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  • A quoi servent les « Décodeurs » de « le Monde » ?

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    decodex-1440x1440.jpgDepuis 2017 des journalistes de « le Monde » ont mis en place un « outil » afin de permettre aux internautes, disent-ils, de vérifier les sources d'information, le fameux « Décodex ». L'utilisateur tape dedans le nom d'un site ou son adresse, et hop il s'y retrouve. Du moins, c'est l'intention avouée au début. Après tout, ce serait louable. Le Net est un tel fouillis d'infos que s'y retrouver n'est pas toujours évident. Cependant, on note qu'il sert surtout à confirmer les thèses véhiculées par l'idéologie bien-pensante et les partis dits « républicains », à commencer par LREM et le PS.

     

    Les « fake news » (vocable popularisé au moment de l'élection de Trump), les « bobards », les fausses nouvelles, mais ça fait sans doute plus sérieux en anglais, viendraient toutes à parcourir les « décodeurs » de la Droite et de nulle part ailleurs, ou alors de la gauche non sociétale quand celle-ci parle de souverainisme. Bref c'est surtout un outil militant. Les « décodeurs » ont d'ailleurs tous un passé « antifa », j'en ai rencontré de par mes activités professionnelles. Ils sont tous de cette gauche plutôt centriste, plutôt sociétale. Ils se sont d'ailleurs hâtés de me « gougueuliser » dés nos premiers échanges...

     

    ...Ils n'ont pas été déçus.

     

    La diversité indispensable, la société multicul, la société « inclusive » y sont des dogmes intangibles dont ils sont les gardiens du temple.

     

    (Nota Bene : le « Checknews » de « Libé » qui ne se pare pas de toutes ces bonnes intentions et de pseudo objectivité est pour le coup beaucoup plus honnête).

     

    Ils sont sollicités par les enseignants, ceux qui veulent absolument demeurer dans la ligne idéologique pure, par les lecteurs soucieux de leur orthodoxie vis à vis de la pensée officielle, par des jeunes à qui l'on ne recommande que cela pour s'informer. Le Web fait très peur aux « décodeurs » car il permet le retour d'une vraie pluralité d'opinions, d'une vraie démocratie en quelque sorte, bien que parfois brouillonne, et cela les emmerde souverainement. Le peuple en effet a moins peur d'eux, de leurs jugements de bourgeois pédagogues sur l'actualité, de leurs diktats, de leur arbitraire.

     

    Depuis quelques temps, depuis l'élection de Macron, ils ont fort à faire avec les justifications. Les dernières en date sur l'incendie de Notre Dame, sur l'indifférence d'un dirigeant du stade rennais au moment de la finale de la Coupe, sont tirées par les cheveux au dernier degré et très amusantes à lire d'un certain point de vue...

     

    Ainsi leur argument principal concernant le questionnement sur les causes dudit incendie consiste surtout à dire que se questionner c'est être d’extrême droite forcément, donc suspect de vouloir renverser la démocratie. Se dire de droite sans rentrer dans une justification moralisatrice c'est pour eux de toutes manières ètre fâââchiiste...

     

    Évoquer le «vent » que concrètement le président se prend quand on regarde la vidéo du match « PSG/Rennes » c'est oublier que sans doute avant ils s'étaient serré la main mais que ça n'a pas été filmé, bien sûr...

     

    Diffuser cette photo, cette vidéo où l'on voit clairement Macron et Édouard Philippe se retenir à grand-peine de rire en arrivant sur le parvis de Notre-Dame, c'est aussi être fâââchiiste, populiste, j'en passe et des pires. Ici la justification était que oui bien sûr ils rigolent mais qu'arrivés ils ont pris une mine grave, ce qui change tout.

    J'invite le lecteur attentif à aller sur le site des déconn...deurs dont je donne l'adresse en début de billet. Il verra que je ne raconte pas d'histoires...

     

    Pour nos « décodeurs » on note donc que la réalité c'est ce qu'ils en décident eux. Que la réalité de toutes façons pour eux c'est le mensonge si elle ne colle pas avec leurs opinions.

    Moi-même, deux ou trois choses que j'ai mises et que je laisse dans mes textes ont été « fact checkées » selon leur expression. Je serais un « satiriste d'extrème droite », très « caustique », je cite leurs termes. Car j'ai été signalé à leur juste courroux (sic) par deux ou trois « indics » selon cet atavisme qui veut qu'en tout bien-pensant il y a un auxiliaire de police qui ressort toujours...

     

    Et c'est ainsi qu'Allah est grand.

     

    Amaury – Grandgil

     

    illustration empruntée ici

  • Ballade dans le Paris mondialisé...

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    paris, ballade, mondialisation, société, politique, amaury watremezJe suis d'une longue lignée de « piétons de Paris ». On ne découvre et on apprécie bien cette ville qu'à pieds. J'aime bien me balader et retrouver des quartiers, des rues de mes souvenirs ou du cinéma des années 50-60. Je ne suis pas dans la nostalgie à tout crin, ce n'était pas parfait ces époques. On est loin des belles histoires à la « Amélie Poulain », les immeubles à la « Amélie Poulain » ça sentait la pisse, le chou cramé et dans les escaliers les clodos essayaient de peloter les jeunes filles. Mais on y trouvait malgré tout encore un art de vivre populaire bien particulier. 

     

    Il a totalement disparu.


    Dans les bus, des africains ne parlant qu'entre eux et fort 
    Qui crient au racisme des qu'on leur met le nez sur leurs incivilités …

    Ils ne montent que par l'arrière du bus et se sentent offensés, ou jouent l'offense dés que quelqu'un s'aventure à leur demander de payer leur billet.

