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  • Le retour de la revanche de l'affaire Benalla

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    Ou parlons donc des années 30

     

    politique,société, années 30, benalla, stavisky, amaury watremezDés que les bourgeois pédagogues ont des contradicteurs un peu acerbes en face d'eux, des gilets jaunes, des saletés d'anars de droite, ça ne rate pas ils évoquent les années 30, le nazisme, le fââchiisme, le retour des fameuses z-heures les plus sombres de notre histoire. Parfois même quand ils ont des souvenirs des cours d'histoire ils rappellent le 6 février 1934 quand la IIIème République a vacillé. Mais ils oublient toujours une histoire pourtant très caractéristique de cette époque, et qui montre que les mœurs politiques n'ont pas tellement changé. Je veux parler de l'affaire Stavisky bien entendu.

     

    La chute de cet affairiste douteux qui avait des accointances avec le pouvoir entraîna celle du gouvernement Chautemps. Stavisky finit mal, on le trouva « suicidé » de deux balles dans la tête (voir à ce lien), il y eut une « Une » retentissante du « Canard Enchaîné » sur le sujet. Pour les historiens bourgeois pédagogues, il y eut beaucoup de fantasmes sur cette affaire, eux aussi parlent de la nostalgie des fameuses z-heures les plus sombres, mais ils n'expliquent pas son suicide suspect.

     

    Coïncidence amusante, le destin a de l'ironie, Stavisky s'appelait Alexandre comme Benalla et comme Benalla ce n'était sans doute pas son vrai prénom. Et comme Stavisky Benalla a des relations hauts placées, il a su faire son trou. Et comme lui il commence à les gêner aux entournures (voir à ce lien). Le problème des voyous trop vite montés en graine c'est qu'ils ne savent pas s'arrêter. Ils ne connaissent pas les limites de la bienséance, n'en ont rien à barttre.

     

    L' ancien garde du corps de Macron est allé au Tchad avant le voyage du président. Sans doute pour préparer le terrain en amont, débrouissailler, ce que l’Élysée dément bien entendu, mais pas les dignitaires et les hommes d'affaires tchadiens. Alexandre Benalla a toujours son passeport diplomatique qu'il n'a pas rendu malgré une demande express du ministère des affaires étrangères.

     

    Pourquoi ne le rend-il pas ?

    Parce qu'il se sait protégé. Pas besoin de chercher des complots, des machinations occultes, tout cela se fait au grand jour sous nos yeux.

     

    Pourquoi est-il protégé et peut-il se payer la tête des juges quand on l'interroge sur le « selfie » armé ?

    Il a des « dossiers » évidemment.

     

    Il en a sans doute sur tout le monde, sur tous les oligarques, à commencer par Emmanuel Macron et sa femme eux-mêmes étant proches d'eux 24h sur 24. Ce qui lui permet d'avoir la même arrogance, le même culot extrême que l'autre Alexandre, le Stavisky qui connaissait bien l'envers du décor du microcosme de tous les puissants de son époque, il connaissait leurs lubies, leurs plaisirs tristes, leurs appétences douteuses. Benalla a des dossiers aussi sans doute sur la vie sexuelle de son ancien patron et de sa patronne, il en a sur les personnes que ceux-ci ont rencontré, en a certainement sur les donateurs de « En Marche ».

     

    Les bourgeois pédagogues qui évoquent sans cesse les années 30 n'ont donc pas entièrement tort. Notre époque rappelle un peu les années 30 par la prééminence au pouvoir d'affairistes douteux, par les liens des politiques avec les couches interlopes de notre société (interlopes étant un mot que l'on employait déjà dans cette décennie malheureuse qui se termina par le traité de Münich et la seconde guerre et qui veut bien dire ce que cela veut dire).

     

    Espérons pour lui que Benalla ne finira pas comme Stavisky, subissant un malencontreux accident. Par contre, s'il a envie de parler on est toute ouïe...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

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  • Parler d'Islam en France

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    Zineb el rhazoui, religions, islam, islamisme, terrorisme, politique, société, amaury watremezOn l'a vu avec les réactions sur le fil "Twitter" (TM°) de Zineb El Rhazoui, parler d'Islam en France est quasiment interdit sinon impossible. Elle a été immédiatement victime d'injures abjectes diverses et variées, de menaces de mort (voir à ce lien). Elle, elle a encore de la chance d'un certain point de vue. Elle est une miraculée de la tuerie de "Charlie Hebdo", elle est d'origine maghrébine et de culture musulmane. Elle est protégée 24h sur 24 et mène une vie d'errance. Le prix de son courage. Et de la lâcheté de la majorité des gens envers l'Islam dans ce pays.

     

    Elle ne sera donc pas soupçonnée par les arbitres des élégances politiques de la moindre connivence avec le Rassemblement National ou Marine le Pen, ou de nostalgie des z-heures les plus sombres de notre histoire.

     

    Ils n'osent pas trop encore. Mais elle les emmerde quand même copieusement. Certains le disent déjà un peu en fronçant le nez, "elle est quand même beaucoup applaudie par l'extrême droite". Ils aiment bien l'attaque personnelle allusive, la calomnie par en-dessous. Il est curieux d'ailleurs qu'une femme libre, un modèle de féminisme, je veux dire de vraie féminisme, de véritable émancipation les dérange autant, cela à mes yeux veut tout dire. Et elle elle le dit sans sourciller, sans barguigner. La question de l'islamisme, ce n'est pas que ce soit une entité abstraite posée à côté de la Foi religieuse issue du Coran, le problème c'est l'Islam en soi.

     

    "Fondamentaliste" ou "modéré". Qu'il y ait des musulmans pacifiques, qui ne feraient pas de mal à une mouche c'est aussi un fait mais la cohérence de leur foi avec les hadits, les prescriptions religieuses, leur vie de tout les jours, les pousse naturellement vers une pratique radicale.

