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  • De vaines polémiques en vaines polémiques

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    clivage, politique, société, arnaque, gilets jaunes, société, amaury watremezJe suis toujours surpris et effrayé, légèrement, il ne faut pas exagérer, sur le net et ailleurs de la persistance de clivages qui n'ont plus lieu d'être et qui n'ont plus grande signification en 2019. Je suis étonné que beaucoup passent encore leur temps à se traiter qui de "facho", qui de "gaucho", à mettre le contradicteur dans une case pratique pour ne surtout pas écouter ce qu'il a à dire. Je ne parle même pas de tous ceux se faisant traiter de "facho" qui passent leur temps à se justifier de penser ce qu'ils pensent en somme.

     

    Il y a celui qui pontifie doctement sur le marxisme et le communisme comme autant de dangers encore existants dans le monde actuel, il verra des moujiks révolutionnaires le couteau entre les dents partout. Celui qui ne jure que par le libéralisme à en être plus radical que certains boursicoteurs eux-mêmes. Il y a celui qui pense que la fin du monde est proche, qui peste sur la décadence, celui qui croit que le progrès technique nous sauvera de tout.

     

    Et je pense à tous ceux pour qui Emmanuel Macron est un homme de gauche et Les Républicains un parti de droite...

     

    Durant le même temps les vrais maîtres de cette société, les argentiers, les financiers, les grands patrons doivent bien s'en amuser :

     

    "Non seulement on leur confisque leurs droits sociaux au fur et à mesure mais en plus ils s'écharpent entre eux les cons alors qu'on leur laisse juste de quoi survivre et consommer encore juste un peu, juste suffisamment pour demeurer dociles voire serviles".  

     

    J'ai cru comme beaucoup un temps que les "Gilets Jaunes" pouvaient amener une sorte d'union des bonnes volontés, des gens de terrain en recherchant et en trouvant des solutions empiriques contre la précarisation du travail, contre la pauvreté. Ce mouvement né du refus de l'impôt pouvait déboucher sur une refonte du système, un retour au bon sens, à commencer par le bon sens alimentaire, le bon sens du quotidien. Il pouvait aussi faire émerger une problématique délicate et essentielle :

    Les français dits de souche ne bénéficient plus de la redistribution.

     

    Tout cela resta finalement bien timide, voire timoré. On multiplie les actes sans aller plus loin, sans réflexion politique absolument indispensable derrière. On égratigne le pouvoir, et on lui fiche une belle trouille (cf l'épisode de l'enfoncement de la porte du ministère de Griveaux ou le gilet pare-balles de Macron quand il est en public) mais finalement on ne remet rien en question sur l'essentiel. Et on continue de voter pour la même clique d'oligarques qui jouent la comédie du clivage se distribuant les rôles à la sortie de leurs "grandes" écoles.

     

    Et vous amis lecteurs, vous continuez à marcher dans la blague, dans la farce, à y croire à fond vous passionnant pour des personnes que vous enrichissez beaucoup plus que ce vous pouvez rêver de gagner depuis maintenant des décennies.

     

    Illustration prise ici

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • Le culot d'Hidalgo

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    société, anne hidalgo, explosion de la délinquance, paris, amaury watremezAnne Hidalgo, la maire de Paris, a alerté, avec raison, sur l'explosion de la délinquance à Paris (voir à ce lien). Mieux vaut tard que jamais pourrait-on se dire même si sa déclaration est sans doute motivée par les échéances électorales proches. Car elle a raison, mais il ne s'agit même plus de délinquance à ce niveau-là, des quartiers entiers sont mis en coupe réglée par des voyous et trafiquants en tout genre sans que personne n'y trouve à redire. Ainsi le Nord-Est parisien ne fonctionne plus selon nos lois qui n'y sont plus respectées.

     

    Quels sont les responsables de ce qui arrive ?

     

    Il y a la politique immobilière menée depuis quarante ans, ça a commencé sous Chirac, ça s'est amplifié sous Delanoé puis continué de plus belle sous Hidalgo. Ou plutôt l'absence de politique immobilière réelle excepté quelques coups d'annonce, de la com toujours sur la construction d'un ou deux logements sociaux. On sait aussi le parcours du combattant pour arriver à obtenir un appartement de la ville de Paris dont certains sont occupés par des élus ou des obligés de la mairie ou de proches de la mairie (ça aussi ça a commencé avec Chirac).

     

    En laissant faire la spéculation, qui a fait grimper vertigineusement les loyers et les prix de l'immobilier dans toute la région parisienne à un niveau affolant (loyer moyen d'un dix mètres carrés : 750 Euros), les maires s'étant succédé ont vidé la Capitale petit à petit de la classe moyenne et des couches populaires reléguées en banlieue pendant que le centre se muséifie et devient le privilège des nantis qui peuvent se permettre d'y habiter. Il y a sans doute des exceptions comme il existe des poissons volants dans l'océan, mais ceux-ci sont connus pour être rares.

     

    Ces riches sont le socle électoral des maires depuis Chirac, ceux qu'il faut coconner, chérir et câliner.

     

    Il n'y a que dans le Nord-est parisien qu'il reste quelques précaires, des précaires issus de l'immigration qui forment le contingent du personnel de service pour les plus aisés :

     

    Nounous, personnel de maison, employés, caissiers, personnel de sécurité...

     

    Ils ont un avantage, on peut les payer au lance-pierre, ils ne se plaindront pas, et les exploiter sans leur régler les charges sociales. On les laisse vivre selon leurs coutumes et traditions non par tolérance et ouverture d'esprit mais par mépris social bien réel. C'est que cela couterait cher leur éducation, leur intégration et cela signifierait la fin de l'entre-soi au cœur de la capitale. Et l'entre-soi les bourgeois pédagogues, bohèmes et bourgeois tout courts y tiennent dur.

     

    Le Paris populaire c'est bien beau, mais dans les films dialogués par Audiard des années 50-60...

     

    Ces précaires dits "issus de la diversité" on les caresse dans le sens du poil. Non seulement on ne les encourage pas au civisme mais on les pousse à pratiquer leur religion sous la forme la plus radicale. Ce qui a un avantage, ça permet d'assurer leur docilité ensuite. Ce ne sont pas l'Islam plus libéral ou plus moderne qui est mis en avant dans les fêtes organisées par la mairie, mais le fondamentaliste, "en costume trois pièces".

     

    Et traverser cette ville devient une épreuve...

     

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    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • La formidable religion de paix et d'amour

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    islam, politique, société, allah, laicité, amaury watremezIl paraîtrait que madame Belloubet, garde des sceaux et d'autres "marcheurs" souhaiteraient introduire dans le droit français le délit "d'islamophobie", et donc par extension le délit de blasphème. Elles considèrent, sans doute avec raison, que les musulmans ne sont pas capables de comprendre la dérision, la satire, l'ironie, le second degré et que donc il faut légiférer. Toute personne osant donc émettre une critique sur cette foi religieuse qui c'est de notoriété publique ne pose aucun problème dans aucun pays du monde sera donc suspect de racisme. Ce qui est déjà le cas la nouveauté étant que ce sera dans le droit.

     

    J'écrirais donc ce texte en fonction de...

     

    L'Islam est une religion née au VIIème siècle de l'ère commune ou chrétienne. son prophète, Mohammed, l'a porté tout autour du Moyen et du Proche Orient avant de mourir et de céder la place à ses héritiers qui se sont divisés en chiites et sunnites. C'est un projet de société fraternelle et pleine d'amour pour ses semblables que l'on aide à s'organiser par des sourates qui déterminent ce que l'on peut faire ou pas, ce qu'il est convenable de dire, comment agir tout au long de l'existence pour les hommes et les femmes. Ces sourates sont complétés par des hadiths ou prescriptions juridiques qui sont autant de "coaching" pratique.

     

    L'individu ne décide rien, on lui indique tout, un projet de société "clé en main"...

     

    Les rapports entre l'Islam et l'Europe furent souvent conflictuels mais pas que. Il exista également des lieux d'échange intellectuels et spirituels afin de transmettre par exemple certains manuscrits de l'ancienne bibliothèque de Constantinople, entre autres choses. Rappelons aussi en passant que ce que l'on appelle les "chiffres arabes" que nous utilisons ne viennent pas d'Arabie, du Maghreb ou du Machrek mais d'Inde.

    Les populations chrétiennes ou d'autres minorités religieuses vivent c'est bien connu en très bonne entente avec l'Islam, ne sont jamais sujets de massacres, exactions, crimes, pillages, viols, chantage. De toutes façons quand certains mauvais esprits se hasardent à s'en plaindre, cela laisse l'Occident totalement indifférent ou presque.