    Les commères s'entassent toutes ensembles, parfois poussettes contre poussettes au milieu des transports en commun.

     

    Ils veulent vivre comme « au pays » et non comme en France. Dans des quartiers parisiens où ils sont majoritaires, les marchés sont comme en Afrique ce qui permet à quelques bourgeois pédagogues de se procurer quelques émotions fortes à peu de frais, de l'exotisme bon marché, et du personnel de maison sans charges...


    Des pakistanais dont on croirait qu'ils causent une langue inventée par des gosses, ils palabrent encore et toujours, parfois s’engueulent, mais contre le blanc qui demande du calme, on se ligue tous ensemble... 

     

    ...Cela arrive tellement rarement il faut dire.


    Il y a ces arabes qui s'interpellent en s'appelant frère mais seulement entre eux. Ne sont frères et éventuellement sœurs que leurs coreligionnaires.


    Ce sont des endroits traversés qui ressemblent à Jérusalem Est.
    De plus en plus.

    Jérusalem Est pendant la guerre des six jours...


    De loin en loin on a quelques français qui font semblant de rire en rougissant à la première provocation...

     
    Qui font mine de se concentrer fébrilement sur leur smartphone...

     

    ...Mais cela ne trompe personne.


    Qui se replient sur eux.


    Qui font semblant de ne pas voir la haine à leur encontre exprimée sans complexes...

     

    D'aucuns semblent même l'accepter, la trouver normale, vu leur discours de masochisme mémoriel continuel...

     

    Qui se lèvent aussi le sourire un peu de travers si un « divers » demande leur place, on le voit souvent.

     

    Voire même, on peut croiser de plus en plus de ces personnes s'habillant comme les gamins des banlieues, avec le même « survêt » informe, la même casquette, le même sabir incompréhensible qui n'est plus du français. Parce qu'ils sont lâches et qu'ils préfèrent se fondre dans le clan que rester eux-mêmes. Il y a même de ces « rastas blancs ».

     

    Les jeunes filles sont toutes sur le même modèle, toutes copiant le « louque » des « influenceuses » de « Youtube » ou autres réseaux dits sociaux comme bien entendu Kim Kardachiant : jean slim, sourcils épais « artistiquement » taillés, « Stan Smith » aux pieds, le gadget électronique comme vissé à la paume de la main, tout comme les écouteurs dans les oreilles...


    Au bout d'un moment le plaisir de la promenade s'estompe. 


    On se frotte les yeux.


    On est bien à Paris...

     

    On va reprendre le train pour la banlieue...

     

    Dans la gare on croise quelques touristes qui cherchent des traces du Paris des films romantiques, des « bobos » en trottinettes électriques glissant silencieusement au milieu de la foule, indifférents à ce qui les entoure...

     

    Et c'est ainsi qu'Allah est grand.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

    photo d'illustration de l'auteur

  • Des mégots ignifugés

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    Illustration empruntée ici

     

    Notre Dame, incendie, mégots, politique, amaury watremezDans la presse « mainstream » hier on pouvait lire un certain nombre d'articles que je trouve personnellement abjects suggérant que c'était les ouvriers travaillant sur le chantier de restauration de Notre Dame qui avaient mis le feu en jetant leurs mégots sur les poutres, des mégots que l'on a d'ailleurs retrouvé intacts (une petite recherche google de cinq secondes pour trouver lesdits articles à ce lien). Ce sont des cigarettes drôlement résistantes, il conviendrait de reconstruire la charpente de la cathédrale avec pour avoir du solide. Ce serait original et très français, une charpente toute en « gitanes » maïs.

     

    Imaginons...

     

    Les calomniateurs, qui ont finalement le mépris habituel des petits bourgeois envers les métiers manuels, n'ont même pas de bon sens. Ont-ils vu ce que ça donne un mégot sur une poutre ? On se demande aussi s'il est tellement certain que la cause est accidentelle pourquoi jeter l'opprobre et la suspicion sur des professionnels faisant bien leur métier, qui vont y perdre leur réputation, qui vont eux-mêmes se sentir très mal. On imagine très bien un « communicant » de Freluquet se frapper le front persuadé de son idée géniale : on va accuser les prolos comme ça ce sera emballé...

     

    On ne sait pas remarquez, peut-être que c'était un mégot de la taille de celui en illustration, on le fume à vingt ou trente. C'est de la tabagie conviviale.

     

    Bien sûr, ce n'est pas dit de manière aussi directe, mais il est largement suggéré que c'est ça la cause de la tragédie, ces « ploucs » d'ouvriers. Je trouve le concert de toutes ces saloperies en chœur littéralement parlant abject, et on la sent encore mieux ici la collusion entre les médias et le pouvoir. Pouvoir qui rappelons le connaissait parfaitement à l'entendre les causes « accidentelles » le soir-même avant toute enquête, décrétant ensuite que tout questionnement de bon sens était soit fââchiiste, soit complotiste. Le procédé est ici criant, il faudrait être idiot pour ne pas le voir. Plus c'est gros, plus ça passe, et là c'est bien martelé un peu partout...

     

    Mais cela fonctionne encore sur trop de monde dans la terreur d'être catalogués parmi les fââchiistes !

