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  • Ceux qui travaillent et qui paient

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    politique, société, gilets jaunes, colère, amaury watremezLes "gilets jaunes" ne luttent pas seulement contre la hausse de l'essence. Les "gilets jaunes" en ont marre de payer des taxes et des impôts supplémentaires s'ajoutant et se surajoutant, taxes et impôts dont leurs enfants et eux-mêmes ne peuvent même plus bénéficier pour des aides, des allocations, des subventions. La redistribution ne fonctionne plus vraiment, raison pour laquelle ils en ont marre, c'est son fonctionnement efficace ce qui fondait sa légitimité et son acceptation par les populations. Ne parlons pas des demandes de logement social ou étudiant. Ne parlons pas des demandes de bourses universitaires qui auparavant aidait l'ascenseur social à fonctionner.

     

    Elles sont inaccessibles à la France dite périphérique.

     

    Ces taxes et impôts seraient ressenties comme moins injustes si elles servaient encore à quelque chose pour cette "France dite périphérique" considérée comme trop riche pour être aidée, trop pauvre pour se passer de ces aides, or ces aides ne lui profitent plus que rarement.  Et dire à qui elles bénéficient concrètement est un sujet tabou qui vous fait aussitôt cataloguer comme infâme, comme nostalgique des heures les plus sombres de notre histoire. Les moralisateurs bourgeois pédagogues ne veulent pas en entendre parler, il faut dire que eux n'en ont pas besoin de ces aides, ne savent pas ce que c'est de ne plus pouvoir faire un plein de courses avec la même somme qu'il y a dix ou quinze ans.

     

    Ne parlons même pas de ces parents qui aimeraient bien transmettre un patrimoine à leurs enfants sans que ceux-ci n'aient des frais exorbitants à payer...

     

    Etes-vous déjà allé pour un papier ou un autre dans une Caisse d'Allocations Familiales ? Dans une agence de la Sécurité Sociale ? Dans une préfecture ? C'est pourtant instructif et cela répond vite à la question posée ci-dessus. Il y a en majorité des populations dites "issues de la diversité", nettement, il suffit d'ouvrir les yeux. Ce n'est pas elles le problème d'ailleurs. Des personnes qui meurent de faim chez elles, qui n'ont plus de toit, plus de libertés, qui sont sous le joug qui entendent parler d'un genre d'eldorado qui s'appelle la France où elles obtiendront tout cela sans aucune exigence réelle, si j'étais à leur place je ne réfléchis mêmes pas une seconde. Je ne vais pas opposer les pauvretés, encore moins les mettre en balance, d'autant plus que parmi les gilets jaunes certains sont issus de cette diversité et travaillent.

     

    Ils ont d'autant plus de mérite personnel à travailler et participer à la collectivité car on ne demande généralement même pas à ces populations un gage de bonne volonté, de civisme minimum, de volonté d'intégration (ce qui est aussi une forme de mépris). D'ailleurs la plupart manifeste clairement leur refus de nos valeurs, de notre histoire, de notre culture, un refus clair et net de notre éducation aussi, il suffit de lire de nombreux témoignages de #pasdevague.

     

    Y compris leurs enfants et petits enfants qui veulent vivre selon leurs propres règles. On a entendu le gouvernement manifester une grande fermeté, voire du mépris pour les "gilets jaunes", menacer de peines de prison, d'amendes les "bloqueurs". On a entendu monsieur Castaner et monsieur Philippe. Ou Benjamin Griveaux. C'est exactement le même registre à chaque fois, suivi toujours de commentaires condescendants de leurs larbins, que ceux-ci soient éditorialistes assermentés ou non...

     

    Mais quand a-t-on entendu les mêmes et leurs prédécesseurs depuis quarante ans faire preuve de la même fermeté envers les populations dites "issues de la diversité" ? Demander la même responsabilité ? Affirmer de la même manière qu'il n'y aura pas d'impunité pour ceux qui contreviendront à la loi ? Et ne serait-ce qu'appliquer la loi française. J'ai beau chercher. J'ai un mal fou à trouver. On ne compte plus les quartiers où de toutes façons elle n'a plus cours, quartiers que l'on continue sans difficulté de subventionner, de faire vivre, que l'on aide de diverses manières, quartiers qui sont réhabilités régulièrement alors que l'on va souvent dans des centre-ville dont les routes, chaussées et trottoirs sont défoncées.

     

    Là encore on ne va pas reprocher à ces populations dites issues de la diversité le laxisme des gouvernants, celui des institutions et le clientélisme des politiques. Certains en profitent pour imposer un fondamentalisme religieux des plus obscurantistes qui va de pair avec un antisémitisme abject, un rejet de notre mode de vie. D'autres encore mettent des pans entiers de ce pays en coupe réglée et il faudrait surtout ne pas en parler. Après tout c'est logique. Pourquoi auraient-ils peur du gendarme alors qu'au fond ils ne risquent pas grand-chose ?

