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  • Le devoir d'irrévérence

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    à propos de "Éloge de l'irrévérence" de Georges Kiejman et Richard Malka chez Grasset (voir à ce lien)

     

    irrévérence.jpgDans cet ouvrage les deux auteurs racontent le procès du 7 et 8 mars 2007 des caricatures de "Charlie Hebdo". Ils racontent leurs plaidoiries, leurs échanges avec l'UOIF en face, leurs tentatives pour expliquer l'irrévérence et le sens de la dérision à des gens qui ne les comprennent pas, ne veulent pas les comprendre. Mahomet en 'Une" se lamentait en disant : " « C'est dur d'être aimé par des cons.... ». Ce procès fait écho à la représentation empêchée à la Sorbonne de la pièce d'Eschyle "les Suppliantes" par le CRAN et autres associations de défense des africains en France, pièce jugée "racialiste" et "promouvant la colonisation" (voir lien ici).

     

    Deux reproches complètement anachroniques...

     

    Le metteur en scène utilisait comme procédé de mise en scène les masques à l'antique (blancs et noirs) pour caractériser les personnages, procédé assimilé au "blackface" par les groupuscules se disant antiracistes (voir ici la définition du terme). Rappelons également que la pièce a été écrite il y a deux-mille cinq-cents ans par un auteur n'ayant comme ambition que de dire que l'Humanité est "Une" en étant multiple. Notons aussi l'ignorance des "censeurs" d'un soir sur l'auteur et son œuvre qui finalement met en avant des idées et convictions qu'ils affirment être les leurs également. Elle recule l'irrévérence. Maintenant, douze ans après, la plupart des gens défendraient les caricatures de Mahomet avec beaucoup moins d'ardeur.

     

    Notons au passage donc que ces militants associatifs ne se définissent finalement que par leur couleur de peau et rien d'autres, ce qui est une conception raciste au sens premier du terme de leur identité. Tout comme d'autres militants de diverses communautés, groupes ethniques, minorités sexuelles passent leurs temps à ne se référer qu'à leur reflet narcissiquement contemplé dans le miroir. Et qu'ils ont pris l'habitude de judiciariser tout ce qui ressemblerait de près ou de loin à de la dérision, de l'humour.

     

    L'irrévérence dont se prévale les deux auteurs du livre n'est pas exactement la mienne. La leur est plus ou moins teintée de bien-pensance, le problème étant que croyant s'attaquer à l'Islam sans risques ainsi que pour les chrétiens ils ont déclenché des réactions barbares auxquelles ont pouvait s'attendre. La différence entre les deux religions est que lorsque les chrétiens sont attaqués, raillés, vilipendés, ils passent leur temps à se justifier le plus souvent maladroitement, voire à approuver leurs persécuteurs et insulteurs qui savent qu'ils ne courent aucun risque.

     

    Mais je pense aussi, qu'en nos temps troublés, il n'y a pas de question à se poser entre personnes de bonne volonté et alors que la barbarie parfaitement assumée de certains menace, et la tentation arbitraire de certains dirigeants qui voudraient bien d'un peuple plus docile, soucieux du bien-être de l'oligarchie et des puissants mais pas du sien.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée ici

  • Le vrai parcours scolaire de Freluquet

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    J'ai reçu ce texte ce matin, je le partage ici

    macron, scolarité, parcours, Amiens, amaury watremezLe masque n'en finit plus de tomber:

    Après avoir obtenu son baccalauréat au très réputé Lycée Henri IV à Paris ( 99% de réussite avec mention), Emmanuel Macron, l'homme que les médias mainstream nous ont présenté comme un surdoué hors pair, s'est inscrit en classe préparatoire au Lycée Louis le Grand à Paris ( Lettres Supérieures ou Hypokhâgne) en vue de présenter le concours d'entrée ultra sélectif à l'Ecole Normale Supérieure de la Rue d'Ulm Paris.

     

    Ce que nous ont dissimulé les médias mainstream c'est la Séquence "Normal Sup" d'Emmanuel Macron. En effet qui savait qu'Emmanuel Macron avait échoué à trois reprises les épreuves écrites d'admission au concours d'entrée à "Normale Sup".

     

    Voila quelqu'un qui aura effectué quasiment toute sa scolarité jusqu'au bac dans des établissements privés, qui sera sorti du lycée Henri IV à Paris Vème arrondissement ( public mais sélect ... ) avec un bac scientifique valorisé de la mention -très bien-, qui aura suivi une préparation dans un des établissements les plus réputés, qui pourtant, malgré trois tentatives, ne sera pas parvenu à décrocher son billet d'entrée à Normale Sup. Par comparaison Cédric Villani, chargé d'une mission parlementaire auprès du Premier Ministre, a suivi un parcours scolaire en province, une préparation à Normale Sup dans le même Lycée que celui de Macron ( Lycée Louis le Grand ), a décroché son ticket d'entrée à normale sup en se classant dans les tous premiers au concours.

     

    A partir de la de deux choses d'une, soit Macron n'a donc pas suffisamment travaillé ( trois ans d'études intensives consacrées à ne préparer que le concours d'entrée à Normale Sup ça parait difficile que Macron n'ait pas travaillé) ou alors ce sont ses capacités intellectuelles, à ce niveau d'étude, qui doivent être considérées comme particulièrement limitées à ce niveau.

     

    En tout état de cause, pour quelqu'un qu'on nous a présenté comme l'incarnation même de la réussite, on ne pourra s'empêcher d'observer que c'est faute d'un niveau suffisant qu'il aura renoncé à son ambition de se voir admettre à la prestigieuse Ecole Normale Supérieure de Paris ( source Juan Branco diplômé de Normale Sup lui).

     

    Tirant les conséquences de trois échecs successifs Emmanuel Macron se sera rabattu en 1998 sur Science Po Paris ( voie royale d'accès à l'ENA et les écoles de journalisme ) à l'époque dirigé par un certain Richard Descoings, énarque de formation.

     

    Il faut se rappeler en passant que Le directeur mythique de Science Po Paris a été retrouvé par la Police de New York City, en 2012, dans une chambre d'hôtel de Manhattan, sans vie, entièrement dénudé. Les analyses effectuées post mortem ont révélée une quantité importante de cocaïne absorbée.

     

    Même si les Médias en France auront tout fait pour noyer la cause réelle de la Mort de Richard Descoings, Le fil de ce qui s'est réellement passé dans cette chambre d'Hôtel a été révélé par deux jeunes gigolos new-yorkais présents dans la chambre au moment de la Mort du patron de l'Ecole de la Rue St Guillaume à Paris.

     

    Sans sortir du sujet, il faut avoir à l'esprit que rien ne peut être compris du phénomène Macron si préalablement on ne fait pas l'effort de s'intéresser à ce Richard Descoings qui disait que son horizon était le monde, sa maison l'Europe. Descoings a vu passer dans son établissement d'enseignement les politiques journalistes et autres constituant la classe dominante nouvelle.

     

    2002, l'année du séisme politique en France, Emmanuel Macron à 25 ans. Après trois années à Science Po Paris, celui qui ne sait pas que 15 ans plus tard il sera président de la République, réussi enfin à se faire admettre à l'Ecole Nationale d'Administration qui vient d'installer ses locaux dans la ville alsacienne de Strasbourg, une ville qui abrite aussi sur son territoire le siège du Parlement Européen.

     

    L'ENA un établissement dit supérieur, en réalité considéré davantage comme le lieu de reproduction par excellence de la Noblesse d'Etat qui, depuis quelques années maintenant, s'évertue à prodiguer un enseignement tendant au pillage tout azimut des richesses communes Françaises au profit de l'oligarchie. On peut citer l'énergie, Les autoroutes qui ne sont que des exemples parmi tant d'autres. Dans les tiroirs les aéroports hôpitaux etc.

     

    Le pillage des biens communs au profit des riches, de l'épargne individuelle, le pillage du pouvoir d'achat des classes moyennes, est devenu la véritable raison d'être de l'Ecole Nationale d'Administration, les 135 élèves admis chaque année sont sélectionnés, formés et conditionnés exclusivement dans cet esprit de conservatoire social.

     

    Ce que se sont abstenus de dire là encore les médias mainstream c'est que s'agissant de son admission à l'Ecole Nationale d'Administration, le "surdoué" Emmanuel Macron a du s'y reprendre à deux fois avant de réussir son concours d'entrée. Sans doute était-il occupé ailleurs ?

     

    Selon les Médias officiels, Emmanuel Macron, au terme d'une scolarité de 24 mois à l'ENA, serait sorti à 27 ans cinquième de sa promotion ( promotion Senghor ). Toujours selon les médias, c'est son classement dans le groupe de tête de sa promotion (Botte de l'ENA) qui lui aurait ouvert grand les portes du prestigieux corps de l'Inspection des Finances.

     

    Sauf que l'examen de sortie de cette promotion a été annulé par le Directeur de l'Ecole Nationale d'Administration au motif que des sujets d'examens étaient connus des étudiants ( Triche ). Par souci d'équité La direction de l'Ecole Nationale d'Administration a cru bon d’opérer un classement ne prenant pas en compte les résultats portants sur les épreuves litigieuses.

     

    Pour ne pas avoir à repasser l'examen de classement de sortie une partie des élèves de la promotion Senghor dont Macron ( 60 élèves sur 134 ) ont saisi le tribunal administratif auprès de qui ils ont obtenu une décision annulant le classement opéré par la direction de l'ENA et interdisant de ce fait à la direction de L'ENA d'organiser un nouvel examen de classement de sortie.

     

    La direction de L'ENA a fait appel de cette première décision.

     

    Bien qu'ayant reconnu fondés les motifs d'annulations de certaines épreuves de l'examen de sortie, le Conseil d'Etat dans son arrêt de 2007 a confirmé le Jugement inférieur au motif que les affectations dans les Corps de l'Etat se sont opérées conformément aux choix des élèves énarques. En somme le Conseil d'Etat se sera borné à valider le fait accompli.

    ( surtout pas de vague, la populace pourrait s'en emparer )

     

    La conséquence de tout ceci est que La promotion "Senghor" ENA 2002-2004, promotion du prétendu surdoué Macron restera dans les annales de cette école comme étant la seule promotion de l'ENA qui n'aura pas eu son classement de sortie pour ces raisons. C'est ballot.

     

    Un examen de classement correctement exécuté aurait permis d'évaluer le niveau de Macron par rapport à l'ensemble de sa promotion...

     

    Donc on voit que contrairement à ce qui a été outrageusement répandu partout par la propagande médiatique, Emmanuel Macron n'a pas intégré le prestigieux corps de l'inspection des finances du fait de sa performance à l'examen de classement, puisque il n'y a pas eu de classement, mais par choix semble-il, un choix certainement bien appuyé comme sa réussite au concours d'admission à l'ENA du reste (sans doute par Arnault Fabius Attali qui ont leurs "poulains" dans les grandes écoles).

     

    Ce n'est pas tout.

     

    Les médias ont prétendu que le président avait soutenu, en parallèle avec Science Po, une thèse sur un sujet de philosophie du droit sous la direction du Philosophe Etienne Balibar. Sauf que Etienne Balibar ne se souvient pas du tout de cette "épisode" selon le mot qu'il emploie. Ce qui est très intéressant c'est le terme épisode utilisé par le Philosophe Balibar à l'endroit de Emmanuel Macron, un terme que l'on retrouve fréquemment en Médecine Psychiatrique. Nous aimerions savoir pour quelle raison ?

     

    En définitive on observe que pour un surdoué, un élève prodigue, un être infiniment supérieur, c'est avec ces termes qu'on nous a vendu le candidat Emmanuel Macron, le Président de la République actuel aura en réalité traversé une scolarité post-baccalauréat suspecte un rien tumultueuse et surtout laborieuse.

     

    La classe politique dans son entier, associée aux Médias mainstream bien évidemment, n’ignorait rien de la réalité du parcours du Candidat Macron devenu Président de la République, pourtant ils n'auront pas hésité à mentir effrontément et de concert au peuple Français.

     

    Que dire encore du mystère planant autour de la dispense du Service National obligatoire dont a bénéficié le citoyen Emmanuel Macron. En effet la suppression de la conscription votée sous la présidence Chirac n'a concernée que les Français nés à partir de 1978 ? Macron est né en décembre 1977, donc Macron n'était pas concerné par la suppression de conscription. En tant que Français domicilié en France Emmanuel Macron était tenu comme tous les autres Français de son âge à l'accomplissement du Service Militaire obligatoire.

     

    Emmanuel Macron soutient avoir été déchargé régulièrement de l'accomplissement du Service National grâce au report obtenu au motif d'études supérieures.

     

    Le problème dans le "storytelling" c'est que Emmanuel Macron a échoué trois fois à "Normale Sup". Si il n'est ni contestable ni contesté que de septembre 1995 à juin 1997 il était bien inscrit en classe préparatoire, à contrario en 1997-1998 l'année de son troisième échec, Manu qui a vingt ans, n'est en principe inscrit sérieusement nulle part. Selon nos informations il n'intègre de facto Science Politique qu'à la rentrée scolaire 1998.

     

    A cheval sur les années 97-98, il ne justifiait pour cette période d'aucun motif réel et sérieux de nature à lui permettre de bénéficier de la part des Services des Armées d'un nouveau report ou une prolongation du report initial à fortiori pour un motif d'études si l'on retient ses échecs.

     

    En conséquence Emmanuel Macron pouvait et devait effectuer son service National au même titre que les autres appelés de sa classe. Les derniers appelés, nés comme Macron avant 1978, ont quitté leur caserne en novembre 2001. Le Président Macron n'ayant pas effectué son Service National Obligatoire doit indiquer au peuple de France le véritable motif de sa dispense. Si Macron a bénéficié d'un régime de faveur qu'il le dise, quelle importance en fait ? Le voir ensuite choisir le jour de son investiture, saluer les Champs Elysée à bord d'un véhicule militaire ou, encore, chanter la Marseillaise la main sur le cœur ... (sic)

     

    La toute première vérité de ce roman politico-journalistique c'est qu'on voit qu'il a été conçu dans le but de porter au pinacle un homme, en l’occurrence Emmanuel Macron, bien né, dont le parcours post baccalauréat ne justifiait absolument pas la somme de considération élogieuse que lui ont prêté les Médias mainstream associés à la classe Politique.

     

    Plus encore, pour qui fait l'effort de fouiller le personnage, ne pourra s’empêcher d'observer que tout dans Macron n'est que de l'habillage. En somme une gigantesque escroquerie intellectuelle, opérée en bande organisée, dont les victimes sont le Peuple Français, la Démocratie, la République. Rien que cela explique la répression d'Etat pour défendre les intérêts des nantis, le niveau inédit de violence utilisé par les forces de Police contre les Gilets jaunes et celles et ceux soutenant la mobilisation depuis novembre 2018, répression d'Etat confortée par une extraordinaire offensive politico-médiatique montrant aussi leur affolement.

     

    La tromperie présidentielle 2017 ou plutôt l'effroyable imposture 2017 est loin, très loin d'être une affaire terminée.

     

    Rendons à César ce qui est à César, le Collégien Emmanuel Macron aura tout de même réussi à décrocher du premier coup le troisième prix de musique décerné par l'école municipale de musique de la Commune d'Amiens. C'est pas rien !

     

    Loin de moi l'idée de sous estimer ce prix de musique décerné par la capitale picarde, 130 000 habitants, préfecture du département de la Somme, au jeune collégien Emmanuel Macron, sans lequel les médias mainstream n'auraient jamais pu ( sauf à l'inventer ) présenter leur protégé comme un Mozart moderne de la musique.

  • Des tyrans chinois reçus à bras ouverts

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    chine, xi jinping, société, présidence macron, elysée, paris,e hidalgo, amaury watremezLe parti communiste chinois a construit en Chine un capitalisme d'État abominable où les ouvriers sont exploités pour des salaires de misère leur laissant à peine de quoi vivre ( NB : On leur met de la musique douce quand ils assemblent les smartphones que nous utilisons constamment dorénavant en Occident, comme dans les anti-utopies telles "1984" ou "THX1138"). En somme le rêve humide de Pierre Gattaz et Macron en France. De plus comme dans ce pays les libertés publiques n'existent pas, les travailleurs ne peuvent pas se révolter sans risquer une balle dans la tête que l'on demandera à sa famille de rembourser. Pas de code du travail, pas de règles sociales, pas de charges, pas de règles, pas de syndicats, pas de partis politiques.

    Pas de "gilets jaunes" donc, le préfet Lallement rien qu'à cette pensée en a eu paraît-il un orgasme...

    (un livre à lire sur la Chine à ce lien)

     

    Lundi et mardi à cause de ces tyrans il ne valait mieux pas circuler dans Paris, que ce soit en transports en commun ou en voiture. Ne parlons pas des conséquences des travaux de Cléopâtre Hidalgo sur les bouchons se rajoutant au dispositif de sécurité mis en place pour accueillir les dirigeants chinois, dispositif qui était délirantissime, ubuesque et complètement fou. Quand le convoi de Xi Jinping passait dans un quartier celui-ci était tout simplement bloqué à la circulation. Ce qui fait que pour traverser la capitale d'aucuns pouvaient mettre jusqu'à 2h30.

    Mais pourquoi les autorités se seraient-elles gênées ? Parmi les victimes de ce bazar absolu, on entendait des personnes justifier les décisions absurdes :

     

    "Macron est perturbé en ce moment à cause des "gilets jaunes"" (note de l'auteur : pauvre choupinet quant on y pense)

    "On ne sait jamais un gilet jaune extrémiste peut commettre un attentat, avec ces gens là, meussieur on ne sait pas"

    "Il faut prendre son mal en patience, le président chinois est puissant et c'est l'ami de la France."

    Et j'en passe et d'autres "perles" du même acabit. Il est effrayant de constater à quel point la population objectivement matériellement nantie parisienne est mûre pour la soumission à l'arbitraire, sans plus se poser de questions.

     

    Pendant le temps où le peuple subissait ces tribulations, du même acabit deux jours avant à Nice (voir ici), le père Ubu et sa mèr..femme déroulaient le tapis rouge à l'Elysée en compagnie de deux ou trois anciennes vedettes et "has been" lointains. Toutes ces faces de Carême, pour la plupart profitant des bienfaits de la chirurgie et de la pharmacopée modernes, se sont affichées sans vergogne aucune dans des habits valant pour certains de deux à trois SMIC. Il y aura toujours des mauvais esprits pour railler ou critiquer alors qu'il suffit de traverser la rue pour trouver du travail, et qu'un costume ça se mérite.

     

    Le père Ubu en freluquet de l'Elysée n'était pas tout seul pour accueillir Xi Jinping, "Mutti" Merkel dirigeait les débats exigeant pour que la comédie soit parfaite un "mullatéralisme fort" (voir à ce lien). En gros que les chinois soient loyaux dans les échanges commerciaux. J'espère que ni Merkel ni Macron ne croient à leur exigence. Il faut dire que le président chinois est déjà un peu chez lui en France, le pays étant littéralement racheté par morceaux par son pays depuis quelques années.

     

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    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • Cela peut attendre demain ?

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    procrastination, société, politique, macron, gilets jaunes, réformes, amaury watremezAujourd'hui c'est la journée de la procrastination. J'aurais pu écrire cet article demain pour être raccord avec le thème. C'est un mal très répandu, on remet à demain ce que l'on peut faire le jour même et on se retrouve avec un amoncellement de boulot à régler précipitamment au dernier moment. Il en est qui sont les rois du "in extremis". C'est leur manière de fonctionner. Il en est aussi qui ne remettent jamais une parole ou un acte comme notre président qui n'a pas oublié d'être condescendant avec madame Legay dés qu'il a pris connaissance de son hospitalisation (voir à ce lien).

     

    On l'imagine, notre président, croisant un enfant du Sahel n'ayant rien à manger :

    "il faut manger de tout un peu mon petit, ne pas être si difficile".

     

    Ces pauvres, ces précaires, ça veut tout tout de suite les cons. Quand on est pauvre, on doit se cantonner dans le rang qui est le sien, ne pas chercher à péter plus haut que son Q. On doit procrastiner le plus possible quant aux changements possibles de la société. On n'a pas d'envie de vivre mieux, pas d'envie de se détendre ou de chercher autre chose dans l'existence que consommer encore, consommer toujours, du berceau à la tombe.

    Super promotions sur les incinérations et les cercueils en carton en ce moment paraît-il pour les smicards, d'ailleurs pourquoi s'embêter à tout ça ? Pourquoi ne pas se servir des "gagne-petits", des "gens de peu" "qui ne sont rien" comme engrais pour nos jardins ? Ils acquerront une utilité sociale immédiate .

     

    Je me suis laissé dire que les personnes intelligentes procrastinent parfois, se laissent aller à la douceur de l'air, à la quiétude d'un moment. Mais les cons ne se reposent jamais, ils sont cons à jet continu, ne tournent jamais la langue dans leur bouche, ne réfléchissent pas à ce qu'ils disent. Ils sont dans l'instant, dans l'envie de dire une sottise là maintenant tout de suite sans trop réfléchir.

    Attention, que l'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit, je ne suggère pas ici que notre président actuel est de ceux-là, je ne suis pas de ces mauvais esprits, non, non, non. Je suis beaucoup trop respectueux de l'autorité et des technocrates qui savent mieux que nous ce qui est bon pour nous depuis quelques décennies déjà.

     

    On aimerait que notre président procrastine, qu'il remette à demain, voire plus tard, voire jamais tout ou partie des "réformes" qu'il prétend indispensables à notre pays. Bien évidemment, il faut s'entendre sur le sens du mot "réforme" qui dans la fameuse pensée complexe présidentielle signifie la fin de tout notre système de protection sociale, qui favorise les "cyniques, fainéants et les assistés" (voir ici à quoi je fais allusion).

    Dans les cercles du pouvoir ou en étant proches, parmi les larbins et parmi les maîtres on déteste les heures de liberté, de détente éventuelle même où l'esprit peut "introspecter", réfléchir et s'affranchir des préjugés et de l'instinct grégaire. On comprendre qu'ils n'aiment pas.

    Certains naïfs sont également persuadés que suite à une énième journée de "manif" le président procrastinera enfin et les laissera tranquilles. Mais ça ne se fera pas sans casse...

     

    ...Faut pas rèver.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée ici

  • Macron en guerre contre le peuple

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    politique, société, gilets jaunes, caseurs, macron, castaner, samedi acte 19, amaury watremezEn faisant intervenir l'armée pour la protection de sites officiels et de lieux fixes, Macron et Castaner ne se rendent pas compte de la portée ne serait-ce que symbolique d'une telle décision, une portée catastrophique, car elle signifie que plutôt que de privilégier réellement le jeu démocratique et le débat (je ne parle pas de la mascarade qui a été jouée ces derniers mois), l'État, le président de la République actuel et son ministre de l'intérieur entrent littéralement en guerre contre le peuple.

     

    Que feront-ils demain ? Ils parqueront les gaulois réfractaires dans les stades, dans les vélodromes ?

    Ils montrent aussi leur affolement et jettent bas les masques. Fini le discours hypocrite face au peuple, fini les éléments de langage lénifiants, ils répriment encore ce qui reste pour eux les "classes dangereuses".

     

    Les riches, les favorisés, les bourgeois depuis qu'ils ont pris le pouvoir en 1789 à la faveur de l'escroquerie de la "nuit du 4 août" (NB : vous savez, quand les privilèges ont été abolis, d'ailleurs c'est bien connu, dans notre société il n'y en plus aucun (sic), attention ami lecteur socialiste je fais ici un peu d'ironie), ont toujours détesté ce qu'ils appelaient les "classes dangereuses" à savoir les autres, tous les autres :

    Le petit peuple, les paysans, les ouvriers, ceux moins gâtés par l'argent ou les réseaux....

     

    Seulement voilà, les "classes dangereuses" sont pénibles, insupportables (je précise ici au lecteur éventuellement socialiste que je fais ici encore de l'ironie). Plutôt que de se contenter de leur sort, de rester bien tranquilles dans leur coin, elles revendiquent le droit d'avoir des fins de mois commençant un peu plus tard que le 10 ou le 15 du mois, de pouvoir vivre et non simplement survivre. Depuis quelques décennies, on avait pu croire que lesdites classes s'étaient assagies, l'esprit des bourgeois pédagogues ayant apparemment métastasé dans toute la société.

