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  • Macron en guerre contre le peuple

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    politique, société, gilets jaunes, caseurs, macron, castaner, samedi acte 19, amaury watremezEn faisant intervenir l'armée pour la protection de sites officiels et de lieux fixes, Macron et Castaner ne se rendent pas compte de la portée ne serait-ce que symbolique d'une telle décision, une portée catastrophique, car elle signifie que plutôt que de privilégier réellement le jeu démocratique et le débat (je ne parle pas de la mascarade qui a été jouée ces derniers mois), l'État, le président de la République actuel et son ministre de l'intérieur entrent littéralement en guerre contre le peuple.

     

    Que feront-ils demain ? Ils parqueront les gaulois réfractaires dans les stades, dans les vélodromes ?

    Ils montrent aussi leur affolement et jettent bas les masques. Fini le discours hypocrite face au peuple, fini les éléments de langage lénifiants, ils répriment encore ce qui reste pour eux les "classes dangereuses".

     

    Les riches, les favorisés, les bourgeois depuis qu'ils ont pris le pouvoir en 1789 à la faveur de l'escroquerie de la "nuit du 4 août" (NB : vous savez, quand les privilèges ont été abolis, d'ailleurs c'est bien connu, dans notre société il n'y en plus aucun (sic), attention ami lecteur socialiste je fais ici un peu d'ironie), ont toujours détesté ce qu'ils appelaient les "classes dangereuses" à savoir les autres, tous les autres :

    Le petit peuple, les paysans, les ouvriers, ceux moins gâtés par l'argent ou les réseaux....

     

    Seulement voilà, les "classes dangereuses" sont pénibles, insupportables (je précise ici au lecteur éventuellement socialiste que je fais ici encore de l'ironie). Plutôt que de se contenter de leur sort, de rester bien tranquilles dans leur coin, elles revendiquent le droit d'avoir des fins de mois commençant un peu plus tard que le 10 ou le 15 du mois, de pouvoir vivre et non simplement survivre. Depuis quelques décennies, on avait pu croire que lesdites classes s'étaient assagies, l'esprit des bourgeois pédagogues ayant apparemment métastasé dans toute la société.

     

    Et puis les bourgeois pédagogues avaient trouvé la parade ultime ou du moins le croyaient-ils : quand le peuple grondait ne serait-ce que légèrement, on invoquait systématiquement le populisme, le poujadisme et les z-heures les plus sombres de notre histoire (TM°). Cela avait pour effet de l'intimider et de le faire taire. On a vu ce discours à l'œuvre pendant toute la crise des "gilets jaunes" (voir à ce lien), d'aucuns parmi la majorité macronienne n'ayant aucun scrupule à parler de nazisme, de fascisme, de sédition (voir ici) voire de "factieux".

    Maintenant, pas de pot ! Cela ne fonctionne plus aussi bien. Ce genre de grosse ficelle impressionne encore un minimum. Mais plus au même point qu'auparavant.

     

    La bourgeoisie positiviste, pédagogue, affairiste, sexuellement libérée ou pas, libérale un peu, beaucoup, passionnément, a toujours été en guerre contre ces "classes dangereuses". Une guerre larvée, en sous-main, insidieuse, bloquant progressivement le fameux ascenseur social qui n'est maintenant plus qu'un lointain souvenir à quelques exceptions que l'on nous donne toujours en exemple, que l'on monte toujours en épingle et bien entendu c'est mieux si le bon exemple vient de la "diversité" (selon le terme hypocrite en usage).

     

    Moi qui suis gaulois réfractaire, réac, méchant fââchiiste et séditieux donc je sais au moins à quoi m'en tenir...

     

    Illustration empruntée ici

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil