui ont d'ailleurs un accent eux aussi, enfin surtout ceux du XVIème. Rappelons aussi que pour beaucoup de "sudistes" Paris commence au Nord de la Garonne voire de l'étang de Berre.

     

    Chaque région a ses préjugés les uns sur les autres, chacune a ses "belges" en quelque sorte réputés ridicules et risibles...

     

    J'adore les accents, les accents sont la richesse de ce pays, ils en montrent la diversité. Et je me suis aperçu, croyant ne pas en avoir, que j'avais celui de la Normandie où j'ai quand même vécu depuis 1977 en arrivant à la capitale il y a quatre ans, un accent provoquant une certaine condescendance de la part de collègues n'ayant jamais franchi le "périph". Pour eux la province est une sorte de "terra incognita" où il n'y a sans doute pas l'électricité, encore moins l'internet, sans parler des "bonnes" écoles. Alors que je suis né dans le XVème ! Je dois avouer que j'en rajoute dans le côté rural, c'est tellement drôle de ridiculiser ces préjugés sur les provinciaux.

     

    A l'inverse, ayant dit que j'étais né à Paris quand je travaillais en province, j'étais de temps en temps le "parigot de service".

     

    Cependant, je trouve que le respect des origines des uns et des autres ne doit pas empêcher de rire de soi, de ses propres travers et ridicules, l'auto-dérision étant la forme la plus élevée de l'humour, mais tout le monde n'en est pas capable. Cela demande une certaine intelligence il est vrai.

     

    Au lieu de cela, tout le monde en ce moment s'engouffre dans une judiciarisation des rapports humains. Certes, que deviendraient les rigolos de fin de banquet si on ne peut plus moquer l'accent belge ? Mais qui n'a jamais ri à une blague belge ? Ou française ? (si tu es belge ami lecteur). Par exemple, comment faire fortune ? Il suffit d'acheter un français au prix auquel on l'estime et de le revendre au prix auquel lui s'estime. Mais en quoi est-ce si mal d'avoir de l'humour envers un accent ? En quoi est-ce si mal de savoir rire de soi ?

     

    Si l'on va jusqu'au bout du raisonnement de madame Avia spécialiste en mièvreries donc, on interdit les chansons et films de Bourvil qui jouait sur ses origines paysannes, et normandes, on interdit les chansons et films de Fernandel dont l'humour se basait sur son identité du Sud. On met à l'index "Moi un noir" de Jean Rouch ou "les dieux sont tombés sur la tête" et tous les "comiques" qui jouent sur leur côté "lascar" de banlieue. Mais dans ce dernier cas sans doute, "c'est pas pareil"....

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée ici

  • La politique sans fond

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    Le remaniement en bref (voir à ce lien)

     

    remaniement gouvernemental, société, politique, LREM, amaury watremezA lire divers articles sur le remaniement, à écouter les uns et les autres, on a vraiment l'impression que la politique n'a plus aucun fonds sérieux, que ce soit intellectuel ou idéologique. Il n'y a plus d'idées réduites à des slogans ronflants. Tout est affaire de communication et d'apparence de plus en plus, mais aussi de compétition d'egos et de petites ambitions personnelles. Sont récompensés les bons valets bien dociles, les larbins. Les mauvais esprits diraient ici que je pense à Christophe Castaner (LaREM) nommé Ministre de l'Intérieur. Il faut dire qu'il menaçait de démissionner du mouvement de Macron, "En Marche", et qu'ayant sans doute des dossiers sur les uns et les autres, cela aurait été dangereux pour le président et son entourage.

     

    Castaner à l'Intérieur, vu que l'ancien patron de "En Marche" a fermé les yeux visiblement sur la présence illégale d'armes au siège du parti présidentiel, cela ferait presque rigoler. Il travaillera en duo avec Laurent Nunez actuel patron des renseignements, homme de terrain lui.

     

    La nomination de Jacqueline Gourault (MoDEM, très proche de Bayrou) à la cohésion des territoires et des collectivités territoriales est dans cette logique d'image et de communication : une dame que l'on pourrait croiser au marché dans une ville de province, qui a apparemment un franc-parler "populaire" très éloigné de l'image désastreuse qu'ont les français de la morgue et de l'arrogance du président de la République. On se doute bien qu'elle n'est pas exactement là pour prendre quelque décision courageuse ou pas que ce soit mais pour redorer le cadre. En plus, voilà qui doit faire plaisir au maire de Pau se posant en mentor du "nouveau monde".

     

    Un peu de "proximité" qui fera bien sur la photo...

     

    Toujours dans ce désir d'image renouvelée, l'arrivée de Franck Riester à la Culture est facile à comprendre. Il est plusieurs "en même temps" à lui tout seul. Personnalité de droite depuis longtemps, il rassurera certains amoureux du patrimoine pour qui il sera une caution morale en quelque sorte. Finies les expositions contemporaines ineptes, les délires et autres "happenings". Et il est aussi un des premiers politiques de droite à avoir fait son "outing" homosexuel en 2011. C'est mieux afin de faire oublier les tribulations immobilières de madame Nyssen qui s'assoit sur des lois et codes que son ancien ministère est théoriquement chargé de faire respecter.

     

    Peut-être bientôt de sa part un livre de recettes "vegans" à base de ce régime à picorer qu'elle semble apprécier...

     

    Il n'y a pas grand chose à dire sur Marc Fesneau chargé des relations avec le Parlement, "godillot" archétypal, soutien docile du président, voire servile, tout ce qu'il faut pour montrer l'exemple aux autres, en particulier ces représentants qui ont refusé de donner un statut pérenne aux AVS accompagnant les élèves handicapés à l'école. Didier Guillaume, type même du roitelet local, est tout aussi transparent à l'agriculture.

     

    Curieusement on peut penser que c'est Sébastien Lecornu, ministre auprès de Jacqueline Gourault, ambitieux, qui prendra les vraies décisions et non sa ministre de tutelle. Lecornu a tout du jeune technocrate provincial sachant bien s'y prendre avec la proximité, selon la com jusque là millimétrée du gouvernement, tout en étant d'une stricte observance orthodoxe de la doxa technocratique, européiste et mondialisante, cette doxa pourtant désastreuse, on le voit tous les jours.

     

    Bien entendu on peut toujours penser que cela changera quelque chose à la pauvre situation de ce pays, on peut.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration prise ici

  • En empruntant l'allée du Roi

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    à propos de "l'Allée du Roi" de Françoise Chandernagor sur Madame de Maintenon (voir à ce lien)

     

    Histoire, madame de maintenon, société, livre, chandernagor, amaury watremezQuand on lit "l'allée du Roi" de François Chandernagor on se demande quand même un peu si cette madame de Maintenon qu'elle décrit dans le livre a vraiment existé ou si au fond elle la voit telle qu'elle la rêve, qu'elle l'idéalise. Lorsque l'on observe les portraits d'elle en son domaine où elle se retire à la fin de sa vie, on a quand même l'impression très nette que cette dame sur les peintures n'est pas tout à fait la même que celle du livre. Celle du livre est une femme libre, cultivée et travailleuse ce qui est d'autant plus utile quand elle se retrouve, jeune, dans l'adversité. Celle du livre est plus sympathique. Je n'aime pas tellement la vieille bigote corsetée et plus moralisatrice qu'elle est dans sa fin de vie.

     

    Celle de la réalité me semble plus complexe, cette femme qui passe du déshonneur social : vivre avec Scarron, ce "débauché" libre penseur de son époque, fréquenter un milieu dit "libertin", pour ensuite devenir la nourrice des enfants de Louis XIV puis son épouse morganatique (cachée) à la mort de la reine Marie-Thèrèse d'Autriche demeurée tout le long de son existence depuis son mariage avec le souverain enfermée dans ses appartements privés de Versailles vivant sans broncher les frasques sentimentales de son époux avc plusieurs jeunes femmes de la cour et des maîtresses plus "régulières", des "favorites" changeant selon la perte progressive de leurs "charmes" originels.

     

    Celui-ci tombe amoureux de madame de Maintenon manifestant ses sentiments naissants en ayant ce très joli mot : "Qu'il doit être doux d'être aimé par vous".

     

    Le livre avec une langue exceptionnelle, un français très pur  recrée cependant magnifiquement une époque où les peuples vivaient tous en osmose avec la terre, avec ses produits, avec ses merveilles, une société beaucoup plus incarnée, plus charnelle. Je n'idéalise cependant pas du tout cette époque où l'on pouvait mourir d'un rhume ou d'une carie. J'ai toujours eu horreur de ces personnes pour qui c'était forcément mieux avant. Mais j'ai malgré tout une tendresse particulière pour cette société plus organique, plus charnelle en somme et plus terrienne.

     

    En se promenant dans son petit château, en arpentant les allées de son jardin auquel il manque le potager, les poules, les cochons et les vaches qui devaient être sur place, on retrouve un peu, en filigranes, de cette douceur de vivre évoquée par Talleyrand pendant la Révolution, quand les êtres humains vivaient encore au rythme des saisons et de la nature, en subissant il est vrai parfois les rigueurs, comme durant l'hiver très rigoureux de 1788. Ces monuments, tout comme le château de Versailles sont de nos jours plus ou moins des "boîtes vides" sans la vie des dizaines de personnes y travaillant auparavant, ne serait-ce que pour l'entretien des jardins dits à "la française".

     

    Cette douceur de vivre, rien ne nous empêche de la retrouver, de la vivre dans un vrai lien avec la nature, avec le cycle des saisons.

     

    image prise ici

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

    Amaury - Grandgil

    Ci-dessous un extrait de "l'Allée du Roi" de Nina Companeez avec Dominique Blanc,

  • "La lecture ça sert à rien"

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    littérature, société, politique, culture, école, enfance, amaury watremezQuand je fais visiter ma bibliothèque à des jeunes je leur demande toujours :

     

    "A quoi ça sert de lire ?" en rajoutant aussitôt après que c'est une question piège.

     

    Comme je fais cela dans un quartier bourgeois où les enfants sont bien élevés en général, ils sont tout  gentils, tout calmes et bien polis, et très scolaires, et me répondent généralement bien gentiment tout ce qui leur a été soufflé précédemment par leurs enseignants de Lettres. A savoir lire, ça permet de développer le vocabulaire, d'apprendre les conjugaisons etc...

     

    Il est très rare que l'un d'eux me dise que lire est pour son plaisir personnel, qu'il ouvre un livre par goût. Lire pour eux c'est une corvée imposée par l'école, un passage obligatoire pour obtenir une bonne moyenne et faire les études que l'on souhaite en répondant à tout ce qu'implique les obligations engendrées par le paradigme social en vigueur en 2018.

     

    Je leurs répond toujours de manière un peu provocatrice que lire dans l'absolu ne sert strictement à rien d'immédiatement quantifiable, mesurable avec une règle ou un pied à coulisse, que l'on peut très bien vivre et mener son existence en étant parfaitement et complètement inculte. Et Dieu sait qu'il y en a des ignares. L'inculture contrairement à ce que les ignorants prétendent (ils pensent avoir trouvé la parade ultime) n'est pas quelque chose de subjectif qui découlerait des "humanités" que Bourdieu appelait "bourgeoises" avec mépris, ou une question de "goûts et de couleurs". Rien de plus objectif que l'inculture et son corollaire habituel : la sottise "à front de taureau".

     

    Comme ce que l'on gagne en lisant n'est pas immédiatement mesurable, et donc pas contrôlable réellement, notre société déteste et fait mine de mépriser. En dehors de la figure du "nerd" ou du "geek" rendue sympathique ces derniers temps, celle de "l'intello" l'est toujours aussi peu dans les médias, dans la pub et les fictions en général. Le "méchant" des films d'action est le plus souvent un sale type lettré qui cite de la poésie avant d'exposer son plan machiavélique au héros, ou qui pose sur son fauteuil de salaud diabolique devant ses belles reliures tout en caressant son chat langoureusement. Le lecteur affirmé, avéré, est soit un prétentieux soit un pervers, c'est sûr et certain dans beaucoup d'esprits.

     

    Je demande d'ailleurs aux jeunes ensuite pourquoi "intello" est une telle insulte pour eux. Pourquoi on l'entend même dans les cours d'établissements scolaires très chics ? Ils sourient un peu, ont des attitudes gauches, ils ne savent pas trop quoi dire, la docilité au paradigme social leur ayant été martelée depuis leur plus petites enfance. On me dira que cela a toujours un peu existé, que la culture -je parle de la vraie pas celle qui fait dans l'épate bourgeois- a toujours été réservée à un petit nombre de personnes finalement, consentantes. La culture n'a pas à voir avec les diplômes, l'instruction ou les études mais surtout avec l'appétence de la personne ayant envie de s'élever, de grandir dans le savoir...

     

    Curieusement, je m'en étonne toujours, elle provoque chez la grande majorité des gens un complexe d'infériorité ahurissant alors que dédaignée apparemment ou très relativisée. Ce n'est pas si grave au fond car cela montre finalement qu'elle est toujours importante d'une manière ou d'une autre dans les esprits.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Enseigner l'Histoire : enjeu politique majeur

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    Histoire, politique, société, enseignement, amaury watremezL'enseignement de l'Histoire, tout comme celui des Lettres, est fondamental dans la construction d'une nation, du lien entre les individus qui se rapportent aux mêmes événements, aux mêmes moments de courage et de grandeur, et qui parlent -normalement- tous le même langage. Ce sont des enjeux éminemment politiques et les idéologues, les porteurs de bonnes intentions creuses l'ont bien compris, en sapant progressivement la transmission jugeant de l'Histoire commune comme quelque chose de poussiéreux.

     

    Certains tenants de la doxa politiquement orthodoxe de l'époque pensent que les nouveaux programmes d'Histoire sont en somme paternalistes...

     

    On s'était dit aussi que les z-élites allaient vers plus de lucidité en entendant Giscard regretter le regroupement familial (voir à ce lien), Merkel reconnaître l'échec patent du multiculturalisme (voir ici), Gérard Collomb jouer les prophètes de mauvais augure (voir ici) et Martine Aubry ouvrir les yeux sur les "quartiers". On s'était dit que c'était pas mal, on avait même espéré que leur regard se dessille totalement et qu'ils soient totalement lucides. On rêvait tout debout et "on" est con comme il se disait avant, dans un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, tout ça, donc avant les mirifiques réformes de l'enseignement du français...

     

    Et voilà que je tombe sur cet article qui est loin d'évoquer un cas isolé, la plupart des bons apôtres persistent et signent contre l'évidence dans leur refus entêté et stupide de voir la réalité en face.

     

    Laurence de Cock, une "intellectuelle", je suis certain que c'est vrai si elle le dit, le dit dans un article de "Libération" (voir à ce lien), les programmes d'Histoire ne sont pas assez divers, pas assez féministes, bref ne sont pas encore suffisamment dans le masochisme mémoriel constant et une auto-flagellation. Et si je saisis bien son point de vue, les programmes ne se rattachent pas assez au présent. Car dans son esprit comme dans celui de tous les bien-pensants, de tous les bourgeois pédagogues, le seul intérêt de l'histoire est de démontrer le bien-fondé de leurs thèses, de leurs opinions.

     

    Et rien d'autres. Ils se comportent comme les missionnaires auparavant finalement, des prêcheurs. Seul compte le présent, un présent perpétuel qui dure depuis 1789 et un peu plus depuis 1945.

     

    On extrait deux ou trois grands personnages comme des archétypes, que l'on caricature au dernier degré, que l'on simplifie, qui jouent le rôle soient des méchants, soient des gentils. On pourrait parler de "fierté homosexuelle" au XVIème siècle, de la diversité dans la France du XVIIème siècle, de multiculturalisme dans la France de Saint Louis, de féminisme au temps des croisades. Parler d'histoire intelligemment, à savoir, en faisant de l'Histoire quoi, serait conservateur, suspect d'intentions inavouables.

     

    Le problème des personnalités comme Laurence de Cock ce n'est pas tant ce qu'elle exprime (après tout elle en a le droit) que le pouvoir dont elle et ses semblables disposent encore sur l'ensemble du peuple. Un pouvoir de sidération dirais-je. Un pouvoir tenant dans des menaces vagues de judiciarisation de toute contradiction, de mise en doute de celle-ci systématique ou comme relevant d'une nostalgie des totalitarismes du XXème siècle.

     

    Ils peuvent encore menacer l'un, éloigner l'autre, intimider, contraindre la parole par diverses pratiques niant toute pluralité en politique. Pendant que l'intégrisme religieux islamiste le plus obscurantiste progresse partout dans ce pays. Ce dont ils n'ont cure, ce qu'ils ne veulent pas voir.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Fermer sa gueule ou pas ?

