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Pas de Médine nulle part

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musique, médine, bataclan, islamisme, société, politique, amaury watremezMédine, ce rappeur haineux, étalant sans vergogne sa haine de la France et de ses valeurs (voir à ce lien un exemple parmi d'autres), évoquant le Djihad violent mais attention c'est du second degré prétexte-t-il, n'ira pas « chanter » au Bataclan mais au Zénith. Il invoque dans un message sur les réseaux dits sociaux des « groupes d'extrème-droite » menaçant sa vie jouant les petites choses fragiles en position fœtale dés qu'elles risquent de voir ou d'entendre un peu de violence ou de contradiction envers son discours (voir à ce lien et sur son touitteure). Voilà qui la fiche mal pour un type qui se prétend tellement mâle, tellement rebelle. Comme tous les autres il se justifie finalement en invoquant des nostalgiques «des fameuses z-heures les plus sombres de notre histoire »...

 

Tout contradicteur de la « bonne parole » en France l'est systématiquement. C'est une réponse intellectuellement très faible et historiquement fausse en plus mais qui a le mérite de faire peur encore à certains et certaines terrorisées d'être collés dans le camp du Mal (je songe à cette polémique, voir à ce lien).

 

On le constate sur l'illustration de cet article, c'est une figure joviale et avenante Médine. Il nous fait le coup de la barbe bien taillée et des petites lunettes d'intellectuel comme Benallah pour nous montrer combien il serait inoffensif, un agneau se désaltérant dans le courant d'une onde pure, un gosse des rues voulant se tirer d'affaire, un autre genre de Gavroche...

 

Pour le symbole c'est déjà quelque chose qu'il n'aille pas au Bataclan cracher au visage des victimes des attentats. Mais qu'il aille au Zénith est tout problématique également car il va quand même pouvoir balancer son discours et ses idées dangereuses. Enfin, ses idées, si l'on peut dire...

 

Le mieux c'est pas de Médine nulle part, dans aucune salle de concert. Les institutions, nos pseudo z-élites, ont laissé grandir en France des ferments de haine et de rejet clair de nos valeurs en arguant de la liberté d'expression et de l'expression artistique. Dans les milieux dits culturels on nous explique aussi qu'en fait Médine c'est de l'ironie ces paroles, c'est pour nous faire prendre conscience du racisme, de la xénophobie, de l'islamophobie (terme je le rappelle forgé par les mollahs iraniens depuis l'avènement du régime théocratique islamiste en 1979). De qui se moque-t-on ? Quant au rappeur il va à se raccrocher à Victor Hugo et là on se dit que vraiment certaines personnes osent vraiment tout (voir à ce lien sur konbinii).

 

Le pire n'est pas qu'il sorte une énormité, c'est le pire c'est qu'elle soit relayée avec autant de complaisance ce qui montre en passant l'inculture crasse des journalistes ne retenant de l'auteur des « Misérables » que quelques clichés de comédie musicale en somme.

 

Ces pseudo-élites veulent surtout acheter la paix sociale. Que ces rappeurs déversent leur haine dans les quartiers où habitent les pauvres, les précaires, les « ploucs » quoi en général, aucun problème, elles n'en ont rien à faire. Mais que cela arrive jusqu'à leurs oreilles chastes et pures, là ça ne va plus du tout. Depuis quelques années déjà les enfants des beaux quartiers, des endroits préservés en théorie singent le comportement des « lascars » de banlieue, dans le langage, dans les gestes, dans la manière de se comporter avec les filles. Bien entendu, c'est à hurler de rire de voir un gamin faire « wesh gros » avec l'accent du XVIème, mais préoccupant également.

 

Ce qui est très préoccupant c'est de voir passer ces gamins des « quartiers » partout dans les villes mais pas seulement manifestement coupés des institutions, d'une école ne pouvant plus faire son travail d'assimilation ou d'intégration, ne le voulant plus d'ailleurs, en marge de notre société, le revendiquant. Ils écoutent souvent le plus fort possible de ce genre de rap violent dont Médine est un représentant. Pour l'instant, les violences se « limitent » si l'on peut dire à quelques altercations, des vols de smartphones, des agressions encore circonscrites. Mais qu'adviendra-t-il si quelque jour un démagogue décide de fédérer leur colère et de s'en servir pour prendre le pouvoir ? Je m'étonne que ça n'inquiète pas plus...

 

Nos pseudo-élites devraient parfois retourner à l'histoire et à la littérature, à cette culture dont elles se réclament indûment, voilà qui leur serait profitable...

 

Image empruntée ici

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury - Grandgil

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