     

    Elle l'explique très bien dans ce petit livre, "Détruire le fascisme islamique" (voir à ce lien). Elle connaît le sujet ayant fréquenté les écoles coraniques. Mais encore faut-il être capable de le lire avec attention, et non de répliquer comme il est d'usage en France depuis des décennies qu'il faut être contre tous les intégrismes comme s'il existait en France des "tradis" catholiques ou juifs qui posent des bombes ou égorgent des innocents. Et répéter le mantra "pas d'amalgame" ou "c'est pas ça l'Islam" ne change rien à cette réalité de fait inscrite dés l'origine de cette religion qui refuse toute sécularisation, celle-ci étant dans les gènes du Judaïsme ou du Christianisme avec le statut des laïcs, l'exégèse, interdite pour le Coran.

     

    Dire tout cela c'est être comme Zemmour suspect de vouloir répandre la haine, de monter les français les uns contre les autres. Comme si évoquer la réalité c'était mal. Comme si se mettre la tête dans le sable, cela évitera de subir la violence terroriste qui ne sera pas résolu avec de jolies peluches et des petites bougies ou des fleurs.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration prise ici

  • Mon nom est personne - remake

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    LREM, société, politique, présidence Macron, amaury watremez, stanislas guériniPour paraphraser l'un des Léon cruels et sarcastiques, Daudet ou Bloy, mais tellement drôles, de la vie littéraire française, on pourrait dire au sujet de Guérini qu'on s'assoit dans un fauteuil, que quelqu'un crie sous votre poids, et ce quelqu'un c'est Guérini. Plus transparent, plus inodore, sans saveur, sans couleur, sans personnalité, il n'y a pas. Il rappelle aussi tous les "jeanmichelalasono" qu'on trouve dans la plupart des meetings politiques et autres, souvent ce type interchangeable qui règle les haut-parleurs de ceux que l'on entendra vraiment (voir à ce lien son site).

     

    Il vient comme tous les autres d'un milieu ultra-protégé, ayant fait une bonne partie de ses études à l'École Alsacienne puis le lycée Henri IV et HEC. Il s'est engagé au PS dans un des courants d'abord rocardien, puis avec Dominique Strauss-Kahn et Pierre Moscovici. Il est donc plutôt de la gauche dite sociétale, libérale quant à l'économie, soucieuse seulement de transformations de société sur la sexualité ou la morale individuelle, coupée du petit peuple qu'elle méprise. C'est un libérale-libertaire "light" quoi séduit par la "start up nation" du candidat Macron dont il fut le chauffeur de salle...

     

    En gros c'est un militant soumis récompensé de son allégeance.

     

    On connaît déjà tous ses éléments de langage, tout ce qu'il dira pour réagi à tel ou tel évènement. Des clichés mille fois battus et rebattus qu'il ressortira docilement. ainsi, questionné sur le Référendum d'initiative citoyenne il ne peut s'empêcher du "risque" de retour de la peine de mort si jamais on le met en place (voir à ce lien) ce que peut proposer le peuple étant forcément et automatiquement fââchiiste c'est bien connu, et j'en passe. Bref il nous fait le coup du risque de retour des z-heures les plus sombres de notre histoire. Bien entendu il prétend dans le même temps qu'il n'y a aucun tabou (voir à ce lien chez Bourdin).

     

    Ce qui est un mensonge éhonté. On devine aussi que le R.I.C sera un "os à ronger" donné aux français mécontents pour qu'ils puissent se défouler, mais que ce R.I.C sera entouré de tellement de préventions qu'il en sera vidé de sa substantifique moelle qui était de redonner l'initiative aux citoyens sur les débats de société, de répondre aussi à la question du manque de représentativité des députés et autre sénateurs.

     

    Et alors qu'il en est un des représentants les plus affirmés, il ose dire que la technostructure c'est fini (voir à ce lien).

     

    On sent bien que derrière tout ça en argument suprême on a le fameux "devoir de mémoire", le masochisme mémoriel obligatoire depuis des lustre sur tous les sujets, la Shoah étant brandie comme un alibi pour tout et n'importe quoi, et surtout pour ne pas entendre les angoisses des français dits périphériques. On leur rappelle qu'ils doivent payer indéfiniment pour les erreurs de leurs ancêtres, les massacres d'une histoire forcément mauvaise en tout.

     

    C'est justement contre ce genre de "premier de cordée" que les "gilets jaunes" ont montré leur colère. Les français n'en veulent plus, on leur en impose encore.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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    (site de Libération)

  • Comment qu'on nous cause

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    gilets jaunes, présidence macron, société, politique, amaury watremezBruno Jeudy l'a dit, comme c'est un éditorialiste distingué il doit avoir raison : les "gilets jaunes" ça parle mal. D'où c'est que c'est qu'il peut penser ça, je ne sais pas. De toutes façons, la colère de ces français n'aurait qu'une seule raison selon Gilles Le Gendre le chef de file LREM à l'Assemblée Nationale, ils auraient été trop intelligents, trop subtils, détenteurs d'une pensée tellement complexe que le peuple comme vouzémoi il a rien compris (voir ici de quoi t'est-ce je parle). Pauvre homme qui n'a pas compris qu'à l'heure des réseaux sociaux il risquait automatiquement de se faire ridiculiser ce qui est arrivé.

     

    Comme le ridicule ne tue pas, il peut dormir tranquille. Le peuple après ces cinq semaines ne peut plus laisser passer un discours aussi condescendant, aussi méprisant à son encontre. On peut le dire pourtant, ce n'est pas la moitié d'un imbécile...

     

    C'est un peu comme les gens qui lorsqu'ils vont à un entretien d'embauche n'admettent comme défaut qu'être "trop perfectionniste" dans leur travail, grosse erreur classique, erreur de débutant mais le chef de file des députés macroniens la fait quand même sans sourciller, complètement hors sol, hors réel, déconnecté des petites gens. Ou il est comme ces personnes affirmant combien elles savent être modestes dans leur vie de tous les jours sans voir la contradiction inhérente à ce genre de déclarations, contradiction criante qu'un gamin de six ans perçoit sans difficultés.

     

    Ce serait juste grotesque si cela n'était pas suivi en parallèle toute cette semaine d'évacuations de ronds-points et autres mises en examen de "gilets jaunes" après les annonces pseudo-martiales et sinistres de Castaner, l'exécuteur des basses œuvres qui a bien dit au peuple que ça suffisait et qu'il allait faire évacuer les ronds-points par la force...