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    Lire et relire la "Lettre à Manu" à ce lien

     

    lettremacron.jpgNos ancêtres avaient la dent beaucoup plus dure que nous contre les puissants et les bourgeois, contre les riches et tous les nantis. On l'oublie trop souvent. Il faut voir la violence des libelles contre les rois, les nobles et certains ecclésiastiques depuis la Renaissance jusqu'à la Révolution. Et "le Canard Enchaîné" ou "Charlie Hebdo" de 2018 sont d'aimables bulletins paroissiaux bien sages à côté entre autres de "l'Assiette au Beurre". Certains grands écrivains, particulièrement les "dandys" comme Barbey d'Aurevilly ou Oscar Wilde sont réputés pour leurs bons mots vachards dont on se régale encore maintenant.

     

    Souvent, l'offensé demandait le règlement de la moquerie sur le pré à cinq heures choisissant soit l'épée, soit le pistolet. Notre époque est largement plus policée, on y est plus docile face aux puissants. Quant à la verve des satiristes elle s'est considérablement aseptisée. Il faut dire que la judiciarisation constante des pseudo-offenses envers telle ou telle communauté, les accusations de racismes ou de quoi que ce soit en 'phobies" n'aide pas les adeptes de la dérision à en faire preuve, sans parler de la violence terroriste, de la haine et de la connerie islamistes.

     

    Dans les instructions officielles afin de traiter de la caricature on affirme encore bien fort qu'il s'agit là d'un privilège de notre démocratie tout en insistant par ailleurs très vite sur les limites qui devraient être fixées au sens de la dérision. Ce que l'on peut trouver parfaitement absurde. La dérision, à ne pas confondre avec l'injure bête et gratuite, n'a pas de barrières.

     

    Michel Onfray a rédigé dernièrement une petite lettre-pamphlet bien sentie et très bien troussée à l'intention d'Emmanuel Macron (voir à ce lien). Il évoque dans celle-ci le contentement évident - son ravissement - du président à poser avec les deux antillais sur la photo dite "du doigt" à saint Martin, il rappelle aussi celle faite à l'Elysée avec des "artistes" durant la Fête de la Musique. On y pouvait constater sa félicité évidente d'être si bien entouré à ses yeux. Cela se voit comme le nez au milieu de la figure. Or, pour les bien-pensants habituels décrire juste une évidence c'est être homopbobe (dont un arbitre des élégances morales écrivant dans "les z-inrocks", voir à ce lien).

     

    Mais en quoi ? Il n'a fait que constater une chose éminemment constatable à moins d'être soit très naïf, soit ancien pensionnaire du couvent des oiseaux. Quoi que même là-bas, dans ce genre d'établissements si les murs des dortoirs non mixtes accueillant des pensionnaires de bonne famille pouvaient parler ils en auraient des choses à dire. Curieusement, les cris d'orfraie contre Onfray (on note l'allitération) viennent comme d'habitude de partisans effrénés à les entendre de la liberté d'expression, à condition bien sûr de penser comme eux. Leurs contradicteurs sont forcément soient fascistes, soient nostalgiques des nazis ou de Vichy, pas d'alternative.

     

    On connaît le refrain...

     

    Comme ils savent que cela n'empêchera pas Onfray de s'exprimer ils le censurent sur la télévision et la radio publiques mais pas seulement, l'accusant comme à leur habitude de "propager la haine" de rappeler les fameuses "z-heures les plus sombres de notre histoire" ainsi qu'ils l'ont fait pour Zemmour. On ne sait pas, ce genre de méthode Coué, ça peut fonctionner ? Tout ce qui pourrait compromettre la docilité des populations est mauvais en soi finalement. Comme soupape, comme "minute de la haine perpétuelle", il y a le net et les forums politiques où le citoyen-consommateur est libre de se défouler jusqu'à un certain point...

     

    S'il lui prend l'envie de l'indépendance, il lui en coûtera très cher...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Pour en finir avec les geeks

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    geek, culture pop, société, adulescent, politique, feuilletons, amaury watremezCe n'est pas que je n'aime pas la "pop culture" que chérissent les "geeks" et autres "nerds". Bien au contraire, j'aime beaucoup certaines vieilles séries télé que l'on peut regarder avec la "suspension d'incrédulité" que les enfants pratiquent sans réfléchir. Que des effets spéciaux soient rudimentaires n'a en fait aucune importance si le spectateur croit à l'histoire, si celle-ci est bien racontée. Mais certaines de ses vieilles séries que l'on trouve toutes sur internet, pouvant vivre

     

    J'aime bien aussi la bande dessinée, en particulier l'anglo-saxonne, mais de là à sombrer dans des fixettes et autres lubies à leur sujet il y a un abîme. Le geek sait quel est le modèle de tournevis sonique que le Docteur Who a à la main dans le comic book dessiné par Dave Gibbons en 1974. Il a cru remarquer que dans les premières minutes du troisième "Star Trek" cinématographique Kirk a son insigne plus à droite sur son uniforme qu'à la fin du long métrage. Il a tous les manuels pour faire voler les dragons et les vaisseaux spatiaux de "Star Wars" dont il connaît les plans par cœur,

     

    Des savoirs fondamentaux à n'en pas douter. Pour le "geek" ses compulsions télévisuelles ou cinématographiques sont sacrées. C'est plus que tout, c'est important. Et ça le relie à son enfance alors qu'il est coincé dans un corps d'adulte qui vieillit...

     

    Le "geek" regarde "Games of Thrones" parce que c'est un "Seigneur des Anneaux" avec du sexe dedans et des nudités en "full frontal".  Il adorait également "Breaking Bad" parce qu'il pouvait croire alors qu'un type comme lui, un binoclard, pouvait devenir un truand, un dur de dur, un homme un vrai, un mâle alpha. C'est toute la culture qui se "geekise" et qui met au même niveau Proust, Céline et Georges R. Martin (l'auteur du "Trône de Fer). Alors que culturellement ce n'est pas tout à fait la même chose bien que l'on puisse trouver les livres de ces auteurs dans les mêmes rayons à la FNAC.

     

    C'est en fait toute la culture qui est vampirisée par les "geeks" ou toute œuvre se doit d'avoir ses gadgets en relation, ou "goodies" en langue geek, voire son jeu vidéo, ses dessous de plats, ses "mugs" etc....

     

    Plus grand monde ne reconnaît de hiérarchie réelle dans les goûts culturels en affirmant le poncif habituel : "tous les goûts sont dans la nature". Alors que celle-ci existe et que l'inculture n'est pas quelque chose de subjectif, un "sentiment". Lire Stephen King avant ou la saga "Harry Potter" ou toutes les dystopies (contre-utopies) adolescentes à la mode en ce moment ce n'est déjà pas si mal me dira-t-on. Au moins cela permet que beaucoup de jeunes continuent à lire. Mais Rien ne leur interdit de passer à l'étape supérieure et de lire de la littérature un peu plus exigeante intellectuellement, de celle qui fait mûrir et qui ne cantonne pas le lecteur à un rôle d' "adulescent" perpétuel.

     

    Ce que sont beaucoup trop de grandes personnes de nos jours vivant dans un perpétuel présent, celui de leur post-puberté.

     

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    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

    Amaury - Grandgil

  • Ce qui se profile derrière la démission du ministre de l'Intérieur

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    démission gérard collomb, société, politique, immigration, insécurité, amaury watremezJe m'étonne grandement qu'à droite, ou à droite de la droite, on ne salue pas plus les déclarations de Martine Aubry et de Gérard Collomb sur l'Insécurité. Même si ce que dit la première est sans doute motivé par des considérations électoralistes, même si elle fait partie des responsables du désastre, elle franchit un cap, et brise un tabou de gauche, un tabou qu'il ne faut surtout pas évoquer sous peine d'excommunication politique instantanée dans le camp des bien-pensants (voir à ce lien). C'est un signe fort.

     

    Et quand à l'insécurité, aux "incivilités" (selon le terme pudique des officiels) toujours plus graves et plus nombreuses, il me semble que cela est bien au-dessus de tous les clivages, que rester empêtré dedans en se réjouissant qu'Aubry soit en difficulté dans sa ville pour ces raisons est idiot. On ne sera pas trop de toutes les bonnes volontés pour combattre ce fléau, de droite comme de gauche. Et elle a raison, dans beaucoup trop d'endroits en France, les populations ne vivent pas selon nos valeurs, encore moins selon nos lois.

     

    Même si ce que dit le second ressemble un peu à un "après moi le déluge" il a dit hier la triste vérité concernant le fameux "vivrensemble" et la "diversité". Ni l'un ni l'autre n'ont de chair ou n'existent. De "côte à côte" nous allons sans doute bientôt vivre "face à face", dans l'affrontement qui n'est pas vraiment incertain. Et l'ancien ministre cite ensuite la question gravissime des bandes organisées, des dealers et autres truands qui tiennent les "quartiers" en coupe réglée par la peur et l'intimidation (voir l'intégralité de son discours à ce lien).

