Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Banlieue blues

    Imprimer Pin it!

    banlieue, société, politique, amaury watremezJ'aime bien la banlieue, j'y ai passé un peu de mon enfance. Bien sûr elle a changé, terriblement mais elle est encore un peu là, les gosses dégourdis, la gouaille, l'insolence des affreux jojos et leur sens de la formule. Les archipels de béton recelaient à l'époque des endroits presque aussi mystérieux que les planètes psychédéliques que le commandant Koenig et ses cosmonautes exploraient chaque semaine dans « Cosmos 1999 ». C'était aussi le même décor désolé entourant John Steed et Emma Peel dans « Chapeau melon et bottes de cuir ».

     

    Parfois un cirque s'arrêtait entre la grand route et les immeubles, et c'était la jungle en traversant la route, j'étais heureux et n'en voyait pas les côtés minables. Je ne voyais pas non plus la précarité autour de nous, les pauvretés, les difficultés de mes parents. J'étais complètement indifférent aux origines de mes amis, je le suis toujours. Un de mes meilleures amis s'appelait Mehdi. Pas de blues en banlieue donc, c'était ma première terre sainte.

    Lire la suite

  • Pour le petit Alfie

    Imprimer Pin it!

    euthanasie, société, politique, santé, alfie evans, amaury watremezLe petit Alfie Evans atteint d'une affection neurologique n'ayant pas été identifié est mort avant-hier, littéralement euthanasié par l’hôpital auquel ses parents l'avaient confié (voir à ce lien). Il est mort parce qu'il coûtait cher à la collectivité, il est mort car dorénavant notre société ne veut plus protéger les plus faibles, ne souhaite plus le faire, ce qui est le début de la barbarie et montre où en est réellement notre civilisation où ce qu'il en reste.

     

    Et il n'en reste que peu de choses...

     

    Dans un monde où l'individu se doit d'être un rouage dynamique, performant, productif et docile, bien entendu oubliant son individualité au profit du reste, il ne peut plus y avoir de place pour le souci des pauvres, des petits, des précaires, des malades, des personnages âgées n'étant plus « utiles » pour le tout-économique, les crédits leur étant consacrés diminuant constamment au nom de la sacro-saint rentabilité.

    Lire la suite

  • Les cinquante ans de "2001"

    Imprimer Pin it!

    2001,cinéma, kubrick, société, amaury watremez« 2001 » de Kubrick a cinquante ans. Bien entendu, on a le droit de ne pas aller au cinéma, de prétendre que le dernier bon film que l'on ait vu soit « Tabarin fait des crêpes » (de 1918) ou rappeler que les ptits z-oiseaux, les ptites fleurs émerveillent bien plus que des ombres lumineuses mouvantes sur écran blanc dans des salles noires. Auquel cas il vaut mieux éviter de s'ennuyer à regarder « 2001 » qui n'a pas d'histoire à proprement parler, pas ou peu de personnages attachants, ou marqués par un certain pessimisme sur l'homme : de l'os qui tue le tigre dans la première partie aux missiles nucléaires en orbite autour de la terre il n'y a pas tant de différences que cela, ou d'évolution réelle...

     

    ...Finalement nous en sommes toujours à interdire notre « point d'eau » aux autres.

    Lire la suite

  • Une société parfaitement amorale

    Imprimer Pin it!

    politique, société, porcs, amoralité, gabegie, amaury watremezCe qui cloche dans notre si belle société, ce qui ne va pas profondément, personne n'ose jamais le dire clairement et nettement sans l'excuser, le justifier, le légitimer, à quelques exceptions notables près. Il n'y a pas de crise du politique, pas de crise du sociétal ou de l'économique, nous traversons juste la pire crise morale de notre histoire. Parler de morale c'est pire qu’essayer de faire lire « Histoire de l’œil » de Georges Bataille à une élève de maternelle en 2018, c'est d'une obscénité rare, c'est insupportable. C'est un mot plus que grossier.

     

    Il sous-entend que l'individu aurait des devoirs envers l'autre, des obligations, dont au moins celles de se tenir avec retenue, avec décence pour son semblable, son frère.

