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L'arrière-cour de la République

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politique, alexandre benalla, société, Macron, barbouzes, amaury watremezL'affaire Alexandre Benalla (voir à ce lien) secoue le Landerneau depuis quelques jours. Ce proche conseiller de Macron et responsable de sa sécurité a été filmé en train de casser la figure à un jeune homme et une jeune femme durant une manifestation du 1er mai. Il serait proche de Karim Achoui, avocat du « milieu » (voir ici) et de l’inénarrable Jawad, logeur des terroristes du 13 novembre (voir par ). C'est loin d'être le seul dans son genre, on en trouve à tous les niveau. Ce genre de personnages a toujours un talent particulier pour le cirage de bottes, le léchage de Q...

 

Un CV remarquable cet Alexandre en quelque sorte...

 

Un CV qui fascine certains de ses contempteurs qui ne voient pas pourquoi l'on n'agirait pas comme Alexandre pour s'élever dans la société lorsque l'on n'est doté d'aucun talent particulier, d'aucune culture.

 

On a légèrement l'impression qu'il a été finalement « lâché » par le pouvoir afin d'allumer un contre-feu suite aux émeutes, violences, et pillages divers et variés qui se sont passés suite à la victoire de la France à la coupe du Monde.

 

L'arrière-cour de la République a toujours existé, loin des grands principes, des déclarations ronflantes. Elle pue cette arrière-cour, c'est généralement là que l'on entasse les ordures. Elles s'empilent et parfois l'odeur rejaillit en cuisine voire dans les salons privés ou en salle à manger. Les convives feignent alors l'étonnement, le surjouent ou parfois même sont sincèrement candides.

 

Comment ? Quoi ?

 

Des salauds sont utilisés pour faire fonctionner la machine, des hommes de main, des voyous montés en graine, des opportunistes des deux sexes cherchant à se placer ? Quel scandale ! Alors que c'est un peu la redécouverte de l'eau tiède.

 

Il en est même qui servent à casser la gueule des opposants, à bien insister sur le fait qu'il ne faut pas aller trop loin dans la contestation, dans la remise en question des points de vue officiels. Ils savent retourner leur veste au bon moment comme Fouché, sont parfois sympathiques comme Vidocq. Ils sont toujours protégés car ils ont pour habitude d'avoir des « dossiers » sur tout le monde, ils connaissent les travers et les vices, grands ou petits, de nos gouvernants.

 

Ils savent négocier leur silence. Il est légitime de se demander si ce n'est pas ce que Alexandre Benalla a fait lui aussi.

 

Quand ils vont trop loin, comme Bonnot qui avait des accointances avec de nombreux caciques de la IIIème République on s'en débarrasse comme aussi Stavisky « suicidé » de deux balles dans la tête (un rappel ici), 300 gardes nationaux pour le premier et Lépine le préfet de Paris de l'époque en faisant dans son froc durant l'assaut à Nogent (autre rappel ici)...

 

Ce genre de personnages interlopes ainsi que l'on disait avant a toujours été là. Il faut bien cela pour maintenir la mascarade, que la bourgeoisie demeure maîtresse de ses intérêts et de notre société, et laisser croire au peuple qu'il décide de la politique ou qu'en votant pour Macron, ou Chirac, ou Hollande, ou Sarkozy il vote pour sauver la démocratie contre les fââchiistes infâmes comme Marine le Pen.

 

Il aurait été protégé ainsi que nous le dit Ariane Chemin la journaliste ayant découvert le pot aux roses : sans blagues ? (à ce lien) Trois hauts gradés auraient même fait disparaître les enregistrements des caméras de surveillance de la Contrescarpe là où se sont déroulés les « incidents ». Le pire dans tout ça c'est que elle comme beaucoup d'entre vous revoterez sans doute Macron en 2022 et ce pour les mêmes raisons bidons qu'en 2017. A moins que vous ne sortiez de votre léthargie ?

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury – Grandgil

 

illustration empruntée ici

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