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Les journalistes ne savent plus à quel saint se vouer

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politique, société, gilets jaunes, médias, journalisme, politique, amaury watremezDepuis le début du mouvement des "gilets jaunes", expression du ras le bol de la France dite périphérique vis à vis du mépris qu'elle subit, on s'aperçoit que tout comme les politiques les journalistes sont complètement largués. Ils le sont pour la même raison, ils sont de l'oligarchie y compris les quelques éditorialistes réputés politiquement incorrects tolérés encore par le grand "Barnum" télévisuel. Ce sont toujours peu ou prou les mêmes têtes que les bien-pensants adorent détester, mais au fond tout ce petit monde est dans la collusion la plus abjecte.

 

On fait mine de se détester de s'étriper mais finalement on a eu la même formation dans les mêmes écoles, avec les mêmes profs et strictement la même méthodologie et donc rigoureusement la même grille d'analyse de l'actualité à quelques détails près. Il est de notoriété publique de toutes façons que dans ces milieux pour progresser il convient d'être obséquieux et d'accepter cette endogamie. De temps en temps on coopte un larbin suffisamment méritant et docile pour en faire un de la caste. Cela suppose d'être doué pour le cirage de pompes...

 

Plus tard, celui-là ou celle-là aura beau évoquer avec des violons et autres trémolos dans la voix et l'expression son passé teeeellement difficile, il sera définitivement compromis. Quand l'un d'eux se lance dans ce genre de scène je pense toujours au sketch des Monty Python des milliardaires évoquant avec exagération leur enfance forcément malheureuse et très sordide pour se hausser du col (voir à ce lien).

 

Les uns nous ressortent les clichés habituels sur le 6 Février 1934, les z-heures les plus sombres de notre histoire, le retour du populisme et des fââchiistes, des ligues d'estrèèèème drouââte. Le peuple dit de souche, celui des campagnes, donc en majorité blanc, est forcément fââchiiste. Et en plus ma bonne dame certains d'entre eux -Horreur !- arboraient des drapeaux bleu-blanc-rouge durant la manifestation, des séides du Rassemblement National c'est certain ! On se demande de quelle partie du RN venaient les manifestants ayant entre les mains des drapeaux du "Che" Guevara ? Ils ne savent pas vraiment ces journalistes ce qui s'est passé ce jour-là, ils ne savent plus définir ce qu'il faut entendre par fasciste, mais cela leur suffit, la France qui travaille et qui proteste car elle en a assez que l'impôt soit si mal redistribué EST fasciste, les journalistes et autres bien-pensants le savent, ils n'en ont pas la preuve mais ils en ont la certitude et donc celle-ci a valeur de vérité révélée.

 

En face certains ayant peur de se faire injurier, dans la peur panique de se faire traiter de réacs ou de fachos, n'osaient pas répliquer, se tenaient à carreaux. Et voilà que des "ploucs" , des "franchouillards" se rebellent sans leur demander leur avis ?

 

D'autres encore essaient de rattraper le mouvement, ils courent après le dernier wagon, ils font de gros efforts mais c'est peine perdue. Ce sont la plupart des journalistes des médias se prétendant d'eux-mêmes politiquement hors des rails essaient de faire de ce mouvement spontané leur mouvement. Mais la manière dont ils en parlent, légèrement condescendante involontairement je l'espère pour eux, veut tout dire. Pour certains, la grogne se limite au prix de l'essence, parce que les ploucs ma chèèère ça râle surtout pour la bagnole, pour quoi d'autres. Mais eux non plus n'ont rien compris. Ils sont paumés, ils ne savent plus comment en parler.

 

Et involontairement ou pas ils froncent du nez de mépris face à ce peuple qui montre sa colère.

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury - Grandgil

 

image empruntée ici (Daumier toujours)

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