     

    On l'a bien vu encore avec ce qui est arrivé à Nathalie Loiseau, dont on a retrouvé des traces de son engagement au GUD pendant sa jeunesse, un mouvement dont elle assure ne pas avoir compris l'orientation, nous prenant pour des andouilles. Pourquoi n'assume-t-elle pas d'avoir eu des convictions nationalistes ? Alors que d'autres ont écrit des livres de mémoires atroces sur leur goût pour les petits enfants, que d'aucuns ne se sont jamais excusés d'avoir été des « porteurs de valise », donc complices de terroristes. Il a fallu qu'elle se justifie. Elle rappelle d'ailleurs par son comportement de dénégation fébrile ces curés défroqués qui demeurent quoi qu'ils arrivent des curés, passant le reste de leur vie à se justifier de leur retournement de veste, à ètre encore plus radicaux que les autres.

     

    Et puis désigner les clopes que ces travailleurs honnêtes fumaient en faisant leur boulot c'est aussi être dans l'hygiéniquement correct. Cela permet une leçon de morale supplémentaire faite au petit peuple. Je précise que je n'ai jamais fumé et que je n'ai jamais compris le plaisir de la clope, mais il ne me viendrait jamais à l'esprit de faire de la leçon de morale à ces types qui travaillent très dur. Un ouvrier non seulement doit travailler dur, et beaucoup plus d'années comme Freluquet va sans doute l'annoncer, mais en plus il devrait n'avoir aucun moment de petit plaisir pour décompresser.

     

    D'autres encore rejetteront la faute sur les ecclésiastiques, ceux-ci de toutes façons prompts à tendre la verge pour se faire battre. Ils se feront accuser des brèches de sécurité sans réagir, on a déjà pu entendre le père Chauvet, recteur de Notre Dame, évoquer un bug informatique du système faisant battre les cloches, sans trop savoir...

     

    Et c'est ainsi qu'Allah est grand.

     

    Amaury - Grandgil

  • Pâques

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    société, politique, christianisme, amaury watremez, pâquesIl y a un peu plus de 2000 ans les disciples d'un "rabbi" qui traînait sur les routes de Judée avec ses amis en mangeant et buvant chez tous ceux qui avaient la plus mauvaise réputation à l'époque, tous les infréquentables (des publicains, un pharisien, des pêcheurs, des petits voyous, un "collabo"...), annoncèrent sa Résurrection après sa mort peu glorieuse à vue humaine sur une croix de honte à son époque.

    Un bel échec apparent que sa prédication en apparence, trahi par tous, mort misérablement et torturé..

    C'est précisément de cet événement que découlent en grande partie toutes nos lois, notre vision du monde que l'on soit croyant ou pas, c'est là le creuset de notre civilisation. C'est sur la ferveur qu'il a suscité que les cathédrales étaient bâties par nos ancêtres. Et que nous l'oublions depuis quelques temps déjà, que l'on soit chrétien ou pas.

    La photo montre le tombeau vide du Saint Sépulcre, qui n'est pas le vrai lieu (ce serait plutôt la crypte dite de sainte Hélène) les croisés s'étant trompés ainsi que pour beaucoup de lieux saints. Mais qu'importe, c'est là que nos anciens se sont rappelés de ce moment le plus souvent. On ne prie pas mieux à Jérusalem que dans une petite église de nos campagnes, mais c'est là le point nodal de notre civilisation, ou ce qu'il en reste, vers ce point que Notre Dame est tournée...

  • Un homme nommé Macron

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    (projet de spectacle dans la veine de ceux de Robert Hossein)

     

    macron, notre dame, société, politique, anne hidalgo, amaury watremezLecture du jeudi Saint du 18 Avril 2019, deuxième année de l'an de grâce de la Start Up Nation :

    Or, il advint qu'en sa quarantième année, la grande église du centre de sa capitale brûla d'une grande fumée jaunâtre qui n'était pas du tout provoquée par l'emploi de thermite ou de produits pétroliers. Sa flèche qui se dressait jusque là au-dessus de la tête de la populace s'effondra et son toit avec. Macron et ses disciples de se réunir aussitôt pour décider quels actes prendre ou sinon le peuple gronderait.  Ils allèrent bien vite sur le parvis de la cathédrale en compagnie des saintes femmes de Paris. Anne Hidalgo était à sa droite et Edouard Philippe son premier disciple à sa gauche.

     

    La sainte mè...épouse d'Emmanuel tenait sa main. Comme ça il avait moins peur des flammes...

     

    Emmanuel ne fit qu'esquisser quelques gestes de bénédiction de la foule forcément ingrate et fit demi-tour. Pendant ce temps, les gilets jaunes complotaient et méditaient de lui couper la tête avec les réactionnaires et tous les séditieux. Heureusement, Christophe, le disciple qu'Emmanuel aimait veillait et se posta devant l'entrée de la nef endommagée, nef nommée crypte par des journalistes qui y voyaient sans doute un signe de la mort de leur culture.

     

    Sa sainte mè...épouse lui souffla alors de faire appel à ceux qui le suivaient en cachette depuis le début et qui l'aidaient modestement, taisant les secours qu'ils apportaient à Emmanuel. C'était des marchands du temple que dans sa grande mansuétude il ne voulait pas chasser du temple si ceux-ci donnaient de leurs deniers, au contraire il promit de leur rendre honneur ensuite en montrant leur nom un peu partout dans Notre Dame où la masse des fidèles croyant était de plus en plus clairsemée.

     

    On y voyait surtout la longue cohorte des touristes et peu de pèlerins...

