Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Salauds de mâles blancs

Imprimer Pin it!

sexualité, harcèlement de rue, lille, société, politique, citoyenneté, sexe, genre, féminisme, amaury watremezUne campagne lilloise contre le harcèlement de rue, initiée par le conseil municipal de la jeunesse, d'ailleurs retirée depuis avec les excuses d'iceux, condensait tous les clichés actuels en particulier sur le genre, le sexe, les hommes, les femmes en 2018. Parcourant les informations sur le net, j'apprends qu'elle a fait polémique mais par pour les raisons que je pensais, elle gênait car les "gentils" sur les affiches tutoient les femmes ce qui est considérée par les associations féministes également comme une violence insupportable (voir à ce lien).

 

Personnellement, et je n'étais pas le seul à le penser, ce qui me gênait de prime abord est surtout que tous les méchants "harceleurs" étaient tous de la même origine, de la même couleur de peau, d'affreux mâles blancs bien sûr. Je ne nie pas qu'il en existe, qu'il y ait des gros cons de cette engeance, mais tous ? Les bien-pensants comme à leur habitude ont un talent particulier pour nier jusqu'à la racine le réel. Le réel n'existe pas, le réel dérange, le réel c'est ce qui nous arrange pour justifier nos convictions se disent les bourgeois pédagogues dont les filles dans les quartiers qu'elles habitent n'ont pas à subir de harcèlement de rue.

 

Sauf bien sûr quand elles vont s'encanailler, s'enjailler dans les "quartiers" avant de rentrer gentiment dans le rang ensuite...

 

 sexualité, harcèlement de rue, lille, société, politique, citoyenneté, sexe, genre, féminisme, amaury watremezA notre époque de grand progrès, "Je n'est plus du tout un autre", Il n'y a plus que le "je". Il n'y a plus que de gentils "Elois" aux longs cils de bovins, aux yeux de moutons tellement gentils mais à la tête vide, à la bouche béate consentant de plus en plus rarement à lever les yeux de leur Smartphone. On tolère à la rigueur des rapports avec des "mêmes", des reflets dans le miroir en somme, mais se confronter à "l'autre", pire encore lui parler, c'est insupportable, intolérable. D'autant plus quand "l'autre" n'est pas du même sexe. La sexualité n'est plus d'ailleurs qu'une sorte de gym un peu sale, un peu crade que l'on ne pratique que de la manière la plus pudibonde possible. Le milieu des nantis n'a au fond jamais cessé d'être puritain, car cette comédie autour du harcèlement, cette délation réputée obligatoire, ce n'est que cela, du puritanisme.

 

En attendant l'accouplement virtuel complètement aseptisé, assaini, par le biais de gadgets "ad hoc". Je suis persuadé que certains, certaines attendent ça de pied ferme...

 

Quand "l'autre" est un homme, il n'est que violence. Ses désirs sont violents, son sexe est violent, son cerveau aussi. Il doit se démasculiniser s'il veut que l'on continue à l'accepter dans cette société ultramoderne s'étant perdu en route. On n'y connaitra plus les affres de la passion, les déchirements et les errements du cœur. On signera des contrats de bonne entente, de sexualité dans les normes. Bien entendu il faudra un peu plus de neuroleptiques pour supporter tout cela...

 

illustration du haut prise ici

illustration du bas prise là

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury - Grandgil

Commentaires