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Monsieur de La Palice, MacMahon et Nicole Belloubet

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Nicole Belloubet, Redoine Faïd, évasion, justice, politique, société, amaury watremezJe fais partie d'une famille où le verbe est roi. Une personne ne sachant pas s'exprimer, n'ayant pas le goût des mots et le sens de la formule tranchante avait du souci à se faire à notre table. Ce sens des mots, ce goût du verbe et de la "disputatio" n'est pas une question de culture ou d'érudition. Il naît souvent d'un trop-plein de sensibilité au monde, qu'il faut bien canaliser ou duquel il faut bien se protéger.

 

Les vérités pontifiantes et d'une évidence rare énoncées avec beaucoup de sérieux nous ont toujours fait hurler de rire. Nous n'aurions pas invité Nicole Belloubet, nous l'aurions évitée

 

La Palice pour mémoire est l'auteur de phrases immortelles comme "Quelques minutes avant de mourir il respirait encore" ou bien "Quand la pluie tombe elle mouille le sol" ou enfin "Le vainqueur a remporté la victoire" et le fameux "Le jour de sa mort a été le dernier jour de sa vie" . Il est resté dans la mémoire collective qui lui rend hommage dés qu'elle le peut lorsque quelqu'un prononce une formule dans le même genre, une évidence proférée souvent pour flagorner le pouvoir. Cette postérité moqueuse n'est pas de sa faute mais de celle de ses soldats qui ramenant son corps d'Italie chantèrent :

 

 "Quelques instants avant de mourir il faisait encore envie".

 

Un moqueur s'en saisit et écrivit une chanson dont voici un couplet :  "il mourut le vendredi, le dernier jour de son âge, s'il fût mort le samedi, il eut vécu davantage". Une "lapalissade" devient alors une vérité tellement évidente qu'il n'y a aucun besoin de la redire sauf à courir le risque de se ridiculiser. Bien sûr on songe également à MacMahon, premier président de la Troisième République ne trouvant à dire face à la terrible crue de 1875 :

 

"Que d'eau ! que d'eau".

 

Nicole Belloubet ressort de cette tradition. On fait mieux dans le genre "monde nouveau écrasant l'ordre ancien". Redoine Faïd s'est échappé de sa prison et madame Belloubet a multiplié les "lapallissades" et autres "macmahonneries". Elle nous déclara sans rire, après une évasion, qu'il y aura une enquête administrative car il y a "peut-être des défaillances" (voir à ce lien). Elle insiste également sur le fait que l'on n'a pas retrouvé de smartphone dans la cellule de l'évadé. C'est en effet bizarre autant qu'étrange ? (Bizarre ? vous avez dit bizarre ? voir ici)

 

Elle n'a manifestement pas le sens du ridicule, tout comme sa collègue Muriel Pénicaud dans "Match" (voir ici). Le lecteur ou l'auditeur de ces infos a envie de rire, le rire se coince ou jaunit lorsqu'on lit la suite. Elle compte faire sortir de prison 450 détenus radicalisés (voir à ce lien). C'est toujours dans la même idée d'économies des deniers publics pour obéir aux injonctions européennes. Dans le même temps, "en même temps" comme dirait Jupiter, on fiche dehors deux vignerons japonais (il faut dire qu'avec eux on risque moins l'émeute, voir ici).

 

Tous ces gens, tous ces bourgeois pédagogues se prennent tellement au sérieux. il serait temps de réécrire le "Bourgeois gentilhomme", rien n'a beaucoup changé depuis Molière, de la servilité des nantis à la sottise des élites auto-proclamées et autres donneurs de leçons de morale.

 

Et c'est ainsi que Zoroastre est grand...

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury - Grandgil

illustration empruntée ici

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