     

    Par contre, la France périphérique devrait tout supporter, tout subir en silence. Si d'aventure, elle manifeste son mécontentement les arbitres des élégances politiques d'embrayer aussitôt sur les risques de populisme de fââchiisme, de monter en épingle quelques incidents isolés, des paroles présumées racistes ou homophobes, là l'amalgame est permis, voire encouragé, pas de problèmes. Ce qui étonne là-dedans est que cette colère ne se soit pas manifestée plus tôt. Elle est salutaire, ne serait-ce qu'en raison de la condescendance affichée des ministres en face.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée ici

  • Toujours les mêmes moralisateurs

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    bourgeois pédagogues, bobos, bourgeois, nantis, politique, société, amaury watremezIl paraît que je suis "l'anar de droite" type. C'est l'appellation que certains se donnent pour ne pas dire au fond qu'ils sont bel et bien de droite, sans complexes, ce qui est mon cas. C'est aussi comme cela que les bons bourgeois appellent les amis de droite qu'ils ont dans leur entourage qu'ils apprécient, c'est une façon de se justifier d'avoir des amis ni écolo-bobos, ni révolutionnaires de salon ou autres "anarchistes chrétiens". Ce qui a à mon avis caractérise ce que l'on appelle l'anarchisme de droite c'est la détestation de toute cette pensée née de la bourgeoisie positiviste du XIXème siècle et qui a métastasé dans toute notre société...

     

    Ce n'est certes pas la première fois que j'en parle de ces bourgeois donneurs de leçons mais je ne vois pas pourquoi je n'aborderai pas encore le sujet. Je ne me lasse pas de me payer la fiole des donneurs de leçons de morale petits bourgeois, de ces bourgeois pédagogues, terme que je préfère à "bobo", qui n'en finissent pas de moraliser les français, moralisation devenant insupportable il est vrai pour cette France dite "périphérique", pour reprendre le terme du géographe Christophe Guilluy, qui en a plus que marre de cette condescendance. Ils ont une très haute idée d'eux-mêmes mais sont au fond lucides sur leurs ridicules raison pour laquelle ils ont horreur que l'on se moque d'eux...

     

    Mais je vais me gêner tiens...

     

    Ils ne sont ni vraiment de gauche ni vraiment de droite. Chez eux, cela ne veut pas dire grand-chose. Leurs convictions sont très superficielles sans parler de leurs croyances affirmées. Certes ils prennent bien la pose, ils ont du talent pour ça il faut leur reconnaître, une pose qui peut être de gauche ou de droite, voire très à gauche ou très à droite, ou aussi vaguement écolo ou que sais-je encore. Mais ce qui leur importe, c'est eux, encore eux, toujours eux, leur nombril, leur petite personne et de conserver le plus longtemps possible leurs privilèges matériels, leurs réseaux car ce n'est pas que l'argent qui leur assure de bien vivre...

     

    Ils apprécient de donner d'eux une image flatteuse, d'humanisme, d'ouverture d'esprit. Leur image c'est eux, leur reflet c'est leur âme. Peut-être est-ce leur manière de se déculpabiliser d'être nantis ? Ce qu'ils sont. Ils ont toujours "leurs" pauvres qui sont les populations "diverses". Mais la France dite "périphérique" celle qui travaille, qui paye des impôts, qui ne peut plus partir en vacances et qui en a marre de payer pour leurs lubies du moment aux bourgeois pédagogues, ils la méprisent, la renient, la rejettent le plus possible cette France des "petites gens", des "gens simples".

     

    Pour eux c'est la Frances des "ploucs", des "franchouillards", des "péquenots". Ils aimeraient bien ne plus les voir, ne plus risquer de les croiser dans le dernier boui-boui à la mode.

     

    Croyant se défendre avec esprit et à-propos, ils invoquent constamment le "populisme" de ces gens, leur racisme obligatoire supposé. Que les "divers" s'appellent tous "frères" ou "sœurs" exclusivement entre eux ne les gênent pas. Les "franchouillards" sont racistes. Même chez de nombreux croyants de "bonne" famille, versaillais ou pas, combien de fois ais-je pu entendre que ces "gens là" ma chêêêre sont "comme nous" ? Que ces "gens là" sont tellement moins vulgaiiires que ces "ploucs" ? Aucun d'eux ne voient la colère qui monte, la colère qu'ils provoquent. On aimerait que cette colère se manifeste plus souvent et moins maladroitement qu'avec les "gilets jaunes".

     

    Ce n'est pas beau une colère populaire, cela peut aller loin quand ça explose et cela explosera. Et ce jour là amis bourgeois pédagogues vous aurez beau trouver cela tellement vulgaiiire cela ne changera pas grand-chose...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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    Daumier est intemporel

  • Ma soirée de huron chez Polony

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    société, politique, polony, journalisme, amaury watremezIl y a deux ans, j'avais été invité à une des soirées de lancement du « comité Orwell » de Natacha Polony et Jean-Michel Quatrepoint comme blogueur. J'avais posé une condition : ne pas faire tapisserie, je n'étais pas là pour être un alibi. Et pourtant j'étais le huron de Voltaire, le plouc prétexte pour dire que l'on ne rejette personne y compris ces franchouillards un zeste autodidactes qui s'expriment d'eux-mêmes sur le net. Je ne leur en tenais pas rigueur, je pensais ainsi me former un réseau et que l'on me rendrait la politesse.

     

    Aussi naïf qu'un Rastignac d'occasion...

     

    Bien entendu, je n'avais rien compris. Dans ces milieux, si l'on n'en est pas déjà depuis son enfance, on n'en sera jamais. Tout ce petit monde se connaissait, s'interpénétrait si j'osais. La plupart avaient fait leurs études dans les mêmes écoles, y compris en collège ou au lycée, dans les quartiers les plus favorisés à quelques exceptions notables, de ces « prolos » de salon, cooptés par les nantis pour une seule raison, leur capacité à la servilité. Ceux-là finissent par développer un seul léger handicap, une langue très râpeuse.

