Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Ceux qui travaillent et qui paient

Imprimer Pin it!

politique, société, gilets jaunes, colère, amaury watremezLes "gilets jaunes" ne luttent pas seulement contre la hausse de l'essence. Les "gilets jaunes" en ont marre de payer des taxes et des impôts supplémentaires s'ajoutant et se surajoutant, taxes et impôts dont leurs enfants et eux-mêmes ne peuvent même plus bénéficier pour des aides, des allocations, des subventions. La redistribution ne fonctionne plus vraiment, raison pour laquelle ils en ont marre, c'est son fonctionnement efficace ce qui fondait sa légitimité et son acceptation par les populations. Ne parlons pas des demandes de logement social ou étudiant. Ne parlons pas des demandes de bourses universitaires qui auparavant aidait l'ascenseur social à fonctionner.

 

Elles sont inaccessibles à la France dite périphérique.

 

Ces taxes et impôts seraient ressenties comme moins injustes si elles servaient encore à quelque chose pour cette "France dite périphérique" considérée comme trop riche pour être aidée, trop pauvre pour se passer de ces aides, or ces aides ne lui profitent plus que rarement.  Et dire à qui elles bénéficient concrètement est un sujet tabou qui vous fait aussitôt cataloguer comme infâme, comme nostalgique des heures les plus sombres de notre histoire. Les moralisateurs bourgeois pédagogues ne veulent pas en entendre parler, il faut dire que eux n'en ont pas besoin de ces aides, ne savent pas ce que c'est de ne plus pouvoir faire un plein de courses avec la même somme qu'il y a dix ou quinze ans.

 

Ne parlons même pas de ces parents qui aimeraient bien transmettre un patrimoine à leurs enfants sans que ceux-ci n'aient des frais exorbitants à payer...

 

Etes-vous déjà allé pour un papier ou un autre dans une Caisse d'Allocations Familiales ? Dans une agence de la Sécurité Sociale ? Dans une préfecture ? C'est pourtant instructif et cela répond vite à la question posée ci-dessus. Il y a en majorité des populations dites "issues de la diversité", nettement, il suffit d'ouvrir les yeux. Ce n'est pas elles le problème d'ailleurs. Des personnes qui meurent de faim chez elles, qui n'ont plus de toit, plus de libertés, qui sont sous le joug qui entendent parler d'un genre d'eldorado qui s'appelle la France où elles obtiendront tout cela sans aucune exigence réelle, si j'étais à leur place je ne réfléchis mêmes pas une seconde. Je ne vais pas opposer les pauvretés, encore moins les mettre en balance, d'autant plus que parmi les gilets jaunes certains sont issus de cette diversité et travaillent.

 

Ils ont d'autant plus de mérite personnel à travailler et participer à la collectivité car on ne demande généralement même pas à ces populations un gage de bonne volonté, de civisme minimum, de volonté d'intégration (ce qui est aussi une forme de mépris). D'ailleurs la plupart manifeste clairement leur refus de nos valeurs, de notre histoire, de notre culture, un refus clair et net de notre éducation aussi, il suffit de lire de nombreux témoignages de #pasdevague.

 

Y compris leurs enfants et petits enfants qui veulent vivre selon leurs propres règles. On a entendu le gouvernement manifester une grande fermeté, voire du mépris pour les "gilets jaunes", menacer de peines de prison, d'amendes les "bloqueurs". On a entendu monsieur Castaner et monsieur Philippe. Ou Benjamin Griveaux. C'est exactement le même registre à chaque fois, suivi toujours de commentaires condescendants de leurs larbins, que ceux-ci soient éditorialistes assermentés ou non...

 

Mais quand a-t-on entendu les mêmes et leurs prédécesseurs depuis quarante ans faire preuve de la même fermeté envers les populations dites "issues de la diversité" ? Demander la même responsabilité ? Affirmer de la même manière qu'il n'y aura pas d'impunité pour ceux qui contreviendront à la loi ? Et ne serait-ce qu'appliquer la loi française. J'ai beau chercher. J'ai un mal fou à trouver. On ne compte plus les quartiers où de toutes façons elle n'a plus cours, quartiers que l'on continue sans difficulté de subventionner, de faire vivre, que l'on aide de diverses manières, quartiers qui sont réhabilités régulièrement alors que l'on va souvent dans des centre-ville dont les routes, chaussées et trottoirs sont défoncées.

 

Là encore on ne va pas reprocher à ces populations dites issues de la diversité le laxisme des gouvernants, celui des institutions et le clientélisme des politiques. Certains en profitent pour imposer un fondamentalisme religieux des plus obscurantistes qui va de pair avec un antisémitisme abject, un rejet de notre mode de vie. D'autres encore mettent des pans entiers de ce pays en coupe réglée et il faudrait surtout ne pas en parler. Après tout c'est logique. Pourquoi auraient-ils peur du gendarme alors qu'au fond ils ne risquent pas grand-chose ?

 

Par contre, la France périphérique devrait tout supporter, tout subir en silence. Si d'aventure, elle manifeste son mécontentement les arbitres des élégances politiques d'embrayer aussitôt sur les risques de populisme de fââchiisme, de monter en épingle quelques incidents isolés, des paroles présumées racistes ou homophobes, là l'amalgame est permis, voire encouragé, pas de problèmes. Ce qui étonne là-dedans est que cette colère ne se soit pas manifestée plus tôt. Elle est salutaire, ne serait-ce qu'en raison de la condescendance affichée des ministres en face.

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury - Grandgil

 

illustration empruntée ici

Commentaires