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  • Bellamy a-t-il le droit d'être catholique ?

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    politique, société, foi, françois-xavier bellamy, catholicisme, amaury watremezDans ce pays, vous pouvez être d'une identité sexuelle floue, oscillante, et vous présenter à l'Eurovision sans problèmes. Vous pouvez faire venir à l'Elysée des chanteurs et danseurs interlopes en contradiction formelle avec la civilisation qui a fait construire des hôtels particuliers et monuments comme le palais présidentiel. Vous pouvez être aussi islamiste, sans problèmes ou presque, exprimer une haine des juifs qu'un émule des SA n'aurait pas osé. Vous serez excusé, ce sera forcément la faute de la colonisation.

     

    D'ailleurs vous pourrez sans limites accuser la France de génocide quant à votre communauté, c'est largement encouragé et soutenu.

     

    Vous pouvez être aussi un nanti méprisant, parfaitement égoïste socialement, et battre le pavé en gueulant des slogans dédaigneux. Cela ne pose aucune difficulté, tout comme faire la promotion de divers comportements sexuels limites. Vous pouvez aussi exprimer votre névrose en direct à la télévision en se parant d'une identité victimaire. On vous plaindra, on vous écoutera, on laissera faire. Tout comme dire aussi le plus de sottises possibles en direct : Deux ministres féminines d'Emmanuel Macron semblent en compétition sur ce sujet, Marlène Schiappa et Aurore Bergé.

     

    Par contre, vous ne pouvez pas vous affirmer comme chrétien, encore moins comme catholique tel François-Xavier Bellamy. Lui cumule car il rajoute un autre crime de pensée, il est contre l'IVG ce qui en fait aux yeux de tous les bourgeois pédagogues un extrémiste imbuvable bien plus dangereux que les islamistes qui vont bientôt revenir en France (dans les médias "mainstream" on ne compte plus les portraits faux Q criant à chaque ligne sa dangerosité, voir un exemple à ce lien).

     

    On n'a pas le droit d'exprimer cette opinion, c'est une faute majeure. Tout le monde doit être POUR l'IVG; Pas d'alternative possible. Si encore Bellamy était un de ces cathos pratiquant l'auto flagellation, ça passerait, mais même pas.

     

    Il rajoute à tout cela, ce qui est déjà insupportable pour les bien-pensants un éloge de la transmission des valeurs dans un livre où il déplore que la société et les "penseurs" de l'Éducation la rejettent comme paternaliste et arbitraire alors que les enfants en ont besoin plus que jamais (voir à ce lien "les déshérités ou l'urgence de transmettre"). Des adultes ne doivent pas transmettre quoi que ce soit aux enfants dont tous les désirs y compris les plus abscons les plus bas, les plus vils doivent être satisfaits, toutes les carences excusées. Ainsi la paresse est médicalisée, alors qu'un enfant paresseux est dans la plupart des cas juste paresseux.

     

    Cela prépare des générations d'adultes frustrés et immatures qui dés le premier petit nuage à l'horizon de leur vie affective et, ou professionnelle se laisseront aller qui à la colère qui à l'aliénation, des adultes dociles à l'arbitraire économique, à la moindre bêtise idéologique, à la superstition la plus stupide.

     

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    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • Envie de crier flûte, zut, crotte

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    foulardsrouges.jpgHier les "foulards rouges" ont défilé pour le respect de ce qu'ils appellent la démocratie et le respect des institutions, contre les violences pendant les manifs des "gilets jaunes", celles-ci pourtant surtout imputables à la police. Ils ont eu raison de défiler quel que soit leur vrai nombre, entre 3500 selon un syndicat de police, et 10500 car au moins on a pu voir qui ils étaient : des serreurs de fesses effarés, des riches égoïstes, des bourgeois pédagogues condescendants. Dans leur inconscience de privilégiés ils se sont donc montrés tels qu'ils sont vraiment, ne craignant visiblement pas le ridicule.

     

    Heureusement, ils eussent été foudroyés...

     

    Ils s'étaient vêtus pour aller à "Nation" comme pour une excursion en pays sauvage, on ne sait jamais avec les "ploucs" ma chèèère. Et une fois la manif dispersée se sont hâtés d'enlever tout signe distinctif de leurs engagements pro-macroniens, courageux mais pas téméraires les bourgeois. La plupart venait de tous les quartiers aisés de la capitale, du VIIIème en passant par le XVIème, du Quartier Latin à celui de saint Germain des près. Tous avait les pires préjugés qui soient sur le peuple, sur les "gilets jaunes", forcément des fachos (traiter l'autre de facho dans leur esprit c'est l'empêcher de répondre).

     

    Ils voudraient des précaires, des pauvres, des sans abri ravis comme eux de la mondialisation voire disant "merci" avec des larmes dans la voix. Ils en ont marre de parfois -rarement- se sentir coupables en passant près d'un mendiant qui fait la manche. "C'est insupportable merde qwa, et ces mendigots puent ma chèère une infection". Car s'ils ont vidé Paris de ses milieux populaires il en reste malheureusement quelques uns et il est compliqué de râler contre les précaires "issus de la diversité" venant souvent des banlieues alentours pour chaparder des smartphones et on ne sait quoi...