     

    Il a finalement reconnu l'impuissance totale des politiques dits "républicains", la bonne blague de l'intégration, ni plus ni moins. Mais bien entendu, on peut toujours se gorger de belles paroles à ce sujet...

     

    Ce qui arrive est loin d'être entièrement de sa responsabilité ou même de celle du président actuel. Certes les clichés catastrophiques où il pose à côté de "diversités" peu fréquentables n'arrangeront en rien les choses. Mais penser par exemple que Laurent Wauquiez, qui a été ministre et qui est responsable régional ferait mieux, ou un, une autre, n'a pas de sens. C'est une longue suite de renoncements progressifs, de lâchetés continuelles, de compromis inacceptables où l'on a abandonné les "quartiers" aux caïds, aux islamistes, qui n'auraient jamais dû être faits. Que ce soit Sarkozy, Hollande, Chirac et Mitterrand, voire Giscard, ils sont tous impliqués, tous coupables. A divers degrés.

     

    Alors on peut continuer à se complaire dans le jeu des chaises musicales entre la gauche et la droite, acclamer l'un un moment, puis l'autre le moment d'après, ou alors on peut aussi ouvrir les yeux et s'impliquer afin que les choses changent. Car si les politiques sont responsables les citoyens le sont aussi. Combien de gueulards, de va-t-en guerre, sur les réseaux sociaux, sur les forums, sur le net en général laissent passer dans la vie ce qu'ils ne devraient pas ? Pour la paix civile eux aussi...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

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  • Pétillon est mort : Jack Palmer reprend l'enquête

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    Voir ici le générique de l'adaptation en animation des enquêtes de Jack Palmer

     

    René Pétillon, société, bande dessinée, politiqueJack Palmer, le détective le plus nul de Paris, attendait dans son bureau qu'un de ses clients, sans doute inconscient, vienne le voir pour lui demander d'enquêter sur un vol de bijoux, l'enlèvement d'une pop-star, les attentats en Corse, l'assassinat de Kennedy à moins que ce ne soit pour assurer la protection d'un top-model. Palmer avait tout les attributs de l'archétype immortalisé au cinéma par Bogart, le trench-coat, le feutre mou mais c'était un nabot. Palmer ne pouvait pas mettre les pieds sur son bureau d'un air dégagé, il avait les jambes trop courtes.

     

    Et il ne valait mieux pas lui confier une arme, Soit il tuait la personne qu'il était chargé de protéger, soit il se blessait...

     

    Palmer était une création de Pétillon, un demi-Columbo mais qui ne résolvait les énigmes qu'on lui soumettait que malgré lui ou totalement par hasard. Palmer est improbable, c'est un personnage de cartoon égaré dans un univers réaliste, un « privé » qui ne tient pas l'alcool et qui est nul avec les femmes. René Pétillon venait de mourir à 72 ans il y a quelques jours. Pour le micro-détective c'était un crime c'est certain. Et il allait enquêter dessus !

     

    Mais qui avait tué ?

    Les pisse-froids, les donneurs de leçons, les moralisateurs ?

    Les comiques nuls ?

    Tous les imbéciles se prenant au sérieux détestant de plus en plus la satire et qu'on se paie leur tête dans les grandes largeurs ?

     

    Car !Pétillon était aussi dessinateur satirique dans divers journaux, il faisait preuve de mauvais esprit. D'un trait au départ inspiré par les dessinateurs de « Mad » comme beaucoup (un dessin hyper-fouillé, des détails dans tous les coins, une lecture forcément au second degré) il était passé à un dessin beaucoup plus épuré. Palmer ne comprit pas ce mot, il en nota la signification dans un carnet en parlant de me faire signer un contrat en « bonnet duform » pour devenir son traducteur attitré bien que lui affirme préférer les contrats en « feutre stetson », je ne comprenais pas ce qu'il voulait dire.

     

    Nous allâmes boire un coup au café du coin et le cafetier dit bonjour au détective en l'appelant « monsieur Bardou », Palmer m'expliqua qu'il buvait sous couverture, il avait les yeux plissés dans une mauvaise imitation de Clint Eastwood, il m'expliqua qu'il était bien obligé à cause des risques fous qu'il prenait dans son métier. Je le soupçonnais d'avoir plutôt une « ardoise » conséquente quand je vis le patron revenir avec une note conséquente dans la main...

     

    Ce fut à cet instant que Palmer prétextant une enquête urgente m'embarqua vers la sortie dans sa 4L pourrie que nous utilisâmes en trottinette pour échapper aux vociférations du bistrotier. Je convainquais le détective de ne pas sortir son revolver du sac Tati qu'il s'entêtait à trimballer partout comme « camouflage ». Je le quittais là. J'appris quelques jours plus tard, prenant de ses nouvelles que Palmer s'était enrhumé alors qu'il avait pris la ministre d'Emmanuel Macron Marlène Schiappa en filature...

     

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    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • Petit(s) hommage(s) à Aznavour

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  • Martine découvre le communautarisme

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    martine aubry, immigration, société, politique, migrants, sécurité, amaury watremez, lilleIl est facile d'ironiser sur la déclaration que Martine Aubry, la maire de Lille, a faite sur certains quartiers qui ne sont plus en République (voir à ce lien) et qu'elle en avait parlé à Gérard Collomb. On sait bien qu'il y a certainement derrière l'intention de récupérer l'électorat qui vote dorénavant FN. Mais si elle elle le dit même pour ces raisons, elle la chrétienne de gauche, c'est que la situation doit être vraiment gravissime. Et qu'elle le dise montre aussi qu'une partie de la gauche commence lentement -il serait temps- à ouvrir les yeux sur les conséquences de sa propre politique menée depuis plus d'une quarantaine d'années. Elle a raison de fait, dans ces endroits nos lois, nos valeurs n'ont plus cours.

     

    Et c'est de notre faute.

     

    On nous cite toujours lorsque l'on évoque ce problème des cités les exceptions confirmant la règle, les professeurs encore dévoués, les éducateurs encore tous à leurs tâches malgré des salaires que l'on en est droit de trouver indécent. On nous demande des chiffres en réponse, des éléments statistiques alors que les statistiques ethniques sont interdites en France. On compare la délinquance des "blousons noirs" des années 50-60 à celle des "lascars" de cité. D'aucuns comme Samuel Laurent osent le rapprochement entre la brute rappeuse ayant pondu ce texte sur la pendaison des blancs et Brassens. Et puis de toutes façons c'est un fait entendu, tous ceux mettant en garde contre la montée des communautarismes, des revendications obscurantistes sont des racistes.

     

    Quand on ne laisse pas entendre qu'ils sont bons à psychiatriser...

     

    Dans les quartiers règne la loi du plus fort, la haine aveugle et brutale, la violence absoluée, celle du "business" de la drogue et autres trafics qui permet aux habitants des "cités" de consommer allègrement les produits vendus dans les zones commerciales qui sont toujours à proximité des immeubles. Tant que ça fait marcher la consommation, d'où vient l'argent n'a aucune importance n'est-ce pas ? Le système vendra la corde pour se faire pendre. La loi de ces "affaires" est une loi d'airain, très dure, personne ne peut prétendre y échapper. Cela commence par l'intimidation qui fonctionne à chaque fois, car la police n'intervient plus depuis longtemps : On les comprend, nous ferions-nous trouer la peau pour 1800 euros par mois nets ?. Les quelques "toubabs" ou "koufars" qui restent on les met au pas rapidement. Beaucoup devancent cette mise au pas en faisant le ramadan, en étant plus royalistes que le roi du Maroc en quelque sorte.

     

    Et puis quant aux éducateurs, ils n'ont pas envie qu'on leur crève les pneus s'ils se montrent un peu trop fermes...

     

    Je ne parle même pas ici de tous les "natios" et souverainistes enflammés que l'on peut lire, surtout sous pseudo, sur le net. Dans la vie, et c'est normal, c'est humain, ils sont moins exaltés, moins radicaux. Il faut bien vivre, et, ou survivre dans des environnements difficiles, de plus en plus. Il faut bien aller au travail, gagner sa croûte malgré une situation clairement de plus en plus tendue pour une seule raison. Tout le monde s'est satisfait pendant des décennies des grandes déclarations de bonnes intentions, bien lacrymales, bien gentilles aussi. Mais personne ne s'est soucié de savoir si ces populations s'intégraient ne serait-ce qu'un minimum à notre pays, des populations dont les modes de vie et valeurs témoignent surtout ne serait-ce qu'à leur arrivée de la sottise obscurantiste la plus crasse, de la loi du plus fort, du plus riche...

