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C'était un petit jardin

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jardin, bêtise, écologie, greta thnuberg, amaury watremezIl n'était pas vraiment jardinier, encore moins agronome, et bien que d'ascendance paysanne comme la majorité des français, il était citadin. C'était un fait...

 

Mais quand quelqu'un lui avait soufflé l'idée d'un petit jardin pour les élèves en difficulté, pour les valoriser, les aider à se construire, à avoir d'eux une image meilleure, il avait trouvé l'idée excellente et il avait décidé de se lancer suivant scrupuleusement les conseils qu'on lui donnait pour y arriver. Ce n'était pas bien compliqué pour une si petite surface mais il fallait être rigoureux.

Il l'avait aussi proposé aux enfants solitaires, rejetés par les autres qui venaient trouver refuge dans sa bibliothèque, plutôt que de ressasser leur solitude ou de cuire et recuire leurs problèmes personnels.

 

Les enfants prenaient l'air, sortaient de leurs écrans et avaient une activité saine. Il les laissait faire, ne disant rien pour leurs maladresses mais les aidant à les corriger. Eux non plus n'étaient pas des « Tistou les pouces verts » mais on sentait naître chez eux le plaisir d'avoir à travailler quelque chose de leurs mains. Et lui aussi retrouvait des sensations certainement venues de sa mémoire familiale, il aimait ça mettre ses mains dans le terreau...

Un de ses arrière-grand père était reparti de Montmartre pour venir habiter dans une toute petite ville de Picardie, Ercheux, avec tous ses livres, et faire son potager, il pensait à lui...

 

Un matin, allant jeter un coup d’œil matinal à leur tout petit jardin, vérifier avec un jeune si les plantes avaient besoin d'eau, c'était devenu un petit rituel de récré pour les gosses, ils eurent la très désagréable surprise de trouver leur menthe, leur sauge, leur thym arrachés, balancés par terre n'importe comment, irrécupérables, on sentait toute la bêtise de celui qui avait fait ça, son mépris pour le vivant. Un sanglier eût été moins brutal, moins violent...

 

 

L'imbécile n'avait pas arraché les patates ignorant sans doute que celles-ci poussent sous terre...

 

Ce sale con était donc venu commettre son méfait après une demande d'une de ses collègues. Celle-ci était jalouse du lien qu'il avait développé avec les enfants. Elle ne comprenait pas. Comment se faisait-il qu'un réac, un méchant facho comme lui pouvait y arriver ? Ce n'était pas possible, c'était injuste pour elle qui était une personne beaucoup plus moderne.

Comment y arrivait-il ?

Un genre d'hypnose ?

Un embrigadement c'est certain...

 

Il aurait fallu que les adolescents s'enferment dans leur aliénation ? Qu'ils pleurnichent encore et encore ?

 

C'était du pétainisme son idée de jardin, un truc d'estrème drouaate. C'est sûr. Le retour à la terre, « Goupi mains rouges » et « Jean de Florette » (« la terre qui meurt » de René Bazin les idéologues ne connaissent pas étant ignares)...

Cliché idéologique idiot car on aurait pu m'opposer aussi « le grand bond en avant » de Mao qui a fait des millions de morts. Les imbéciles manquent d'imagination et camouflent bien mal leur mesquinerie. De plus c'était pas logique, le facho peu soucieux de développement durable et d'écologie, intolérant, c'était censé être lui. Cela ne collait pas avec les sempiternels refrains des bien-pensants.

 

La même collègue avait encouragé pourtant les élèves à aller manifester pour sauver le climat avec la sinistre Greta Thunberg quelques temps plus tôt. Lui, il leur proposait du concret, de poser des actes bien loin de l'auto-flagellation civilisationnelle.

 

La mesquinerie est comme la connerie, elles sont d'ailleurs liées, elle fait tout oser...

Il faisait trop de bien ce petit jardin.

Il faisait trop de bien aux élèves en difficulté...

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury – Grandgil

 

illustration prise ici

 

Ci-dessous la chanson de Dutronc qui s'impose

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