     

    Las, Emmanuel n'en pouvant plus voulait faire une déclaration solennelle dont il avait le secret :

     

    "Mes amis, en vérité je vous le dis, en cinq années nous rebâtirons ce temple, en cinq ans, nous la referons plus belle et adaptée à notre époque, plus moderne. Je pense d'ailleurs à demander l'installation de la fibre pour que tous les fidèles sans exception aient accès à la wifi. Bienheureux les paroissiens de demain qui pourront consulter leur mail et continuer de prier, bienheureux les touristes qui viendront au moment des Jeux Olympiques".

     

    La sainte femme qui le suivait qui s'appelait Anne se réjouit et chanta ses louanges. Elle avait eu très peur que ses jeux, ses jeux à elle, soient annulés. Mais ils auraient lieu grâce aux bienfaits du très haut, du très bon, du miséricordieux. "Et c'est ainsi qu'Allah est grand" se dit-elle.

     

    Image empruntée ici

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • En regardant la flèche de Notre Dame tomber

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    Notre Dame, incendie, société, politique, amaury watremezA tous les Quasimodo, les Clopins, a tout le petit peuple de Paris qui était chez lui dans Notre Dame...

    A toi mon Esmeralda chérie...

    Hier, Notre Dame de Paris a brûlé sans discontinuer pendant des heures et des heures, certainement suite à une "erreur humaine" due à un des ouvriers travaillant à la réfection de l'édifice.

     

    Nous dit-on.

     

    On ne peut quand même s'empêcher de songer très fort à toutes les profanations, tous les dégradations qui ont lieu depuis des mois, à l'incendie criminel de Saint Sulpîce...

     

    Si la structure de la cathédrale est debout, et si elle sera sans doute reconstruite avec le temps, le symbole est fort. Il parle de notre pays moralement en ruines, de notre société en miettes. Pleurer ? Oui, comme à chaque tragédie maintenant, on peut pleurnicher, déposer des petits nounours, des bougies, et continuer à pleurnicher encore, en chœur. On peut aussi. On pourrait également enfin sortir de notre torpeur et retrouver notre lignée, se souvenir enfin de qui nous sommes et d'où nous venons.

     

    Notre Dame était là, immense vaisseau de pierre posé au milieu de la ville, comme tant de cathédrales et d'églises, elle montrait ce qu'était le creuset de notre  civilisation, le vrai creuset. Car que l'on soit croyant, que l'on se dise agnostique, athée ou juste indifférent, voire païen, notre mode de vie a été forgé sur les valeurs du Christianisme. Ceux qui ne nous aiment pas ne s'y trompent guère. Il faut les écouter de temps en temps. Pour eux, nous sommes tous des mécréants, tous des "koufars". Il avait fallu un écrivain pourtant païen revendiqué comme Dominique Venner pour essayer de nous réveiller il y a quelques années déjà...

     

    Ce matin dans le train de banlieue que je prends quotidiennement, traversant le "9-3" oh on ne manifestait pas trop bruyamment sa joie mauvaise mais on souriait en coin, on se réjouissait à demi-mots, c'était enfin une revanche, un signe d'Allah contre les infidèles...

     

    Notre Dame était là, elle semblait éternelle, inamovible. On pouvait chipoter sur les catholiques, les accuser de tous les maux, ce qui est facile, la plupart sont maso. On pouvait ergoter sur l'identité nationale, la cathédrale serait toujours là comme une mère un peu négligée mais que l'on croit indestructible. Il serait bien temps à sa maturité enfin venue de faire sa crise mystique, syncrétiste ou non.

    Certains catholiques se réjouissaient d'être des moutons sacrificiels, des agneaux prêts au bûcher, pas de haine disaient-ils, la prière, l'amour tous se tenant par la main.

     

    En observant Emmanuel Macron, sa mè..femme et sa clique, Anne Hidalgo qui avait le regard d'un lapin pris dans les phares d'une voiture s'amener dans le quartier vers minuit, on songeait à d'autres épisodes historiques. Freluquet était sans doute maquillé tel Napoléon III à Sedan en 1871 durant la débâcle. Tous était écrasés déjà par le poids de l'Histoire qu'ils sont incapables de saisir, de relever. Ils avaient hier sous les yeux le résultat concret de leur incompétence, de leur haine profonde et viscérale de tout ce qui est la France, de tout ce qui peut rappeler également notre creuset chrétien. Ils détestent tout ce qui est profond, tout ce qui est beau, tout ce qui nous ramène à la terre.

     

    Tous ces fossoyeurs de ce qui est beau et grand en France, n'ont-ils aucune pudeur ? Que n'ont-ils été chassé du parvis aussi sec ?

     

    Notre Dame n'est pas qu'un monument, n'est pas qu'un tas de pierre et de bois, n'est pas qu'un patrimoine abstrait, un endroit que l'on visite puis que l'on oublie, comme je l'ai entendu à la télévision. Elle a été construite par la ferveur de ses bâtisseurs, elle appartenait au peuple de Paris, aux petites gens depuis quelques temps déjà chassés de la capitale. Depuis sa construction, elle était un asile pour les pauvres, les précaires, les éclopés de la vie comme Victor Hugo le décrit magnifiquement dans "Notre Dame de Paris".