     

    ...Et le fait que cela ait existé en France supposément n'est pas une excuse.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

    Amaury - Grandgil

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  • Racisme au second degré ?

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    musique, nick conrad, société, politique, racisme anti blancs, amaury watremezUn rappeur dont je ne dirai pas le nom ici, il a eu bien assez de pub, a diffusé un clip abject incitant à "pendre les blancs" je cite. Mais attention, c'était du second degré et c'était pour choquer en faisant réfléchir sur le racisme des dits blancs, c'était de l'ââârt (voir à ce lien). En fait il aurait voulu inverser les rôles et montrer ce que ça fait de subir le racisme que les blancs feraient subir aux africains depuis de toute éternité. En bref, ledit rappeur ne manque pas d'air, et , ou il est bien "briefé". En bref, il se paie notre tête...

     

    Sur "France Inter" et d'autres médias "mainstream" bien entendu on appuie bien sur le fait que ce scandale ne serait de la responsabilité que de la fachosphère, ce truc nébuleux invoqué dés que l'on contredit la "bonne" parole. Ce serait du racisme au "second degré"...

     

    Un blanc, un "caucasien", dés qu'il parle sans faire dans l'angélisme ou le mièvre des africains ou de la culture arabe est forcément un raciste. C'est automatique. Un blanc doit être constamment dans le "masochisme mémoriel" et l'auto flagellation continuelle il est automatiquement coupable de tout l'esclavage, de la colonisation dans son ensemble. Toute personne d'origine africaine, arabe en France ne peut pas être raciste. Cela contredit la vision rose-bonbon de la diversité il faut dire. C'est du réel, celui qui fait mal, alors évidemment ça déplaît fortement.

     

    On commence tout juste à évoquer officiellement -du bout des lèvres- l'antisémitisme qui sévit dans les milieux musulmans. Mais par contre un "noir" ne peut pas être raciste. Un "noir" ne peut être que victime du racisme.

     

    Alors qu'il suffit de prendre les transports en commun, d'aller en banlieue pour s'apercevoir que ce racisme africain existe bel et bien. Pas chez tous bien sûr, pas partout mais il est bel et bien là. Il suffit par exemple de faire l'expérience de demander son chemin dans ou à côté de la gare de Cergy (entre autres endroits). Il y a là une majorité d'africains. Ils ne répondent pas ou alors indiquent une direction contraire, ou bien ils ne savent pas. Le, la "toubab" n'a qu'à se débrouiller tout seul ("toubab" ou "babtou" signifiant "patron" et employé ironiquement pour désigner les blancs).  Le "babtou" est réputé fragile il, elle ne sait pas se défendre. On peut lui piquer son pognon, il n'ira pas se plaindre. qui sait même si ce n'est pas lui qui a commencé ?

     

    Le toubab n'est pas un "frère" ainsi que l'on s'appelle entre membres de la diversité, le toubab est un toubab. Car si une bonne majorité des africains et des arabes de France s'appellent "frères" ce n'est qu'entre eux, leurs voisins caucasiens en sont exclus. Par contre c'est à eux que l'on fera des leçons sur le "vivrensemble". C'est à eux que l'on expliquera que lorsqu'un noir parle de "pendre des blancs" c'est de l'ironie attention, qu'il ne faut pas prendre ça au premier degré...

     

    ...et mon œil ?

     

    Ce qui est surprenant est que la majorité des brutes primaires qui font de l'ââârt en faisant du rap le font en étant visiblement fascinés par la ségrégation qui existait dans le Sud des États-Unis, par toute la "culture" des prisons US (des jeans "baggys" au bling-bling en passant par une vision des femmes là encore assez primaire mais chut faut pas le dire). Certains pensent-ils que la ségrégation raciale existait en France ? Ce qui n'a jamais été le cas. On constate d'ailleurs que dans les transports la plupart s'assoient là où celle-ci les aurait obligé de se mettre, qu'ils l'ont comme intériorisée tout en se révoltant contre.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • 150 donneurs de leçons et le réel

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    politique, manifeste 150, migrants, société, migrants, amaury watremezCent-cinquante personnalités du monde du spectacle, dont quelques "has been" n'ayant rien de fait de notable depuis quelques années déjà, viennent de signer un manifeste pour l'accueil des migrants dans le genre texte que l'on aurait dit avant chrétien de gauche. C'est gentillet, mignon, bourrés de poncifs vaguement humanitaires et totalement hors-sol en plus d'être un rien hypocrite (voir à ce lien). Car au bout du compte il ne me semble pas que lesdites personnalités accueillent qui que ce soit chez elles ou dans leur jardin ? Qu'elles soient prêtes à une redistribution plus équitable des richesses ? Et je ne crois pas qu'aucune d'elles ne donne cinquante pour cent de leurs salaires aux plus démunis...

     

    Là, peut-être qu'à ce moment là j'y croirai...

     

    Ce genre de manifeste lacrymal on aimerait aussi en lire pour les personnes comme ce SDF ayant dû voler de la nourriture dans une épicerie pour juste manger un peu et condamné sans barguigner à deux mois de prison (voir à ce lien). Mais curieusement là, c'est un silence assourdissant que l'on constate. On chipote, on élude, on minaude. Qui dit que le SDF n'était pas un méchant homme ? Cette histoire rappelle celle qui a inspirée Victor Hugo pour "les Misérables" et permis au Droit de réfléchir sur l'idée d'équité pour la première fois.

     

    Cette histoire qui ne doit pas être isolée montre aussi combien la paupérisation gagne du terrain en France...

     

    Personne d'un peu humain ne peut contester le drame qu'est celui des migrants, que ceux-ci soient des hommes, des femmes, des enfants. qu'ils émigrent pour des raisons économiques ou politiques. Nous placés dans le même cas, crevant de faim, privés de libertés, on ne réfléchit pas beaucoup si on entend parler de pays plus riches, plus libres et accueillants. Ce n'est pas ces personnes le problème, ces populations souvent manipulées, y compris par les passeurs professionnels et autres trafiquants de chair humaine pour gagner beaucoup d'argent. Les pays dont ces populations sont originaires y gagnent aussi. On se débarrasse des éléments perturbateurs en les envoyant vers ailleurs.

     

    Mais alors donc ? Comment s'y prend-on concrètement pour accueillir et, ou intégrer, assimiler des populations aux cultures très différentes voire opposées aux  nôtres ? Parce que pour le moment les manières de procéder ne sont pas exactement probantes. Ce n'est qu'une longue liste de violences diverses et variées dues à la frustration de ne pas avoir trouvé l'Eldorado promis en Europe, aux écarts trop importants de coutumes et d'habitudes de l'hygiène à la perception du rôle des femmes. Les Réel en somme. Un réel dont les bons apôtres ne veulent surtout pas entendre parler le moins du monde.

     

    C'est pénible le réel, cela demande de faire des efforts sur soi, d'agir véritablement plutôt que de se contenter de belles paroles, de s'engager pour de bon pour les autres. Attention, je ne dis pas ici que c'est le cas des cent-cinquante personnalités ne sachant pas sonder les reins et les cœurs mais la questions est posée...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Itinéraire d'un gars laborieux

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    Je vais encore me faire des copains...

     

    moix.jpgJ'ai bien connu beaucoup de clones de Yann Moix (prononcez Moixe et voir à ce lien son parcours) à la fac pendant mes études. On les comptait par dizaines, bien entendu, tous n'avait pas son entregent et sa capacité à flatter les puissants qu'il fallait dont BHL le concernant. Ils se ressemblaient tous, adoptaient tous ce même genre de discours à la fois très universitaire et se voulant humaniste, enfin humaniste, en peau de lapin. Ils singeaient l'altérité envers les pauvres, les plus démunis mais étaient toujours bien contents de rentrer dans la belle maison ou le bel appartement de Papa et Maman et de profiter de leur largesse matérielle et des vacances gratos le plus tard possible.

     

    On habite un logement qui coûte le PIB d'un pays du Tiers Monde, mais on milite contre la pauvreté car la pauvreté c'est mâââl....

