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Collapsologiste ?

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réchauffement.jpgA la télévision, sur les réseaux dits sociaux, interviewé par un journaliste la chemise au col bien ouvert rigolard, on les voit l'air ravi, béat, un rien hébété, cela devient un « marronnier » dés qu'il y a un peu de soleil :

 

« C'est super la chaleur, quarante degrés, c'est comme sous les tropiques ».

 

Il y a ceux se réjouissant d'aller sur la plage à la mi-mai, ceux qui boivent un coup en terrasse, tous ceux qui se dépoitraillent progressivement comme tous les autres, pour montrer qui un tatouage, qui son épaule ronde et potelée. Parenthèse, les shorts des filles, de plus en plus courts, sont d'ailleurs de plus en plus un indice majeur en ce moment des conséquences de la crise économique, et donc de la pénurie de tissu.

 

Et puis il y a tous les réfugiés climatiques, les submergés, tous ceux dont au fond tout le monde se fout sous nos latitudes. On pleurniche un peu, on achète de la nourriture dite équitable pour déculpabiliser, et puis on passe à autre chose.

 

Pour que tout le monde vive selon le mode de vie occidental il faudrait sept ou huit planètes terre. Il y a donc un problème expliquant les grandes migrations humaines vers les pays riches en plus du dérèglement climatique. Je ne sais pas si le climat se réchauffe ou s'il se refroidit mais il change, c'est un fait. Il est même en plein chaos. La terre est de moins en moins bleue comme une orange (voir à ce lien).

 

Et le temps change de par l'activité humaine, entraînant des dégâts irrémédiables, le déréglant pour longtemps, des dégâts mesurables depuis des décennies.

 

Et pourtant personne ne s'y intéresse vraiment jusqu'au bout, y compris les écologistes qui prennent l'avion pour aller observer le désastre, les gouvernants que l'on a vu rouler en 4X4 à tous les sommets sur le climat, les peuples du Nord de la planète qui ne veulent surtout rien changer d'un iota à leur façon de vivre, qui sont dans le « après moi le déluge », ou plutôt « après moi l'étuve ».

 

Bien entendu, il est un tant soit peu ironique d'en parler sur internet, symbole ultime du mode de vie libéral-libertaire le plus échevelé.

 

Persistant dans le déni, et, ou sincères, beaucoup évoquent des années antérieures de canicule parfois largement plus difficiles que 2018. On se souvient également qu'il y a quarante ans le grand-père évoquait cet été tellement sec dans sa région. Ces années étaient exceptionnelles, cela devient la norme depuis quelques années déjà. Le climat de notre pays se continentalise de plus en plus, alternant des hivers durs, des printemps pourris et des étés caniculaires et de moins en moins de moments de répit plus modérés entre les deux.

 

Ce qui arrive devrait quand même poser question mais l'être humain par nature semble apprécier de danser au-dessus d'un volcan sur le point d'entrer en éruption. Je suis même certain que beaucoup seront ravis d'éviter tous ces bêtes tracas de l'hiver, la neige, le gel, le givre...

 

D'aucuns prétendent mettre en place des solutions dites alternatives, des espaces réputés plus verts. Ils ont tous pour caractéristique majeure d'être inaccessible aux plus pauvres, aux moins fortunés (voir cette excellente vidéo de Groland). Le développement durable c'est un souci de riche, de privilégié. Il suffit aussi maintenant d'apposer l'étiquette « durable » ou « écolo » sur n'importe quelle sottise pour se permettre tout et n'importe quoi. Je songe par exemple à ces containers recyclés présentés comme habitat d'urgence, qui devaient être étouffants de chaleur en été et glaciaux en hiver (voir à ce lien).

 

Comme il pleut aujourd'hui certains me demanderont où il est le réchauffement, je serai un « réchauffiste »...

 

...Peu importe. Bientôt il leur en cuira littéralement.

 

Image empruntée ici

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury - Grandgil

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