     

    Il est bien connu ou presque qu'en Europe, aucun problème de délinquance, d'insécurité ou de violences ne provient de l'Islam qui a toujours su magnifiquement s'intégrer dans nos sociétés à condition de quelques aménagements bien entendu.

    N'est-ce pas merveilleux ces femmes qui ne veulent pas montrer leur corps selon des normes patriarcales et sexistes ?

    N'est-ce pas merveilleux ces gens refusant catégoriquement de manger du cochon sans doute par amour de l'animal et de ses droits ?

    N'est-ce pas merveilleux ces élèves refusant d'aller en cours les jours de Ramadan par solidarité de communauté ?

     

    Ce sont des esprits bilieux, certainement ethno-différencialistes, qui s'inquiètent que dans certains "quartiers" il n'y a plus un seul français dit de souche, que dans ces "quartiers" la loi commune française n'a plus cours depuis belle lurette. Ces esprits bilieux des islamophobes, c'est sûr...

     

    Image prise ici

     

    Et c'est ainsi qu'Allah est grand...

     

    Amaury - Grandgil

  • Andrée avec un «e »

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    andrée chédid, société, littérature, bac français, perles, amaury watremezDes bacheliers ont fait part de leur étonnement catastrophé après l'épreuve de français que Andrée Chédid était une femme (voir à ce lien). Plus que leur inculture manifeste cela montre aussi leur absence de bon sens, Andrée avec un « e », ça ne pouvait être qu'un prénom féminin. Certains internautes se sont permis de se moquer de leur méconnaissance de l’œuvre de la poétesse mais je me demande combien parmi eux serait capable de citer un seul de ses poèmes sans recourir à Gougueule ou Wikipèdia ? Au moins se souvient-on vaguement chez leurs parents que c'est la mère de Louis Chédid et la grand mère de « M ». Qu'ils en rigolent bruyamment sur leurs réseaux dits sociaux montrent également qu'ils n'en ont strictement rien à foutre.

     

    Comment finit « Game of thrones » voilà le sujet fondamental qui intéresse la jeunesse ?

    On frémit au « buzz » d'enfer s'il y avait eu un texte de George Sand au programme sans oublier Yasmina Khadra (lui c'est un homme qui a pseudo de femme, pardon de « meuf »).

     

    Il faut dire que la lecture qui était un acte naturel il y a une quarantaine d'années, même quand elle était contrainte et scolaire, même quand elle était rare chez certains individus, est devenue quelque chose d'exceptionnel pour les potaches de 2019 qui ne le font qu’utilitairement et si ils y sont vraiment contraints et forcés. Un livre ça coûte cher. Bien entendu on trouvera toujours des exceptions et il y aura toujours des lycéens plus malins que les autres pour prétendre avoir lu « la recherche » de Proust ou Chateaubriand afin de toucher le billet de 100 promis par papymamy ou tontontata. La culture qui était déjà revenue vers l'élitisme, de plus en plus réservée aux plus riches est dorénavant hyper-élitiste.

     

    Voire.

    Dans certaines bonnes « boîtes » des bons quartiers, je pense hélas que les futurs bacheliers ont eu strictement les mêmes réactions. Comment une femme peut-elle porter un prénom d'homme ?

    En passant, cela en dit long sur la pénétration réelle (si j'ose dire) des « gender studies » dans les cerveaux des adolescents. Très superficiellement et c'est plutôt bon signe cela...

     

    J'ai lu aussi quelques imbéciles se désoler que soit proposé au bac un auteur libanais plutôt que français ignorant que des écrivains francophones d'origine allogène ont porté la culture française beaucoup plus que certains français qui vont quand même pas lire un livre, Y'a Hanouna ce soir en « prime time ». Ils n'ont pas le temps...

     

    Ces jeunes incultes ne sont pas totalement responsables de leur inculture quoi que en sortir nécessitera un effort individuel de leur part que personne ne pourra faire à leur place.

     

    Il faut dire à leur décharge que les bibliothécaires, les documentalistes et de nombreux éducateurs chargés de leur communiquer la passion de la littérature se chargent surtout d'expurger celle-ci de tous les ouvrages pouvant contredire la bonne parole libérale-libertaire, des auteurs jetés à la poubelle, remisés aux orties, et cela va de Barbey d'Aurevilly à Bernanos en passant par Flaubert et Nabokov, Céline Minard, William Burroughs et j'en passe. Et si on évoque Bradbury c'est surtout pour se féliciter que les périodes de grands autodafés sont passées, en effet, il n'y a même pas besoin de pompiers pyromanes comme dans « Farenheit 451 ». Les adolescents dédaignent les livres beaucoup moins pratiques que l'internet pour copier-coller leur exposé dans leur devoir.

