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Le seul vrai clivage

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Emmanuel macron, affaire Benalla, privilégiés, société, politique, amaury watremezDans les milieux de nantis des Benalla, il n'y en a pas qu'un. C'est même très courant. Ce sont des opportunistes qui apprennent à maîtriser les codes sociaux des plus aisés, qui les connaissent bien. Ils jouent finement sur les prétentions de ces riches pour s'élever socialement et surtout ne pas avoir à respecter les règles communes régissant auparavant la méritocratie républicaine.

 

C'est bien entendu beaucoup mieux s'ils viennent des « quartiers », des « cités » comme Alexandre. Personne n'ose évoquer alors leurs vrais diplômes ou compétences réelles car ayant peur de se faire traiter de racistes et, ou d'avoir quelque chose en commun avec ces ploucs « ma chèèère » qui votent FN...

 

Le nec plus ultra pour conserver un poste sans avoir à faire preuve de ses capacités, c'est bien entendu d'évoquer la Shoah, d'insister sur le masochisme mémoriel. On se gardera ben évidemment de parler de la haine des juifs en 2018, terrain glissant. En plus de flatter les vanités on donnera alors l'illusion aux bourgeois pédagogues d'être des héros à s'opposer au nazisme plus de soixante-dix ans après, ce qui on en convient est des plus risqués. Il y aura aussi tous ceux qui n'oseront rien dire de passer pour des sans cœur...

 

Il ne faut pas sous-estimer ces opportunistes comme l'ancien garde du corps d'Emmanuel, ils sont d'excellents psychologues, très habiles à exploiter les petites et grandes faiblesses des parvenus.

 

L'affaire Benalla est très révélatrice de ce clivage ayant tendance à se creuser chaque jour davantage sous la présidence Macron particulièrement entre les populations matériellement gâtées et les autres. Il y a quelques temps encore les nantis faisaient encore semblant de se préoccuper de justice sociale.

 

Enfin de justice sociale mais lointaine, dans d'autres pays ou dans des endroits où ils ne mettront jamais les pieds. C'est plus sûr, plus pratique...

 

Ce sont eux on l'a vu qui soutiennent le plus le président actuel, toute cette caste servile. Eux et leurs larbins, tous ces poissons pilotes que l'on trouve toujours autour des favorisés, espérant toujours glaner de par leur aptitude à cirer les bottes un peu de subsides, une bonne place, quitte pour cela à renoncer à toute dignité.

 

Par exemple, de justice sociale dans ces milieux c'est parler avec des larmes dans la voie de la construction d'un foyer de migrants ou de SDF dans un quartier favorisé de Paris tant que ledit foyer n'est pas construit, tant que ce n'est qu'un projet, mais gare à celui qui osera poser la première pierre. Il lui en cuira.

 

Ces privilégiés sont complètement déconnectés du réel des autres français. Comment pourraient-ils l'être reliés à ces populations alors que payant des loyers absolument faramineux et ayant des modes de vie matériellement délirants aux yeux de n'importe quel salarié précaire. Les dépenses somptuaires du couple présidentiel ne les choque en rien du tout et ils ont cependant leurs « gimmicks » pour répondre à toute critique :

 

Le contradicteur, le trublion est populiste, il est soupçonné de racisme, de sexisme et pire encore parfois, rien ne sera assez fort pour le salir...

 

On parle d'accointances entre les extrêmes, de proximité avec la famille le Pen ou le Front National....

 

On évoque les fameuses z-heures les plus sombres, la France « rance », toussa...

 

Il est à noter que ce genre de réponses fonctionne de moins en moins bien, ça ne prend plus.

 

Certains naïfs et candides classent toujours et encore nos bourgeois pédagogues soient à gauche soient à droite. Là aussi, il y a gourance, ils ne sont ni de droite ni de gauche ni libéraux, ni socialistes, ni libertaires, seuls comptent leurs intérêts matériels et conserver encore longtemps leurs prébendes.

 

Des pauvres et des riches il y en aura sans doute toujours, mais parfois un peu plus de justice sociale ne nuit pas...

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury – Grandgil

 

illustration prise ici

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