     

    Nous avions rendez-vous dans un café-restaurant du Marais, pouvant déguster de ces bons produits du terroir maintenant totalement interdits aux précaires. Ce petit monde papotait joyeusement, n'était pas de mauvaise volonté mais toutes les discussions que j'essayais de débuter s'arrêtaient bien vite quand on s'apercevait que je n'étais pas en somme « de la maison ». Je m'en amusais presque. Ce petit monde se posait de graves question sur la déconnexion des z-élites et du pays réel sans se se soucier des réponses un peu gênantes pour eux il faut bien dire...

     

    Malgré leurs dénégations fébriles face aux arbitres des élégances politiques ils ne comprenaient pas qu'ils étaient d'ores et déjà mis dans le même sac que les sinistres crypto-fââchiiistes avançant masqués c'est certain comme votre serviteur...

     

    Étaient présents des personnalités réputées faisant partie de la réacosphère, mais attention, selon la définition de gauche :

     

    Tel ancien journaliste du « Monde » ayant comme amie une fille beaucoup plus jeune que lui, tel petit jeune aux dents longues ayant trouvé son créneau, un catho tradi à la coupe de cheveux savamment romantique et quelques autres dont on trouve les signatures sur tous les sites dit de droite, quelques uns de ces jeunes « éditorialistes » de la « Nouvelle Droite », de ceux se hâtant de préciser qu'attention s'ils sont réacs ils sont tout autant libertaires sur les mœurs que les autres, et qu'ils ne sont de droite droite hein. Combien de fois avais-je déjà entendu ce refrain ?

     

    De ceux se justifiant sans cesse de penser par eux-mêmes en somme et d’être parfois un tout petit peu à contre-courant mais tellement timidement...

     

    Je constatais bien vite qu'ils n'avaient qu'une seule limite mais de taille. Comme tous les autres bourgeois pédagogues ce qu'au fond ils étaient ils ne voulaient pas entendre parler du moindre rapprochement que ce soit avec le Front National ou quelque membre de la famille le Pen que ce soit. C'était leur droit après tout. Jean-Michel Quatrepoint insista bien sur ce point, leur ennemi c'était le Pen. A partir de là je me désintéressais de la discussion, s'il y avait ce déni envers le vote le Pen comment pouvaient-ils se croire hors-système ? Finalement ils étaient dans la même endogamie que les autres.

     

    Au moment le plus favorable de la soirée apparut madame Polony maquillée de frais, comme à la télévision. Elle parla du divorce entre journalistes et peuple mais au fond la raison profonde ne fut jamais évoquée, tout cela restait de bonne volonté...

     

    Sous le regard désapprobateur de l'ancien journaliste du « Monde » je préférais me régaler de bon chèvre et de succulent jambon et prendre la poudre d'escampette subrepticement...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

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  • Le 17 novembre révolte du pays réel ?

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    derugy.jpgLe 17 Novembre c'est le pays réel qui se révolte à cause de la hausse des prix du diesel principalement mais pas seulement. Il s'agit surtout de protester contre la baisse du pouvoir d'achat, les injustices toujours plus criantes contre les salariés, tous ceux qui ne sont pas assez riches pour se passer des aides, pas assez pauvres pour en bénéficier. Le pays réel prend sa voiture pour aller au travail car il n'a pas le choix la plupart du temps, les transports en commun étant soient hors d'âge, soient bondés, soient subissant une insécurité dangereuse.

     

    Comme c'est un mouvement spontané hors de tout appareil de parti ou de syndicat, personne ne peut dire quelle en sera l'ampleur réelle...

     

    La dichotomie entre pays légal et pays réel ne commence pas avec Macron, cela fait des décennies que ça dure, entraînant une politique suicidaire pour la France.

     

    Le pays légal, c'est celui des élites, des représentants théoriques du peuple, des gouvernants, de ceux qui ont forcément les codes pour réussir et de leurs larbins. Le pays réel ce sont tous les autres, ceux qui ne sont d'aucune coterie, qui ne disposent d'aucun privilège, la classe moyenne en général, tous ceux qui n'ont pas les réseaux qu'il faut. La distance entre les deux a tendance à se creuser, de plus en plus profondément, Il y a des familles qui vivent avec moins de 1500 euros par mois d'autres beaucoup plus rares certes pour qui c'est l'argent de poche des enfants.

     

    L'abîme entre les milieux ne vient pas que de là d'ailleurs, ce n'est pas juste une question matérielle même si de temps en temps le pays légal coopte un de ses larbins pour en faire un des leurs, mais encore faut-il que celui-ci soit très docile, très obséquieux...

     

    Le pays légal est de plus en plus coupé de la base. Il est méprisant, dédaigneux, condescendant, voire complètement hors sol ainsi François de Rugy qui ose se plaindre du plafond (voir à ce lien) de son bureau devant deux « gilets jaunes » précarisés par la taxation toujours plus importantes de ceux qui travaillent, qui vont au boulot, qui sont obligés de le faire jusqu'à la retraite dont l'âge devient de plus en plus incertain. Ne parlons pas de Benjamin Griveaux évoquant les électeurs de Wauquiez qui seraient tous des « ploucs » la clope au bec (une « gitane maïs » évidemment) conduisant des « diesel » polluants (voir ma source). Le pays réel a été anesthésie par des années de décervelage intensif et de masochisme mémoriel constant qu'on lui impose à longueur de temps...

     

    On ne compte pas les génocides dont la France serait coupable, toutes les atrocités qu'elle aurait commise avant..

     

    Et je ne parle même pas de Paris bientôt interdit aux diesel d'avant 2001 donc aux précaires pas assez riches pour se payer une nouvelle bagnole...

     

    Quelle indécence que ces déclarations de Griveaux et de Rugy, quelle morgue !

     

    Le pays légal n'a qu'une préoccupation et une seule, préserver les intérêts matériels des vrais maîtres de ce pays ou de l'Union Européenne, les grands financiers, les grands patrons, les familles bourgeoises. Il n'y a aucun clivage au sein du pays légal, à peine distingue-t-on ceux qui sont plus hypocrites moralement (pour la morale individuelle) des autres. Rappelons qu'ils s'entendent sur un point, la morale est totalement étrangère à l'argent :

     

    En gagner, le dépenser en consommant les biens et les êtres de la même manière...

     

    La distinction entre pays légal et pays réel est de Maurras oui ami lecteur, frappé d'indignité nationale car antisémite et ayant soutenu un temps Vichy. Mais le concept est toujours pertinent. J'évite par la phrase précédente un effort de recherche aux éventuels flics de la pensée qui me lisent. Mais si on retenait les concepts uniquement de personnes moralement parfaites il ne resterait plus grand monde. Ne garderait-on sans doute que l’Évangile qui évoque elle aussi des êtres humains se trompant souvent et avec force .

     

    Le 17 Novembre peut être un début plutôt qu'un pétard mouillé...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

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  • L'inventeur des surhommes fragiles est mort

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    Le "comic book" naît dans la presse Hearst au début du XXème siècle, dans le supplément du dimanche et en "strips" quotidiens avec "The yellow kid". Ces bandes dessinées paraissent ensuite en cahiers édités sur du mauvais papier (de la pulpe d'où le nom "pulp") vendus à 25 cents l'unité. Les surhommes naissent en 1938 avec le "Superman" De Joe Shuster et Jerry Siegel, un super-héros au départ très prolétaire, défendant les petits contre les mauvais patrons, les banquiers, les scientifiques fous. "Batman" qui naît un an plus tard est le lointain cousin du "Shadow", justicier ambigu et diabolique, et des personnages du polar "hard boiled".

     

    comic book, bande dessinée, société, Stan Lee, amaury watremez Si les héros portent un slip par-dessus leur costume c'est surtout à l'époque pour que l'imprimeur ait un repère pour les couleurs. Car tout cela est souvent très mal imprimé. Deux grands éditeurs essentiellement se partagent déjà le marché sur ces personnages : DC Comics (Detective Comics) et Timely Comics (avec un petit pourcentage aux comics des éditions Charlton reprises rapidement par DC. DC est plutôt républicain, WASP, patrimonial. Timely édite aussi des "pulps" et des "comics" avant tout patriotiques dont les premières aventures de "Captain America".

     

    Mais on trouve déjà des monstres ambigus et des héros complexes tel "Namor the submariner", atlante au service de l'Amérique, ou la première "Torche humaine", robot à forme humaine.

     

    C'est dans cette maison que débute Stanley Lieber alias Stan Lee, jeune juif de New York en 1941. Après la prohibition des "comics" de super-héros jusque dans les années 50 suite à la publication de l'essai de Frederick Wertham, psy plutôt conservateur, il scénarise de nombreuses histoires sentimentales et fantastiques. "Timely" devient entre-temps "Marvel" et au début des années 60 Stan Lee en devient l'âme éditoriale avec des dessinateurs talentueux comme Jack Kirby, autre juif new yorkais, Steve Ditko ou Marie Severin. Stan Lee invente en 1961 les "4 fantastiques", une famille de super-héros blessés, torturés par la vie et c'est là que "Marvel" décolle vraiment obtenant un succès faramineux.

     

    Dans les "comic books" les paysages des "Rocheuses" sont remplacés par les avenues, des panoramas urbains. La ville devient un personnage à part entière, à tel point qu'un super-héros sera créé qui aura le don de "sentir" les immeubles, les rues, les trottoirs et de résoudre ainsi de nombreux crimes...

     

    comic book, bande dessinée, société, Stan Lee, amaury watremez Alors que les super-héros DC sont hiératiques, nobles, presque des demi-dieux, les super-héros 'Marvel" imaginés par Stan Lee ont des failles. Et leurs pouvoirs sont très souvent plus des malédictions que des bénédictions. Dans les "4 fantastiques" "la Chose", surhomme de pierre, est désespéré de son état au début de sa transformation. Lee poussera cette idée dans ces retranchements en inventant "Hulk", produit du lobby militaro-industriel, surhomme atomique incontrôlable, Mister Hyde du docteur Banner, scientifique d'abord au service de l'armée américaine. Et en 1963 avec Steve Ditko il crée "Spiderman" ne sachant pas quoi faire d'un titre de "Marvel" qui bat de l'aile "Strange tales", anthologie d'histoires fantastiques.

     

    Spiderman est un super héros adolescent. Très humain. Au début, Peter Parker, c'est son nom civil agit comme n'importe quel ado aurait fait dans la même situation, il en profite d'abord pour lui, il a envie de gagner beaucoup d'argent pour plaire aux jolies filles du quartier. Mais après la mort de son oncle Ben tué par un voleur que le personnage a laissé fuir auparavant, rongé par la culpabilité il devient un héros, un héros du quotidien, du voisinage finissant par vivre des aventures "bigger than life" voire cosmiques. Peter a des problèmes de fin de mois, il n'est pas très doué avec les filles, il veut se marier mais il a du mal à choisir, il habite avec sa vieille tante May, bien que prenant ensuite de l'assurance.

     

    Sous les crayons de John Romita, il devient une icône des années 60 et des mouvements de ces années-là. Les personnages féminins de John Romita sont souvent accrochés aux murs des chambres d'adolescents comme des "pin up" d'autres publications dont ils connaissent bien les posters centraux.

     

    Il crée dans le même temps avec son frère Larry "Iron Man" alias Tony Stark, marchand d'armes douteux au départ devenu héros au service de son pays, surtout contre les communistes au départ. Stark a de nombreux défauts, il est cynique, arrogant, caustique, misanthrope, il a un penchant pour la bouteille et finit même alcoolique dans les années 80. Mais il est aussi capable d'héroïsme et d'abnégation pour les autres.

     

    Stan Lee bien que s'attribuant souvent le mérite de ces créations les créent avec les dessinateurs. La "méthode" Marvel est très différente de celle de "DC", les histoires doivent être comprises à 80% par les dessins. Et bien souvent ce sont les dessinateurs qui font des propositions et créent des "bandes" muettes que Lee "enrichit" ensuite. Tout cela naît d'une alchimie créative complexe très intéressante. Le "comic book" devient la "pop culture" par excellence, même si en 2018 leurs histoires ont un peu trop envahies les cinémas. Les apparitions que Stan Lee fait dans tous ces films sont toujours réjouissantes. Avec sa mort c'est un peu de cette "pop culture" dorénavant bien aseptisée qui meurt...

     

    Les "comics" c'était la lecture un peu transgressive, celle qui faisait hurler les adultes, qui énervait les bien-pensants, à notre époque même les grandes personnes en lisent...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration du haut empruntée ici

    illustration du bas empruntée là

  • L'acceptation derrière les grands mots

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    internet, web, société, politique, société, amaury watremezDans un excellent article du "Causeur" papier de ce mois Anne-Sophie Nogaret fait une réflexion à mon avis très juste, malheureusement. La plupart des témoignages #pasdevague sont anonymes sans que cela ne choque grand-monde, ils le sont car finalement ils acceptent encore l'humiliation quotidienne, l'ont intériorisée comme ils ont intériorisé le manque de courage. On peut étendre cette constatation à tous les commentaires, articles et autres que l'on trouve sur le réseau contre les dérives de l'Islam, pour soutenir -superficiellement- Asia Bibi, et autres grands déclarations très appuyées dénonçant les exactions fondamentalistes musulmanes.

     

    Beaucoup, toujours sur le net, toujours anonymement, reprochent aux "indignés" professionnels (éditorialistes bon teint, profs, chrétiens de gauche) de ne pas avoir organisé de "marche blanche", de ne pas avoir accroché de photos aux fenêtres de l'Hôtel de ville. Certes mais où, quand et avec qui une manif organisée par ces contestataires de la bien-pensance a-t-elle eu lieu ? On chercherait vainement. Ces reproches sont malgré tout légèrement injustes car la France officielle a proposé d'accueillir Asia Bibi par la voix du quai d'Orsay, même Anne Hidalgo sans doute par hypocrisie...

     

    ...Mais ils l'ont fait. Et quelques uns de nos politiques bien que terriblement imparfaits ont quand même réagi.

     

    Est-ce sincère ? Je ne sais pas sonder les reins et les cœurs mais ils l'ont fait. C'est déjà mieux que rien.

     

    La plupart des internautes énonçant des faits d'ailleurs très pertinents, très intéressants mettant en cause la progression des communautarismes, émanant d'expériences personnelles ne le font également que très rarement en leur nom propre. Pour quelle raison particulière se cachent-ils alors que par essence, par la loi, par l'histoire, par leur culture, pas leur lignée, notre pays qui souffre de la montée de l'islamisme est pourtant le leur ? Sa tradition n'a rien à voir avec la Chariah ou les hadiths. Ce sont pourtant les français dits de souche les plus nombreux. Mais c'est finalement assez simple. Ils sont également dans la même acceptation, la même intériorisation de leur lâcheté car il faut appeler les choses par leur nom. Et la pression idéologique n'excuse pas tout. Ni même la judiciarisation constante de tout ce qui pas conforme pour le politiquement correct...

     

    Après tout c'est encore le peuple qui est souverain, ou alors serait-ce que sa souveraineté est depuis longtemps méprisée et qu'il a pris l'habitude de ce mépris ? Il semblerait bien...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • L'hystérie mémorielle

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    pétain, macron, vichy, histoire, société, politique, amaury watremezMacron a fait une déclaration honorant objectivement la mémoire de Pétain pour la Première Guerre ce qui a déclenché une hystérie généralisée. Il l'a fait sans doute par calcul, pour complaire à la droite de la droite. Mais dans le fond de l'affaire il faut bien admettre qu'il n'a pas entièrement tort...

     

    Depuis 1945 la France est semble-t-il dans une boucle temporelle, elle vit dans un présent politique continuel devenant très pénible qu'on l'évoque à gauche mais aussi à droite. On ne sort pas de la mythologie du pays entièrement résistant en fait mais en secret, ou de la version doloriste du "tous les français coupables" de la collaboration et du "Vel d'Hiv". Entre les deux, rien. Il me semble pourtant que l'on célèbre encore la "Fête des mères" instituée par Vichy et que d'autres de ses lois et intentions sont toujours suivies. C'est Vichy qui lança cette idée de grande école de hauts fonctionnaires par exemple.

