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A l'assaut des conformismes de la génération Z

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société, politique, génération Z, informatique, internet, zombielennials, amaury watremezEn France comme dans tout l'Occident, il n'est pas bien vu d'avoir l'esprit critique. Je veux dire par là le véritable esprit critique, celui qui remet en cause réellement la dogmatique actuelle. Il est de moins en moins bien perçu d'exprimer une opinion contraire au reste de la société. La pluralité est mal vécue, elle est anxiogène, et puis elle suppose de se conduire en adulte, de réfléchir par soi-même, de faire en somme un effort insupportable pour beaucoup en 2018. On dirait que la plupart aimerait se comporter en gamins irresponsables, à charge pour les « pions » de sonner la fin de la récré de temps en temps...

 

Je ne vous dis pas dans cette optique le sacrilège qu'est l'acte de s'attaquer au conformisme des plus jeunes. Et pourtant ce n'est pas exactement eux qui sont pour moi le problème, mais leurs parents et tous les éducateurs qui ont omis de leur apprendre, de leur donner le goût de remettre les certitudes en question. Et conventionnels ces jeunes le sont, à un degré rarement atteint auparavant qu'ils. appartiennent aux « Millenials » ou à la très docile « génération Z ». Celle-ci frappe, elle fait peur, cette obéissance irréfléchie à des règles d'un arbitraire extrêmement fort, plus dures que celles qui pouvaient exister auparavant.

 

Certes cela a toujours existé, il y avait auparavant le « jean » obligatoire pour tous les jeunes voulant se sentir jeunes, il y avait le badge « touche pas à mon pote » pour affirmer son anti-racisme, son ouverture d'esprit etc...

 

Mais c'était à des niveaux bien moindres...

 

C'est justement après avoir lu un article sur la « génération Z » du genre hyper-positif, sans aspérités ni nuances, (voir à ce lien), j'ai eu envie de réagir et d'évoquer son conformisme et ses côtés ultra-conventionnels. Elle s'opposerait aux « Millenials », ces jeunes de moins de 35 ans qui ont connu l'époque d'avant les technologies numériques hyper-invasives (voir à ce lien). Ces jeunes se rejoindraient sur divers points cependant, dont leur goût pour une certaine diversité, une diversité au sein du troupeau, leur côté très libéré sur le plan des mœurs, leur acceptation sans condition des invidivus LGBTQ +, leur addiction aux smartphones et autres tablettes.

 

Hyper-connectés ils ne voient rien à redire à la loi du nombre et à l'extimité de plus en plus marquée de leur vie personnelle se devant d'être exposée partout à tout moment. Ils ne voient pas le problème, si l'on se conforme aux règles, pourquoi aurions nous peur de perdre notre intimité ?

 

Bien entendu les deux articles n'y voient rien à redire...

 

Ils ne lisent plus, ne s'informent souvent que sur le net sur des sites mélangeant tout et son contraire dans une joyeuse absence de hiérarchisation des infos, évitant le plus possible l'analyse de fond qui ne retient pas le client, n'est pas payante. Ils n'ont des moins diplômés aux plus (voir à ce lien) aucune réelle autonomie de pensée noyés dans le « grand tout » idéologique leur imposant de ne questionner ni la légitimité de l'Union Européenne, ni le mariage pour tous ou le dogme multiculturel entre autres choses sans parler du reste. Cette génération n'inclut pas les gosses dits issus de la diversité qui eux conservent à divers degrés des références communautaires, à quelques exceptions notables bien entendu.

 

Il y en a toujours eu il y aura toujours des individus rétifs à toute forme d'autorité, fût-ce celle du groupe ou d'un troupeau hyper-positiviste, un troupeau dont les bêtes à cornes ont le mufle chaussé de lunettes rose-bonbon. Ces indociles ne se reconnaissent pas à un look particulier, croire que l'on se singularise en faisant comme tout le monde, c'est un autre conformisme. Le troupeau des braves bêtes à cornes ne les hait pas, n'a pour eux aucune rancœur, seulement un genre de pitié, de commisération face à des fous irresponsables.

 

Il y en a aussi que le désir de conformité absolue rend fou littéralement ou pousse vers une autre aliénation qui est de sombrer dans tel ou tel fanatisme et d'aller se faire exploser à un carrefour ou un autre en s'étant bien entendu malgré tout largement exposée sur « Instagram »...

 

...Car aliénés à une violence extrême ils n'en restent pas moins narcisses.

 

Image empruntée ici

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury - Grandgil

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