     

    C'était des petits garçons bien sages, dociles et consciencieux mais aussi un peu « laborieux ». C'était ainsi que nous les surnommions avec un camarade. Ils ne lisaient pas par goût, ne s'intéressaient pas à l'histoire, à l'actualité, à la littérature et aux arts par appétence réelle ou inclination culturelle mais surtout pour renvoyer d'eux une image flatteuse. C'était donc très superficiel. Leur apparente assurance cachait toujours des petites frustrations bien enfouies, des rancœurs recuites envers les musclés, les beaux gosses de l'école, des petites jalousies envers les trublions, les « voyous » de la cour de la récré qui les rackettaient, leur piquaient leur goûter quotidiennement...

     

    Ils voudraient bien être comme eux cependant, ils voudraient bien abandonner aux orties leur bonne éducation, leurs tabous inculqués par les parents. Ils aimeraient se conduire en mâles alpha primaires et brutaux également, se conduire en soudards avec les femmes. Ils se laissent pousser la barbe pour cacher l'acné qui dure chez eux la puberté largement dépassée, ils s'affublent de vêtements qu'ils pensent plus « libérés » mais rien n'y fait ils demeurent des « laborieux », des cloportes en quelque sorte espérant continuellement une illusoire métamorphose. Elle ne vient jamais car derrière eux on voit toujours le petit garçon sage et un peu trop renfermé.

     

    Ils me rappellent toujours le personnage du professeur d'histoire dans « Uranus » (joué par Luchini dans l'adaptation qu'en a fait Claude Berri, voir à ce lien). Celui-ci est un petit bourgeois qui culpabilise de sa condition et de ses privilèges matériels tout en n'y renonçant pas pour autant (il n'est pas fou). Il est plus révolutionnaire que les plus révolutionnaires, plus exalté qu'autre chose aussi, et surtout capable de grandes déclarations ronflantes. Mais il se ridiculise dés qu'il s'agit de passer à l'acte, en l’occurrence tuer Léopold le cafetier les ayant raillés auparavant lui et d'autres militants.

     

    Le pauvre Léopold sera assassiné lâchement un peu plus tard par tout un groupe courageux mais pas téméraire comme les sont les Yann Moixe de la terre...

     

    Il a eu un parcours finalement classique en sortant de Sciences Po choisissant comme créneau le culturel et l'éditorialisme mainstream à peu de frais, profitant des réseaux habituels où tout le monde se connaît, tout le monde s'épaule, tout le monde est solidaire et ce quelle que soit la couleur politique. Il n'y a que les naïfs pour croire qu'il existe un réel clivage entre tous les éditorialistes actuels. Et comme c'est quand même crevant de continuer à s'intéresser à la culture pour de bon, il fait chroniqueur. Du « café du commerce » bourgeois finalement c'est pas très compliqué, deux ou trois lieux communs vaguement humanitaristes, de grandes condamnations ayant l'air de tomber de haut, du haut de sa tour d'ivoire, et tout va bien. Et puis les protecteurs continueront à ouvrir les portes.

     

    De temps en temps il fait les « grosses têtes » de Ruquier, on parle comme chez le coiffeur et tout va bien, et en plus ça rapporte. Et il y a des andouilles pour écouter...

     

    Il sait faire le « buzz », faire du « bruit médiatique », on peut lui reconnaître au moins ce mérite mais au fond Moixe est surtout anodin...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

    (méfiez vous des imitations grossières)

     

    illustration empruntée ici

  • A chacun son Goldstein

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    politique, 1984, goldstein, amaury watremezDans "1984" de Georges Orwell afin de maintenir la privation totale des libertés le régime en place évoque souvent un ennemi du régime, un certain Goldstein dont on ne sait pas s'il existe réellement ou s'il est une création "ex nihilo" afin de démasquer les réfractaires. Comme Winston Smith, le personnage principal du livre, lui en plus tombe amoureux "à l'ancienne" ce qui est le crime majeur dans le monde cauchemardesque de cette fable. En 2018 on est beaucoup plus subtil, des Goldstein on en a "créé" plusieurs qui jouent très bien leur rôle consciemment ou pas. Beaucoup y voient leur intérêt, ils y gagnent bien leur vie...

     

    Le Net et les nouveaux moyens de communication permettent d'amplifier considérablement leur place. La dynamique joue à plein et finalement les vrais maîtres se maintiennent ainsi sans problèmes, par là j'entends ceux du "tout économique".

     

    Il existe des "Goldstein" de droite pour les bien-pensants et ders "Goldstein" de gauche pour les réacs ou les "dedroite" assumés (il n'y en a pas beaucoup). Ils changent, le casting se modifie régulièrement, mais ce sont toujours les mêmes qui ressortent et au final la société telle qu'elle est, avec ses aliénations abyssales, se perpétue sans difficultés. Zemmour est le premier des Goldstein des bourgeois pédagogues, il a remplacé le patriarche le Pen dans cet emploi plus ou moins de comédie. Yann Moix et Hidalgo sont les "Goldstein" de gauche afin de permettre aux méchants - très très méchants- droitards de se défouler.

     

    Mais finalement tout le monde "se trompe de colère" pour reprendre le mot célèbre d'un ancien premier ministre...

     

    Et bien entendu il y a les "Goldstein" pour les plus radicaux les plus extrémistes, parfois sont-ils "complotistes". Cela va de Georges Soros à Rothschild en passant par tel ou tel tête de turc pourtant obscure. Cela va des fameux "reptiliens" aux "illuminati" en passant par le fameux gouvernement souterrain et clandestin à 300 mètres sous terre au Pôle Nord ou Sud je ne sais plus, et composé selon l'année, le moment, l'actualité soit de juifs et de franc-maçons, soit d'africains et d'arabes islamistes. Et je ne parle même pas de la théorie de la "Terre Creuse", encore plus délirante, mais qui trouve pourtant des adeptes sur le web et ailleurs.

     

    Ainsi, avec chacun "son" propre Goldstein personnalisé le système se perpétue et s'entretient et les privilégiés de conserver leurs prébendes et autres privilèges bien réels. Quand par hasard les contestataires de tout poil seraient un peu trop turbulents, un peu trop proches de se révolter pour de bon, ils sont impitoyablement sanctionnés : envoyés devant la justice, voire bientôt psychiatrisés.

     

    C'est sans doute la raison pour laquelle la majorité des populations se résignent à une docilité de comportement qui peut être effrayante, par peur aussi de perdre un peu de confort matériel et intellectuel.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    image prise ici

  • Satire à vue

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    humour, société, politique, prodie, satire, amaury watremezJe ne comprends pas tellement l'époque :

     

    D'un côté on prétend vouloir développer l'esprit critique chez les gosses, et leur ouverture au monde, leur capacité d'analyse, et tout le tremblement.

     

    De l'autre on refuse la moindre satire, on n'admet plus que la moindre certitude soit tournée en dérision, les déclarations officielles toutes en éléments de langage raillées et la langue de bois en général passée au crible.

     

    Des députés LREM réclament par exemple ces derniers jours l'arrêt d'un compte Twitter les ridiculisant depuis déjà des mois (voir à ce lien) à commencer par l'inénarrable Aurore Bergé et le non moins étonnant Mounir Majoubi, tous les deux dangereux car disposant d'un pouvoir de nuisance dont des personnalités aussi brillantes ont du mal à ne pas abuser.

     

    Je dirais que ça les démange...

     

    Dans l'idée leur démarche très mature s'entend bien (moi je ne suis pas du tout un mauvais esprit) consiste à rapporter à la maîtresse les taquineries d'un petit camarade un peu trop trublionesque. "Mââdaame on fait rien qu'à nous embêter, on fait rien qu'à se moquer de nous". Leur excuse est d'affirmer que sur internet, il y aurait trop de personnes qui prendraient les articles et messages parodiques au sérieux. Ainsi qu'ils en accusaient "nordpresse". Et bien entendu, à les entendre les petits rigolos seraient forcément des militants politiques opposés à leur cause, à leur parti. Ce serait des fourbes, des salauds qui se cachent bien. Accusation régulière de ceux qui disposent du pouvoir envers tous les contestataires, tous ceux qui les moquent.

     

    Il serait cependant exagéré de penser qu'il n'y a qu'eux à détester l'humour finalement et à en manquer à ce point. Mais ils devraient plutôt réfléchir sur eux-mêmes et cesser de tendre les verges pour se faire battre. Est-ce de la faute des satiristes si les éléments de langage sont tellement visibles, tellement grossiers ? Est-ce de la faute des satiristes si ça se voit autant ? Et de laisser entendre que la plupart des internautes lisent tous les messages et autres statuts au premier degré n'est-ce pas les prendre pour des cons incapables de distinguer le vrai du faux ? On me dira, il en existe, il suffit parfois de lire des commentaires des articles du Gorafi prenant les articles au premier degré et très sérieusement.