     

    Rappelons qu'à Vichy on trouvait surtout de ce genre de personnages surtout soucieux de leur carrière avant tout, dont Bousquet, Papon et un certain président de la République de gauche élu le 10 mai 1981.

     

    A propos de tel ou tel homme politique, on n'en finit pas d'évoquer les figures tutélaires de De Gaulle, Pétain, Laval, Darlan et d'autres personnages perçus à chaque fois de manière très caricaturale. Pétain par exemple est toujours désigné comme le parangon du dirigeant d'extrême-droite, De Gaulle comme le résistant ultime. En 2018 Tout le monde d'ailleurs se revendique du gaullisme. Darlan et Laval sont des seconds rôles mais archétypes eux aussi du totalitarisme. A droite de la droite, Laval qui en a le physique il est vrai est le traître de comédie, le vrai méchant de Vichy. On n'en peut plus de ce fourvoiement constant, de ce déni de réalité, de cette volonté farouche de ne surtout pas réfléchir au présent.

     

    Nous sommes en 2018 et la France se trouve confrontée à des crises tout aussi graves que celle de l'été 1939 ou 45 et c'est celles-ci qui importent. C'est celles-ci que nous avons à résoudre.

     

    Le réel de ces périodes est quand même un peu plus complexe. De Gaulle était d'Action Française jeune quand il était lycéen, comme la plupart des camarades de son milieu il est vrai. Et dans un tract de ses jeunes années on retrouve un projet de restauration monarchique qui dans les grandes lignes ressemble beaucoup à la Vème République, qui est une monarchie républicaine. Le général était sans doute beaucoup plus à droite que Pétain qui obtint les pleins pouvoirs de l'assemblée du Front Populaire excepté 80 députés. Pétain est donc porté au pouvoir par la gauche après que la France ait connu une des pires défaites de son histoire.

     

    il faut se remettre dans l'époque. Ils ne furent pas vraiment nombreux ceux qui écoutèrent l'appel de Londres, ils ne furent pas vraiment nombreux ceux qui n'acceptèrent jamais la défaite. Parmi eux d'ailleurs on trouve surtout des anciens "camelots du Roi" dont Honoré d'Estienne d'Orves, le jeune Hélie de Saint-Marc ou encore ces jeunes anonymes d'AF se réunissant clandestinement les 11 novembre 1940 et 1941 et ayant tous fini dans les camps de concentration.

     

    Nous scandalisant pour beaucoup d'entre nous de l'attitude des français pendant cette période, essentiellement attentistes, le président de la ligue des droits de l'homme en visite à la fac de Nanterre en 1994 nous avait suggéré de nous poser franchement la question sur ce que nous aurions fait réellement ces années là. La réponse est assez simple, nous aurions sans doute été attentistes. alors plus de 70 ans après nous refaire encore et encore le même laïus masochiste mémoriel sur la question est extrêmement désagréable. Toute cette hystérie qui entretient la désagrégation du lien social et national est à oublier une bonne fois pour toutes.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Intégristes contre intégristes

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    religions, islam, catholicisme, politique, société, amaury watremez, intégrismesA chaque fois que l'on tente d'évoquer sérieusement l'Islam fondamentaliste en France, un des deux fléaux déchirant nos banlieues avec la multiplication des "incivilités" pour reprendre le terme pudique des médias et nous amenant doucement à une guerre civile, on leur oppose les catholiques "tradis" ou dits "tradis" comme si c'était la même chose. Moi qui ai fréquenté ce milieu catho tradi et qui les connait bien, je trouve ça rigolo. Cela me rappelle cette descente en voiture avec quatre d'entre eux dans la Midi de la France. Comme nous étions vendredis de Carême les "dangereux" "tradis" suggérèrent de ne pas manger et boire, ou un quignon de pain et un verre d'eau. Ce que nous fîmes sur un parking d'aire d'autoroute.

     

    Notre chauffeur en profita pour faire le plein et désœuvrés nous errions dans les rayons du magasin collé aux pompes les yeux comme ceux du loup de Tex Avery dés que nous croisions quelqu'un avec un sandwich. Deux d'entre nous "fanatiques" que nous étions s'achetèrent quelque chose de plus consistant et de quoi se désaltérer. Voilà pour le fanatisme de ces dangereux catholiques qui de temps en temps participaient à des manifestations d'une violence indicible (récitation du chapelet dans la rue, procession avec des cierges aussi dangereux que des mitraillettes c'est bien connu).

     

    Je ne les renie pas, je n'ai aucun ressentiment à leur encontre. Avec le recul l'épisode est même plutôt amusant. Tellement de "non dits" au fond tout comme dans cet épisode de "Strip Tease" où l'on voyait de jeunes charismatiques affirmer s'être "guéri de la masturbation" et se regarder les uns les autres pour surveiller lequel aurait l'air le plus coupable...

     

    Je les quittai au moment de "la dernière tentation du Christ" quand les adultes manipulant ce mouvement de jeunes abandonnèrent à leur sort les exaltés qui ont mis le feu au cinéma saint Michel, exaltés qu'ils avaient embrigadés et dans le cerveau desquels ils avaient martelé la nécessité de commettre quelque action stupide. Et puis brûler un cinéma c'est comme brûler des livres, c'est pour moi strictement inconcevable quelles que soient les œuvres considérées. Je ne brûlerai même pas les romans de Christine Angot ou ceux de Marc Lévy c'est dire. La censure est encore bien réelle dans ce pays, de plus en plus insidieuse au nom d'une idée frelatée du respect.

