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Une planète de primates enfin évolués ?

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Le cinquantenaire de "la Planète des singes" de Franklin J. Schaffner

 

cinéma, société, politique, littérature, amaury watremez"La Planète des singes", le premier film et ses suites, est lié pour moi au bruit d'un inhalateur électrique contre le rhume, bruit ressemblant à celui émis par les "mutants" du deuxième volet quand ils torturaient trois des personnages. J'inhalai tout en regardant le film. D'aucuns penseront que j'étais déjà snob. De vieux souvenirs cependant encore très nets car les films des années 70 et la série télévisée m'ont marqué profondément ainsi que de nombreux quadragénaires. De plus, les maquillages simiesques de John Chambers seront toujours plus intéressants que les effets numériques les plus photoréalistes des trois "remakes" des années 2000 où Andy Serkis interprète César, le personnage principal.

 

ils auront toujours plus de matière, de force, le cerveau discernant la fausseté d'une image inconsciemment...

 

Passons pudiquement sur le "remake" mou du genou et creux de Tim Burton visiblement peu inspiré par l'histoire...

 Le premier film, inspiré du roman de 1962 de Pierre Boulle, est très différent, plus sombre, bien que la fin du livre le soit également. Il est influencé par les angoisses de cette époque quant à la surpopulation, la haine, la violence, le Vietnam, la sottise des pitoyables primates pas très évolués peuplant notre planète. Tout le monde en connaît la fin emblématique, la statue de la Liberté couchée dans le sable d'une plage qui fût autrefois New York, le héros maudissant les hommes pour l'éternité car s'étant finalement détruits.

 

On note ici la patte de Rod Serling, scénariste du film, cette fin abrupte et pessimiste étant typique de celle de "Twillight Zone"...

 

Le film de Franklin J. Schaffner raconte le voyage de quatre astronautes, dont une femme, à travers une "singularité" les obligeant à atterrir en catastrophe sur une planète mystérieuse, ou plutôt à risquer de se noyer dans un lac. La femme s'aperçoivent-ils est morte dans son caisson d'hibernation. Ils ne sont plus que trois hommes dont Taylor, joué par Charlton Heston. Celui-ci, misanthrope, se félicité d'avoir quitté une planète dont il déteste les représentants soi-disant les plus évolués, ses semblables, ses frères pourtant. Il ne cache pas sa satisfaction de ne jamais avoir à revenir sur terre.

 

Du moins c'est ce qu'il croit...

 

Ironiquement, après avoir été capturé par des singes chasseurs marchant sur leurs pattes arrière comme nous, il sera obligé de prouver son humanité et son esprit évolué coûte que coûte pour survivre avec l'aide de deux chimpanzés scientifiques, Zira et Cornélius, désirant démontrer qu'il est le fameux "chaînon manquant" entre le singe et l'homme. Après avoir été jugé et condamné à mort à l'instigation du docteur Zaïus, un orang outang connaissant la vérité sur cette planète des singes, pendant une parodie de procès, Taylor s'enfuit avec Nova, une humaine sauvage, Zira et Conélius vers un site archéologique où l'on a trouvé une poupée d'apparence humaine disant "Maman".

 

Il connaîtra la vérité, il ne l'aimera pas...

 

Le docteur Zaïus continuera à soigneusement cacher celle-ci aux autres primates de peur qu'un jour les êtres humains ne recommencent à tuer et détruire.

 

Sic Transit Gloria Mundi Amen

 

Amaury - Grandgil

 

illustration empruntée ici

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