Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Des féministes oubliant qu'elles sont femmes

Imprimer Pin it!

féministes, société, politique, amaury watremezIl m'est arrivé d'écrire des horreurs sur les femmes, si si ne protestez pas, mais je ne m'en repens pas (il exagère le bougre), et particulièrement sur certaines féministes dont je saisis pas la démarche ou que je comprend trop bien au contraire. Derrière les discours idéologiques marqués, derrière les délires sur le genre sur les individus binaires, non binaires, il y a souvent de pauvres femmes qui se sont crus un temps soit laides, soit sans charme, divorcées plusieurs fois, vivant des aventures sans lendemain, sans avenir, blasées, paumées, égarées, mal mariées, s'en apercevant.

 

Il y a ces femmes intelligentes, cultivées, ouvertes travaillant qui dans la culture, qui dans l'éducation. Ne se croyant plus femmes, terrifiées par leur maturité elles se mettent parfois sous la coupe d'un pauvre type qui cherchent surtout une amante docile et qui ait de bons revenus.

Il y a des petites bourgeoises en rupture de ban aussi qui derrière le discours faussement libéré (il n'y a guère que le discours qui le soit). Elles conservent toujours les comportements de leur classe, la même condescendance, le même mépris social. Je me souviens de cette conférencière, un stage "pas obligatoire mais fortement conseillé de 2009 auquel j'avais assisté, un stage sur les "théories du gender" et non sur les "gender studies".

 

Elle était en chemisier avec un petit "col Claudine" assorti d'un "poulovère" ras du cou, en jupe sage de pensionnaire du couvent des Oiseaux. Elle piquait un fard dés qu'elle croisait par inadvertance le regard d'un des mâles présents dans l'assistance. Elle foudroyait alors instantanément du regard l'importun, le trublion osant le soutenir et la regarder dans les yeux.

 

Tout en évoquant la violence des hommes, leur dureté, leur brutalité s'opposant aux femmes toutes douces, paisibles et délicates. Cliché simpliste que j'ai tendance à trouver d'ailleurs fortement sexiste. C'est Simon Libérati qui dans son livre sur le meurtre de Sharon Tate qui rappelle avec pertinence que la plupart des "hippies" et filles du "flower power" demeuraient des petites "girl scouts" amoureuses du "quarterback" à la mâchoire carrée et aux épaules de déménageur. C'est ma foi tout à fait vrai encore maintenant pour la plupart de ces dames. Je ne parle pas ici évidemment des mâles-filles bonnes copines, ou hommes en pénitence que l'on croise dans les milieux féministes, des types tellement déçus de ne pas disposer d'ovaires.

 

Et pourtant, pourtant, quand elles s'oublient ces femmes, quand elles croient que personne ne les regarde, elles ont soudain des expressions naturelles, des mimiques, des gestes tellement émouvants. Elles redeviennent petites filles, adolescentes, fraîches, elles-mêmes en somme. Femmes. Pourquoi l'oublient-elles ? Là est toute la question.

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury - Grandgil

 

illustration empruntée ici

Commentaires