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Un racisme autorisé ?

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racisme, société, politique, africains, citoyenneté, amaury watremez

L'auteur de ces lignes se fera sans doute accuser de tout ce qu'on veut, il se demandera toujours pourquoi quand on parle d'antiracisme on ne met pas le mot au pluriel...

 

Dans la vie quotidienne, beaucoup l'auront remarqué sans doute. Quand une personne d'origine africaine demande son chemin, un renseignement, quoi que ce soit, dans la plupart des cas -je n'ai pas dit dans tous- elle le fera avec une autre personne de la même origine et non à un blanc, l'ignorant complètement. Quand un blanc rend malgré tout service, que l'on ne peut faire autrement, on se hâtera de toujours demander un deuxième avis à une personne de la même « communauté ». Comme si on ne pouvait pas avoir confiance dans le blanc, comme s'il allait forcément mentir.

 

Ce genre de comportement qui est clairement un refus de communiquer quoi que ce soit avec une autre « communauté » ayant une couleur de peau différente peut s'appeler comment ? Ce ne serait pas du racisme finalement ? Et du puissant ? Et du costaud ?

 

On me rétorquera certainement que « oui mais c'est pas pareil », « c'est à cause du racisme des blancs, de la colonisation, de tout ce que les noirs ont subi avec l'esclavage », toute la pleurnicherie d'excuse habituelle. Évidemment, à ce point de la conversation les semeurs d'excuse oublieront de rappeler l'esclavagisme maure ou le fait que des princes africains aient vendu parfois leurs peuples aux européens. Il ne faut pas parler de tout ça, l'esclavage c'est d'abord les blancs, le racisme c'est d'abord les blancs, le clientélisme des riches en Afrique c'est d'abord les blancs...

 

Curieusement, les mêmes dans le bus ou le métro s'assoient le plus souvent à des places qu'une ségrégation qui n'a jamais existé en France leur aurait imposé.

 

Pourtant les blancs accueillent dans leurs pays, pourtant les blancs ne sont pas exactement racistes, je parle au sens concret, puisqu'ils côtoient chaque jour des populations très diverses sans aucune protestation. Ils se laissent même souvent injurier, agresser, marcher sur les pieds ou objecter que tout est de leur faute quand ils osent un embryon de protestation lorsqu'une incivilité est commise par une personne d'origine africaine. J'évoque ici de ces petites incivilités qui additionnées deviennent problématiques. En réponse, si un blanc a le désir d'en parler, il subit automatiquement un déluge d'insultes, un tombereau de dénégations violentes....

 

...Et bien entendu on le soupçonne d'être raciste. Quand il ne se fait pas casser la figure. Plus rarement heureusement.

 

Une de ces incivilités largement répandues est le fait de jeter ses papiers, emballages, et autres n'importe où. Je ne dis pas que tous le font, je ne généralise pas mais ce comportement est largement observable. Quelle est alors l'excuse que se donne ceux qui commettent ce genre de geste ? « Il y aura bien toujours un toubab (qualificatif ironique pour désigner les blancs) pour ramasser, c'est leur boulot ». Ce qui est idiot car bien souvent ce sont des personnes d'origine africaine qui exercent ces métiers certes peu enviables. Comme il en existe beaucoup parmi les chauffeurs de bus ou les vigiles de supermarché.

 

D'ailleurs pour quelles raisons bizarres ?

 

Je pensais que les blancs, et particulièrement les employeurs blancs, étaient tous racistes ? On nous parle tellement souvent du CV anonyme, il n'y aurait pas que ça comme problèmes ?

 

Ce ne serait pas justement pour désamorcer toutes ces situations où l'accusation de racisme des représentants de l'institution a bon dos ? On devrait songer à des représentants EDF et Véolia africains aussi pour procéder parfois au relevé des compteurs dans les « quartiers ». Ce serait plus simple. Mais que n'ais-je dit là ? Puisque les bourgeois pédagogues et tous ceux se gardant bien de vivre dans ces quartiers vous disent que ce n'est pas vrai, que tout cela rappelle les fameuses z-heures les plus sombres, que celui qui en parle est forcément un nostalgique de Vichy voire pire encore...

 

Il y a aussi derrière une haine, un rejet profond de toute la culture européenne dans son ensemble traduit dans des revendications communautaristes menant au fond à la reconstitution d'un ghetto, ni plus, ni moins. Je n'insinue pas d'ailleurs que ce n'est pas leur droit le plus strict. Comme moi j'ai le droit d'évoquer ce rejet...

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury – Grandgil

 

illustration prise ici

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