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration prise ici

     

    Dans le livre X de "Notre Dame de Paris" prophétique Hugo

    « Tous les yeux s’étaient levés vers le haut de l’église. Ce qu’ils voyaient était extraordinaire. Sur le sommet de la galerie la plus élevée, plus haut que la rosace centrale, il y avait une grande flamme qui montait entre les deux clochers avec des tourbillons d’étincelles, une grande flamme désordonnée et furieuse dont le vent emportait par moments un lambeau dans la fumée. »

     

    « Et au-dessus de la ville, indifférente, la cathédrale seule veillait, demandait grâce, pour l’indésir de souffrances, pour l’inertie de la foi que révélaient maintenant ses fils, en tendant au ciel ses deux tours ainsi que deux bras, simulant avec la forme de ses clochers les deux mains jointes, les dix doigts appliqués, debout, les uns contre les autres, en ce geste que les imagiers d’antan donnèrent aux saints et aux guerriers morts, sculptés sur des tombeaux. »

    J-K. Huysmans, La Cathédrale (1898)

    "Mon beau navire ô ma mémoire
    Avons-nous assez navigué
    Dans une onde mauvaise à boire
    Avons-nous assez divagué
    De la belle aube au triste soir..."

    (Guillaume Apollinaire)

  • Alors que Notre Dame s'effondre

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    Je pense à "l'étrange défaite" de Marc Bloch et les phrases en dessous ce soir...
    "Un jour viendra, tôt ou tard, j'en ai la ferme espérance, où la France verra de nouveau s'épanouir, sur son vieux sol béni déjà de tant de moissons, la liberté de pensée et de jugement. Alors les dossiers cachés s'ouvriront ; les brumes, qu'autour du plus atroce effondrement de notre histoire commencent, dès maintenant, à accumuler tantôt l'ignorance et tantôt la mauvaise foi, se lèveront peu à peu ; et, peut-être les chercheurs occupés à les percer trouveront-ils quelque profit à feuilleter, s'ils le savent découvrir, ce procès-verbal de l'an 1940."
    Marc Bloch.

  • Bientôt un "ministère de la vérité"

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    politique, schiappe, Denormandie, brigade anti discrimination, amaury watremezL'inénarrable et finalement sinistre Marlène Schiappa et le non moins inénarrable Julien Denormandie lancent une "brigade anti-discrimination" (voir à ce lien). C'est en somme un encouragement à la victimisation de certaines "communautés" qui ne les ont pas attendu pour commencer. N'importe quel employé incompétent, n'importe quel cossard, élève ou étudiant paresseux, n'importe quelle femme ne faisant pas son travail pourra désormais avertir cette brigade pour justifier qui sa paresse qui son incompétence par du racisme, de l'homophobie, quelque chose qui rappelle les "z-heures les plus sombres de notre histoire" (TM°) en quelque sorte...

     

    La délation va marcher à plein, c'est paraît-il déjà le cas dans les CAF et agences de Pôle Emploi. Certains ne perdent pas les bonnes habitudes depuis l'Occupation.

     

    Toute personne un peu avisée sait très bien que toutes les discriminations ne seront pas vraiment combattues. Ainsi la pire qui est celle au physique.  C'est déjà le cas avec la Halde qui a l'indignation sélective. En 2008 je l'avais averti pour le principe qu'un employeur qui aurait pu me recruter ne l'avait pas fait à cause "de mon apparence", je cite ses termes. J'étais encore très naïf. J'avais eu au téléphone une personne s'étant ouvertement payé ma tête.

     

    J'avais compris. J'aurais dû évoquer de l'antisémitisme ou que sais-je encore ? Là j'aurais eu des chances d'être écouté.

     

    Il faut dire que les "divers" qui sont la clientèle visée par ce "coup de com" bien démago représenteront bientôt 10% du corps électoral, de quoi gagner ou perdre une élection, faire carrière ou pas pour tout ces cyniques et autres opportunistes.

     

    Emmanuel Macron ses sbires et LREM continuent comme la gauche sociétale avant eux à suivre point par point la stratégie électorale suggérée par "Terra Nova" (voir à ce lien). A savoir, comme les couches populaires votent maintenant en majorité RN on les considère comme perdues et on se tourne vers l'électorat issu de l'immigration afin de retrouver une assise autre que les bourgeois pédagogues et autres nantis prétentieux. D'où leur laxisme et complaisance à laisser faire et monter en puissance les pires extrémismes religieux obscurantistes. Ils savent très bien ce qu'ils font, le pouvoir à leurs yeux justifie sans doute d'abandonner des populations entières à des fanatismes d'un autre âge, enfin un fanatisme particulièrement, l'islamiste.

     

    Après cette brigade qui aura des conséquences liberticides alors que déjà la moindre communauté même rêvée, même idéalisée, le moindre groupuscule judiciarise toute expression lui paraissant contrevenir à la vision qu'il a de lui-même, à quand un ministère de la Vérité qui dictera quoi penser, quoi dire au bon peuple ? On me dira, ça existe déjà plus ou moins, c'est l'Éducation Nationale.

     

    Illustration empruntée ici

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • La Droite française introuvable

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    La Droite existe-t-elle en France ?

    politique, droite, société, gauche, social démocratie, amaury watremezDepuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale la Droite est honnie, vilipendée et rejetée car accusée d'être le seul camp politique à avoir collaboré durant l'Occupation. D'ailleurs on évoque l'extrèème droite ou l'ultra-droite à son sujet, celle dite "républicaine" étant plutôt composée de sociaux démocrates conservateurs dans les mœurs collectives et individuelles en somme. Quand on regarde le film de Depardon (voir extrait ci-dessous) sur la campagne de Giscard en 1974, on se dit que les idées de celui-ci sont de gauche, de la gauche sociétale, mais bel et bien de gauche. Chirac a été formé politiquement à gauche, Macron aussi...