     

    Râler contre eux c'est risquer de passer pour raciste, de perdre sa belle image de pseudo-humanisme qu'on s'est construit. Car on est humaniste mais cela ne signifie pas pour autant qu'on l'est avec tout le monde. On l'est avec ceux pour qui cela n'implique aucune obligation morale, aucune culpabilisation et bien entendu aucune solidarité sociale. Les "pauvres" que ces "foulards rouges" se sont choisis, c'est la "France périphérique", celle des "gilets jaunes", qui paient pour leur intégration. C'est d'ailleurs une des raisons fondamentales de la crise politique actuelle.

     

    On l'avait déjà compris en lisant les commentaires hallucinants de mépris d'internautes sur le fil de "le Monde" au sujet de témoignages de français ne s'en sortant plus mais les "foulards rouges" veulent un peuple docile et soumis qui triture sa casquette de coutil entre ses doigts en leur parlant, ils veulent de la violence contre "les classes dangereuses" pour les obliger à cette docilité. Il n'y avait presque pas besoin de banderoles parodiques ou se moquer d'eux de manière très drôle et fine comme l'on fait certains "gilets jaunes", ils y arrivaient très bien tous seuls.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Objectivité mon œil (mon Q)

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    politique, société, réflexion politique, objectivité, gauche, amaury watremezHier, j'ai eu un échange par mails sur une liste professionnelle avec des collègues bibliothécaires sur une publication issue de l'association  "L214", une association d'extrême-gauche antispéciste dénonçant certes à juste titre des pratiques barbares dans l'élevage des bovins et des ovins. Mais d'extrême-gauche. Donc partisane même si par ailleurs très bien faite. Or, la plupart des confrères et consœurs ne voyaient pas le problème. Pour eux, cette revue était "objective", pas de problèmes.

     

    J'ai demandé ce qu'ils entendaient précisément par objectivité, de le définir. Si par équilibre il n'aurait pas fallu rajouter une publication présentant un point de vue différent de celui de ce groupuscule ? Je n'obtins de réponse sûre que celle-ci :

     

    En gros être objectif c'est être de gauche, et, ou, d'accord avec eux. De gauche sociétale, n'est-ce pas. Pas de la gauche qui se soucie encore un petit peu de justice sociale. Voire la gauche carrément libérale-libertaire, une gauche de crétins éduqués justifiant leurs multiples appétits. Quand on n'est ni l'un ni l'autre on est forcément soit un populiste, soit un nostalgique des fameuses z-heures les plus sombres de notre histoire. Soit on ment. Car parmi ces gens objectifs on s'improvise "fast checker", "vérificateurs de l'information" en français kiskoz encore un peu.

     

    Du "Décodex" de "Le Monde" aux pseudo-décrypteurs de "Libé", "Checknews" en passant par les journalistes "militants" de "Quotidien" de Yann Barthès ou ceux de "BFM-LCI" on prétend que comme on est objectifs, on peut se permettre de distribuer les bons et mauvais points voire parfois de traiter sans vergogne de menteurs les personnalités de droite qui prétendent énoncer des opinions différentes, ainsi celles et ceux remettant en question le traité d'Aix la Chapelle. On nous dit que c'est bon pour l'Europe donc c'est automatiquement un "bon" traité puisque pour le "Bien" idéologique absolu.

    On parle de "haine" forcément quand on parle de Zemmour ou toute autre personne contredisant la morale politique ambiante, on leur oppose des faits, des pseudo vérités.

     

    En toute objectivité bien entendu.

     

    Il y a aussi celle du larbin, très répandue aussi, la moins sincère aussi. Elle est juste là. Le larbin appelle objectivité le fait d'adopter le plus possible et dés qu'il le peut l'opinion lui étant dictée par les puissants. Etre pour l'Europe, c'est être objectif, être pour l'IVG c'est aussi de l'objectivité, pour le "mariage pour tous" toujours et encore de l'objectivité.  Aux contradicteurs, on répond nazisme, totalitarisme, xénophobie, j'en passe et des pires. Le procédé fonctionne cependant de moins en moins bien.

     

    Personnellement, je suis subjectif, très subjectif, et j'assume à plein, je n'ai aucune prétention à l'objectivité, à posséder la vraie bonne parole. Les pseudo objectifs devraient avoir l'honnêteté de le reconnaître enfin...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • De la tète sanglante de Louis XVI à la bouche de Marlène Schiappa

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    marlène schiappa, cyril hanouna, politique, présidence macron, amaury watremezLe 21 Janvier 1793 était guillotiné Louis XVI, sa tête sanglante fut montrée au bon peuple dans un geste montrant sans doute toute la civilisation en marche. Selon l'histoire telle qu'enseignée c'était un passage obligé de la tyrannie à la démocratie engagé d'abord à la fameuse nuit du 4 août 1789 qui aurait vu l'abolition de tous les privilèges. D'ailleurs c'est bien connu, en 2019 il n'y en a plus un seul. Rappelons ici que par "privilèges" on entendait surtout les particularismes juridiques des provinces et non autre chose.

     

    La France a ce jour là symboliquement perdu un père de la nation que depuis elle cherche fébrilement à se redonner sans jamais y arriver. Elle croit régulièrement à tel ou tel homme providentiel s'avérant toujours être soit un escroc soit un opportuniste beau parleur au verbe haut, ainsi Macron. Et progressivement, sous couvert de progrès, d'idéaux révolutionnaires, humanistes, bien sûr, la France a perdu son identité en négligeant en premier lieu sa ruralité. Le tout parfois à l'aide "d'idiots utiles" comme par exemple Pierre Bourdieu et ses disciples.

     

    Celui-ci avait décidé que l'enseignement des Lettres et de l'Histoire tenaient des humanités dites bourgeoises et n'avaient aucune importance pour l'émancipation des peuples. Ceux-ci se sont retrouvés donc sans racines, sans conscience de leur histoire commune, parlant et écrivant un français appauvri, quand ils savent encore s'exprimer un peu dans cette langue, cet appauvrissement de la langue les entrainant vers une docilité voulue par les nouveaux maîtres de cette société : les financiers, les grands patrons. Car quand on ne peut plus exprimer certaines nuances la réflexion personnelle est d'autant plus compliquée à mener.

     

    Les élèves que j'ai eu en Lettres et Histoire durant plusieurs années dans l'enseignement professionnel, venant de milieux précaires, avaient intériorisé cet ordre leur étant intimé de voir ces disciplines comme parfaitement inutiles pour eux. Ce à quoi je leur répondais à leur grande surprise qu'ils avaient tout à fait raison, après tout pourquoi ne pas revenir aux grognements et autres bourre-pifs dans la figure. Ce serait beaucoup plus simple. Au lieu de faire la cour, une main au panier qui veut bien dire ce qu'elle veut dire suffit, par exemple.

     

    Même ces jeunes perdus dans un brouillard dû à leurs carences cognitives avaient plus ou moins conscience de l'aliénation que cela entraîne chez eux, à commencer par une aliénation morale. Puisque dans une société où tous les coups sont permis, où un "trader" peut envoyer à la misère des pays entiers d'un simple "click" de souris, juste pour gagner des sous, l'idée de travail et d'effort n'a plus vraiment de sens. Pour compenser cette aliénation, comme pour les grandes personnes on leur promet le spectacle permanent, un grand cirque consumériste qui jamais ne s'arrête et phagocyte même son opposition.

     

    Marlène Schiappa participe du Barnum, elle est parfaite : vulgaire, s'habillant tous seins dehors. C'est quand sa bouche s'ouvre que cela se gâte : un défilé de lieux communs, une allégeance sans scrupules aux puissants pour conserver gloire et les ors de la République à sa disposition pour la conforter dans l'idée flatteuse qu'elle se fait de sa petite personne. Il paraît qu'elle va participer à la mascarade du pseudo grand débat national en animant une émission sur C8 avec Cyril Hanouna (voir à ce lien), "l'info clown" le plus regardé de ce pays, hélas.

     

    C'était donc pour en arriver à un tel "sommet" que nos ancêtres ont fait la Révolution ? C'était donc dans le but "grandiose" d'en arriver là qu'ils ont exécuté Louis XVI ?

     

    Sérieusement ?

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Jacques Laurent sabre au clair

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    littérature, jacques laurent, société, politique, amaury watremezLe 5 Janvier 2019 le "hussard" Jacques Laurent aurait eu cent ans. Mais comme tous les écrivains de sa lignée, il n'était pas destiné à devenir un vieillard sénile et pontifiant donneur de leçons de morale et de sages avis ennuyeux de son siège de l'Académie Française. Ce n'est pas pour rien que mon blog est couronné par une de ses phrases :

     

    "Je n'écris pas pour être approuvé. L'écriture est pour moi plus grave qu'un désir, c'est un besoin. J'écrirais même dans une île déserte."

     

    J'en fais ma philosophie. je ne rédige pas ces petits articles pour une quelconque idéologie, une quelconque philosophie qui devrait changer le monde, ou que sais-je encore. Je n'écris même pas pour une quelconque postérité. Ou pour satisfaire quelque frustration, ou combler la mythomanie tellement répandue sur le net (Combien de "génies" méconnus ?). Écrire est de l'ordre de la respiration. Et on écrit pour être lu. Sinon ce n'est que de la masturbation intellectuelle.

     

    C'est Bernard Frank lui aussi un esprit libre, le secrétaire de Sartre, qui qualifia de "hussards" quelques écrivains plutôt de droite, plutôt Algérie Française et marqués par l'Action du même nom qui avaient en commun une appétence marquée pour l'indépendance d'esprit, la liberté et le bien vivre : Roger Nimier, Antoine Blondin Michel Déon et Jacques Laurent donc. Il était celui qui avait le regard triste et qui menait dans le même temps une vie flamboyante grâce aux bénéfices qu'il tirait de son double littéraire populaire, Cecil Saint Laurent, auteur des "Caroline chérie" où il s'amusait avec l'histoire de France tel Alexandre Dumas en son temps, auteur admiré par tous les "hussards".

     

    Les "hussards", Jacques Laurent le premier étaient des francs tireurs soucieux de préserver l'identité de la France, une identité joyeuse, gaie, fleurie, bonne vivante et non un bréviaire à psalmodier. Durant certaines époques il n'y a pas d'autre choix que de sortir du rang, du troupeau, de cultiver un art de vivre ne sombrant pas dans l'infâme esprit de sérieux qui est le mal de notre temps, de se rappeler ce qui fut le socle de notre société. N'importe quel imbécile redécouvrant l'eau tiède réclame en ce moment le fameux "respect" selon la définition dévoyée qu'en fait notre époque. Pour se faire "respecter" l'imbécile n'hésite plus maintenant à aller en justice.

     

    De Jacques Laurent je retiens surtout "L'Histoire égoïste" (voir à ce lien) où il se raconte en romançant selon son propre aveu un grand nombre d'épisodes de sa vie. Et aussi les "Caroline chéries" (voir à ce lien là), une vision de l'histoire hélas disparue depuis, sans pathos, sans moralisation des français actuels, sans masochisme mémoriel dorénavant obligatoire. On vit bien dans les "Caroline", on fait l'amour sans se poser plus de questions, on profite de l'existence, on se bat parfois mais les combats y sont comme pour de rire et la guerre plus jolie qu'en réalité. Et alors donc ? Tout le monde sait que la guerre c'est pas bien et que la violence c'est mal.

     

    Je n'ai qu'une petite nuance à apporter à mon appréciation de cet écrivain. Lui l'ancien d'AF fit voter pour un autre ancien d'AF, François Mitterrand, en mai 1981. Il pensait sans doute que le premier président dit de gauche de la Vème République, lecteur de Paul Morand et de Jacques Chardonne, deux auteurs sulfureux de droite, était en fait un sous-marin maurrassien caché au PS et qu'il mènerait une politique inspirée en fait de ses idéaux de jeunesse. Beaucoup de réacs (je n'insinue pas que Laurent l'était) ont toujours eu cette naïveté. Dés qu'il leur semble qu'on se rapproche de leurs idées, ils excusent tout, évoquent un double jeu qui n'est jamais réel.

     

    En 2019 il y aurait encore de nombreux combats à mener contre l'arrogance des puissants, leur bêtise aussi, leur indigence morale. Des "hussards" il y en a un peu partout qui chargent toujours "sabre au clair", parfois même ils semblent de "camps" opposés. Mais ils se rejoignent dans leur amour de la liberté.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • La pauvreté émancipatrice ?

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    pauvreté, christianisme, foi, amaury watremezQuand j'étais gosse, un jour de caprices, je clamais et répétais comme un mantra "j'ai faim !" comme beaucoup d'enfants gourmands. Un des adultes présents, agacé, me répondit que je ne savais pas ce que c'était d'avoir faim, que dire cela avait un sens. J'appris plus tard que chez cette personne, bien souvent on faisait semblant de se mettre à table en remuant les chaises comme il le fallait pour faire croire aux voisins que l'on mangeait à sa faim tous les jours. Souvent l'unique repas consistait en une tartine trempée dans un peu d'huile. Parfois on ne mangeait rien du tout. Et les enfants allaient à l'école le ventre vide.

     

    Mais on faisait comme si tout allait bien. Par amour-propre, par fierté. Une pauvreté qui ne libère pas, n'entraîne aucune émancipation.

     

    La pauvreté aliène, elle enferme, elle isole, elle provoque le repli sur soi. Elle engendre la honte dans notre société, la colère aussi. Elle n'est pas du tout émancipatrice, c'est même plutôt tout l'inverse. Et pourtant de gentils petits "cathos", souvent charismatiques, continuent sur internet ou ailleurs d'en vanter les mérites, de l'idéaliser, dans une vision de l'Évangile un peu desséchée, complètement désincarnée. Quand on y réfléchit, le Christ et ses disciples ne se contentent pas de vivre d'amour et d'eau fraîche, de manger des lézards et déguster des pierres avec peu de sable. Le récit du nouveau testament est plutôt une longue suite de repas où l'on boit et l'on mange bien.

     

    Le dernier moment passé avec les douze apôtres est un repas de fêtes, et pour montrer qu'il est bien le Christ après la Résurrection il fait griller des poissons sur les bords du lac de Tibériade. Et je ne parle même pas de son premier miracle quand le vin vient à manquer aux noces de Cana, un des instants les plus dramatiques de l'Écriture.

     

    pauvreté, christianisme, foi, amaury watremezC'est un regard faussé, biaisé sur la pauvreté dans le réel. Les pauvres sont montrés, sont vus et décrits comme forcément angéliques, en gros étrangers à la nature humaine. Quand on lit entre autres "les Naufragés" de Patrick Declerck (voir à ce lien), sur son expérience avec les clochards de Paris, dans la rue, à Nanterre, dans les hôpitaux, on comprend que rien n'est plus faux, que même plongés au fin fond de la misère, les êtres humains ne sont pas plus solidaires, plus capables d'altérité. Ce serait même plutôt l'inverse. L'abjection est très présente, la violence, la haine et tout un cortège de souffrances psychologiques marquées.

     

    Mais finalement, il n'y a même pas besoin de cet ouvrage, il suffit d'ouvrir les yeux dans la rue, dans les gares où l'on croise souvent, de plus en plus, de ces éclopés de l'existence. On peut les voir tourner en rond, vaguement hébétés, le regard perdu, parfois agressifs, abandonnés à leur sort.

     

    Il y a aussi dans cette idéalisation de la pauvreté finalement un déni de notre humanité, l'incompréhension d'un pan entier de la foi chrétienne qui est l'Incarnation du Christ, Dieu fait homme et non pur esprit. Que si l'être humain est faillible, et très faillible, il est aussi capable de belles choses de temps à autre. Même si c'est rare, il est vrai.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Une lettre pour rien

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    lettre macron, société, politique, macron président, gilets jaunes, amaury watremezFreluquet nous a écrit une longue bafouille dans un langage technocratique filandreux (voir ici). Le couplet sur la France est plutôt amusant "écrit" par un type qui a affirmé qu'il n'y a pas de culture française. Finalement si alors ? La lettre nous propose dit-il 34 pistes de réflexion. Quand on parcourt celles-ci, on perçoit surtout une manière en creux de justifier sa politique : lire les passages sur le service public entre autres. Et il nous interdit de réfléchir sur plusieurs thèmes qui seraient autant de lignes rouges, dont l'immigration. La lettre dégage surtout une chose, Emmanuel Macron n'a strictement rien compris aux "gilets jaunes" considérés comme des fainéants, des tenants de "l'ancien monde".

     

    Il a besoin de proposer des pistes : Il semble pourtant que le peuple en suggère de nombreuses depuis maintenant plus de deux mois. On note aussi que jamais il ne parle des "gilets jaunes" dans son courrier, n'utilise pas le terme. Lui qui méprisait autant les "corps intermédiaires" on a du mal à comprendre, les "gilets jaunes" sont des citoyens qui se sont organisés sans ceux-ci, qui ont suivi pourtant les desiderata de Freluquet.

     

    Le fait que Alain Bauer à la télévision le souligne est intéressant (voir à ce lien). Bauer, présent à un poste élevé sous chaque président depuis longtemps, est un des vrais maîtres du pouvoir actuel, un des décideurs réels. Ce qu'il dit demande donc de l'attention. On comprend que les vrais gouvernants sont donc  en train de lâcher Freluquet, et de lui chercher sans doute un "remplaçant" tout aussi inepte, tout aussi transparent...

     

    Qu'il refuse de revenir sur l'ISF ou tout questionnement sur l'impôt est une sottise, montre son aveuglement. C'est le point central de la révolte des "gilets jaunes". Les travailleurs pauvres et ce qui reste de la classe moyenne en ont assez de payer des impôts dont la redistribution ne leur bénéficie plus, celle-ci allant d'abord vers des migrants ou des populations issues des "quartiers" dits pudiquement "sensibles", ce qui n'est pas de leur responsabilité bien entendu, mais est une réalité objective. Notons aussi que dans ces "quartiers" les "incivilités" commises sont couverts par le laxisme écœurant des institutions ne s'expliquant pas seulement par la baisse de leurs moyens.

    On l'a vu pendant les samedis de ces dernières semaines, elles peuvent ètre très efficaces...

     

    Qu'il interdise de remettre quoi que ce soit en cause de sa politique migratoire ou de celle donc de l'Europe imposée par Bruxelles, ou de la mondialisation dont il est un des "ravis" l'est tout autant. On en arrive pourtant à des situations extrêmement tendues du point de vue social ou économique, ou de simple sécurité des citoyens. On en arrive à une tier-mondisation de nombreux endroits, il suffit d'ouvrir les yeux. Il suffit de prendre les lignes D ou E du RER à Paris entre autres. Ces problématiques gravissimes ne se règleront pas en invoquant les années 30, le fââchiisme ou le racisme des personnes s'en inquiétant, ou que sais-je encore pour éviter d'en parler.

     

    De toutes façons sa lettre ainsi que le grand débat national ne sont là que pour une chose, faire ce que les technocrates se succédant au pouvoir depuis une cinquantaine d'années appelle de la "pédagogie" à savoir expliquer au peuple pourquoi il doit accepter de se plier à l'arbitraire économique.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Bon Anniversaire Tintin

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    bande dessinée, littérature, société, politique, amaury watremez

  • Ébats, débat et déballage

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    politique, société, grand débat national 2019, présidence Macron, benjamin griveaux, marlène schiappa, amaury watremezDepuis quelques jours déjà les élus LREM nous serinent les mêmes éléments de langage pré-mâchés :

     

    "Le grand débat ne sera pas un déballage". Fort bien.

     

    On note déjà le mépris -conscient ? inconscient ?- du vocable employé.  Le peuple durant un débat ne peut que vouloir se défouler. Il ne peut pas vouloir exprimer ses angoisses rationnellement et raisonnablement, il ne peut qu'être vulgaire, grossier et sans nuances. Le peuple, surtout les autochtones en France, n'a pas le droit de s'exprimer, a toujours tort, est forcément raciste, xénophobe et tenté par la nostalgie des z-heures les plus sombres de notre histoire s'il contredit les visées des technocrates.

     

    La contradiction, l'insolence, l'indocilité à l'autorité c'est forcément du déballage, c'est forcément brutal. Dire que l'on comprend, que l'on voit bien pourquoi c'est risquer de semer la panique, c'est risquer l'anathème (voir ici un exemple). Le peuple est con et on lui explique qu'il y des questions trop techniques qu'il n'est pas capable de comprendre. Ce grand débat national (voir à ce lien) est organisé autour de quatre grands thèmes très généraux :

     

    La transition écologique, la fiscalité et les dépenses publiques, la démocratie et la citoyenneté, l'organisation de l'état et des services publics. On note sur le site gouvernemental du grand débat une orientation biaisée de chaque thème pour justifier la politique menée par Édouard Philippe.

     

    Et si j'ai bien compris Benjamin Griveaux, Marlène Schiappa et Aurore Bergé, suggérant toutes les deux de ficher les donateurs à la cagnotte de Christophe Dettinger ce qui dénote une forte propension à la démocratie il est vrai, quelques unes des fabuleuses "têtes pensantes" du parti présidentiel, il n'y aura pas de questions taboues sauf le mariage pour tous, la peine de mort, l'immigration, le pacte de Marrakech et la politique du gouvernement en général (voir à ce lien). Toutes ces questions sont considérées comme autant de dogmes, autant de vérités intouchables, de "lignes rouges" infranchissables, penser le contraire c'est être soit réac soit facho. On parlera de quoi donc si toutes les questions qui justement sont les plus intéressantes (les plus clivantes aussi) ne sont pas abordées ?

     

    De la couille en barres (Paul Sunderland TM°) ?

    De la teneur en graisses de la mozzarella ?

    On fera une réunion "Tupperware" ?

    Ou s'agira-t-il encore de faire de la "pédagogie"  selon le terme là encore largement dédaigneux que tous les politiques libéraux libertaires depuis quarante ans emploient pour expliquer combien la politique de Macron qui est celle pratiquée depuis des lustres est la bonne ?

     

    Ce grand débat vient trop tard. Il est beaucoup trop timide dans ses propositions. Il s'ajoute à la longue liste de bourdes commises par des pseudo z-élites coupées du peuple depuis une bonne quarantaine d'années et ayant mené une politique déplorable de ravis de la mondialisation nous conduisant au marasme actuel. Ils s'affolent, ne supportent pas la contradiction qu'ils rêvent de criminaliser (voir à ce lien).

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Quatre ans après le massacre...

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    Charlie, islam, politique, lâcheté, société, amaury watremezQuatre ans après le massacre de "Charlie Hebdo", non seulement la France n'est plus vraiment "Charlie" mais la lâcheté progresse envers des fondamentalistes contredisant pourtant leur propre foi, leurs propres croyances affirmées. Si leur dieu est dieu, donc parfait, il n'a pas besoin de morts, pas de besoin de vengeances, de sacrifices qu'il rejetterait de par son essence divine si on avait une ligne directe avec lui. Un dieu qui demanderait ça serait un dieu pas très sûr de lui, un dieu mal dans sa peau de dieu, je ne sais pas peut-être qu'Allah est un ado en pleine crise post-pubertaire éternel.

     

    Les terroristes, les "déséquilibrés", les "loups solitaires" ainsi qu'on les appelle dans les médias ne sont pas très logiques au fond...

     

    Cette tuerie a eu lieu principalement car les dessinateurs de "Charlie" avaient cru que les musulmans feraient comme les cathos, qui donnent les verges pour se faire battre. Qu'ils protesteraient mais ne réagiraient pas, qu'ils fermeraient leur gueule en gris. Seulement voilà, ils ont répondu autrement que par des libelles ou des prières. Ils ont répondu comme ils ont de plus en plus l'habitude de le faire. Par la haine et la violence. Il suffit de s'intéresser au sort des jeunes filles et des homosexuels dans la plupart de nos quartiers pudiquement appelés "difficiles" et gangrenés par un l'Islam radical ignorant la satire et la raillerie, le sens de la dérision envers les pouvoirs et les croyances qui sont des traditions bien françaises.

     

    Des traditions se perdant hélas, le premier degré le plus débile gagnant sans cesse du terrain...