     

    Mais ils ne sont pas plus nombreux que dans la vie, et c'est finalement un risque à courir. Et ce sont surtout des militants ou des fanatiques religieux, et, ou idéologiques. Ce qui revient au même.

     

    Toute parole moqueuse, toute parodie, toute dérision est immédiatement passible de judiciarisation, de mises en demeure, de pétitions de minorités courroucées, diverses et variées, d'indignations vertueuses. Certains humoristes tel Desproges ne passerait plus à la télévision, trop dangereux, trop clivant. Et il aurait de toutes façons des dizaines de procès sur le dos. Comme en ce moment il a "la carte" qu'il est un comique estampillé "France inter", on organise des commémorations, on peut encore lire des anthologies, on le célèbre mais il y en a déjà quelques uns d'ailleurs suggérant qu'il serait dangereux car repris par des "méchants" pour en particulier son sketch sur les juifs ("On me dit que des juifs se sont glissés dans la salle...").

     

    Il faut croire aussi que beaucoup de personnes ont peur de rire à la satire, peur d'être catalogué comme "méchant", comme "réac", peur de sortir du lot...

     

    Illustration empruntée au "Huffington post"

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • L'éléphant dans le magasin de porcelaine

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    elephant-thumb.jpgQuand on est le nez plongé dans son malheur, dans sa tristesse, c'est comme un écran posé devant ses yeux, on ne voit pas clairement les choses, on n'est pas très lucide. Ce qui nous rend triste, ce qui nous fait de la peine est tout le temps présent, étendant une ombre sans pitié au-dessus de nous. Elle recouvre tout, modifie tout ce que nous voyons autour de nous. Ce n'est pas une accusation, juste un constat. Ce n'est pas un jugement globalisant et généralisant puisque ici en plus je parle de ma propre expérience et exclusivement d'elle :

     

    J'avais une petite vie tranquille. Elle n'était pas forcément très heureuse ni très drôle mais avec ses petites routines, ses petits plaisirs tristes dont surtout 2.0 je la menais malgré tout, pas d'accrocs, pas d'aspérités. J'étais tout le temps ou presque sur Facebook à dialoguer sur divers sujets, ce qui n'est pas forcément inintéressant, à échanger, à dragouiller aussi mais sans désir réel que cela aille plus loin, juste pour le petit frisson en somme. Les après-midi de libres, quand je ne m'étourdissais pas dans le travail et formations annexes, je les passais en terrasse devant un verre, toujours seul, à une ou deux exceptions.

     

    Ce qui m'allait très bien même si cela devenait à la longue une habitude préoccupante. La solitude était mon mode de fonctionnement. Je m'étais construit un bunker tout autour de moi, une solide carapace, mais je ne vivais plus vraiment, sans m'en apercevoir. Ce que je m'acharnais à faire, à prouver n'avait guère de sens puisque je cherchais de la reconnaissance de personnes ne pouvant ou ne voulant m'en donner. De temps en temps je rêvais à d'autres possibilités qui pour moi étaient désormais derrière moi car j'étais maintenant trop vieux. J'aurais bien aimé ceci ou cela quand j'étais plus jeune me disais-je, mais je ne l'étais plus...

     

    Et puis je me suis épanoui, j'ai trouvé le bonheur. Le bonheur c'est un éléphant dans un magasin de porcelaine, il renverse forcément deux ou trois tasses que l'on avait soigneusement rangées par ordre, taille et couleurs sur des étagères. On les regardait tous les soirs c'était rassurant, moi c'était mes livres mon magasin de porcelaine. Ils étaient là, présence calmante, seulement pour moi. De temps en temps, j'en prenais un, j'en éprouvais la matière, je tournais les pages, en lisais quelques lignes. Mais je n'en parlais vraiment que de temps en temps sur un site ou un autre et cela commençait à me peser.

     

    J'ai ramassé les deux ou trois morceaux dans le magasin de porcelaine, je ne l'ai pas fermé, je l'ai même redécoré. Il est plus gai, plus joyeux. Les clients ont plus envie de venir, de bavarder, d'entrer. Mais ce n'est pas pour autant que n'importe qui pourra entrer. Mon éléphant personnel en effet sélectionne à l'entrée...

     

    ...Soyez aimable avec lui !

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

    Amaury – Grandgil

    image empruntée ici

  • Des exploits d'un jeune Don Juan à la maturité

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    amour, affection, amour toujours, amaury watremez

    Bien entendu cet article n'ira pas sur Agoravox...

     

    Quand j'étais un petit garçon aux grands yeux innocents et à la peau duvetée (et e) et que j'ai commencé à m'intéresser aux filles, je croyais sincèrement que tous les exploits sexuels dignes des « exploits d'un jeune Don Juan » ou des « onze-mille Verges » que me racontaient certains de mes camarades étaient forcément vrais. Je ne comprenais pas que l'on puisse mentir là-dessus, cela m'échappait, pourquoi mentir sur ces choses-là ? Car en plus le mensonge se verrait rapidement ensuite ? Et la plupart était sans doute toujours vierges quand il me parlait de tout cela. C'était finalement humain et maintenant je trouve ça émouvant d'un certain point de vue.

     

    C'est une façon de dédramatiser « la » chose que de s'inventer toute une vie de grand séducteur en herbe.

     

    En grandissant, j'en ai développé des timidités, des blocages, voire quelques inhibitions. Comment se faisait-il que moi je ne vive pas ces agapes et délices sardanapalesques ? Je ne devais pas être normal me disais-je. Et grandissant, j'ai vu aussi des camarades se mettre en couple et, ou faire l'amour ensemble sans pourtant ressentir de sentiments les uns pour les autres, à peine un genre de contrat d'intérêts en quelque sorte. « On couche ensemble » et comme ça on souscrit au paradigme social du couple, voire on a des enfants pour parachever le tout...

     

    ...Même si l'on n'y croit pas tellement on passe quand même devant monsieur le curé, après tout ça fait une belle fête et de jolies images à la sortie de l'église. Après tout pourquoi s'en priver ?

     

    Ce n'était pas vraiment ma perception de l'amour, et je pensais bien à tort que si je ne vivais pas ainsi c'est que là encore j'avais un problème. Même là-dessus je ne suis pas exactement de mon époque. Je ne suis pas pour autant un moralisateur. Je n'ai jamais compris certains croyants là-dessus, si le corps est une création divine, il est beau en soi, dans son ensemble, pourquoi vouloir absolument le réduire à une possibilité de damnation ? D'oubli du Bien ? Au fond faire l'amour est aussi une forme de louange de deux personnes qui s'aiment au créateur ?

     

    J'ai eu des aventures plus ou moins poussées, des amitiés amoureuses dangereuses, j'étais même amoureux d'être amoureux. Je ne suis pas le seul. Et bien souvent hélas je ne savais pas voir les personnes qui m'ont aimé sans que je ne le comprenne, à côté de moi, sous mon nez. Une jolie femme se retournant sur moi, me souriant, cela ne pouvait être qu'une erreur ou alors elle était myope. Beaucoup de timidité accumulée, et aussi le fait que j'étais parfaitement incapable de simuler le moindre désir avec quelqu'un avec qui je m'apercevais que je ne ressentais rien.

     

    Et puis je me suis rappelé de la devise de Yourcenar :

     

    « Je ne vis pas comme ils vivent, je n'aime pas comme ils aiment, je mourrai comme ils meurent »

     

    Elle me va très bien encore maintenant.

     

    Sic Transit Gloria Mulndi, Amend

     

    Amaury – Grandgil

     

    photo de l'auteur copyright l'auteur

  • Les gens importants pensent-ils mieux que les autres ?

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    à propos de "21 leçons pour le XXIème siècle"

     

    yuval noah harari, société, politique, solutions, histoire, paix, amaury watremezL'avantage de travailler dans une bibliothèque c'est que l'on dispose d'un accès à tous les périodiques dont "le Point". Le magasine titre aujourd'hui sur le penseur le plus important du XXIème siècle qui serait Yuval Noah Harari, intellectuel israélien, historien émérite ayant écrit "21 leçons pour le XXIème siècle". Le titre pose problème en soi, le XXIème siècle n'est pas encore tout à fait commencé. Comment pourrait-on déjà décerner des accessits et autres médailles à qui que ce soit ? Cela demande un peu de recul.

     

    C'est un peu comme parler des plus grands écrivains, des plus grands cinéastes, c'est la postérité qui décide.

