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Qu'avez-vous fait de la jeunesse ?

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politique, jeunesse, société, jeunesses, éducation, amaury watremezJe me ferais sans doute traiter de vieux con, de réac, mais j'en ai l'habitude, on me citera peut-être ce texte de Platon écrit il y a plusieurs siècles qui déplorait déjà la sottise de la jeunesse de son époque. On me donnera des contre exemples, sans doute me parlera-t-on du pantin Greta Thunberg manipulée par le capitalisme vert, pauvre jeune fille malade subissant cette mascarade ? Ce sont toujours finalement les mêmes procédés pour ne pas réfléchir pour de bon sur un sujet.

On évacue le problème en tuant, ou en tentant de le faire virtuellement du moins, le messager...

 

La jeunesse actuelle me fait largement songer aux « élois » du roman d'H.G Wells « la machine à remonter le temps », des êtres doux, toujours gais mais égoïstes et décervelés, ne songeant qu'à la satisfaction immédiate de leur propre plaisir. Ce n'est pas après eux que j'en ai, cette situation étant le résultat de décennies de « déséducation » et de reniement des valeurs élevées qu'auparavant les grandes personnes essayaient de transmettre aux plus jeunes, plus jeunes qui savaient y être sensibles, s'engageant pour les autres de mille manières.

Il existe des exemples nombreux tout au long de l'histoire.

 

Actuellement les jeunes ne conçoivent l'engagement que médiatisé et mettant en valeur leur petite personne. Faire cela gratuitement et clandestinement, ils n'y pensent même pas. Bien entendu, tout cela reste très superficiel. Encore une fois, ce n'est pas entièrement de leur faute mais celle de l'éducation qu'ils n'ont pas eu. Bien que ces jeunes aient une conscience et soient dotés de capacité de réflexion.

 

Cela donne des adultes refusant de mûrir et des enfants de plus en plus démunis de tout repères dont culturels, dont spirituels. Que reste-t-il quand cette transmission n'a pas été opérée ?

La loi du plus fort, l'animalité et l'instinct grégaire le plus poussés, le nombre domine. On leur offre un salmigondis de mièvreries, de mignardises à la place. En gros il convient d'être gentil avec tout le monde...

 

La jeunesse actuelle ne songe dans sa grande globalité qu'à elle, qu'à son nombril, ne comprend pas qu'on lui dise non quant à ses caprices, ignore le sens de l'effort et tout ce qui pourrait fatiguer ses pauvres méninges peu entraînés il est vrai. Ainsi que de nombreux adultes il est vrai.

 

Du spectacle, du spectacle sans cesse, des bons sentiments constants, surjoués jusqu'au dégoût et à l’écœurement !

J'ai vu par exemple cette semaine avec sidération et consternation un jeune candidat de concours de pâtisserie télévisée se mettre à pleurer à chaudes larmes et faire de l'hyper ventilation car il avait raté sa tarte aux pommes ! L'épisode étant complaisamment appuyé par une musique dramatique. Je fus tout autant sidéré en voyant les autres candidats se précipiter vers lui pour lui faire un « gros câlin » pour le consoler...

Que se passera-t-il quand il fera face à quelque chose de réellement dramatique dans son existence ? Il ne saura pas y faire face, se mettra en position fœtale dans un coin je suppose.

Il ira se plaindre dans quelque bureau des pleurs...

 

Les adultes les encouragent dans leur paresse, dans leur apathie morale. Pour acheter la paix sociale, la paix civile, pour ne pas avoir à suivre leurs propres responsabilités. « Tu n'as jamais été jeune ? » me rétorqueront-ils. Comme si être jeune signifiait automatiquement ne pas avoir le sens de l'effort et de l'exigence, ne pas être curieux de tout.

C'est d'ailleurs bien hypocrite car dans les milieux matériellement favorisés, les jeunes sont toujours encouragés à tout cela, pour assumer leur rôle social et préserver leur milieu nanti de toute exogamie. Dans les « bons » lycées parisiens, nul laxisme quant au travail, nulle démagogie, l'excellence tant qu'elle demeure pour les riches ne pose aucun problème, bien au contraire.

 

En face se dresse une autre jeunesse qui n'a aucun problème de valeurs aucun doute sur elle-même, une jeunesse antagoniste de plus en plus, plus dure, plus affirmée, qui ne se plaint jamais à papamaman, qui veut dorénavant sa part...

Pas une génération de chouineurs...

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury – Grandgil

 

illustration empruntée ici

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