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Une société plus humaine avant

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feteforaine.jpgJe ne supporte pas les personnes qui noircissent l'époque hors de mesure. Si ça se trouve, nos descendants la verront comme un âge d'or, une période insouciante et légère. J'en suis même certain vu ce que nous leur laisserons en héritage :

 

Du dérèglement climatique à une société en voie d'implosion, explosion à plus ou moins court terme.

 

Nous sommes insouciants, fixés dans un présent perpétuel, politique et social, qui nous empêche de voir plus loin que le bout de notre nez. Y compris ceux qui sont persuadés de savoir, d'être des initiés aux secrets du monde, aux complots bien cachés derrière la politique de tout les jours. Eux aussi au fond s'amusent et dansent au-dessus du volcan...

 

Si la politique avait dû être une solution aux problèmes et souffrances du monde, il y a longtemps que cela se saurait en effet. Les idéologies globalisantes qu'elles soient de droite comme de gauche n'ont au fond entraîné que des massacres divers et variés, une iniquité sans nom et des peuples dressés les uns contre les autres sans espoir de retour. Elles ont aussi profondément implanté en nous l'illusion que l'on peut changer le monde, faire évoluer les choses d'un trait de plume, quitte pour cela à forcer un peu la main de ceux qui ne sont pas d'accord, ou légèrement réticents en oubliant que la nature humaine n'est pas une mécanique que l'on règle selon ses désirs.

 

Une loi empêchera forcément le racisme, une autre la violence, une autre encore la connerie (ah non celle-là ils n'ont pas osé la sortir)...

 

En route, vivant dans ce présent perpétuel qui fait que beaucoup sont en fait bloqués dans leur adolescence, voire leur enfance et ne savent pas comment en sortir, ne le veulent pas, refusent de grandir dans un complexe de Peter Pan universel, Nous avons perdu en route le sentiment d'appartenance à un passé, à une lignée d'ancêtres. Nous avons oublié ce qu'ils nous transmettaient, leurs gestes, les liens qu'ils avaient construit entre eux. Parfois tel ou tel croit redécouvrir le Graal en en retrouvant certains, ils redécouvrent l'eau tiède ? Ce qui conduit de temps à autres certains d'entre eux à écrire alors un traité de « coaching » ou de philosophie vulgarisatrice qui fait fureur un temps et se vend toujours bien.

 

Des petits malins surfent également sur ce besoin de fondamentaux perdus et font des affaires sur le mal-être et l'aliénation des populations...

 

Bien sûr, tous n'ont pas complètement perdu cette solidarité ancienne, ces gestes d'avant qu'ils se font un devoir de perpétuer. Ils sont rares. Mais pas autant qu'on pourrait le croire. Il y a aussi tous ces gens qui reviennent dans la région de leurs parents et grands parents, s'y sentent mieux que dans un cadre urbain et qui préfèrent perdre quelques avantages matériels finalement superflus pour mieux vivre car on vit mieux en renonçant à tous ces plaisirs tristes qui nous semblent tellement indispensables de nos jours. Je ne les renie pas tous pour autant, les réseaux sociaux permettent des retrouvailles ou des rencontres qui n'auraient peut-être pas pu se faire auparavant. Ce sont des outils malgré tout formidables qui sont aussi des vecteurs de liberté, malgré la modération bien-pensante et les petits censeurs de joie.

 

En constatant ce que nous subissons maintenant depuis des lustres, et l'absence de réactions des personnes, leur apathie quasiment totale face à un pouvoir bien plus arbitraire et intrusif que ne l'ont été les rois en France par exemple, contrairement à leur légende noire, on se dit qu'il n'y a pas de solution politique. La solution n'est pas dans le « survivalisme », cette nouvelle doctrine qui est une idéologie aussi inepte que les autres . Il est difficile également de faire les choses de manière aussi radicale que le personnage principal de « Captain fantastic », voir ci-dessous, bien que parfois on se le demande après tout.

 

Je ne dis pas que c'était forcément mieux avant, on pouvait mourir d'affections mineures, ou de froid. La nature humaine n'était sans doute pas meilleure, mais plus humaine, la société l'était certainement. Elle n'était pas l'empilement d'individus de la société de 2018, les uns à côté des autres sans aucun lien réel les uns avec les autres en dehors de leur appétence commune pour ces « plaisirs tristes » dont il était question plus haut, rappelant les Elois de H.G Wells dans la "machine à voyager dans le temps"...

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury – Grandgil

 

image empruntée au groupe « nos villes et villages d'antan » sur Facebook

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