    Avec une appétence plus forte pour le libéralisme que les autres quant à lui et malgré son "éthos" bonapartiste. Rappelons d'ailleurs en passant que Bonaparte lui-même arrive au pouvoir pour "sauver" la Révolution et éviter le retour de la monarchie, instituant un pouvoir tyrannique pour cette raison.

     

    Historiquement que la Droite ait été majoritaire dans les rangs des "collabos" est d'ailleurs complètement faux :

    La "chambre " des députés qui donne les pleins pouvoirs à Pétain est celle du Front Populaire de 36, celui des "congés payés". Ce ne sont pas des députés spécialement de droite...

    Pierre Laval est un radical, et non issu de l'Action Française, et je ne parle même pas de tous les hauts fonctionnaires - dont Bousquet- faisant carrière à Vichy, ce sont tous des "républicains" bon teint. Quant au Maréchal lui-même il est considéré comme un militaire "progressiste" malgré sa répression des révoltes de "poilus" de 1917, un militaire inoffensif qui se laissera manipuler sans problèmes ...

     

    Rien n'y fait, la gauche dite morale s'est instituée en arbitre des élégances politiques et demeure dans ce rôle distribuant les bons et mauvais points. Et le pire avec l'assentiment de la droite elle-même qui passe son temps à se justifier d'être de droite, à se justifier d'être souverainiste, soucieuse de l'identité de ce pays, de sa culture, de son histoire. Y compris la droite de "Debout la République" ou du "Rassemblement National". On  y donne sans cesse des gages aux bourgeois pédagogues. Ainsi dans la plupart des groupes de "gilets jaunes" ou sur les "pages" et sites de droite réputée bien à droite droite...

     

    N'importe quelle tribu reculée de Papouasie Nouvelle-Guinée a le droit le plus strict aux yeux des bien pensants le plus strict de se réclamer de celle-ci, les français non. On les accusera immédiatement de racisme, de xénophobie, j'en passe et des pires. Cela évite de se pencher sur des sujets de réflexion graves ou ennuyeux comme en ce moment l'insécurité endémique dans ces quartiers où la loi française n'a "de facto" plus cours.

     

    Las ! Le nationalisme c'est le Mal absolu dans la tête de nos élites qui ont déjà enterré depuis longtemps la France  -y compris dans la tête de nos élites dites "politiquement incorrectes" qui ne dépassent jamais cette ligne rouge-. Le nationalisme, les idées de droite, c'est ce qui conduit à la guerre forcément, aux dictatures, aux pogroms, à la brutalité des "nuits de Cristal", des "ordres noirs".

     

    On nous prédit depuis longtemps déjà un "retour de balancier" vers le conservatisme et la Droite mais qui ne vient pas. Il faut qu'il soit toujours enrobé dans de la guimauve "sociale-démocrate"...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée ici

  • Prof et de droite

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    Quelqu'un me disait il y a peu qu'en fait en France il n'y a pas réellement de Droite, juste une gauche molle, centriste, une gauche sociétale et une gauche concrètement révolutionnaire, ce qui n'est pas faux, la droite étant assimilée depuis 1945 ce qui historiquement est faux à la collaboration.
     
    Que cette gauche "marais" un rien fangeux domine tous les débats arbitrairement depuis, distribuant les bons et mauvais points...
    Bien entendu ce marais 'est largement représenté chez les profs...
     
    Je suis prof et de droite, et d''éducation catholique, et dans le public. Je cumule...
    Les opinions que j'ai, sur la morale, le civisme, la citoyenneté, se transcrivent tangiblement dans ma perception du rôle d'un enseignant. Ce qui fait que je suis bien entendu considéré depuis 27 ans que je suis dans l'Educ nat comme réac, facho, j'en passe et des pires...
     
    Si cela s'arrêtait au débat d'idées, ce ne serait pas grave mais il y a toujours un collègue qui fait du zèle et qui en parle à la direction ou l'administration ce qui me vaut de me retrouver régulièrement suspecté de diverses intentions perfides envers la démocratie, de par des lettres anonymes envoyées à ma hiérarchie.
     
    Je ne suis pas pourtant pas le seul prof de droite statistiquement parlant, mais le simple fait d'affirmer son indépendance d''esprit fait que l'on est irrémédiablement ostracisé. En salle des profs, ça chuchote, ça murmure me prêtant divers engagement obscurs. Je m'étais dit qu'à Paris je ne subirai plus ça, que l'ouverture y serait supérieure, ce qui était faux archi faux.
     
    C'est pire.
    Le politiquement correct et l'idéologie bien-pensante y sont très durement représentés...
     
    Car dans l'EN si on peut être LGBTQ+ militant, communautariste, ou d’extrême gauche on a pas le droit d'être de droite, tout simplement, ce qui ne va pas s'arranger avec la fameuse école dite de la confiance de Blanquer où là il ne vaudrait mieux pas être autre chose que libéral libertaire.
     
    Sic Transit Gloria Mundi, Amen
     
    Amaury - Grandgil
     

  • Une situation assez compliquée ?

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    Julia, transgenre, République, manif bouteflika, société, politique, amaury watremezJulia est la personne "transgenre" qui a été agressée dimanche en marge d'une manifestation anti-Bouteflika à laquelle elle voulait participer. "Je commençais à me rendre compte que j’étais dans une situation assez compliquée." a dit Julia à France Inter.

    Tu m'étonnes Julia !

    Tu étais entouré de quelques dizaines d'individus manifestement agressifs et clairement homophobes dans leurs propos. Ces individus étaient sans doute des adhérents de "la Manif pour tous" puisque personne n'a semble-t-il remarqué qui ils étaient et d'où ils venaient. Les médias sont d'une grande discrétion sur la question (voir à ce lien).