     

    L'oligarchie re-découvre qu'il existe encore un peuple, que ce peuple n'est pas qu'un ramassis de ploucs qu'on peut railler, moquer, sans crainte puisqu'on a "ses" pauvres ailleurs.  Des "ploucs" que l'on tient à distance respectueuse, que l'on craint clairement, à qui l'on parle la bouche pincée, le regard clairement méprisant sur les plateaux. Merde qwa cela fait bientôt cinq semaines que les nantis sont obligés de reporter leurs courses de Noèl du samedi au dimanche. C'est insupportable ma chèèère. Tous, les journalistes, les éditorialistes, les politiques, de droite de gauche et du centre leur parle comme on le ferait à une tribu inconnue de papous de Nouvelle Guinée que l'on vient de rencontrer pour la première fois depuis des siècles.

     

    On voit déjà dans la représentation des paysans ou des ouvriers au cinéma ou dans les adaptations télé ce qu'il en est depuis des années du point de vue des nantis. On les montre toujours rudes, bestiaux, mangeant mal, bruyamment, grossiers, vulgaires etc...

     

    Tout pour rassurer le bourgeois pédagogue en somme.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Éduquer le peuple ?

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    Politique, gilets jaunes, société, histoire, éducateur socialUn de mes classiques personnels de cinéma que je partage avec de vieux camarades, un particulièrement qui se reconnaitra ici, est "Je sais rien mais je dirais tout" de Pierre Richard (voir à ce lien) dans lequel il joue un "héritier" d'un marchand d'armes, joué par Blier, qui essaie de faire quelque chose pour les employés de son père. Bien sûr il est d'une naïveté et d'une maladresse terribles et comique. Et à chaque fois qu'il apparaît les ouvriers au bout d'un moment excédés lancent en chœur "Merde l'éducateur social !".

     

    Je me suis rappelé de ce film il y a deux jours dans une discussion à laquelle je participais un de mes interlocuteurs évoque à un moment la nécessité absolue selon lui "d'éduquer le peuple". J'ai décroché à ce moment là. J'ai horreur de cette idée qu'il faudrait absolument éduquer le peuple, le modeler selon des idéologies ou une vision du monde biaisée. Ces "éducateurs du peuple" -est-ce étrange ?- s'attribuent le rôle, ils se voient bien en guides, en lumières des nations. Le peuple ne manque pas de maturité politique, en témoignent la révolte des gilets jaunes depuis un peu plus d'un mois.

     

    Ils n'ont eu besoin de personne...

     

    Une révolte qui était prévisible pourtant à cause de l'abandon justement par les éducateurs du peuple, les éducateurs sociaux, de cette France qui ne vit que de son travail et qui ne s'en sort plus. Le peuple en a marre des sermons, des grands discours, des leçons de morale. Il veut parler de l'immigration, on lui dit qu'il est raciste, il rappelle qu'il ne gagne plus sa vie, on lui rétorque qu'il est jaloux des riches, de ceux qui réussissent. Voire même -certains ne craignent pas le ridicule- qu'il fait du racisme anti-riches, anti-réussites (Comme si les riches étaient une race à part).

     

    Former une liste aux européennes reviendrait à tomber dans le panneau et en prenant des voix à Mélenchon et Marine le Pen finalement avantager Macron et son mouvement. On attend toujours d'ailleurs que les deux sus-cités s'allient même de manière temporaire contre le troisième, mais je crains qu'on n'attende longtemps.

     

    On me dira cela en dit long sur la perception que ces privilégiés objectifs ont de leur propre petite personne. Ils sont à part, ils forment une humanité différente (voir à ce lien). Quand on sait que la phrase vient d'un "infokloune" qui prétend défendre et donner la parole aux "gilets jaunes" ça amuse, ça fait rire -jaune- (c'est le moment ou jamais de le dire). Il ne faudrait pas non plus que les "gilets jaunes" soient absorbés dans le spectacle permanent du grand Barnum consumériste, en devenant un élément, un parmi d'autres permettant de laisser croire que l'on peut y entendre toutes les voix, y compris les discordantes.

     

    Historiquement, même si l'histoire ne se répète pas, bien qu'elle bégaie parfois, on sait qu'aucun changement de société, aucune transformation nécessaire ne s'est faite sans douleurs. Il n'est plus temps des pétitions ou des protestations contre les médias ou les gouvernants, il est temps de reprendre la main, de réinvestir les lieux de pouvoir.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • La parole se libère ?

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    giletsjaunesparole.jpgCe matin, un groupe de bourgeois pédagogues discutant entre eux, baissant la voix quand je me rapproche (on ne sait jamais je suis peut-être « l’un d’entre eux » -sic-) :

    « La parole se libère en ce moment » dit l’un d’eux d’un ton se voulant ironique. Les autres acquiescent, l’autre évoque les complotismes, ces gilets jaunes pour qui l’attentat de Strasbourg a été commandité par le pouvoir. Le peuple en colère ne peut être que raciste, fââchiiste, antisémite, j’en passe et des pires. Toute parole contredisant les dogmes idéologiques est complotiste à les entendre. « La parole se libère un peu trop » répond une autre, et tous d’éclater de gros rires satisfaits d’eux-mêmes.

     

    Avant il suffisait de traiter le contradicteur de nostalgique des heures les plus sombres , de rappeler Vichy, la Shoah, le Vel d’Hiv pour qu’il la boucle, dorénavant ça ne suffit plus...

     

    Aucun d’eux ne se dit que si les théories complotistes trouvent autant d’écho dans le peuple c’est justement parce que les gouvernants et les pseudo-élites sont complètement déconnectés des petites gens, des français dits périphériques délaissés depuis des décennies. Et parce que le peuple ne leur fait plus confiance du tout et que l’impôt et sa répartition, sa redistribution n’ont plus aucune légitimité à ses yeux.

     

    Je ne légitime moi-même aucun de ces complotismes mais je sais d’où ils viennent. On les trouve d’ailleurs dans tous les milieux, même d’ailleurs dans les favorisés. Certaines thèses farfelues sont réjouissantes pour la bonne bouche, telle la théorie de la Terre creuse...

     

    Ces bourgeois pédagogues qui craignent la libération de la parole des « classes dangereuses » ainsi qu’on les appelait avant, n’hésitent pas à vouloir la museler alors qu’ils ont la tolérance, l’accueil, et liberté d’expression à la bouche constamment mais quand on pense comme eux, le détail a son importance, et pas du tout pour les français dits de souche en fait. Et depuis deux jours ils instrumentalisent le drame de Strasbourg pour intimer aux « gilets jaunes’ l’ordre de ne pas manifester samedi. Ils jouent sur les violons, sur les larmes de crocodiles. Ce ne sont pas eux pourtant qui après le massacre de »Charlie« , après celui du »Bataclan« , disaient qu’il fallait que la »vie continue«  ? Que l’on »n’aurait pas leur haine" ? Qu’il fallait absolument retourner en terrasse ?

     

    Donc tout ça ça dépend des cas, c’est quand ils le décident que l’expression est légitime...

     

    Contre l’expression insupportable à leurs yeux des « gilets jaunes » de cette France populaire non multiculturelle qu’ils aimeraient effacer, ils n’ont que l’invective, que la calomnie, le mépris et le dédain. Tout est bon, des arrestations dites « préventives » au blocage routier par la gendarmerie et la police.

     

    Contre le terrorisme et l’islamisme ils sont par contre d’une étonnante tolérance, d’un effroyable laxisme. Aucune des mesures préconisées contre les gilets jaunes n’est alors retenue...

     

    Alors pourquoi continuer à retenir sa parole et accepter finalement leurs diktats ?

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Cherif C. Pas d'arrestation préventive pour un salaud en liberté

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    Strasbourg.jpgCherif C....

     

    Curieusement son nom et son prénom n'étaient mentionnés au départ que sur RT France, pas sur les médias français....

     

    On se demande bien pourquoi alors que tout le monde se doute bien de sa « communauté » d'origine. Les autorités nous affirment aussi que pour l'instant elles ne retiennent pas le chef d'inculpation terroriste, sans blague ? L'on répète à loisir qu'il est français, mais français ce n'est pas seulement un bout de plastique dans le portefeuille, ce n'est pas seulement une tampon sur un papier.

     

    C'est entre autres l'acceptation à des valeurs communes aux autres français, et lui manifestement les rejettent clairement, on ne peut pas plus.

     

    Un musulman radicalisé clairement identifié pourtant, il était fiché « S » auteur de nombreux délits divers et variés, de braquages, de brutalités, de violences y compris en prison. Pourquoi n'était-il pas à l'ombre mis hors d'état de nuire ? C'est une bête sauvage.

     

    Ni plus, ni moins. Certains êtres humains sont des monstres, des monstres irrécupérables marqués par leur haine, et leur bêtise aussi. Car la haine naît toujours d'une bêtise crasse, abominable. Tout comme le fondamentalisme religieux et en particulier le musulman comme les autres. Celui qui tue en ce moment aussi.

     

    On parlera de « loup solitaire » pour lui aussi, de déséquilibré, d'un pauvre garçon mal dans sa tête ? Il paraît qu'il était surveillé ? Mais par qui ? Et bien mal puisqu'il a pu s'équiper en armes automatiques.

     

    Il est excessivement dangereux, il était en liberté, l'est toujours.

     

    Il a tué 3 personnes, en a blessé 13 sur un marché de Noël, le marché le plus emblématique de France en cette période.

     

    Il est en fuite, et je suis certain que l'on découvrira ensuite qu'il a bénéficié de complicités, de musulmans « modérés comme dit la formule hypocrite.

     

    Il n'y a pas eu d'arrestation préventive avant Noël.

     

    Il n'y a pas eu de vérification méthodique de son coffre de bagnole, cette efficacité que l'on a constaté pour la manifestation des gilets jaunes de samedi dernier, pour certains bloqués en gare, en péages.

     

    Il n'y a pas eu d'interpellation et de comparution immédiate très sévère aux premières incartades. Je suis même certain qu'on lui a offert plein de possibilités de s'intégrer, de faire partie de la communauté national Un laxisme effarant, comme à l'habitude depuis des décennies avec ce genre d'individus

     

    La police ne pouvait pas savoir s'il était dangereux mon bon monsieur,il n'arborait pas de gilet jaune, ne réclamait pas la démission de Macron. Un gilet jaune, petit artisan, salarié, commerçant, peut être condamné directement en trois coups de cuillères à pot, quelqu'un qui veut vivre en bonne intelligence avec ses voisins, qui veut travailler, vivre de son travail, qui respecte les valeurs de la République. Sa vie peut être foutue en l'air par des séides du régime qui n'admettent pas que le peuple dit « périphérique » se mette en colère. Un salopard islamiste violent sera en liberté, bénéficiant sans aucun doute de l'aide sonnante et trébuchante d'une société pour lui diabolique.

     

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    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • Le grand oral de Freluquet

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    politique, société, macron, allocution, présidence macron, amaury watremez, politiqueDe quoi t'est-ce qu'il était question dans l'allocution présidentielle hier soir ? Oui, pour paraître légitime à défendre les "gilets jaunes" il paraît qu'il convient de mal s'exprimer, les français périphériques, en particulier ceux de la périphérie, ils causent mal la France. Sinon, pour des vrais journalistes vrais de vrais comme Bruno Jeudy de Béheffème (voir à ce lien), on passe pour des gens qu'est-ce qu'ils sont pas des vrais français en voie de paupérisation. Mais bon pour bien être compris, je vais soigner mon expression, merci Bruno de me corriger...

     

    Freluquet a donc passé son grand oral hier vers 20 heures (voir à ce lien). Après certainement toute une journée de "côtching" avec ses communicants il a choisi une position d'ouverture type dans les séminaires de management pour bien montrer qu'il n'allait pas dire de sottises. Mais tout sonnait faux, que ce soit dans l'expression, dans les mains, dans le regard froid. Et bien sûr dans les annonces. Car bien entendu il n'a pas compris du tout quel est le fond du problème, en particulier la redistribution des impôts, en particulier l'immigration et les questions qu'elle entraîne.

     

    Il a annoncé vouloir l'évoquer après avoir signé en catimini le pacte de Marrakech qui facilite la submersion du pays par les migrants. Cela s'appelle donc, son annonce et son "tour de France des maires":

     

    De la poudre aux yeux.

     

    Il n'est pas là pour ça de toutes façons de toutes façons mais pour appliquer une politique budgétaire dure, monétariste, afin de mettre en place les critères de convergence voulues par Bruxelles. C'est un "gauleiter" de Juncker disent les mauvais esprits (dont je me garderais bien d'être, tu me connais ami lecteur). D'autres parleraient d'un meilleur employé du mois, un larbin en somme, des bilieux c'est certain. Il n'est pas là pour juguler la paupérisation des classes moyennes, il n'est pas là non plus pour contrer la précarisation.

     

    Il a une feuille de route, il l'applique point par point. Et celle-ci n'est pas dictée par le peuple qui l'a élu sur un malentendu mais par les grands argentiers européens. A noter qu'il a osé nous refaire le coup de parler de la "start up nation".

     

    Car oui il a fait quelques annonces, distribuant quelques piécettes aux plou...français. Il a parlé d'une augmentation du SMIC de 100 euros. Celle-ci était déjà dans les tuyaux : Il s'agit en fait de la revalorisation légale du salaire minimum au 1er Janvier, de la hausse automatique  de 30 euros de la prime d'activité en avril 2019, de 20 euros en octobre 2020 et 2021. Et elle est donc payée par les contribuables et non par les entreprises, ou les plus riches toujours bien à l'abri.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Les gilets jaunes et l'église de France

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    politique, société, catholiques, France, déconnexion, gilets jaunes, amaury watremezPendant les manifestations des gilets jaunes il y eut des gestes symboliques de la part de certains prêtres bénissant  CRS et "Gilets jaunes" (voir à ce lien). Des évêques ont voulu entrer dans le débat (voir ici). Ils disent vouloir "écouter la colère" et ont peu finalement le même discours que les politiques, les syndicats et les journalistes. On est un peu hors-sol aussi en voulant prier pour la fin du dialogue et contre la violence comme si celle-ci n'était pas causé par l'abandon du "pays légal" envers le "pays réel". On note que ce sont des prêtres plutôt "traditionnels" qui sont le plus proche des "Gilets Jaunes" (voir ce que dit Monseigneur Ginoux ici).

     

    La déconnexion des institutions dites républicaines n'est pas la seule à déplorer, il y a aussi celle de l'Église de ce pays avec cette France dite périphérique, rurale, périurbaine. Auparavant dans les années 50-60 il existait des patronages, des paroisses populaires où les enfants de familles précaires pouvaient ainsi partir en vacances, voir la mer ou la montagne. Les prêtres qui venaient souvent de ces milieux simples, souvent de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, les ouvraient à la culture, à d'autres choix parfois aussi. On ne se contentait pas de la télé ou autres médias répandu à l'époque comme la radio et les journaux pour s'ouvrir au monde.

     

    En outre ils transmettaient des valeurs. Pendant la Seconde Guerre de nombreux curés avaient incité les jeunes à continuer de combattre, de résister, je songe entre autres à Hélie de Saint-Marc et quelques uns de ses camarades.

     

    A partir des années 70, le mouvement s'accélérant durant les années 80, l'Église de France ne s'est plus intéressé qu'aux "bons" milieux, aux familles matériellement "aisées" pour qui le catholicisme, le scoutisme et le reste sont devenus une manière de conservatoire social, de protection d'un certain mode de vie. La charité depuis lors s'arrête au parvis des églises. Les prêtres et séminaristes à quelques exceptions notables, toujours les mêmes que l'on monte en épingle, viennent tous de ces milieux sociaux hyper-privilégiés. Comment pourraient-ils comprendre ce que je viens d'évoquer dans le premier paragraphe ?

     

    Eux se contentent d'aller vers les familles avec qui le contact est le plus facile, à savoir les privilégiées.

     

    Alors oui bien sûr, il y a encore le Secours Catholique, l'AED ou d'autres associations caritatives qui font du bien, les familles aisées ont "leurs" pauvres en quelque sorte. L'on monte en épingle régulièrement des prêtres qui sont autant d'exceptions comme le père Jean-Marie Petitclerc ou Guy Gilbert. Il est de bon ton également parmi les "cathos" d'évoquer les liturgies de chrétiens africains en France comme si c'était la panacée pour les catholiques indigènes. On vante leur simplicité, leur côté bon enfant, leur liturgie tellement joyeuse en oubliant qu'elle ne  correspond pas à grand chose chez nous. C'est une manière de s'excuser de cette déconnexion, de faire comme les bourgeois pédagogues qui ont "leurs" pauvres, toujours choisis dans la "diverstitude".

     

    Je me souviens aussi de ces jeunes de quartiers qui venaient de réaliser une belle action pendant trois mois avec des enseignants, dont moi, qui avait essayé de prolonger ce bel acte en réfléchissant sur leur spiritualité et accueillis tellement froidement par la paroisse locale où il était pourtant tellement question d'accueillir la jeunesse.

     

    Mais globalement, la plupart des prêtres sont incapables d'aller vers la France dite périphérique qui les fait froncer du nez, pour qui ils ont le même mépris que nos pseudo élites. Après tout c'est normal, ce ne sont que de pauvres êtres humains comme nous tous, issus de milieux favorisés. Je me souviens cependant de ce curé de paroisse qui pour faire rire son auditoire de nantis imita la samaritaine comme une femme vulgaire, accentuant l'accent de ses paroissiens ricanant en chœur, dégoûté, écœuré j'étais parti sans aucun remords...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée sur le site de "la Croix"

  • La collusion mise en lumière

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    gilets jaunes, politique, société, économie, présidence macron, amaury watremezAvec les « gilets jaunes » les bourgeois mondialisés ont redécouvert qu'il existait encore un peuple de France, un peuple en ruralité, ou en zone périurbaine. Ce peuple avant, dans la caste, on l'appelait « les ploucs », c'était facile, c'était simple, net et sans bavures. Ces « ploucs » votaient le Pen en plus pour la plupart donc on pouvait y aller dans le mépris et la condescendance la plus abjecte, ils écoutaient Johnny et fumaient des clopes malodorantes forcément. Et voilà que ce peuple se met en colère, dans un premier temps les pseudo z-élites sidérés ont été tétanisées, puis elles ont joué la compassion allant recueillir les témoignages, faisant mine de les soutenir.

     

    Seulement voilà ça risque de se prolonger jusqu'aux fêtes et ça c'est pas bon, ni pour les affaires ni pour le reste, pour endormir un peu le peuple et faire passer en douceur le Pacte de Marrakech. Et donc depuis quelques jours ils ont la trouille, une trouille bleue, évidente, criante, et le pouvoir s'affole, déjà 317 interpellations policières sur les Champs au moment où j'écris ce petit texte, juste pour présomptions de violence (voir à ce lien), 317 vies et souvent ménages foutus en l'air avec un casier judiciaire...

     

    Ce qui s'est passé juste avant ce samedi met donc particulièrement en lumière deux choses évidentes, bien entendu ce n'est pas nouveau mais là c'est en pleine lumière :


    Primo : Syndicats retirant leur mot d'ordre de grèves, journalistes appelant « au calme », partis dits "traditionnels" sermonnant les « gilets jaunes », philosophe botuliste comparant les « gilets jaunes » aux nazis (voir à ce lien) et autres s'entendent sur le dos du peuple pour conserver pouvoir et prérogatives. Pour une raison évidente, la peur de perdre leurs subventions, la peur que s'arrête leurs petites affaires bien juteuses. Jouer la comédie de l'affrontement alors qu'en coulisses tout ce petit monde s'entend.


    Il n'y a pas de réel clivage entre eux ils sont tous de la caste. La seule chose qui compte c'est leurs privilèges, même si privilèges bien étriqués. Et puis, « merdalors, peuvent même pas faire leurs courses tranquilles avec tous ces « gilets jaunes » qui bloquent les Champs Elysées ! ». C'est pas normal « ma chèère ».

     

    Deuxio : Pour la plupart des gens qui ne subissent pas encore la paupérisation que subit la France périphérique, quel que soit leur niveau de revenus, il convient de demeurer soumis aux premiers sus-cités plus haut par peur de perdre ce qui leur reste de confort matériel. Pierre Desproges appelait ça les « serreurs de fesses effarés ». Comme dit l'humoriste la Bajon dans un de ses sketchs "On leur en laisse suffisamment pour qu'ils aient peur de le perdre". (lien ici) Ils le perdront quand même mais ne voient pas plus loin que le bout de leur nez qu'ils ont court.

     

    Pour vivre heureux ils vivent soumis, et se hâtent de répéter ce genre de leçons aux précaires, aux français dits périphériques en voie de paupérisation. Ceux-là doivent fermer leur gueule et peut-être qu'ils seront aidés. C'est d'ailleurs le sens de la diffusion massive de la vidéo des 151 gamins arrêtés comme dans un régime policier à Mantes la Jolie, une mise en scène bien entendu pour faire passer un message très clair d'un pouvoir aux abois, d'un président qui a peur.

     

    Les précaires n'ont pas le droit de protester, sinon il leur en cuira. Ce ne sont pas les flics sur la vidéo qui jouent les cow boys le problème mais les donneurs d'ordres, que l'on connaît. Les donneurs d'ordre ont déjà largement montré leur orgueil, leur mépris, leur dédain du peuple qui les a pourtant élu, certes sur un malentendu. Fallait faire barrage au FN,aux z-heures les plus sombres de notre histoire...

     

    ...On voit maintenant quelle blague, quelle farce c'était et c'est toujours.

     

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

    illustration prise ici

  • Bouvard et Pécuchet de toute éternité

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    bourgeoisie, macron, société, politiqueLe problème de notre société c'est la bourgeoisie et ce depuis le début. Pas la bourgeoisie au sens marxiste du terme, les créanciers de Léon Bloy, les accusateurs de Flaubert ou Baudelaire, les donneurs de leçons, les sinistres positivistes et d'autres Bouvard et Pécuchet de tout obédience. Sans parler de la bourgeoisie des "versaillais" de 1871 ceux qui ont écrasé le petit peuple dans le sang avec la complicité des prussiens. Je n'ai aucune sympathie pour l'idéologie de la "Commune", j'en ai encore moins pour les bourgeois "versaillais", leur absence totale d'humanité, leur égoïsme, leur cruauté quand ils se sentent attaqués. C'est là qu'ils sont le plus dangereux, et j'espère qu'on ne le constatera pas encore demain à l'acte IV des "gilets jaunes".

     

    Quand j'étais plus jeune l'épithète "petit bourgeois" que je lançais parfois aux camarades qui m'agaçaient était dans mon esprit la pire des insultes. Bien entendu, j'oubliais que l'on est toujours le bourgeois d'un autre, que comparé à un salarié d'usine textile roumaine je suis un nanti, un privilégié. Ce n'est pas une raison, l'esprit bourgeois existe bel et bien même s'il a évolué depuis le personnage du père dans la nouvelle de Marcel Aymé, "la Canne", prototype du bourgeois à mes yeux. Marcel Aymé est toujours une mine sur l'observation moqueuse mais jamais malveillante des pauvres êtres humains peuplant cette planète...

     

    Un monsieur respectable s'achète une canne qui lui fait envie et qui lui semble-t-il le met en valeur et lui permet de prendre le dessus sur sa virago d'épouse, avant de la casser...

     

    Cependant, j'ai toujours haï cet esprit bourgeois qui aime l'apparence, les paravents, faire semblant, l'hypocrisie morale la plus abjecte en quelque sorte. Le bourgeois se donne en spectacle, il veut se montrer sous son meilleur jour. On me dira c'est humain, personne n'aime qu'on le perçoive négativement mais les bourgeois sont prêts au mensonge pour maintenir les apparences. Ils sont prêts à jouer les pères la pudeur alors qu'amoraux, les généreux alors que pingres au dernier degré, les ouverts alors qu'ils sont étroits d'esprit. Pour leur perception de la culture, c'est la même chose, il ne s'agit pas d'être réellement cultivé mais de donner le sentiment de. Autant acheter Voltaire ou Chateaubriand au mètre, pas besoin de les lire. Voire, la couverture seule suffit. exposer des livres factices aussi...

