Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Un embrigadement réussi

Imprimer Pin it!

politique, société, décervelage, UNEF, hypocrisieCe weekend, j'ai vu circuler sur les réseaux dits sociaux la capture d'écran ci-contre laissant rêveur. Par acquis de conscience j'ai vérifié l'existence réelle du profil car c'était tellement gros que l'on aurait pu croire à un "fake". Et pourtant non. On est à la foi effaré et amusé face à un tel déballage de lieux communs politiquement correct. Elle s'est faite insulter et moquer d'elle sur Internet, ce qui est un peu injuste car elle n'est pas entièrement responsable de son laïus indigeste et parfaitement inconscient (voir illustration ci-contre empruntée à Twitter). Je soulignerai le pas entièrement car elle a une conscience et un libre-arbitre, elle est capable de réfléchir aussi par elle-même...

 

...En théorie.

 

Elle voudrait donc apprendre à son migrant personnel, on croirait presque que c'est son animal de compagnie, que draguer lourdement les filles dans la rue c'est mâââl, que l'homosexualité, c'est fun. Elle semble visiblement ignorer quel est le poids des coutumes et traditions religieuses pour lui. Elle n'aime pas le "machisme", avec lui elle en aurait pour son argent, sans parler de l'homophobie ou du reste. Elle veut en parler dit-elle sans se montre "oppressive" comme si le fait d'avoir ses propres opinions, ses propre valeurs l'était. Elle ne doit pas comprendre que dans le pays de "son" migrant (il n'a pas de prénom ?) le sexisme ainsi qu'elle doit nommer ça est beaucoup plus dur qu'une petite blague sur les "blondes"...

 

 On peut trouver cela délirant, c'est d'ailleurs mon cas.

 

C'est à se demander si finalement nous ne sommes déjà pas vaincus, déjà soumis à la barbarie qui est toujours très concrète. Il est évident que dans la tête de cette jeune personne comme dans celles de nombreux bien-pensants le bien et le mal sont largement relativisables tout comme les droits de l'homme noyés dans le masochisme mémoriel habituel, que la violence est jugée différemment selon qui l'exprime. Elle enlève au migrant sa capacité de libre-arbitre aussi  l'estimant incapable de réfléchir par lui-même, d'avoir un comportement responsable. A-t-il au moins une conscience à ses yeux on se demande. Et finalement, elle est tout autant colonialiste et moralisatrice au fond que ceux qu'elle doit rejeter à cors et à cris.

 

Son discours est le résultat de plusieurs décennies de décervelage intensif, d'enseignement biaisé de l'Histoire dont l'histoire de France, de déni de ce qui nous reliait, de railleries sur tous les anciens idéaux qui nous rassemblaient, de mise à l'index de tout ce qui était grand, beau, élevé, qui demandait de l'exigence intellectuelle. Son auto flagellation de petite bourgeoise nantie est typique de nombreux milieux de ce genre où l'on trouve toujours un "pauvre de service". Elle donne des frissons. Elle explique pourquoi la seule réponse de la plupart d'entre nous aux attentats ce sont des nounours, des bougies blanches, des grandes phrases sentimentales...

 

...Il n'y a aucun discours rationnel à opposer à ce salmigondis.

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury - Grandgil

Commentaires