     

    On note aussi en passant durant cette manif que personne n'a été gazé ou blessé par un tir de LBD.

     

    Julia interviewée le lendemain au journal télé et dans diverses émissions a dit un truc du genre "Vous n'aurez pas ma haine" (voir à ce lien), que l'agressivité des agresseurs, leur violence, leur brutalité n'avaient rien à voir avec leurs origines ou leur religion. Flattée sans doute de cette soudaine notoriété, Julia sort ce que l'on attend d'elle. Sans doute a-t-il (elle ?) été "briefée" ?

    Ce qui est ironique dans l'histoire est que ses bourreaux d'un soir sont pour la plupart des clients honteux d'autres "trans", ceux du bois de Boulogne, ou de prostitués masculins...

     

    Ce type d'agressions est quotidienne pour de nombreuses personnes dont les journalistes ne parleront pas car ni "transgenre" et, ou homosexuelles, ni victimes d'antisémitisme. Il y a un deux poids deux mesures évident. Si ces français d'aucune "communauté" bien vue osent ébaucher l'ombre d'une plainte ils se font automatiquement traiter de racistes voire pire encore. Il faut dire que ceux qui les insultent ne vivent pas dans les quartiers en périphérique des villes dorénavant réservées aux plus riches, Paris particulièrement.

    Cela met en valeur l'ego de ces bourgeois pédagogues de défendre des "transgenre", cela fait d'eux de tels humanistes ma bonn'dame ! dEs humanistes modernes attention ! Des humanistes hypocrites qui pour la plupart ignorent la réalité médicale crue et triviale derrière les belles et grandes intentions.

     

    En effet la plupart des "transgenre" sont en fait soumis aux laboratoires qui fournissent des "injections" d'hormones quotidiennes obligatoires afin de "stabiliser" la transition, des "injections" notoirement sous-dosées afin de maintenir la dépendance à ces produits de ces gens. Pour ceux qui ont les moyens financiers, c'est presque supportable, les autres sombrent pour la plupart très vite dans la prostitution occasionnelle ou non.

    On est loin des "folles" flamboyantes...

     

    Julia a fait preuve de beaucoup de naïveté, de candeur et aussi d'un zeste de narcissisme, se disant que finalement pour une fois on la remarquerait au milieux de la foule anonyme, qu'on parlerait de son histoire. Au moins a-t-elle (il) obtenu son quart d'heure de gloire...

     

    Image empruntée ici

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • "Bientôt la tournet !"

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    musique, mythomanie, société, politique, sosies, amaury watremezLa réalité dépasse très souvent largement la fiction. Ainsi je me souviens très bien des habitants de Nézel, petit village que j'habitais non loin d'Épône : le cafetier était un géant de deux mètres aux mains comme des battoirs marié à une toute petite femme, il avait comme client une ancienne prostituée parisienne dévouée à son mari mourant, et un retraité de la SNCF qui parlait comme dans les films d'Audiard, surnommé "pot aux roses" car il prétendait connaître tous les secrets cachés de cette micro-société. Aucun écrivain n'aurait osé écrire le genre de scènes que l'on pouvait voir sans se dire que ça ferait vraiment trop exagéré.

     

    Yann Moix dans "Podium" (voir à ce lien) est ainsi largement en deçà de la réalité quand il parle de son "héros" sosie de Claude François. J'en veux pour preuve les "pages" facebook de sosies officiels ou non du chanteur dont ils enjolivent l'histoire, tous persuadés que leur ressemblance souvent très mince saute aux yeux, tous persuadés qu'ils ont au moins une parcelle de son talent, tous convaincus d'être devenus eux-mêmes des idoles, arc-boutés sur leurs certitudes contre l'évidence même de leur anonymat au-delà d'un certain cercle.

     

    J'avoue faire partie d'un de ces fan-clubs (voir à ce lien) qui sont à la fois attendrissants par la dévotion des fans et très drôles par le ridicule involontaire de l'idole ou de ses adorateurs, de leur fautes d'orthographe énormes à rédiger des "prières" de dévotion pontifiantes et se voulant d'un sérieux de pape sur la vie ordinaire des sosies transformée en aventures formidable.

     

    On me rétorquera que bien entendu ils ont le droit de vivre dans un rêve après tout, s'ils ne causent pas de tort à leurs proches. Pourquoi les obligerait-on à se replonger dans un réel pour eux très déplaisant et grisâtre si leur monde de fantaisie leur convient ?   

     

    Ils rappellent un des types de "cons", dans l'acceptation psychologique du terme dont il est question dans le livre "Psychologie de la connerie" (voir mon article à ce lien), de la catégorie des inoffensifs :

    Les naïfs mythomanes totalement sincères car ne doutant pas eux-mêmes une seconde de la véracité des sottises qu'ils racontent sur eux-mêmes et leur entourage, toujours au premier degré, certains devenant des tyrans domestiques, tel ce  Dgilly Claude François filmé dans une émission de "témoignages" avec sa compagne Paola, voir à ce lien, au nom de leur "art" et celui de la vedette. Et pour DGilly de son perfectionnisme dans le mimétisme avec "Claude". Il en sûr, comme il le dit "Claude m'habite", "le pénètre" avant chacun de ses spectacles.

     

    Car il a parfois aussi, comme tous ses semblables des formules involontairement malheureuses...