     

    On terminera cet inventaire pas tellement à la Prévert par les « ravis de la crèche » pour qui il n'y a aucune alerte, les jeunes lisent de plus en plus (hé oui, pour eux, je songe par exemple à André Tricot auteur d'un essai sur la lecture numérique, la lecture d'une notice de Iphone ça compte et ça se met sur le même plan que celle de Voltaire ou d'autres)...

     

    Illustration capture d'écran personnelle

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • Actualité de "1984" d'Orwell

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    1984, société, politique, internet, livre, littérature, amaury watremezJ'ai lu "1984" en 1984 justement. Je l'ai lu en le prenant au départ comme un simple roman de Science-Fiction, une dystopie (anti-utopie) pour se faire peur. Mais comme tous les bons livres de Science-Fiction justement, "1984" est une fable sur nous, une fable lucide, d'un auteur clairvoyant  qui dans cet ouvrage est visionnaire.

    J'ai eu envie d'évoquer ce livre de nouveau après en avoir lu une "critique" de lycéens, critique à la fois très drôle et effarante dont les auteurs retenaient qu'Orwell avait forcément écrit "1984" pour rechercher la célébrité et se faire connaître, se faire remarquer, tout le contenu prophétique ayant été consciencieusement oublié.

     

    Quand Orwell écrit "1984" il ne fait pas œuvre d'anticipation, il choisit l'année 1984 en inversant les chiffres de son année de rédaction, 1948. Ayant sans doute confiance dans la nature humaine, Orwell pensait qu'il était nécessaire que se déroule une guerre interminable afin de faire accepter le cauchemar totalitaire qu'il décrit. Dans le monde de "1984" Océania et Eurasia sont sans cesse en conflit donc, imposant un régime policier et dictatorial, une surveillance consentie des esprits grâce aux "télécrans" présents dans chaque domicile, et qu'il est interdit d'éteindre.

     

    Afin de maintenir le pouvoir en place, la langue officielle est appauvrie progressivement jusqu'à devenir une "novlangue" simpliste ne permettant aucune nuance d'expression. Sous prétexte d'amener la culture à tous, sous prétexte de combattre l'élitisme. l'histoire et l'actualité sont sans cesse transformées, la vérité est mouvante selon les désidératas des dirigeants. D'ailleurs sur le fronton des principaux ministères régissant la société sous la férule sévère de "Big Brother" la couleur est vite annoncée :

     

    "La guerre, c’est la paix".

    "La liberté, c’est l’esclavage".

    "L’ignorance, c’est la force.".

     

    Les relations hommes-femmes sont strictement surveillées également. S'aimer est interdit, car l'amour, appelé "crimesexe", va contre la logique du groupe, la logique implacable de la société standardisée. Une ligue de jeunes filles et jeunes gens embrigadés permet de maintenir ces règles absurdes. Ceux-ci sont éduqués à refuser tout lien autre que leur soumission collective à "Big Brother", dictateur omnipotent que personne n'a jamais vu. On ne sait même pas s'il existe. Tout comme Goldstein, l'ennemi "officiel" du régime qui aurait écrit un livre circulant parmi les "dissidents".

     

    Tous les jours, ceci afin de servir de soupape en quelque sorte, sont organisées les deux minutes de la haine. On projette le visage de Goldstein qui est hué par le public qui décharge alors aussi toute son aliénation et se défoule de ses frustrations.

     

    Le personnage principal du livre, Winston Smith (Winston car extraordinaire par son indocilité, Smith car c'est un homme du peuple, un homme comme les autres), se rebelle contre cette horreur mais finit par se soumettre. Winston commence à se rebeller par la lecture. A la fin lui aussi aime "Big Brother". Et on apprend entre temps de la bouche de son tortionnaire O'Brien que Goldstein n'existe pas, qu'ils n'y a pas de sédition, que c'est juste un moyen d'identifier les individus qui voudraient se rebeller...