     

    Quant au rôle des femmes chez les catholiques "tradis", si évidemment dans le discours il est perçu sous un angle très réactionnaire, dans les faits il en est tout autrement. Et je me rappelle plus d'une fine mouche, d'une maline qui contournait les cadres moraux très stricts sans aucune difficulté.

     

    La difficulté avec l'Islam radical est bien différente. C'est un contre-projet de société s'opposant à la nôtre, à notre histoire, à nos valeurs, à l'éducation que les  occidentaux prodiguent encore à leurs enfants pour certains d'entre eux, certes ils sont de moins en moins nombreux il est vrai. Ce contre-projet se manifeste à travers des signes concrets dont les voiles ne sont pas des moindres. Je parlais des femmes, mais si on évoque "le" voile mais il y en a en fait de différentes sortes, de celui couvrant un peu à celui couvrant beaucoup voire tout. Ces femmes le portent ou sont poussées à le faire pour cette seule et unique raison militante. Dans la plupart des cas elles finissent toutes par porter l'intégral.

     

    Quand ils jeûnent non seulement les croyants musulmans jeûnent avec ostentation pour la majorité d'entre eux mais ils incitent les autres à le faire voire suggèrent aux autres de faire pareil quand ils s'y adonnent Personne ne mange du tout y compris les non musulmans qui dans la presque totalité des cuisines scolaires françaises n'ont quasiment plus le droit de manger du porc. Si d'aventure il y en a au menu c'est indiqué par des signaux dramatiques ou bien marqués, écrit en rouge ou en caractères bien gras comme la "junk food". C'est celui qui mange ou qui consomme du cochon le coupable, l'enquiquineur dans de nombreux collèges et lycées de banlieue, et non le religieux imposant sa manière de voir par des intimidations diverses et variées.

     

    Celle ou celui dénonçant la violence bien réelle dans les établissements scolaires et ses quartiers est également de ce genre d'emmerdeurs. Il ne faut surtout pas rappeler le réel, c'est mal en soi, c'est mauvais, c'est interdit. Cela contredit tous les bons principes des uns et des autres, la vision rose bonbon qu'ils ont de notre société violente. Il faut dire que la plupart des bons apôtres n'est pas touché par le problème; ils n'habitent pas les quartiers dangereux à l'exception d'un ou deux illuminés pour lesquels c'est encore plus incompréhensible.

     

    Quand la déflagration sociale aura lieu, que diront-ils ? Est-ce que les bonnes intentions servent à quelque chose à ces moments là ? Ou deviendront-ils sans doute des adeptes d'une politique de collaboration...

     

    J'attend aussi la marche blanche pour soutenir Asia Bibi acquitté pour son "crime", avoir bu de l'eau dans un puits réservé aux musulmans...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration prise ici

  • Bourgeoise contre bourgeoise

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    feéminisme, metoo, bourgeoisie, minorité, amaury watremezLes militants de droite de "bonne famille", de milieu matériellement aisé, voire de droite droite ou de droite très très de droite m'ont très souvent rappelé le fiancé anglais de "On est toujours trop bons avec les femmes" de Raymond Queneau. La jeune femme, demoiselle de la poste, futée maline, qui passe le livre à faire l'amour joyeusement avec les quelques pieds nickelés rebelles irlandais l'ayant prise en otage les accuse avec une horreur surjouée de l'avoir obligée à montrer ses mollets. "Shocking" dit son naïf promis qui finit par tous les faire fusiller pour cet affront. Ce qui fait dire avec dépit aux pauvres types et indépendantistes de la verte Erin la phrase du titre avant de recevoir les balles bien entendu fatales.

     

    Pour ces hommes d'un milieu circonscrit au XVIème et à Versailles pour la majorité d'entre eux, souvent appréciateurs "d'amitiés saines et viriles" et en somme d'homosexualité latente criante, une femme ne saurait être qu'une épouse docile, et une épouse qui ne cesse de lui faire des enfants, une pondeuse en somme. A charge pour elle d'entretenir sa maison et d'élever les gosses dans ce paradigme social un rien hypocrite. L'hypocrisie se remarque vite par les looks de ces dames. Tel ou tel vêtement, tel ou tel accessoire finement suggestif, intelligemment transparent, évoquera que madame est finalement encore disponible pour des "cinq à sept" voire des siestes crapuleuses à condition évidemment d'être discrets.

     

    Ces dames ressemblent énormément à la demoiselle des postes du roman cité plus haut.

     

    Les séducteurs malins savent repérer ces genre de détails et le reproducteur pas très malin n'y verra que du feu. Bien sûr, faut aimer les  bibelots, les petits "biscuits" certes mignons mais apprêtés et un rien artificiels que sont devenus ces dames.

     

    On croit toujours bêtement dans les milieux conservateurs que ce genre de femmes inspirées par les valeurs traditionnelles, tout ça, est excessivement différente des petites bourgeois éduquées dans un milieu plus libertaire. Alors que ce sont exactement les mêmes à quelques nuances près. Ces boboes, bourgeoises pédagogues superficielles, rêvent toutes d'un "bon" mari comme dans les contes de fées qui leur permettra de quitter leur boulot souvent un job trouvé par PapaMaman dans la pub ou le cultureux.

