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Les cathos victimes consentantes ?

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religion, pédophilie église, société, politique, sexe, amaury watremezA chaque affaire de pédophilie dans l’Église (voir à ce lien), c'est le même « storytelling » qui ressort même si le Pape condamne sans ambiguïté (voir ici) :

 

Suspicion sur l'ensemble du clergé et des catholiques, leçons de sexualité de divers « spécialistes », cathos en rupture de ban évoquant le mariage des prêtres, c'est haro sur les cathos ! Des « spécialistes » distribuent les bons et mauvais points (voir ici) et on reparle encore de « la manif pour tous », on insiste bien sur tous ces cathos tellement coincés, si possible on interroge des paroissiens de saint Nicolas du Chardonnet, des militants de « Civitas » qui sont pour beaucoup des idiots utiles, des charismatiques dans la dénégation fébrile d'être réac et de droite, ce qui ne sert à rien car ils sont déjà catalogués de toutes façons etc...

 

Il faut dire que la communication des responsables est toujours plus qu'hasardeuse et hésitante, on sent leur malaise palpable. Il y a une constante, les pires sont souvent les plus progressistes, tel monseigneur Gaillot couvrant des années le père Vadeboncoeur dans son diocèse d’Évreux.

 

Bien souvent on comprend qu'ils étaient au courant et qu'ils ont laissé faire par candeur. Ils n'auraient qu'une chose à dire, à faire, c'est ainsi que le disait l'abbé Grosjean au moment de l'affaire Barbarin demander pardon, virer les prêtres coupables, ne pas les protéger et faire un aggiornamento ». Ils devraient rappeler le sort que le Christ évoque dans l’Évangile pour ceux qui font du mal aux petits, les jeter à la mer avec une pierre d'un puits autour du cou n'est pas encore suffisant. Ce que devrait faire toutes les institutions où éclatent régulièrement des histoires de pédophilie, car tant qu'à en parler, parlons en carrément en globalité...

 

...Les errements de uns ne justifient ni n'excusent ceux des autres mais parlons en dans son ensemble pour crever l'abcès une bonne fois pour toutes. C'est aussi un problème sociétal, encore tabou, tabou rarement brisé. Cela concerne tous les milieux, toutes les familles, « nucléaires », « monoparentales », « recomposée », « décomposée » etc...

 

Les catholiques français ne représentent pourtant que 2 ou 3 % de la population française. Je veux dire quant à ceux qui pratiquent chaque dimanche, je pense être ici optimiste. Le clergé français est à de rares exceptions notables à bout de souffle complètement hors sol à l'exception de quelques endroits et équipes pastorales. Et si bien sûr de ci de là il y a quelques jeunes communautés dynamiques qui attirent du monde sur la base de grands rassemblement lacrymaux et sur-affectifs les croyants ne sont plus qu'un « petit troupeau » subissant une « persécution blanche ».

 

Il est facile de leur taper dessus, les « bouffeurs de curés » rappelant qu'ils sont censés tendre la joue gauche, et le pire est que les victimes elles-mêmes se défendent bien mal quand elles ne sont pas dans une auto-flagellation constante. On oppose toujours au croyants l'Inquisition sans vraiment savoir de quoi on parle ni de quelle région d'Europe, sans s'attarder sur des nuances pourtant indispensables (juridiquement l'Inquisition était un progrès notable sur la coutume). Les croyants eux-mêmes là encore en rajoutent, je suis souvent stupéfié par leur ignorance de leur propre histoire, la plupart ayant intégré le masochisme mémoriel qu'on leur impose. Encouragés à se lâcher la plupart prétendent ne pas avoir besoin des clercs pour prier, ne pas croire dans les dogmes, affirment que la pratique ne sert à rien et qu'ils ont au fond le même dieu que les autres religions dans un syncrétisme souvent sentimental et méconnaissant de la spiritualité de chacun, une bouillie simpliste qui arrange bien.

 

Dans le milieu professionnel, et surtout dans l’Éducation ou la Culture il ne vaut pas mieux dire que l'on est chrétien, et encore moins que l'on est catholique, c'est dangereux. Du jour au lendemain, ce sont des collaborations qui cessent brusquement, des personnes qui s'éloignent, soudain distantes, des suspicions de nostalgie des fameuses z-heures les plus sombres de notre histoire. A moins bien sûr de se comporter en « catho de service », le catho bouc-émissaire naïf et candide bien utile, celui qui met en valeur le progressisme du groupe, un puceau ou une pucelle faire-valoir.

 

Ceux qui haïssent les catholiques prétendent à chaque fois que c'est l'Eglise et les dogmes qu'ils haïssent, mais c'est faux ils haïssent les cathos qui sont des signes de contradiction de l'égoïsme profond et abject de notre société.

 

Ce que l'on reproche d'abord à la foi catholique c'est qu'elle implique des valeurs morales et contredit la consommation des corps de mise de nos jours. C'est la raison pour laquelle les catholiques et leur clergé devraient vivre un peu plus en cohérence avec cette nécessaire intégrité morale. Dans certains milieux cathos on évoque ce « retour de bâton » qui ne concerne pour l'instant qu'une infime minorité...

 

En parlant de pédophilie religieuse allez donc voir ici.

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury – Grandgil

 

illustration prise ici

 

 

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