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Tripes molles et cœur sec

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politique, attentat opéra 12 mai, société, islamisme, islam, société, trouille, amaury watremezNotre époque a ainsi que celle des années 30, 40 le « cœur sec et les tripes molles » ainsi que l'écrivait Georges Bernanos. Il était un modèle de courage et de lucidité dans des temps troublés, un peu moins que les nôtres cependant, sans jamais renier ce qu'il pensait, ce qu'il croyait, ce qu'il sentait. Certains, allant un peu vite en besogne le font passer à gauche juste après la guerre d'Espagne alors qu'il fût fidèle jusqu'au bout à ses idéaux de jeunesse. Il n'hésita pas à tirer à « boulets rouges » contre son camp supposé sans pour autant épargner celui d'en face. Il nommait le mal, le désignait, en 2018 on a énormément d'hésitations à le faire.

 

Il ne faut surtout pas dire que le taré haineux d'hier soir était islamiste, croyant musulman, il faut prendre beaucoup de précautions pour éviter l'amalgame voyez vous. Et qui sait si ce n'est pas la faute des sionistes ? Qui sait si ce n'est pas un complot du grand capital pour égarer les luttes légitimes des prolétaires ? J'en rirais si ces sottises ne trouvaient pas un écho favorable partout sur le net.

 

Notre époque considère le courage et l'héroïsme comme des maladies mentales, l'expression de la brutalité et de la violence légitimées par des prétextes et, ou alibis, pour reprendre le jargon bien-pensant. Les bons apôtres se gargarisent de « genre » de « cisgenre », « transgenre », et j'en passe et des pires faisant de l'homme une femme en détresse comme les autres.

 

politique, attentat opéra 12 mai, société, islamisme, islam, société, trouille, amaury watremezComment s'étonner ensuite de la lâcheté de nos contemporains ? Comment s'étonner de leur avachissement moral ? Comment se surprendre du comportement de ces gens qui hier durant l'attentat près de l'Opéra ont fermé les portes des bars où ils s'étaient réfugiés empêchant les futures victimes d'y entrer ? Cela fait plusieurs décennies que la virilité, l'audace physique sont montrées aux enfants comme négatives, mauvaises, à rejeter, sont raillées, sont conchiées, traînées dans la boue. Les éducateurs, y compris la plupart des parents, encouragent les enfants à pleurnicher pour se manifester, à dénoncer pour se défendre.


Plusieurs générations qui ne supportent plus la moindre frustration de leurs désirs, à commencer par les plus abjects....

 

Plusieurs générations qui ont une peur panique de combattre se justifiant en légitimant la haine et la violence de populations vivant sur notre sol et nous haïssant concrètement...

 

A l'islamisme, à la haine fanatique, les bons apôtres ne souhaitent que l'on oppose que des bougies, des « vous n'aurez pas ma haine » bien lénifiants, des petites fleurs, des bons sentiments, des jolis nounours, des bougies et des petits papiers, n espérant que cela adoucisse les islamistes en face, que cela décourage un musulman de se radicaliser dans son coin. A l'inverse d'autres nous prédisent la guerre civile mais pour cela il faudrait que nous ayons envie de nous battre, que nous ayons quelque chose à opposer à la barbarie. Or, ne demeure de notre civilisation que ces bonnes intentions justement et surtout le « moi d'abord ».

 

Ce risque flagrant d'embrasement des « quartiers » est bel et bien présent. Il arrivera, et l'armée interviendra. Cela arrivera malgré le fait que tous les médias à quelques exceptions, tous les éditorialistes distingués, tous les bourgeois pédagogues essaient de l'occulter. On remarque d'ailleurs qu'ils s'affolent et perdent pied car dés que quelqu'un ose les contredire ils vont dorénavant tout de suite à l'injure ou la calomnie. C'est tellement plus simple. Mais ils auront beau parler de « fâââchiistes » cela ne changera pas grand chose, ne les protégera pas...

 

Cette crise morale gravissime ne date pas d'hier tout comme ces imbécillités lénifiantes, je me souviens encore de ma retraite de profession de foi en 1981 où l'on m'avait demandé de choisir un modèle de vie. J'avais pris un militaire ayant résisté pendant la Seconde Guerre et s'étant engagé à seize ans, que n'avais-je fait ? On me conseilla de choisir plutôt Martin Luther King ou Gandhi, deux figures tutélaires du masochisme mémoriel sévissant déjà à l'époque.

 

On aimerait que le courage retrouve un peu de valeur, on peut rèver...

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury – Grandgil

 

illustration du haut empruntée ici

 

illustration du bas, « l'incorrect », copie d'écran

 

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