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Pas de marche blanche pour Robert Ménard ?

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politique, citoyenneté, robert ménard, citoyenneté, gauche, intolérance, amaury watremezLe maire de Béziers Robert Ménard a été violemment agressé, ce samedi, à Saint-André-de-Cubzac (Gironde), par des militants dits de l'ultra-gauche (ils n'aiment pas que l'on parle d’extrême gauche ça les rapproche trop de l’extrême droite à leurs yeux), voir à ce lien. Cela se fit sous les yeux d'élus socialistes qui non seulement ne bougèrent pas un cil mais filmèrent la scène pour la balancer sur les réseaux dits sociaux :

 

Un joli comportement citoyen que voilà, du civisme, du civisme et encore du civisme mesdames, messieurs !

 

De la haute conscience citoyenne !

 

Qu'est-ce qu'on se marre en effet quand un autre élu de la République se fait taper dessus !

 

Il venait évoquer avec d'autres élus l'union des droites souverainistes contre Macron et les autres libéraux libertaires. Ce en quoi d'ailleurs il rêve, car la droite tolérée, à peine, par les donneurs de leçons et autres moralisateurs, sera toujours dans la terreur panique de déplaire aux arbitres des élégances politiques, aux spécialistes de la condescendance et du mépris envers le petit peuple qui vote mal.

 

On s'étonne quand même grandement :

 

A la suite de cet épisode de haine contre un élu de la République, ce qu'il est je le répète, nul appel à une « marche blanche » digne et forte, nulle injonction démocratique sur les valeurs des droits de l'homme, du pluralisme. Pas de portrait géant de Ménard sur les façades de l’hôtel de ville de Paris, pas de Tour Eiffel illuminée, pas de grandes déclarations martiales des grands éditorialistes y compris des pseudo politiquement z-incorrects. La démocratie pour une bonne partie de la gauche et la droite « républicaine », celle qui se soumet aux diktats idéologiques des bourgeois pédagogues, c'est être d'accord avec eux un peu, beaucoup, énormément.

 

C'est de prêter allégeance quoi...

 

C'est trouver que « Soissantuite » c'était quand même une révolution indispensable, que le multicul c'est super, que la mondialisation sera forcément heureuse. C'est affirmer que bien sûr on est un peu « réac », on est de droite (un petit peu) mais on est tout autant libertaires que les autres ne serait-ce que sur le plan du sexe. Toutes ces préventions diluant largement le propos que certains auraient à dire. Ils ne l'ont pas encore compris et ne sont pas prêts de le comprendre car ils sont issus du même milieu social que les moralisateurs au fond, et partagent avec eux le même dédain pour ceux qui ne sont pas des « héritiers » comme eux...

 

Cela les gênent aux entournures de se sentir ne serait-ce qu'un tout petit peu proches des « vraigens » ou d'un électeur de Le Pen ou Ménard....

 

Imaginons une seconde ce qui serait arrivé si Ménard eût été de gauche. Le concert de cris d'orfraie, de rappel des fameuses z-heures les plus sombres de notre histoire, d'avertissements solennels et d'appels à l'unité que cela aurait été ! Ils nous auraient rejoué la partition habituelle sur tous les tons, auraient frémi devant un possible retour du fâââchiisme. Là, rien. Pas un mot. Pas d'indignation. Le pluralisme en théorie c'est quand même l'expression de toutes les opinions y compris celles contraires aux leurs, ou alors c'est donc une mascarade et leur absence de réactions le prouve encore...

 

Enfin, je souhaite que Ménard et d'autres y voient un encouragement à ne surtout plus donner aucun gage aux bourgeois pédagogues, à surtout s'exprimer clairement, le plus possible, sans honte, avec courage...

 

 

Illustration empruntée ici

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury - Grandgil

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