     

    Depuis "Soissantuite", je parle du "Soissantuite" étudiant, quand leurs "héritiers" ont chahuté l'institution, car ce n'était que ça, un chahut, ils ont abandonné une bonne partie de leur moralisme de façade pour le remplacer d'ailleurs par une autre moraline mais au fond ce sont toujours les mêmes privilégiés jaloux de leur magot, soucieux surtout de conserver le plus longtemps possible leur argent. Quand ils sentent leurs privilèges en danger, il n'y a plus de progrès, plus d'humanisme qui tienne ou de libéralisme libertaire. Il n'y a plus que l'argent et le pouvoir, leur pouvoir.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Gilets jaunes et mythes éculés

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    histoire, révolution, gilets jaunes, bastille, privilèges, amaury watremezMon  grand-père évoquait souvent les "mythes éculés" sur lesquels vivaient la République selon lui à commencer par celui de la Révolution Française. Le terme et l'adjectif sont très bien choisis, c'est tout à fait ça. 1789 est le moment où la bourgeoisie a pris le pouvoir en France pour s'y accrocher depuis, détruisant progressivement la paysannerie, réduisant au fil du temps les classes moyennes à néant. Il n'y a plus en France que des très riches ou des très pauvres et au milieu des ménages en voie de paupérisation que sont dans leur majorité les "gilets jaunes".

     

    Cette bourgeoisie s'est aussi mondialisée, pour elle la France c'est de l'histoire ancienne.  Mais attention, la mondialisation, elle en veut bien mais pas au pied de son immeuble ou devant sa maison, elle la veut un peu plus loin, là où elle ne gênera pas, là où elle pourra s'en gargariser, se félicitant d'être tellement humaniste.

     

    Elle propage depuis des décennies cependant encore le mythe d'une révolution faite par le peuple, d'une prise de la Bastille héroïque, d'une abolition des "privilèges" de tous les privilèges une fameuse nuit du 4 Août dont matériels. Depuis, il n'y a plus de riches ou de pauvres, plus de clientélisme, plus de népotisme. C'est bien connu, sans parler de notre "ascenseur social" tellement performant... (sic)

     

    Comme si un trait de plume suffisait...

     

    On oublie tout le temps que ce que l'on entendait par "privilèges" étaient les avantages de chaque province, leur spécificité, et que cette abolition a permis les lois d'enclosure, le changement de maîtres dans les campagnes, le départ forcé de nombreux petits cultivateurs vers les villes pour y devenir le "lumpenprolétariat" taillable et corvéable à merci. La Révolution est le début de la fin pour la France rurale, le désastre étant parachevé par le Remembrement en 1975.

     

    Il y eut d'autres moments de passage de "l'ombre à la lumière" pour les français depuis, autant de mythes éculés, de "Soissantuite" au 10 mai 1981. Interdit de les critiquer, de les remettre en question, de s'en moquer. Voire la bourgeoisie en voie de mondialisation encourageait les "jeunes" à se révolter de cette manière, comme elle l'entendait. Elle se moquait de ces générations tellement "bourgeoises" se souciant de leur emploi, de leurs fins de mois, de leur avenir bien sombre. Elle a applaudi "Nuit Debout" dont les organisateurs étaient ses héritiers, on se serait cru dans "la chinoise" de Godard parfois.

     

    Tous ces révolutionnaires bien sages, bien proprets étaient bien ridicules et grandiloquents rentrant ensuite dans les apparts confortables payés par les parents laissant à d'autres le soin de nettoyer les reliefs de leur rébellion sagement encadrée...

     

    Et puis voilà que le peuple, le méprisé, sans cesse moqué, raillé, descendu, vilipendé, assimilé aux pires heures de notre histoire se met en colère. Alors voilà, si la Révolution c'est bien joli dans les livres d'histoire, dans la réalité les insurrections ça fait du bruit, ça rassemble des "pue la sueur", des "classes dangereuses", des "franchouillards", des "ploucs" que les privilégiés détestent, qu'ils aimeraient annihiler sans succès jusque là. La pauvreté est acceptable seulement quand elle est "exotique", sinon elle dérange trop. Et ces "péquenots" qui réclament de l'argent, à vivre décemment, c'est rien que des envieux comme on peut lire parfois sur les statuts de certains privilégiés et larbins...

     

    Et mes bourgeois mondialisés, tellement libertaires de parler de sédition, de factieux, d'en appeler aux flics et à l'armée toutes choses qu'ils prétendaient dénoncer quand ils faisaient "Soissantuite" ! Ils ne sont pas cohérents ou alors c'est qu'ils se révèlent pour ce qu'ils n'ont jamais cessé d'être, des nantis jaloux de leur magot.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Le pacte signé dans votre dos

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    marrakech.jpgA Marrakech les 10 et 11 décembre sera signé un "pacte" de l'ONU qui lui assurera la mainmise sur les migrations mondiales (voir à ce lien un article de "le Parisien"). Ce "pacte" enlève à la France une partie importante de sa souveraineté sous prétexte de mieux contrôler les flux migratoires. Lorsque l'on sait que l'ONU est contrôlée elle-même dans sa quasi totalité par les pays du Golfe, on s'inquiète légèrement. Ces pays, des monarchies théocratiques, ont comme but l'expansion de l'Islam dans le monde entier. Pour notre plus grand bien évidemment à les entendre. Ils ne sont pas les plus nombreux mais contrôlent toutes les instances décisionnaires de l'ONU dont celles aux Droits de l'Homme.

     

    Pour la Paix mondiale aussi prétendent-ils...

     

    Donc cela implique encore plus de problèmes de communautarisation, en attendant l'application stricte de lois religieuses dans certains quartiers de notre pays, encore plus de difficultés d'intégration de populations dont le mode de vie s'oppose en tout au nôtre, encore plus d'insécurité, encore plus de problèmes de répartition des aides qui iront toujours encore à ces populations miséreuses de par la logique du système d'aides actuel. Bien entendu, énoncer tous ces faits pourtant connus c'est être populiste, raciste, fââchiiste, nostalgique des fameuses z-heures les plus sombres de notre histoire...