     

    En 2019, il y a des "télécrans" partout, des "télécrans" acceptés par tous et que très peu de personnes songe à éteindre de temps à autres. La vérité est mouvante, elle évolue au gré des caprices des vrais maîtres de ce monde. Contester leur vérité est de plus en plus puni et judiciarisé sévèrement. Et pour faire aimer "Big Brother" nul besoin de torturer les nouveaux Winston Smith, la majorité des populations se soumettant toute seule. Les "deux minutes de la haine " (ou "la journée de...") sont constantes, ce sont les réseaux sociaux, un défouloir que le pouvoir tolère à condition que cela ne débouche sur rien de concret.

     

    La société n'a pas qu'un seul Goldstein mais plusieurs afin de parquer les mécontents en ridiculisant leur colère et leur révolte. Marine le Pen est un de ces Goldstein fort pratique. Ne parlons pas de l'inversion des valeurs, acceptée par la grande majorité des gens qui obéissent par peur de perdre ce qu'on leur laisse encore. Que la majorité de la société aime "Big Brother" est évident, nos ancêtres quand ils voulaient contester des décisions du pouvoir utilisaient différents moyens d'action radicaux et efficaces pour se faire comprendre, nous, nous râlons sur "Facebook" ou "Twitter" ou des considérations pertinentes peuvent se perdre dans un océan de sottises anodines...

     

    ...L'indocilité se dilue dans un océan de guimauve.

     

    Et nous aimons "Big Brother"

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Les damnés de la terre des gares parisiennes

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    sans abris, sdf, société, politique, pauvreté, amaury watremezOn les croise dans toutes les gares parisiennes et celles de banlieue aussi, des damnés de la terre qui croient trouver un refuge dedans pour se sentir comme les autres. Dans les gares ils font semblant d'aller au travail, ils regardent les journaux, parfois certains ne trichent pas et dorment sur les banquettes pour attendre les trains, épuisés par la misère. Beaucoup soignent le mieux qu'ils peuvent leur apparence se leurrant comme la plupart des gens sur eux-mêmes. On voit les yeux fatigués, les regards perdus, les pupilles minuscules, les odeurs aussi...

     

    Les voyageurs passant par Saint Lazare dans les années 90 se souviendront sans doute de ce grand type blond en "duflle coat" très BCBG qui demandait "un peu de monnaie" pour prendre son billet pour repartir car "on l'avait détroussé". Je m'y étais fait prendre la première fois comme beaucoup. Et un jour je le vis revenir de Nanterre le crâne rasé, l'air beaucoup plus sombre, le manteau plus élimé après une rafle dans un "squat". Il ne tenta plus ensuite le coup du pauvre petit bourgeois égaré et petit à petit sa barbe poussa, la vermine l'envahit...

     

    Les damnés de la terre tournent en rond un peu hébétés le matin, après avoir été réveillés sans douceur dés potron-minet par la police, ils s'agglutinent en hiver autour des grands radiateurs qui ressemblent à de gigantesques lampes tempête devant les trains. Des sans abris par terre ça ne fait pas une jolie carte postale du Paris "so romantic", ça ne colle pas trop.  De temps en temps, ils tentent de faire la manche, de chaparder une chose ou l'autre, d'obtenir une cigarette ou autre, ils lorgnent sur les grosses valises des voyageurs en transit, qui ne les voient pas, qui leurs sont indifférents, insouciants. Ils se disputent, se chamaillent, se tapent dessus. Il n'y a pas de solidarité entre miséreux, la nature humaine est le plus souvent toute aussi déplorable que dans d'autres milieux.

     

    Ils sont comme des ombres...

     

    Cette misère est de plus en plus criante, soulagée un peu -très peu- par des associations distribuant un peu de café ou des sandwichs, des associations qui sont pleines de bonne volonté et de bons sentiments mais qui ne peuvent pas compenser grand-chose. Le problème est sociétal, global. C'est aussi une constatation objective, la France, et particulièrement la région parisienne, ne peuvent pas accueillir toute cette misère qui fait ressembler le Nord-est de Paris à des métropoles du Tiers Monde.

     

    Dans les gares, les étrangers se retrouvent. Comme ce sont des lieux de plus en plus anonymes -les gares parisiennes sont toutes reconstruites tels des centres commerciaux géants- ils ne s'y sentent pas agressés par une culture qui n'est pas la leur, qu'ils rejettent par toutes les fibres de leur être. eux voient bien notre histoire, d'où nous venons, tout ce passé qu'il est impossible de cacher, de camoufler, notre civilisation bien que beaucoup s'efforcent de nier tout cela, niant l'évidence, le nez au milieu de la figure.