     

    Et puis les bourgeois pédagogues avaient trouvé la parade ultime ou du moins le croyaient-ils : quand le peuple grondait ne serait-ce que légèrement, on invoquait systématiquement le populisme, le poujadisme et les z-heures les plus sombres de notre histoire (TM°). Cela avait pour effet de l'intimider et de le faire taire. On a vu ce discours à l'œuvre pendant toute la crise des "gilets jaunes" (voir à ce lien), d'aucuns parmi la majorité macronienne n'ayant aucun scrupule à parler de nazisme, de fascisme, de sédition (voir ici) voire de "factieux".

    Maintenant, pas de pot ! Cela ne fonctionne plus aussi bien. Ce genre de grosse ficelle impressionne encore un minimum. Mais plus au même point qu'auparavant.

     

    La bourgeoisie positiviste, pédagogue, affairiste, sexuellement libérée ou pas, libérale un peu, beaucoup, passionnément, a toujours été en guerre contre ces "classes dangereuses". Une guerre larvée, en sous-main, insidieuse, bloquant progressivement le fameux ascenseur social qui n'est maintenant plus qu'un lointain souvenir à quelques exceptions que l'on nous donne toujours en exemple, que l'on monte toujours en épingle et bien entendu c'est mieux si le bon exemple vient de la "diversité" (selon le terme hypocrite en usage).

     

    Moi qui suis gaulois réfractaire, réac, méchant fââchiiste et séditieux donc je sais au moins à quoi m'en tenir...

     

    Illustration empruntée ici

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • Les symboles actuels de notre culture

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    saintsulpice.jpgDonc le "Fouquet's" incendié lors de l'acte 18 des "gilets jaunes" (voir à ce lien) à écouter les médias en boucle sur la question depuis samedi et la plupart des politiques serait de notre patrimoine le plus précieux. C'est donc aussi un symbole fort pour ceux qui y ont fichu le feu, que ce soit les CRS ou les "casseurs". Personne n'a l'air de se questionner sur le fait que si tout ce qui reste de notre Bien Commun c'est un bistro pour riches pratiquant l'endogamie (grand bien leur fasse) c'est que la situation est un peu plus grave que prévu. Certes depuis les attentats de "Charlie" il paraît que notre art de vivre se résume à prendre un pot en terrasse à Paris dés qu'il y a un peu de soleil.

     

    (D'ailleurs, pour ouvrir une parenthèse, les loufiats parisiens ne semblent pas être très "Charlie" non plus vu leur absence d'amabilité sauf envers les "habitués" pleins aux as, ils sont alors des plus obséquieux).

     

    Et là dans ce cas c'est sûr les "gilets jaunes" en veulent à notre façon de vivre eux aussi, pires que les islamistes auxquels les bien-pensants les comparent. Bien-pensants s'en fichant d'ailleurs complètement de notre patrimoine commun, eux qui sont mondialisés et pour qui la France est déjà un vieux souvenir poussiéreux peuplée de rustres que l'on aimerait ne plus croiser à Paris le week-end quand on va faire ses courses dans une boutique de luxe. C'est regrettable, c'est pas bien du tout d'incendier un café, c'est mââââl mais on ne va tout de même trop verser dans le chagrin surjoué pour ce repère d'oligarques consanguins.

     

    Ils ont  confisqué le pouvoir au peuple depuis longtemps, à peu près depuis 1789, ils ne vont pas le redonner comme ça en leur demandant gentiment, ne vont pas redistribuer leurs biens aussi facilement.

     

    Curieusement (c'est une façon de parler ironique, je le précise à l'intention des lecteurs socialistes éventuels qui se seraient égarés sur ce blog), l'église Saint Sulpice elle aussi brûlée à la suite d'un "acte de malveillance" ne serait pas de ce patrimoine puisque personne ou presque n'en cause (voir à ce lien). Personne dans cette affaire pour accuser Renaud Camus ou Zemmour, ou Finkie, de cet acte criminel. Les médias sont extrêmement circonspects (un exemple ici) tout comme pour le dingue sans doute fanatisé qui a tué à Utrecht. Dans les deux cas, tout comme dans l'assassinat au couteau d'une jeune fille pour un portable (voir ici), l'amalgame est interdit.

     

    A la décharges des français actuellement il faut avouer que l'histoire est bien mal transmise à travers l'enseignement et l'éducation. De toutes façons l'histoire c'est "paternaliste", c'est un truc d'héritiers" on le sait depuis Bourdieu, cela fait partie des "humanités" dites bourgeoises. Tout et n'importe quoi se mélange et se télescope dans la petite tête de beaucoup de gens, chacun pense se faire sa petite idée en copiant-collant intellectuellement l'une ou l'autre chose trouvée sur le net. Bien entendu, on préfèrera les délires de l'un ou de l'autre que les faits historiques beaucoup moins rigolos que la fameuse base secrète nazie sur la lune ou la théorie de la "Terre creuse"...

     

    ...Il est très compliqué de convaincre quelqu'un de ses errements quand il évoque ces délires car il a l'impression lorsqu'il en parle d'être soudain un "initié", quelqu'un qui sait, qui connait les secrets de ce bas monde.

     

    Et il est bien tard pour remédier à tout cela...

     

    Illustration empruntée ici

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • Les trois France irréconciliables

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    Il existe dorénavant trois France bien distinctes et fâchées ou indifférentes au mieux les unes avec les autres :

     

    climat1.jpgCelle des bourgeois pédagogues qui défilait avec sa progéniture à "la Marche pour le Climat" (une progéniture tellement "rebelle" que ce sont les parents, les profs, les éducateurs qui décident par injonctions morales de ses révolte, le tout paternellement encadrées par les flics), la France des riches de plus en plus riches,

     

    Celle dite "périphérique" des classes moyennes précarisées de plus en plus, dont vient la majorité des "gilets jaunes", la France rurale ou "rurbaine" méprisée par les précédents, la France des "ploucs" pour les arbitres des élégances politiques, qu'ils dédaignent surtout car elles les culpabilisent d'être aisés matériellement,

     

    Et celle des "quartiers", des populations dites issues de la diversité. Celles-ci sont les "pauvres" des premiers, leur valetaille taillable et corvéable à merci, pour laquelle on ne paie pas de charges, et des salaires même pas décents, et qui a en plus le mérite d'un peu "d'exotisme" tellement "pittoresque ne trouvez vous pas chèèèèr ami ?". Dans cette "France" on est indifférent aux deux autres, à leur culture voire même on y est de plus en plus ouvertement hostiles en attendant la partition déjà entérinée dans les faits de certaines parties du territoire.

     

    climat2.jpgOn a pu constater en regardant les photos des panneaux brandis par les jeunes à "la marche pour le climat" (l'exemple ci-dessus à ce lien) l'absence totale de sens critique et d'élégance de ces gosses embrigadés par le capitalisme "vert" et quelques crypto-gauchistes se voulant écolos, persuadés que la trottinette électrique est un moyen de transport alternatif viable. On pouvait voir tous ces gens bien sages, bien proprets, bien dociles (voir illustration ci-contre prise à ce lien). Plus tard ils feront des consommateurs comme il faut, bien obéissants du pseudo capitalisme "vert' tout aussi destructeur pour la planète. Et puis "merdalors tous ces gueux qui manifestent pour leurs salaires, pour le fric ne sont-ils pas vulgaires à parler tout le temps d'argent chèèèr ami ?".

     

    Le président qu'ils ont fait élire sur la base d'une escroquerie intellectuelle : c'était lui ou  le fââchiiisme, a tonné, disputé, grondé, il va de toutes façons interdire les manifs sur les Champs Elysées. Les riches vont pouvoir recommencer à y acheter, à y baguenauder entre eux sans risquer d'y croiser un précaire, un des ces "gilets jaunes" (voir photo, prise ici). Ils veulent l'endogamie sociale la plus stricte possible.

     

    climat3.jpgD'aucuns ne veulent surtout pas entendre parler de toutes ces questions pour éviter la guerre civile qu'ils disent, pour ne pas jeter de l'huile sur le feu qu'ils disent, parce que on devrait rêver de changer la société et non parler de toutes ces contingences matérielles contraignantes rappelant aux favorisés leurs privilèges matériels. Le pauvre se doit de tenir son rang, de s'y cantonner, de ne pas chercher autre chose que ce qu'il est, que ce qu'il a. Malheureusement pour ces bonnes âme ils auront quand même le sang et les larmes à plus ou moins brève échéance et ce malgré leurs bonnes intentions affichées.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • Relire Bernanos en nos temps incertains

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    Bernanos.jpgJ'ai fini par comprendre pourquoi les jeunes gens s'affirmant néo-réacs de droite aimaient bien se réclamer de Bernanos. Il est réputé anti-franquiste, certains n'en démordent pas il serait passé à gauche, et il a écrit un livre, "les grands cimetières sous la lune", où il ne s'attaquerait qu'à Franco. Cela lui donne une utilité, avec lui pas besoin de passer son temps à se justifier d'être de droite ce qui est le sport favori de ces petits jeunes gens qui aiment bien conserver bonne réputation (Pour quoi faire ?) et qui aiment à se légitimer auprès des arbitres des élégances politiques (Pour quoi faire là aussi ?). Manifestement ils ne l'ont pas lu car dans l'ouvrage Bernanos en a autant contre les marxistes et toute la gauche dans son ensemble.

    Il est toujours libre, jamais coincé dans un camp ou l'autre, englué dans une coterie, un milieu, des mondanités socialement consanguines. Les "marionnettistes" qui font parler les morts en seront pour leurs frais, tous ces gens qui s'improvisent "héritiers" de tel ou tel auteur.

    Et si Bernanos finit par quitter "l'Action Française" il n'oublie rien des leçons de Maurras sur en particulier le pays légal et le pays réel en particulier, notion plus que jamais actuelle, le pays "légal" étant de plus en plus violent et brutal contre le pays "réel".

     

    Curieusement, "la grande peur des bien-pensants" est moins citée alors que tout aussi intéressante car dédiée à Edouard Drumont, l'auteur très sulfureux de "la France juive". Ce serait d'ailleurs idiot de l'en condamner, à l'époque de la jeunesse de Bernanos Drumont avait une aura très forte surtout car anti-bourgeois, contre cet esprit bourgeois pédagogue qui a tout envahi de nos jours, cette espèce de bonne conscience dégoulinante de bons sentiments qui devrait être la norme pour tous afin de s'auto excuser, s'auto justifier d'être aisé. Bien entendu, dans l'histoire, les précaires, les pauvres, le petit peuple, devraient toujours tenir leur rang, se soumettre et demeurer dociles face aux milieux aisés, face aux puissants. Comme les personnages de paysans dans les pièces de Courteline ou les nouvelles de Maupassant qui triturent leur casquette de coutil quand ils parlent à "not bon maître".

    "Et qu'est-ce que c'est ma chèère que toutes ces revendications tellement terre à terre sur un salaire décent ? Si encore ces gueux parlaient de changer le monde"

     

    On parle encore moins de "la France contre les robots" qui décrit pourtant clairement l'avènement de ce régime technocratique que nous subissons en ce moment, ces "robots" sans âme ayant oublié en cours de route le Bien Commun et leur humanité.

     

    Bernanos serait l'écrivain catholique de droite fréquentable par excellence depuis, sur ce malentendu, un auteur de "romans de curés" et de pamphlets gentillets un peu désuet dans ses emportements et sa colère. C'est oublier qu'il est très différent des autres écrivains catholiques sur un point précis. Il s'incarne. Tout ce qu'il écrit, il l'a vécu ou le vit. Il ne verse pas dans l'intellectualisation à outrance et la théorisation de questions qui n'en ont pas besoin. Et sa vie même en dehors de son œuvre est passionnante et en dit long sur lui. Son cœur brûle de passion pour ses semblables, pour ceux qu'il aime. Il a d'ailleurs le même regard quand on jette un œil sur ses photos d'enfance, que sa mère, Hermance. Quand il évoque les petits villages de France, les paysans, les maquignons, il sait de quoi il parle, il vient de là la rude terre sombre d'Artois. Et là encore chez lui cela s'incarne.

     

    La foi de Bernanos n'est pas une foi de pacotille, n'impliquant aucune obligation morale, une foi étriquée, de petites habitudes. Ce n'est pas non plus une foi de pur esprit, d'illuminé ou de tièdes, tièdes qu'il vomit.