     

    DGilly est sans doute le roi des sosies, le meilleur d'entre eux, le plus flamboyant, le plus inconscient sans doute de tout les travers évoqués ci-dessus. Il s'est même essayé à enregistrer un "45 tours" d'une de ses compositions (voir à ce lien). On l'admirera sur la pochette entouré de jolies femmes, rêvant sans doute de faire autre chose que de chanter sempiternellement "Alexandrie, Alexandra" lors de "foires à la saucisse" ou de "journée Bacalhau" dans des restaurants disons moyens qu'il est certain d'illuminer de sa présence.

     

    Et puis que l'on parle de lui en bien ou en mal, au fond on parle de lui.

     

    Ces mythomanes trouvent dans Internet et les réseaux dits sociaux le moyen d'amplifier considérablement leur mythomanie, persuadés de la rendre réelle en l'évoquant. Il n'y a pas que les sosies de Claude François, on ne compte pas les auteurs en herbe, les musiciens autodidactes tous génies méconnus bien entendu. Certes il y en a qui ont un vrai talent, mais ils sont rares. Et eux aussi sont très naïfs ignorant que ce qui fait la réussite et la célébrité de certains c'est l'endogamie sociale, les réseaux et l'argent au départ, les compromissions etc...

     

    DGilly, notre roi des sosies, la fameuses "idole années 80", loin des paillettes et de la nostalgie disco, de sa "tournet" européenne en devenir et du "suxée" bientôt de retour (pour employer son orthographe à moins que ce ne soit celle de  sa production, pardon de "la Prod" comme on dit parmi les initiés), est beaucoup plus sympathique dans le documentaire qui a été réalisé sur sa région l'Auvergne qu'il évoque finalement très bien (voir à ce lien). Mais s'en rend-il bien compte ?

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration prise ici

     

    Ci-dessous "l'hommage" d'un certain Yannick à Claude, un usurpateur du trône de DGilly c'est certain

  • "Che n'ai chamais édé membre du barti nazi !"

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    Les cinquante ans et plus de "les Producteurs" de Mel Brooks

    les producteurs, mel brooks, société, cinéma, films, amaury watremezEn 1968 sortait "les Producteurs" de Mel Brooks réédité cette année en 4k (voir au lien et vidéo ci-dessous) dans une version restaurée. Autant l'avouer tout de suite, ce film est ma comédie préférée. Le rire y est considéré à notre époque encore comme de très mauvais goût, c'est ce qui en rend la vision d'autant plus jouissive. J'ai parcouru les sites de critiques qui tous froncent le nez devant je cite les scènes sexistes, homophobes et suspectes de bien d'autres choses. Je n'évoquerai pas ici la gérontophilie certes intéressée d'un des personnages. Le thème même de l'histoire est en soi scandaleux, pour les bourgeois pédagogues, une comédie musicale sur Hitler.

    Et le fait que Mel Brooks (voir sa bio ici) lui-même soit juif n'y change pas grand-chose.

     

    Un petit comptable, Léo Bloom, joué par Gene Wilder, vient questionner un producteur de Broadway déchu, Max Bialystock, Zéro Mostel, acteur auparavant "blacklisté", sur ses affaires peu florissantes. Incidemment, Léo qui s'ennuie ferme dans sa profession donne une idée lumineuse à Max : monter un spectacle qui soit un "four" annoncé, un désastre planifié, afin de gagner beaucoup d'argent (si la pièce est un échec commercial, ils n'auront pas à rembourser leurs créanciers). C'était une plaisanterie qui paraît-il tournait dans Broadway.

    Quant à Bialystock il serait inspiré du premier patron de Mel Brooks qui aurait eu pour habitude de séduire de vieilles veuves pour garder ses comptes à flots.

     

    Ils se mettent en quête du pire auteur qui soit, un ancien nazi complètement cinglé, Franz Liebkind, l'hénaurme Kenneth Mars, ayant écrit un texte à la gloire du führer : "Springtime for Hitler".

    Ils dénichent le pire metteur en scène qui soit ; Roger Debris, joué par Christopher Hewlett, un homosexuel flamboyant flanqué de son assistant et petit ami Carmen Ghia, Andreas Voutsinas, un ancien danseur qui a le "look" de Méphistophélès avec les attitudes de Marilyn Monroe, et le pire interprète pour le rôle d'Hitler, Lorenzo Saint-Dubois, un ersatz de Jim Morrison qui s'est trompé de casting et qui prétend oublier ses textes...

    Roulant désormais sur l'or les deux escrocs s'offrent une secrétaire suédoise prétendument et une "Rolls".

     

    Bien entendu, la pièce est un triomphe absolu car elle est prise au second degré par les spectateurs qui pensent avoir affaire à une parodie enjouée. Au grand scandale de l'auteur, Franz Liebkind, qui tente d'interrompre la représentation. Pour s'en sortir, Léo et Max, dans l'obligation de rembourser leurs créancières désormais, avec son aide dynamitent le théâtre, et se retrouvent donc en prison. Les spectateur peut alors penser qu'ils ont compris la leçon mais les deux lurons avec la complicité de leur "auteur" réitèrent leur arnaque, escroquant les prisonniers...

     

    Bien entendu, ce film serait impossible à monter de nos jours, il rit de beaucoup trop d'interdits moralisateurs édictés par les bourgeois pédagogues. si un "remake" a été monté, en 2005, il atténue largement l'amoralité des protagonistes et appuie bien pour dire combien le nazisme et le sexisme et l'homophobie c'est mâââl ce que la version de Brooks, plus fine, n'avait pas besoin de faire.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée ici