     

    Quoi qu'en dise l'auteur de l'article en lien c'est une perte de plus de son libre-arbitre pour notre pays. Cela rejoint les aspirations du parti libéral-libertaire du président Macron, "la République en Marche", qui est de transférer une grande part des prérogatives nationales à l'Europe (voir à ce lien). Aurélien Taché l'a dit clairement chez Ardisson samedi soir, il souhaite ainsi que son mouvement une dilution de notre peuple dans le "grand tout" européen et donc avec ce fameux pacte dans le "grand tout" mondialisé, une sorte de "machin" informe, un gros blob dont les contours sont strictement impossibles à réellement définir.

     

    Finalement, au moins de ce point de vue là, les "Gilets Jaunes" ont leur utilité pour le gouvernement, ils permettent de faire passer en "loucedé" ce "pacte" qui sera entériné en quelque sorte, sa signature n'est qu'une formalité. A moins de parler un maximum de cette information et de bien la faire circuler et de la rajouter aux revendications de l'insurrection qui vient, à la colère des "gilets jaunes", car là il n'y aurait plus de classe moyenne en voie de paupérisation du tout, juste une grande majorité de précaires et un tout petit cercle de très riches, d'ultra-nantis.

     

    Eux, ils trouvent ça très chouette le multiculturalisme, ça leur rappelle leurs dernières vacances au soleil, et puis comme ça pas besoin de prendre l'avion pour avoir de l'exotisme à peu de frais, et en plus ils auraient ainsi "leurs" pauvres à domicile, des "pauvres" plus acceptables que ces "gilets jaunes", ces ploucs franchouillards qu'ils détestent. Les nantis connaissent bien Marrakech, même pas eu besoin de sortir de l'hôtel, il y a tout ce qu'il faut dedans, piscine, repas, journaux, détente en tout genre.

     

    Vous, tous les autres, les précarisés, les futurs damnés de la Terre vous serez juste bons à venir consommer dans des centres commerciaux de plus en plus tentaculaires, à acheter, acheter, acheter ou juste déambuler en leur sein, rêvant béatement à ce que vous aimeriez posséder...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée ici

  • L'insurrection qui vient arrive

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    politique, société, presse, gilets jaunes, samedi 1er décembre, présidence macron, amaury watremezIl y a quelques années était paru un livre 'l'insurrection qui vient" (voir à ce lien) qui théorisait la révolution à venir. Ce livre a eu un certain succès parmi les révolutionnaires de salon et quelques héritiers jouant aux Robin des bois sociaux virtuels dans leur loft de Bastille ou leur deux pièces de République. On a beau être révolutionnaire on est dans l'entre soi Bien entendu il ne s'agissait pas vraiment de changer le monde pour de bon. Il ne s'agissait pas vraiment pour les gauchistes en herbe, les petites filles et petits garçons exaltés de "bons" milieux le lisant de renoncer à quoi que ce soit de leurs privilèges matériels bien réels.

     

    "C'est pas parce qu'on doit faire la Révolution qu'on doit renoncer aux vacances à Marbella merde qwaa !"

     

    On faisait la leçon au peuple sur son apathie, on le moralisait sur son vote le Pen et son manque de conscience de classe ou de conscience sociale et on s'arrêtait là. Et voilà que le peuple par le mouvement des "gilets jaunes", sans attendre le top départ des grandes et belles consciences sociales bourgeoises, sans leur demander leur avis, exprime sa colère et se heurte comme à l'habitude au mépris des dirigeants, à leur condescendance de "gens instruits" sans parler des larbins prêts à en découdre pour mieux montrer leur servilité (voir ici à quoi je fais allusion, ce député LaREM entendant ses quatre vérités de la part de "gilets jaunes" prêt ensuite à en découdre).

     

    On ne voit pas très bien comment le peuple pourrait acquérir quelque conscience sociale que ce soit en militant dans tel ou tel syndicat dépendant tous et quelle que soit leur feuille de route des subventions du gouvernement (voir ici à ce lien de quoi il est question). On ne voit pas très bien comment les partis dits traditionnels et moins traditionnels (comme le Rassemblement National ou la France Insoumise par exemple) pourraient comprendre quoi que ce soit aux "gilets jaunes" alors qu'ils sont tous de l'oligarchie, tous de la caste. Et de toutes façons les "gilets jaunes" l'ont cette conscience de classe. Ils sont les français méprisés de la France dite périphérique, les français dits de souche en voie de paupérisation, à qui l'impôt n'est plus redistribué car ils sont considérés comme trop riches pour en bénéficier, trop pauvres pour ne pas avoir besoin des aides.

     

    D'aucuns parmi les bourgeois pédagogues (la peur d'être tondus à la libération ?) se mettent à la remorque des "gilets jaunes" véhiculant des clichés montrant surtout leur inculture historique. De celui qui invoque une nouvelle Nuit du 4 Août à cette autre qui parle de révolution prolétarienne. Je trouve assez savoureux ce texte sur la nouvelle "nuit du 4 Août" (lien) l'auteur faisant partie des nantis, des privilégiés. De plus il semble ignorer que l'abolition des "privilèges" étaient ceux des provinces et non des privilégiés, et que cela a été le début de la fin des campagnes entraînant en premier lieu les "lois d'enclosure". Celles-ci ont causé le début de l'exode rural et la transformation des petits paysans en prolétaires taillables et corvéables à merci.

     

    Les "gilets jaunes" ont plein de gros défauts aux yeux des bourgeois pédagogues, ils chantent "la Marseillaise" spontanément, ils arborent le drapeau tricolore et ils tiennent aux traditions de leurs région, à l'histoire de ce pays. Toutes choses méprisées par les bourgeois pédagogues, qui tiennent ces appétences pour fââchiistes, ringardes. Dans leur esprit, qu'ils le disent ou non, ils tiennent les gilets jaunes pour des beaufs, des rustres, des "hommes des bois" en quelque sorte. Ils ne peuvent pas comprendre, ils ne veulent pas dialoguer. Ce qui entraîne les violences et qui entraînera d'autres ainsi que des débordements. L'insurrection qui vient a sans doute débuté samedi, cela ne se fait pas bourgeoisement, il faut bien ça pour réveiller les gouvernants pour secouer les riches...

     

    Elle ne se fait pas sous la conduite de maîtres d'école pontifiants...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration prise ici