    Et surtout par dessus tout, il est intègre et hors de l'a-moralisme ambiant de son époque, que nous vivons encore il est vrai en 2019. C'est parfois drôle quand on se souvient de certains épisodes de sa vie. Ainsi, partant au Brésil avec sa famille, il oublie avec sa femme les hypothèques qui lui permettront de vivre là-bas sur la plage arrière du taxi qui les amène au paquebot. Vendant en 1948 "le chemin de la croix des âmes", son domaine au Brésil, il s'avère que le nouveau propriétaire trouve du pétrole sous les terres ce que Bernanos ignorait. Mais ayant vendu, s'étant engagé, il n'en a cure et se tient à sa parole malgré les protestations de son acheteur.

     

    Tombant déjà dans l'erreur que beaucoup commettent encore, un journaliste américain demande à Bernanos en 1948 s'il est heureux que la démocratie soit enfin rétablie. Ce qui provoque immédiatement la colère de l'auteur du "Soleil de Satan" qui réaffirme malgré la surprise et l'ébahissement de l'autre son mépris pour la comédie démocratique française avec le ton "jacassier des anciennes cours d'Europe" ainsi que le décrit Roger Nimier qui lui aussi se fait engueuler quand il demande à Bernanos s'il va soutenir De Gaulle enfin, Bernanos qui s'inquiétait de savoir quand les jeunes de France, les plus pauvres allaient se réveiller enfin contre la sottise des bourgeois pédagogues, pédagogues car il aiment bien faire la leçon encore et toujours aux peuples.

    Il suffit de prendre le train de banlieue, ou n'importe quel train d'ailleurs, pour avoir les mêmes doutes sur le bien-fondé de la démocratie rien qu'en observant un peu ses semblables.

     

    Bien entendu, si l'on préfère l'eau tiède et des lectures qui ne font pas de mal, autant ne pas le lire et se plonger -je ne sais pas ?- dans David Foenkinos ?

     

    Image empruntée ici

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • Minorités visibles

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    immigration, société, politique, gilets jaunes, amaury watremez

    Ce texte aborde un sujet éminemment tabou, on trouvera en fin de billet toutes les références statistiques sur lesquelles je m'appuie. Qu'on aille les voir avant de me traiter de "raciste nauséabond".

     

    Il y a un sujet qui n'a été abordé que timidement par les "gilets jaunes", par peur de déplaire encore aux arbitres des élégances politiques et aux médias. Par timidité aussi, car finalement et malgré les nombreux actes des manifestations, les "gilets jaunes" restent encore bien timides face aux bourgeois pédagogues qui eux savent ce qui est bon pour le peuple, pour les précaires, et pour ceux qui n'ont pas la chance insigne d'être comme eux des spectateurs des pièces du "Rond Point". Je l'ai déjà dit je ne comprends pas cette timidité, car de toutes façons les "gilets jaunes" sont de toutes façons catalogués.

     

    Le joug idéologique bien-pensant est donc encore tellement puissant ? Cela m'effraie personnellement. Ils font donc peur à ce point là les Trissotin bobos ?

     

    Afin d'évoquer les arabes, les africains et les asiatiques présents dans la région parisienne, on évoque généralement les "minorités visibles". Pourtant, lorsque l'on prend le métro, ou le train de banlieue, ou le RER, ce serait plutôt les français de type caucasien ces fameuses minorités.

    Il suffit de regarder autour de soi, et de compter. Bien souvent il y a deux ou trois français, pas plus, environné de commères africaines, de mères de famille voilées et de leurs familles nombreuses...

    Mais chuut...

    ...il ne faut surtout pas prononcer cette évidence comme Richard Millet ou d'autres.

     

    Ce ne sont pas ces populations que l'on peut accuser de quoi que ce soit. Eux viennent dans un pays à leurs yeux de cocagne, où ils pourront manger à leur faim, exprimer une opinion même contre le mode de vie de leur pays d'accueil sans se faire jeter en prison. Ils y obtiennent des aides et autres subsides pour un toit et de quoi travailler.

     

    Pourquoi s'en priveraient-ils alors que crevant de faim et vivant terrorisés chez eux ?

     

    Comme bien entendu, ils arrivent également de société le plus souvent très archaïques, certaines relèvent du néolithique, ils ne peuvent pas réellement s'adapter à un pays dont ils se sentent rejetés immanquablement. D'où leur désir pour beaucoup de retrouver des coutumes par eux fantasmées, idéalisées, un mode de vie traditionnelle rêvé. Et qui n'a jamais vraiment existé en réalité. Ils ne vivent qu'entre eux, ne se tolèrent qu'entre eux, à peine constate-t-on quelques exemples très mineurs de mixité sociale, ce sont d'ailleurs toujours les mêmes qui sont mis en avant pour promouvoir la diversité.

     

    Au sein de celle-ci on feint de croire que les asiatiques ne posent aucun problème car il est vrai qu'ils n'expriment aucune revendication quant à leur religion et ne posent guère de difficultés de délinquance. Mais ils ne s'intègrent pas, le refusent, vivant dans un mépris complet de nos coutumes, de ce qui reste de notre culture. Ils ont aussi une autre manie, ils achètent progressivement des pans entiers des grandes villes françaises en procédant comme au jeu de go. Ils jouent sur les faiblesses de notre système, sur notre laisser-faire eux aussi.

     

    La seule différence avec les autres "divers" est que le racisme à leur encontre n'est jamais puni, jamais relevé, voire encouragé. Il suffit pour cela de regarder les comédies des "vedettes" étant "issues de la diversité". Il y a dedans toujours une bonne blague bien abjecte sur les chinois ou les japonais.

    Bien entendu, ne serait-ce qu'évoquer une toute partie de ces sujets c'est risquer de se faire traiter de raciste, de pire encore ? Ce dont l'auteur de ces lignes se fout complètement, il faut bien dire. Comme de sa première chaussette...

    Se mettre la tête dans le sable n'y changera rien.