     

    Ceux qui n'ont pas vécu l'expérience d'expatriation ne comprendront pas, mais à l'étranger, le sens des racines se décuple. Quand on est coupé de son identité, on la rêve on la fantasme, on l'idéalise, on s'attache à du superflu, à ce qui dans son pays n'a aucune importante et qui en prend une démesurée loin de chez soi. Et pour la plupart des personnes d'origine étrangère en France, ce pays n'est pas et ne sera jamais le leur, qu'ils soient de la première, deuxième, troisième génération...

     

    L'être humain peut supporter beaucoup de souffrances, beaucoup de privations, beaucoup de pauvretés, mais un jour il est certain que la misère débordera et qu'elle envahira les quartiers de bourgeois...

    ...Mais là il sera trop tard.

     

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    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • Les cathos votant pour leur pire ennemi

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    vote catho, macron, société, politique, catholicisme, france, amaury watremezA notre époque les catholiques ont très mauvaise presse. Dés que l'on prononce ne serait-ce que le mot la meute des imbéciles se défoule et éructe en masse sur la pédophilie supposée de TOUS les prêtres, entre autres saloperies. Les catholiques ont un avantage sur les autres croyants, on ne se fera pas accuser de racisme ou de trucs en "phobe". Et en plus ils sont censés tendre la joue droite quand on leur gifle la gauche. Il faut dire aussi qu'ils tendent facilement les verges pour se faire battre. On est sidéré par leur incroyable sottise en politique et ce depuis le XIXème siècle.

     

    Il est loin le temps des guerres de Vendée.

    Il est loin le temps des Léon Bloy, des Péguy...

     

    En 2019, les catholiques voteraient Emmanuel Macron dans leur grande majorité (voir à ce lien). Ils voteraient donc pour un type mondialiste, libertaire sur le plan des mœurs et à l'inverse de la charité telle qu'ils la trouvent dans l'Évangile. Ces cathos votant en masse pour Freluquet sont des cœurs tièdes que la comédie des apparences ne gênent pas, ils oublient que Dieu les vomit comme dit Bernanos justement, de ces cathos qui une fois franchi le parvis de l'église à la sortie de la messe oublient tout. Ce sont aussi et surtout des cathos de conservatoire social, des cathos de niche en quelque sorte qui votent pour leur pire ennemi spirituel en quelque sorte.

     

    Ce n'est pas parce que Freluquet et sa mè...femme donnent de temps en temps des petits coups de goupillon qu'ils sont sincères, juste cyniques, même si les imbéciles haineux cités en début de texte trouveront ça insupportable et les traiteront de grenouilles de bénitier.

     

    Le sens de l'autre, "l'Agapé" c'est bien beau, mais qu'est-ce qu'on fait pour le pognon ? C'est plus important que bien vivre et s'ouvrir ou donner aux autres. Et tout aussi sérieux que le pognon qu'est-ce qu'on fait pour conserver ses privilèges et prébendes le plus longtemps possible ? Qu'est-ce qu'on fait pour éviter au maximum l'exogamie ? Qu'est-ce qu'on fait pour garder ses privilèges et ses réseaux ? Qu'est-ce qu'on fait pour éviter que les gosses se marient n'importe comment et avec n'importe qui ? Par exemple hors de leur milieu social, ce qui est une catastrophe pour ces cathos...

     

    Pratiquer, recevoir l'eucharistie, se marier à l'église, faire faire leur profession de foi aux gosses, les baptiser, les envoyer aux scouts d'Europe, à la chorale, en faire des enfants de chœur deviennent d'abord et avant tout des marqueurs d'une certaine classe de nantis. Le pauvre rabbi, un certain Jésus, qui arpentait les routes de Palestine il y a un peu plus de 2000 ans  ne s'y retrouverait guère. D'ailleurs, ils ne laisseraient pas entrer ce crasseux, ce va-nu-pieds à la messe. Ils le prieraient de faire la manche à la sortie, lui fileraient sans doute un morceau de "quatre-quarts" que Marie-Eugénie la dame du cathé, une "fille gêêêniaaale", fait pour que les enfants de la paroisse aillent aux sports d'hiver.

     

    Ceux qui ont fait les "manifs pour tous", ceux qui ont lutté contre la PMA, se rendent-ils compte que Freluquet veut aller beaucoup plus loin que la loi Taubira ? Ou ne pensent-ils qu'avec leur portefeuille ?

     

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    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil