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Une lettre pour rien

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lettre macron, société, politique, macron président, gilets jaunes, amaury watremezFreluquet nous a écrit une longue bafouille dans un langage technocratique filandreux (voir ici). Le couplet sur la France est plutôt amusant "écrit" par un type qui a affirmé qu'il n'y a pas de culture française. Finalement si alors ? La lettre nous propose dit-il 34 pistes de réflexion. Quand on parcourt celles-ci, on perçoit surtout une manière en creux de justifier sa politique : lire les passages sur le service public entre autres. Et il nous interdit de réfléchir sur plusieurs thèmes qui seraient autant de lignes rouges, dont l'immigration. La lettre dégage surtout une chose, Emmanuel Macron n'a strictement rien compris aux "gilets jaunes" considérés comme des fainéants, des tenants de "l'ancien monde".

 

Il a besoin de proposer des pistes : Il semble pourtant que le peuple en suggère de nombreuses depuis maintenant plus de deux mois. On note aussi que jamais il ne parle des "gilets jaunes" dans son courrier, n'utilise pas le terme. Lui qui méprisait autant les "corps intermédiaires" on a du mal à comprendre, les "gilets jaunes" sont des citoyens qui se sont organisés sans ceux-ci, qui ont suivi pourtant les desiderata de Freluquet.

 

Le fait que Alain Bauer à la télévision le souligne est intéressant (voir à ce lien). Bauer, présent à un poste élevé sous chaque président depuis longtemps, est un des vrais maîtres du pouvoir actuel, un des décideurs réels. Ce qu'il dit demande donc de l'attention. On comprend que les vrais gouvernants sont donc  en train de lâcher Freluquet, et de lui chercher sans doute un "remplaçant" tout aussi inepte, tout aussi transparent...

 

Qu'il refuse de revenir sur l'ISF ou tout questionnement sur l'impôt est une sottise, montre son aveuglement. C'est le point central de la révolte des "gilets jaunes". Les travailleurs pauvres et ce qui reste de la classe moyenne en ont assez de payer des impôts dont la redistribution ne leur bénéficie plus, celle-ci allant d'abord vers des migrants ou des populations issues des "quartiers" dits pudiquement "sensibles", ce qui n'est pas de leur responsabilité bien entendu, mais est une réalité objective. Notons aussi que dans ces "quartiers" les "incivilités" commises sont couverts par le laxisme écœurant des institutions ne s'expliquant pas seulement par la baisse de leurs moyens.

On l'a vu pendant les samedis de ces dernières semaines, elles peuvent ètre très efficaces...

 

Qu'il interdise de remettre quoi que ce soit en cause de sa politique migratoire ou de celle donc de l'Europe imposée par Bruxelles, ou de la mondialisation dont il est un des "ravis" l'est tout autant. On en arrive pourtant à des situations extrêmement tendues du point de vue social ou économique, ou de simple sécurité des citoyens. On en arrive à une tier-mondisation de nombreux endroits, il suffit d'ouvrir les yeux. Il suffit de prendre les lignes D ou E du RER à Paris entre autres. Ces problématiques gravissimes ne se règleront pas en invoquant les années 30, le fââchiisme ou le racisme des personnes s'en inquiétant, ou que sais-je encore pour éviter d'en parler.

 

De toutes façons sa lettre ainsi que le grand débat national ne sont là que pour une chose, faire ce que les technocrates se succédant au pouvoir depuis une cinquantaine d'années appelle de la "pédagogie" à savoir expliquer au peuple pourquoi il doit accepter de se plier à l'arbitraire économique.

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury - Grandgil

 

illustration prise ici

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