     

    NB : ci-dessous les références précises sur lesquelles je m'appuie

    Références de l'INSEE sur les statistiques ethniques et la répartition géographique des minorités (voir à ce lien)

    Références de l'APUR (voir à ce lien)

    Et l'atlas des fractures sociales (voir à ce lien)

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée ici

  • L'autre infini

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    à propos de "Psychologie de la connerie" ouvrage collectif sous la direction de Jean-François Marmion, aux éditions Sciences Humaines paru en janvier 2019 (trouver le livre à ce lien)

    psychologie, connerie, société, politique, amaury watremez(Jean-Claude Carrière déjà auteur d'un "dictionnaire de la bêtise" avec Guy Bechtel, Boris Cyrulnik, Howard Gardner, Tobie Nathan, Alison Gopnik et d'autres...)

     

    Albert Einstein disait :

    "Deux choses sont infinies : l'Univers et la bêtise humaine. Mais, en ce qui concerne l'Univers, je n'en ai pas encore acquis la certitude absolue". Le génie découvreur de la théorie de la relativité eut lui-même ses instants de grande connerie humaine, ainsi que le rappelle un des chapitres du recueil, en particulier quant à ses considérations sur le physique des femmes...

    La connerie n'a pas de limites, certains esprits taquins le disaient également : "Les cons ça ose tout c'est même à ça qu'on les reconnait".

     

    Cet ouvrage conséquent propose de la définir pour tenter de la combattre, ce qui est un combat perdu d'avance il est vrai. Le con dans nos esprits, c'est toujours l'autre, nous avons beaucoup de mal à reconnaître notre propre sottise, alors qu'à un moment ou un autre malheureusement nous l'avons été un peu ou beaucoup, le tout étant d'en avoir conscience, ce qui nous rend moins cons. D'autres comme Brassens nous rappellent que "le temps ne fait rien à l'affaire".

     

    La connerie est affaire de préjugés. On considère (j'emploie le "on" à dessein car "on" est con n'est-ce pas ?) par exemple qu'une belle femme, une jolie fille est forcément conne, car la nature équilibrerait ainsi les choses alors qu'une laide peut très bien aussi être complètement stupide. Il faudrait se questionner également sur notre définition de la beauté sur laquelle là aussi il a été dit beaucoup de conneries.

     

    C'est un sujet très délicat que la connerie. Il concerne aussi l'intelligence et comment nous la définissons. Beaucoup confondent encore trop souvent intelligence et culture, même si pour se cultiver il en faut un minimum. De même culture et érudition, culture et instruction sont mélangées alors que ce n'est pas du tout pareil. La personne cultivée sait quoi faire de ses connaissances, s'en enrichir, l'érudit les empile, c'est tout. Je ne parlerai même pas ici des excuses que les ignares se donnent pour s'auto-excuser de leur manque d'appétence pour le savoir (différentes formules comme "la culture c'est comme la confiture moins on en a plus on l'étale" etc). Et s'il y a différentes formes d'intelligence, le psychologue Howard Gardner en définissant sept...

     

    ...Il y a aussi une connerie objective.

    (les sept intelligences, voir à ce lien : Intelligence linguistique, Intelligence logico-mathématique, Intelligence spatiale, Intelligence intra-personnelle, l'intelligence interpersonnelle, Intelligence corporelle-kinesthésique, Intelligence musicale, Intelligence naturaliste, Intelligence existentielle (ou spirituelle) )

     

    Auparavant, les auteurs, qu'ils soient spécialistes ou pas, avaient moins peur d'être politiquement incorrects et on évoquait aussi bien la débilité que l'arriération mentale, que les individus retardés voire imbéciles. Depuis, on préfère parler de troubles en "dys" plus satisfaisants, plus rassurants pour les parents et les éducateurs en général et aussi plus hypocrites. La connerie se définit aussi et surtout par l'absence d'empathie, d'altérité et de bienveillance envers l'autre. La connerie ce que confirme de nombreux auteurs de ce livre mène le plus souvent directement à la haine, la violence, le discours binaire, simpliste, sans aucunes nuances.

     

    Bref, les empilages de slogans que d'aucuns sur le net en particulier confondent avec des convictions construites et raisonnées.

     

    Ils commencent d'abord à définir le mot. Qu'est-ce qu'un con ? Selon Jacques Prévert et Edgar Morin, on ne devrait pas parler de "con" pour parler d'un idiot, le vocable désignant en argot le sexe féminin et donc une des plus belles choses de cet univers. Ce en quoi ils se trompent, car "con" vient de "coïon" l'appellation du petit sac que les légionnaires romains portaient à la ceinture, qui signifiait "petite chose", ce qui donna aussi "couillon" ou "couille". On en déduit donc qu'un con est aussi et bel et bien un couillon. Il n'y a pas de privilège à l'un ou l'autre sexe, pas d'exclusive mais une totale égalité en la matière. Il n'y a pas de jaloux.

     

    Sont définies dans une tentative de réflexion les conneries individuelles, les conneries selon le milieu social, car elle a évolué depuis l'avènement de la bourgeoisie triomphante au XIXème siècle. La connerie bourgeoise a fait le bonheur de nombreux écrivains classiques et modernes, de Flaubert et son "dictionnaire des idées reçues" dans "Bouvard et Pécuchet" à Jarry et "Ubu" ou Ionesco et son théâtre de l'absurde. L'ouvrage n'oublie pas les conneries des "très intelligents", comme ces diplômés qui regardent leur horoscope chaque jour, ces polytechniciens qui rejoignent certaines sectes, sans parler bien sûr de ces énarques normaliens qui deviennent présidents de la République et ne réfléchissent pas plus pour autant etc....

     

    Contre la connerie, contre notre propre connerie, les auteurs proposent de toujours garder de la distance sur un sujet, un esprit critique, l'acceptation inconditionnelle de soi et donc de l'autre. La culture préserve aussi de la connerie en montrant la complexité du monde. Et bien entendu l'indépendance d'esprit contre la connerie collective (NB : Je tiens farouchement à la mienne et ne suis pas le seul), la connerie grégaire qui voudrait que l'on hurle avec les loups pour se protéger. Une foule n'a pas raison contre la minorité, l'unanimité tellement à la mode de nos jours ne fait pas la raison et l'équilibre, et l'intelligence. Les nouveaux moyens techniques dont nous disposons donnent hélas à la connerie une ampleur inédite jusque là dans nos sociétés.

     

    Image trouvée ici

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    Merci infiniment à toi qui m'a fait lire ce livre sur lequel je reviendrai car il y a encore beaucoup à dire...