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Qui sont les casseurs du 1er Mai ?

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casseurs, 1er mai, société, politique, amaury watremezLa réponse à cette question n'est pas très compliquée si on veut bien faire preuve d'un peu de lucidité, ce sont pour la plupart des enfants de bourgeois pédagogues et, ou bourgeois tout court qui s'ennuyant prodigieusement dans une vie uniquement tournée vers l'avidité du profit se défoulent par la violence. Ils filment leurs forfaits avec des téléphones dernier cri, ils ne se verraient pas en avoir d'autres, aux prix inaccessibles au commun des français, renversant les statues de Ronald MacDonald avec des chaussures de bonne facture sans voir le problème.

 

Ils oublient que Rimbaud pour qui ils se prennent avaient des poches trouées et des chaussures de même...

 

De temps en temps on trouve parmi eux un prolo alibi persuadé de la sincérité de ses camarades de lutte, et qui n'en revient pas que des gosses bien nés en fassent un des leurs, ou feignent de le faire. Comme bien que révolutionnaire il n'en gardera pas moins sa mentalité de larbins, il les défendra jusqu'à l'absurde...

 

Quand j'étais étudiant il y a un peu plus d'une vingtaine d'années c'était déjà les plus favorisés matériellement qui étaient les plus révolutionnaires, ou les plus réacs, ne soyons pas partial...

 

Ils montraient toujours rapidement cette condescendance et ce mépris que tous dans ce milieu, de droite comme de gauche, ont très vite envers ceux qui sont moins nantis. Surtout si les moins nantis les contredisent.

 

Matériellement parlant s'entend.

 

Eux sont persuadés que cela implique qu'ils sont mieux lotis intellectuellement ainsi que leurs parents...
Parmi eux bien entendu aucun ne travaillait pour payer leurs études, aucun ne voyait l'incohérence qu'il y avait à afficher des opinions radicales sur la justice sociale ou la chute des valeurs morales et à vivre des subsides des parents, affreux capitalistes exploiteurs ou libertaires immoraux.

 

Au fur et à mesure que les années passaient, que nous réussissions nos diplômes, les étudiants également salariés disparaissaient, étaient de moins en moins nombreux. Moi-même ainsi que d'autres, arrivé en DEA on me suggéra que c'était soit le salaire, soit l'année d'études, mais pas les deux, qu'il m'aurait fallu trouver un moyen de me faire entretenir. En contrepartie on m'encourageait à passer des concours pour lesquels je n'étais absolument pas motivé. Je n'étais pas le seul tant s'en faut...


Je suppose que cela n'a pas beaucoup changé...


Ce sont les mêmes qui plus tard me reprochaient de ne parler que de fric quand je m'inquiétais des salaires de misère dans l’Éducation Nationale. Les mêmes, tous de gauche, n'étaient bizarrement pas venu lors d'une manif que j'avais organisé pour soutenir des contractuels et autres soutiers de la « grande » maison en 2004 dans l'Académie de Rouen . Et a chaque fois que je posais la question par exemple du logement, il y avait toujours papamanman derrière, ou un oncle, ou une tante. Aucun d'eux ne savait ce que c'était que de payer un loyer, l'EDF et les impôts, des soucis de ploucs que tout cela. La pauvreté poétique et glorieuse, toussa, ce n'est qu'un joli mensonge inventés par les riches pour se rassurer.

 

J'ai toujours pensé que ces convictions tellement radicales sans cesse affichées étaient du fait de leur culpabilité à avoir plus que les autres...

 

Il est d'ailleurs là le vrai clivage actuel, entre les plus riches et les autres, ceux qui ont les réseaux, et les autres. Il se creuse un peu plus chaque jour. Certains politiques ne sont tolérés que pour encadrer la colère qui pourrait naître un jour chez les plus précaires, une colère dont on est surpris qu'elle s'exprime aussi peu, qu'elle tarde tant...

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury – Grandgil

 

illustration circulant sur les réseaux dits sociaux

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