     

    Mais elles ne veulent pas se l'avouer alors elles vadrouillent entre le studio de leur meilleur ami "gay" ou en passe de faire son "outing" et diverses chambres de rejetons eux aussi de milieux "respectables". De "Jean-Eudes" qui fait de l'histoire de l'art précolombienne à Tolbiac et qui était très actif à "Nuit debout" qu'il a dû arrêter pour partir en vacances aux Barbades à "Charles" qui lui écrit dans un journal anarchiste dont il a installé la rédaction dans son loft de 250 mètres carrés de "République".

     

    Derrière les poses de façade de ces milieux hyper-minoritaires mais disposant d'un pouvoir et d'avantages bien concrets exorbitants au regard de leur poids réel dans la société, on trouve exactement le même réflexe de préservation des privilèges matériels. On trouve cette même passion pour l'endogamie la plus absolue, je parlerai même de consanguinité sociale. Et finalement au bout de quelques années de mariage installé selon les convenances de l'un et l'autre milieu ces personnes finissent par toutes se ressembler par l'apparence et l'expression.

     

    Je n'ai rien contre elles finalement, si cela leur convient mais il est toujours amusant de leur retirer leurs faux semblants...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée ici

  • Jacquerie pour la bagnole

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    politique, société, pétrole, gilet jaune, 17 novembre, amaury watremez

    #giletjaune

    #17novembre

     

    Les carburants que les français mettent dans leurs voitures viennent principalement du Moyen-Orient et surtout de l'Arabie Saoudite, donc d'un pays qui finance notoirement le terrorisme islamiste (voir à ce lien ma source). Nous en avons désespérément besoin pour à peu près tout, la plupart des gens et des gouvernants faisant semblant de ne jamais avoir entendu parler de ce léger détail du financement des radicaux musulmans. Nous sommes donc dépendants au dernier degré de pays qui nous haïssent.

     

    Du pétrole il n'y en aura bientôt plus, à court terme (voir à ce lien), en tout cas du pétrole sous sa forme actuelle. Comment ferons-nous à ce moment là ? Pour la majorité des peuples et de leurs dirigeants c'est la politique de « après moi le déluge ». La production de véhicules électriques à grande échelle posent divers problèmes qui sont encore loin d'être tous résolus.

     

    Ce n'est pas l'âpreté au gain des producteurs du liquide précieux qui sont la cause de l'augmentation du litre à la pompe mais les gouvernements successifs depuis quarante ans, la tentation étant toujours très forte de le faire pour réguler la dette. On augmente les taxes sur le litre d'essence sous divers prétextes fallacieux alors que la seule raison c'est la recherche d'argent frais. Ce litre n'a cessé d'augmenter depuis 1973. D'aucuns pensaient à l'époque qu'à l'équivalent de cinq francs plus personne ne roulerait sur les routes. C'était une grossière erreur, il coûte maintenant quasiment le double et il n'y a jamais eu autant d'automobilistes sur les routes.

     

    Et ce ne sont pas des plans de circulation aberrants comme à Paris qui régleront quoi que ce soit...

     

    C'était sans compter sur l'usage de la voiture, la perception que les populations en ont, et son utilité absolue dans certains cas pour s'assurer son indépendance de circulation. La voiture permet aux salariés de ne dépendre de personne, et surtout pas de transports en commun fonctionnant de moins en moins et de moins en moins bien à commencer par le train. De plus au volant, les français se sentent libres, maîtres de leur liberté de circulation. Ils ne subissent plus les contraintes et l'aliénation d'une société très dure, ils oublient le darwinisme social quand ils conduisent. Fantasmatique, peut-être, mais aussi compréhensible...

     

    Certains proches du président Macron comme leur patron n'ont pas manqué d'exprimer leur mépris des automobilistes, ces ploucs franchouillards (voir à ce lien la déclaration de petit bourgeois décervelé de monsieur Griveaux sur ces gens qui fument des clopes et roulent au diesel).

     

    Le 17 novembre, suggérant d'arborer un gilet jaune sur son tableau de bord (voir lien), des français veulent protester contre la hausse du prix du gas-oil et de bloquer toute l'activité économique en n'achetant pas, en ne retirant pas d'argent ce jour là, en faisant sorte de freiner toute l'activité économique. Il conviendrait cependant de réfléchir un peu plus loin que le bout de son nez. Que fera-t-on quand il n'y aura plus d'essence du tout et qu'elle sera à des sommets de prix jamais atteints jusque là ? Que fera-t-on quand on ne pourra non seulement plus rouler mais plus produire de plastique entre autres choses ? On mettra deux gilets jaunes sur le tableau de bord de la voiture immobilisée voire trois ? Et je suis certain que monsieur Macron tout comme la plupart des nantis sont terrorisés par ces gilets, qu'ils n'en dorment pas la nuit.

     

    Ce serait peut-être plus le moment de réfléchir sur la société actuelle, sur notre de vie objectivement aberrant (prendre la voiture pour aller faire les courses dans un centre commercial géant en négligeant les magasins en centre-ville), sur des solutions alternatives sans que ceci ne soit forcément teinté de telle ou telle idéologie. De revenir à plus de sagesse. A plus de bon sens. C'est ce bon sens qui permettrait au peuple de réellement reprendre la main alors que déjà certains sont terrorisés par la peur d'avoir des contraventions de 150 euros avec leur gilet jaune, menace infondée répandue par des petits malins.

     

    Se bouger d'accord, mais alors en profondeur.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

    illustration prise ici