     

    En parlant de ses adeptes ils sont de plus en plus nombreux ceux qui perçoivent dans les attentats la main du Mossad, des juifs, des gouvernants et qui nient toute montée en flèche de l'islamisme dans nos banlieues. Car c'est là que se trouve le problème. Il n'y a pas de problèmes avec l'Islam, il y a toujours par contre le complot juif. Variante 2.0 d'un déni du réel mâtiné de complotisme, celui-ci étant surtout le signe d'une méfiance toujours plus prononcée envers nos gouvernements (et ce à juste titre), d'une coupure évidente entre "pays légal" et "pays réel". Celle-ci se fait au grand jour, sous nos yeux, pas besoin de noires machinations. Et avec l'assentiment implicite d'une bonne partie de la population sachant très bien qu'elle est tenue en laisse et qui a peur de perdre le peu qu'on lui laisse encore pour consommer.

     

    Qui le perdra de toutes façons à plu ou moins brève échéance...

     

    On soigne la peur et le chagrin des morts avec des petites bougies de couleur et des nounours tout mignons, des "marches blanches" silencieuses ou pas. Cela devrait bien faire plier la bêtise crasse des fanatiques, on ne sait jamais. On a l'air de croire aussi que finalement l'Islam va bien finir se séculariser ainsi que le catholicisme l'a fait au cours du temps. Catholicisme dont on ne manque pas de rappeler avec une constance stupide qui forcerait presque l'admiration tous les méfaits et supposés méfaits au cours des siècles pour minimiser ceux de l'Islam maintenant. On se demande d'ailleurs pourquoi ne pas pousser la logique jusqu'au bout : cesser de fêter Noël, rejeter les interdits moraux induits par le christianisme dont l'inceste etc...

     

    Ces idiots utiles sont des collabos en quelque sorte, une vieille habitude...

     

    Quant à moi aujourd'hui je suis d'abord Zineb El Rhazoui, plus que "Charlie", une femme libre connaissant le prix de la liberté (elle est protégée 24h/24). Un signe qui ne trompe pas, tous les imbéciles dont il était question au-dessus la haïssent et elle intimide les matamores de carnaval qui sont très bellicistes sur le net et sous pseudo contre l'Islam sur le web, et qui ferment leur grande gueule dans la vie de tous les jours...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • J'aime plus Paris

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    Paris, société, France, politique, amaury watremezJ'ai eu un regard critique sur toute nostalgie quand j'ai emmené une personne qui m'est proche voire « Amélie Poulain » croyant au début lui faire plaisir, voulant parler avec elle de Paris. Celle-ci qui y avait vécu n'a pas aimé du tout cette vision bien gentillette de la capitale. Elle m'a parlé de l'odeur de chou cramé dans les escaliers, des mains baladeuses des pervers, des clodos qui dormaient dans les coins, qui puaient la vinasse. Le passé n'avait rien de paradisiaque et encore moins d’idyllique. Et dans la réalité Amélie Poulain serait sous neuroleptiques voire enfermée depuis longtemps.

     

    J'aime bien Paris mais le Paris que j'aimais a presque complètement disparu. Je sais le faire revivre par l'imagination, par la rêverie mais il n'est plus de ce monde depuis bien longtemps. Il est devenu une ville-musée, un repaire de clichés pour touristes étrangers qui voient des vendeurs de ballons à béret basque partout et pour qui Paris est la ville de « l'amûûr toujours l'amûûr ». Le français est un petit gros à moustache qui sait se débrouiller pendant les guerres mondiales, et il protège les couples illégitimes mais sorti de là finalement on ne sait pas grand chose. La vision de Paris et la France se réduit comme peau de chagrin, il faut dire que les parisiens qui demeurent n'aident pas beaucoup à l'enrichir.

     

    C'est aussi une ville de riches, de riches qui ont ripoliné les façades, ont cru, parfois sincèrement, les garder dans leur jus, alors qu'ils n'en ont rien à faire. Derrière les devantures « à l'ancienne », « comme avant », ils « revisitent » la pâtisserie, la cuisine, les vins, les fromages, tout ce qui se boit et se mange. Revisiter revient pour eux à redécouvrir l'eau tiède. Il paraît par exemple que pour réussir de bons gâteaux il faut de bons ingrédients : sans blague ? Il paraît que pour un vin soit bon il ne doit pas être trop trafiqué...

     

    ...On s'en doutait à peine.

     

    Ils revisitent la décoration et la mode et semblent penser qu'en s'habillant mal ils camoufleront leurs privilèges matériels, qu'en n'ayant plus l'air de privilégiés, ils n'en sont plus, que leur statut ne serait qu'une affaire de sentiments. Mais un riche qui n'a pas le sentiment d'être aisé, qu'il en ait le sentiment ou pas en est un. Ils vit une situation objective. Depuis quelques années tous les bourgeois pédagogues parisiens pouvaient rêver laisser croire qu'ils avaient pour beaucoup des convictions de gauche. Ils ne croisaient comme « pauvres » que ceux qu'ils avaient choisi, issus de l'immigration.

     

    C'était plus flatteur pour leur image...

     

    Bien entendu, ils ne vont pas jusqu'à habiter dans les quartiers où ils ont « leurs » pauvres, ils ne sont pas fous. Ils aiment bien le multiculturalisme mais de loin. Donnant de temps en temps une piècette dans le métro, cotisant à l'une ou l'autre association, achetant des produits dits « équitables », ils pouvaient s'imaginer tellement proches des petites gens ». Mais c'était un leurre, les pauvres ça se plaint tout le temps, parfois même quand on leur coupe l'eau, ça sent mauvais dans le bus ou dans le métro...

     

    Les nantis s'approprient dorénavant tout ce qui faisait la culture, le mode de vie des milieux populaires qui habitaient aussi la capitale auparavant, tous relégués en banlieue, voire beaucoup plus loin en ceinture péri-urbaine dans de grands lotissements de pavillons certes plus riants que des grands ensembles construits en copiant les formes de boîtes de « Corned beef » retournées. Il leur est intimé de surtout être encore ravis de ce qu'on leur laisse. Il leur est interdit de se rebeller, de protester, sinon ils passeront pour de sales ingrats, des jaloux de la « réussite » des bourgeois pédagogues profitant surtout de leurs réseaux, de leur famille, de leur magot amassé auparavant.

     

    Il est strictement impossible pour un salarié précaire d'habiter Paris ou ne serait-ce que sa proche banlieue.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

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  • Bientôt la débâcle

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    Le problème est-il seulement Macron ?

    macron2.jpgEmmanuel Macron est le pur produit du système français actuel en pleine dégénérescence : un gamin privilégié, ayant bénéficié de réseaux, ayant eu l'expertise quant au parcours. Il a travaillé comme beaucoup de ses semblables dans la finance avoir d'avoir l'ambition de faire de la politique. Il a été lancé comme un produit, comme un baril de lessive. Il est coaché à mort sur le plan de la communication et du look pour incarner une fonction présidentielle qui n'a plus beaucoup de sens en 2019. Et il a accédé au pouvoir par défaut sur la base de l'entourloupe qui a cours depuis longtemps :

     

    « Votez pour moi pour éviter le fascisme ».

     

    La Le Pen est considérée ainsi que son père en son temps comme une émule de Mussolini ou Hitler comme toujours selon le refrain bien connu depuis des lustres. Tous les contradicteurs sont forcément des fâââchiistes, des racistes, des xénophobes, des nostalgiques des z-ordres noirs. Emmanuel Macron est aussi l'incarnation la plus épurée de cette dégénérescence et morale, et de gouvernance (voir ici). Il a grand peine à cacher ses véritables appétits, camouflé bien maladroitement, on se demande d'ailleurs bien pourquoi ? Ceux-ci n'auraient presque aucune importance si Macron se souciait de son peuple et du Bien Commun.

     

    Et surtout il est au pouvoir pour appliquer stricto sensu la feuille de route dictée par la Banque Centrale Européenne, soit 3% de déficit, un service public réduit à la portion congrue, et les plus riches toujours plus favorisés. Ses vrais patrons ce sont Bernard Arnault, François Pinault, Patrick Drahi et Xavier Niel et quelques autres, et tous les riches reclus dans leurs quartiers de plus en plus dangereux, même si ces derniers temps on l'a vu, ces quartiers peuvent être envahis par les « gueux », les « pouilleux », tous les oubliés de la sacro-sainte mondialisation, tous les français oubliés, méprisés, une « foule haineuse », anonyme, jaloux des riches forcément.

     

    Ces pauvres ne sont jamais contents...

     

    En plus les « gueux » envahissent Paris et les beaux quartiers, cela devient insupportable ma chèèère. Les « pauvres » des riches ce sont toutes les populations d'origine « diverse », des pauvres beaucoup plus acceptables, dociles, qui servent, travaillent pour les « bonnes » familles tout en leur donnant bonne conscience. Et puis des pauvres exotiques c'est plus pittoresque, plus valorisant pour l'image des bourgeois pédagogues.

     

    Ils ont jeté bas les masques depuis quelques semaines déjà. Au fond pour les bourgeois au pouvoir les précaires, les pauvres, les français dits périphériques demeurent les « classes dangereuses », celles qu'il faut réprimer avec la plus grande brutalité, la plus grande des sévérités pour les faire taire. L'acharnement judiciaire contre Eric Drouet en est une illustration (voir ici), je ne parle même pas des arrestations dites « préventives » manu militari, sans parler des jugements bâclés pour faire des exemples à la demande même de la ministre de la Justice madame Belloubet (à ce lien). Les médias n'ont de cesse dé déconsidérer plus ou moins insidieusement le mouvement toujours selon la même stratégie de rappel des années 30, du vote FN montré comme repoussoir, des épisodes montés en épingle pour bien montrer que les « gilets jaunes » sont forcément racistes, antisémites et xénophobes.

     

    Macron se maquillerait pour cacher les marques que lui laissent les difficultés du temps et surtout la haine qu'il inspire. Il ressemble au portrait de Napoléon III par Zola dans « la Débâcle ». On aimerait que le système la vive cette débâcle ...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

    illustration prise ici