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De vaines polémiques en vaines polémiques

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clivage, politique, société, arnaque, gilets jaunes, société, amaury watremezJe suis toujours surpris et effrayé, légèrement, il ne faut pas exagérer, sur le net et ailleurs de la persistance de clivages qui n'ont plus lieu d'être et qui n'ont plus grande signification en 2019. Je suis étonné que beaucoup passent encore leur temps à se traiter qui de "facho", qui de "gaucho", à mettre le contradicteur dans une case pratique pour ne surtout pas écouter ce qu'il a à dire. Je ne parle même pas de tous ceux se faisant traiter de "facho" qui passent leur temps à se justifier de penser ce qu'ils pensent en somme.

 

Il y a celui qui pontifie doctement sur le marxisme et le communisme comme autant de dangers encore existants dans le monde actuel, il verra des moujiks révolutionnaires le couteau entre les dents partout. Celui qui ne jure que par le libéralisme à en être plus radical que certains boursicoteurs eux-mêmes. Il y a celui qui pense que la fin du monde est proche, qui peste sur la décadence, celui qui croit que le progrès technique nous sauvera de tout.

 

Et je pense à tous ceux pour qui Emmanuel Macron est un homme de gauche et Les Républicains un parti de droite...

 

Durant le même temps les vrais maîtres de cette société, les argentiers, les financiers, les grands patrons doivent bien s'en amuser :

 

"Non seulement on leur confisque leurs droits sociaux au fur et à mesure mais en plus ils s'écharpent entre eux les cons alors qu'on leur laisse juste de quoi survivre et consommer encore juste un peu, juste suffisamment pour demeurer dociles voire serviles".  

 

J'ai cru comme beaucoup un temps que les "Gilets Jaunes" pouvaient amener une sorte d'union des bonnes volontés, des gens de terrain en recherchant et en trouvant des solutions empiriques contre la précarisation du travail, contre la pauvreté. Ce mouvement né du refus de l'impôt pouvait déboucher sur une refonte du système, un retour au bon sens, à commencer par le bon sens alimentaire, le bon sens du quotidien. Il pouvait aussi faire émerger une problématique délicate et essentielle :

Les français dits de souche ne bénéficient plus de la redistribution.

 

Tout cela resta finalement bien timide, voire timoré. On multiplie les actes sans aller plus loin, sans réflexion politique absolument indispensable derrière. On égratigne le pouvoir, et on lui fiche une belle trouille (cf l'épisode de l'enfoncement de la porte du ministère de Griveaux ou le gilet pare-balles de Macron quand il est en public) mais finalement on ne remet rien en question sur l'essentiel. Et on continue de voter pour la même clique d'oligarques qui jouent la comédie du clivage se distribuant les rôles à la sortie de leurs "grandes" écoles.

 

Et vous amis lecteurs, vous continuez à marcher dans la blague, dans la farce, à y croire à fond vous passionnant pour des personnes que vous enrichissez beaucoup plus que ce vous pouvez rêver de gagner depuis maintenant des décennies.

 

Illustration prise ici

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury - Grandgil

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