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Cela peut attendre demain ?

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procrastination, société, politique, macron, gilets jaunes, réformes, amaury watremezAujourd'hui c'est la journée de la procrastination. J'aurais pu écrire cet article demain pour être raccord avec le thème. C'est un mal très répandu, on remet à demain ce que l'on peut faire le jour même et on se retrouve avec un amoncellement de boulot à régler précipitamment au dernier moment. Il en est qui sont les rois du "in extremis". C'est leur manière de fonctionner. Il en est aussi qui ne remettent jamais une parole ou un acte comme notre président qui n'a pas oublié d'être condescendant avec madame Legay dés qu'il a pris connaissance de son hospitalisation (voir à ce lien).

 

On l'imagine, notre président, croisant un enfant du Sahel n'ayant rien à manger :

"il faut manger de tout un peu mon petit, ne pas être si difficile".

 

Ces pauvres, ces précaires, ça veut tout tout de suite les cons. Quand on est pauvre, on doit se cantonner dans le rang qui est le sien, ne pas chercher à péter plus haut que son Q. On doit procrastiner le plus possible quant aux changements possibles de la société. On n'a pas d'envie de vivre mieux, pas d'envie de se détendre ou de chercher autre chose dans l'existence que consommer encore, consommer toujours, du berceau à la tombe.

Super promotions sur les incinérations et les cercueils en carton en ce moment paraît-il pour les smicards, d'ailleurs pourquoi s'embêter à tout ça ? Pourquoi ne pas se servir des "gagne-petits", des "gens de peu" "qui ne sont rien" comme engrais pour nos jardins ? Ils acquerront une utilité sociale immédiate .

 

Je me suis laissé dire que les personnes intelligentes procrastinent parfois, se laissent aller à la douceur de l'air, à la quiétude d'un moment. Mais les cons ne se reposent jamais, ils sont cons à jet continu, ne tournent jamais la langue dans leur bouche, ne réfléchissent pas à ce qu'ils disent. Ils sont dans l'instant, dans l'envie de dire une sottise là maintenant tout de suite sans trop réfléchir.

Attention, que l'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit, je ne suggère pas ici que notre président actuel est de ceux-là, je ne suis pas de ces mauvais esprits, non, non, non. Je suis beaucoup trop respectueux de l'autorité et des technocrates qui savent mieux que nous ce qui est bon pour nous depuis quelques décennies déjà.

 

On aimerait que notre président procrastine, qu'il remette à demain, voire plus tard, voire jamais tout ou partie des "réformes" qu'il prétend indispensables à notre pays. Bien évidemment, il faut s'entendre sur le sens du mot "réforme" qui dans la fameuse pensée complexe présidentielle signifie la fin de tout notre système de protection sociale, qui favorise les "cyniques, fainéants et les assistés" (voir ici à quoi je fais allusion).

Dans les cercles du pouvoir ou en étant proches, parmi les larbins et parmi les maîtres on déteste les heures de liberté, de détente éventuelle même où l'esprit peut "introspecter", réfléchir et s'affranchir des préjugés et de l'instinct grégaire. On comprendre qu'ils n'aiment pas.

Certains naïfs sont également persuadés que suite à une énième journée de "manif" le président procrastinera enfin et les laissera tranquilles. Mais ça ne se fera pas sans casse...

 

...Faut pas rèver.

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury - Grandgil

 

illustration empruntée ici

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