     

    Ce n'est pas que je méprise les personnes pouvant apporter quelque chose, pouvant partager avec les autres un savoir, une culture, un savoir-faire. Bien au contraire. Tout le monde ne peut pas être au même niveau, tout le monde n'est pas égal face à l'intelligence. La nature est cruelle là-dessus. Tout le monde n'est pas brillant dans tous les domaines non plus, cela se saurait. Cela peut créer de la rancœur, les médiocres n'aimant pas du tout que d'autres soient plus doués qu'eux.

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  • Et si Macron traversait la rue ?

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    traverser.jpgEt si les riches traversaient vraiment la rue ?

    Le président Macron avisant un jeune horticulteur au chômage lui parlant de ses difficultés à trouver du travail lui a répondu qu'en traversant la rue il lui trouvait rapidement un emploi (voir à ce lien). Comme si cela suffisait. Le mépris conscient ou pas de cette phrase envers les personnes sans emploi, précaires, pauvres, est évident. C'est le genre de formule que les nantis, les privilégiés aiment sortir aux « gens de rien », aux petites gens. « Quand on veut on peut » disent-ils souvent, auparavant c'était « aide toi le ciel t'aidera ». Ils se justifient ainsi de leur égoïsme, de leur incapacité à aider, à faire preuve de solidarité. Quelques familles parmi eux vont pourtant à la messe, exercent leur dévotion, ont « leurs » œuvres mais la charité s'arrête au parvis de l'église, je dirais même à sa porte...

     

    Macron tout comme sa femme, tout comme la grand majorité du personnel politique actuel, viennent des milieux nantis. On y sait quelles études faire, quels cordons tirer pour obtenir ce que l'on veut...

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  • Les fameuses valeurs chrétiennes

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    Foi, valeurs chrétiennes, société, amour, bonheur, amaury watremezBien entendu, il existe des chrétiens qui vivent véritablement en cohérence avec  l’Évangile et leur foi au moins un tout petit peu. Ceux-là n'ont pas besoin d'évoquer les fameuses valeurs chrétiennes à tire-larigot, n'ont pas besoin d'en parler puisqu'ils les vivent. Elles vont de soi pour eux ainsi que pour beaucoup de personnes non-croyantes pour qui l'altérité n'est pas un vain mot, la véritable altérité, celle qui partage sans contrepartie, qui donne sans demander de reconnaissance de dettes, qui accepte l'autre tel qu'il est et non tel que l'on voudrait qu'il soit, celle qui ne consiste pas à modeler son prochain selon ses vœux, selon un arbitraire revenant finalement à faire entrer un coin carré dans un trou rond. A la fin on finit toujours par donner des coups de marteau pour que ça rentre...

     

    ...Et cela revient à ne pas aimer son prochain du tout au fond, en se parant de bonnes intentions.

     

    Parfois même c'est beaucoup plus simple les frustrations, la rancœur bien mal camouflée recuite, le ressentiment contre le monde entier enjoint certains pharisiens à déployer beaucoup d'efforts afin que ceux qui ont le malheur d'apporter quelque importance à leurs laïus soient aussi frustrés et malheureux qu'ils le sont eux.

     

    Je les plains malgré tout ces personnes.

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  • Des féministes oubliant qu'elles sont femmes

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    féministes, société, politique, amaury watremezIl m'est arrivé d'écrire des horreurs sur les femmes, si si ne protestez pas, mais je ne m'en repens pas (il exagère le bougre), et particulièrement sur certaines féministes dont je saisis pas la démarche ou que je comprend trop bien au contraire. Derrière les discours idéologiques marqués, derrière les délires sur le genre sur les individus binaires, non binaires, il y a souvent de pauvres femmes qui se sont crus un temps soit laides, soit sans charme, divorcées plusieurs fois, vivant des aventures sans lendemain, sans avenir, blasées, paumées, égarées, mal mariées, s'en apercevant.

     

    Il y a ces femmes intelligentes, cultivées, ouvertes travaillant qui dans la culture, qui dans l'éducation. Ne se croyant plus femmes, terrifiées par leur maturité elles se mettent parfois sous la coupe d'un pauvre type qui cherchent surtout une amante docile et qui ait de bons revenus.

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  • Les habits neufs du président Macron

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    politique, macron, emmanuel, benalla, société, sénat, amaury watremezCe qui est bien avec ce qu'a pu dire Alexandre Benalla contre le Sénat (voir ici à ce lien, et là la "plainte" du président) c'est que cela révèle la véritable conception des institutions du président, ressortie sans doute un peu maladroitement par son ancien nervi. Le Sénat serait une assemblée de "petites gens" qui ne serait pas élu démocratiquement, et devant qui il ne devrait pas avoir à se présenter. Et les institutions doivent toutes aller dans le même sens, toutes acquiescer au président, tels les députés godillots de LAREM, à l'exception notable de Sonia Krimi. Ils apprendront tous les deux qu'il ne faut jamais sous-estimer des bons vivants comme le sont certains sénateurs.

     

    Ce sont des Raminagrobis, on les croit des vieux chats ensommeillés, digérant tranquillement leur dernier repas, somnolant en goûtant la chaleur de l'endroit, alors qu'ils ont encore le coup de griffe acéré.

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  • Le diable dans les bonnes intentions

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    addiction, réseaux sociaux, politique, hypocrisie, facebook, twitter, mouni Mahjoubi, amaury watremezLe gouvernement actuel veut lutter contre l'addiction des jeunes, et des moins jeunes, aux réseaux dits sociaux. Il envisage même une loi pour en restreindre l'accès (voir à ce lien). On se doute bien que derrière ces bonnes intentions affichées ce n'est pas exactement l'addiction qui est le souci principal ici. Leurs gros sabots sont plus qu'apparents, on les entend venir. Et on se dit que la tentation était trop forte, qu'il fallait bien qu'ils y arrivent un jour...

     

    ...Nous y voilà donc.

     

    Ils ne varient pas dans leur discours. Il faut leur reconnaître cela. Dans l’Éducation Nationale, c'est depuis leur création que lorsqu'on évoque ou que l'on se doit d'évoquer les réseaux dits sociaux c'est obligatoirement en les diabolisant. Quant aux discours contredisant la « bonne parole » idéologique, ils sont toujours suspectés avec plus ou moins d'habileté de complotisme, de négationnisme, j'en passe et des pires. Alors que le respect de la pluralité devrait plutôt inciter à en parler de temps en temps afin de ne pas imposer un seul discours.

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  • Beau temps pour un mois de septembre

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    écologie, temps, politique, société, canicule, amaury watremez2042, Septembre. 35 degrés Celsius

    Conversation entre deux vieux messieurs assis à l'ombre...

     

    "- Il fait beau ? Non ?

    - Ah oui il fait vraiment très beau, c'est vraiment très agréable.

    - Fait vraiment beau pour un mois de septembre.

     

    - De toutes façons maintenant il fait beau tout le temps. En hiver c'est quand même un peu trop parfois. tu te souviens du temps où il y avait encore de la neige et qu'on faisait toute cette route avec le risque de verglas ? On peut plus acheter de sapins, il en pousse plus il paraît. Tout ça c'est pour faire monter les prix en fait !

     

    - Le verglas on en voit vraiment plus beaucoup en ce moment. C'est mieux quand même. Je peux rouler comme je veux été comme hiver avec mon S.U.V. Il consomme beaucoup et j'ai un petit moteur électrique pour la ville...

    - C'est bien, on est encore les seuls à pouvoir se payer de l'essence, c'est bien. On est tranquilles !

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  • Des stéréotypes et des bobos

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    politique, bobos, bourgeois pédagogues, société, stéréotypes, amaury watremezDans le courant des années 90 est arrivé le terme "bobo" ou "bourgeois bohème" désignant des personnes issues de classes matériellement très favorisées mais plutôt libertaires dans leur acceptation de la morale sociale et sexuelle, sans se cacher. Ils se seraient voulus plus ouverts, moins étroits d'esprit que leurs prédécesseurs qui ne l'étaient pas tous loin de là. Du moins c'est ce qu'ils affirmaient. C'était tous les quadras et quinquas nostalgiques de "Soissantuite" en particulier. C'est sans doute une façon pour eux de déculpabiliser, de compenser leurs privilèges petits et grands...

     

    ...Certains ont clamé qu'être bourgeois même bourgeois bohème c'était un sentiment. On se sentait ou non "bobo", ou "bourgeois". Alors que c'est une situation matérielle objective, des réseaux, une "expertise" sur les études.

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