     

    (NB : Si tu es un des nombreux bénéficiaires des mirifiques réformes de l'enseignement des Lettres, et donc que tu ne sais pas qui est Georges Bataille, va si cela te chante bien entendu regarder à ce lien ami lecteur ce qu'est « Histoire de l’œil »)

    Lire la suite

  • Le monde merveilleux de la gauche

    Imprimer Pin it!

    politique, étudiants, tolbiac, société, grèves, amaury watremezForte de sa prédominance idéologique évidente depuis des décennies et de la terreur panique qu'elle inspirait, qu'elle inspire toujours, aux serreurs de fesses effarés ayant la trouille de la contredire, la gauche de la gauche de la gauche vit dans un monde enchanté, un monde merveilleux. Ne serait-ce que le monde enseignant tient à perpétuer cela en étant plus royaliste que le roi, mais pour les autres. Pour soi, pour sa progéniture, on aime la sélection, on aime l'excellence et les « bonnes » écoles. Pendant toutes mes années au sein de l'enseignement professionnel, je n'y ai jamais croisé, aussi étrange que cela puisse paraître, aucun enfant de prof.

     

    Voilà qui est bizarre, non ? Et ce malgré leur amour de l'égalité...

     

    C'est bien normal. Tout d'abord, la gauche de la gauche, la vraie, celle qui si elle ne retenait pas mettrait la tête de tous les riches au bout d'une pique, a raison, sur tout. La gauche de la gauche ne se trompe jamais. Quand elle est encore plus à gauche que les autres, elle aime bien qu'on l'appelle l'ultra-gauche, parler d’extrême-gauche ça la rapprocherait trop du camp d'en face, ça fait mauvais genre. Cela naît aussi d'un mépris plus ou moins conscient de classe de par l'origine sociale de la plupart des électeurs d’extrême droite, plutôt prolétaires réels eux.

    Lire la suite

  • Le fameux voile catholique

    Imprimer Pin it!

     

    religions, christianisme, islam, politique, société, amaury watremezPlus c'est gros plus ça passe !

     

    Plus c'est cliché, mieux c'est !

     

    Rappelons tout de suite que le voile chez les catholiques est d'abord pour les religieuses, des femmes n'étant pas laïques. Si auparavant dans les paroisses, avant Vatican II on se couvrait les cheveux, on ne portait pas le voile dans la rue, il n'était pas une prescription de tenue...

     

    Et comme en plus les français témoignent en ce moment d'une inculture religieuse assez crasse, on a beau jeu de réécrire l'histoire spirituelle, en particulier celle des catholiques en France. Castaner, qui n'a jamais peur, qui ose tout, a eu cette sortie remarquable sur nos mères et grands mères qui auraient toutes porté le voile mais catholique celui-là quand nous étions petits. Il a dit donc ça à ce lien, voir par . L'écoutant, je songe à ma mère, catholiques, à mes grands-mères, catholiques elles aussi, et je pouffe doucement. J'ai du mal à les imaginer telles des veuves siciliennes de films de mafiosi...

     

    Lire la suite

  • Desproges écrivait-il comme une collégienne ?

    Imprimer Pin it!

    pierre desproges, société, politique, humour, amaury watremezDeux textes sur Desproges en une semaine, vraiment il exagère ! Je vous entends déjà amis lecteurs et surtout toi qui me lis en douce de ton « open space » de l'avenue d'Aygu, oui, oui ne nie pas, je le sais, et ton patron aussi. Vous voudriez que de temps en temps j'abandonne mes sujets favoris, que je suis méchant, que je suis cynique, que je suis un faux-gentil et non un faux-méchant. Mais je n'y peux rien, j'aime Desproges qui aime le verbe, et la vie, et qui rit par peur de désespérer un peu plus de ses semblables, ses congénères humains.

     

    Finalement la devise de Yourcenar pourrait être aussi celle de Cyclopède :

     

    « Je ne vis pas comme ils vivent, je n'aime pas comme ils aiment, je mourrai comme ils meurent ».

    Lire la suite

  • Deux poids, deux mesures

    Imprimer Pin it!

    politique, ZAD, Notre dame des landes, société, utopistes, amaury watremezJe ne suis pas exactement de gauche, je sais c'est le moins que l'on puisse dire. Les pseudo-utopistes de mes deux qui veulent décider du bonheur universel des peuples à leur place, cela part sans doute d'une bonne intention mais personnellement je préfère qu'on laisse les personnes décider en toute conscience. Cependant, je trouve que la manière dont l'expulsion des zadistes de Notre Dame des Landes est conduite a quelque chose de profondément écœurant.

     

    Épisode montrant aussi en passant que ce qui compte le plus finalement dans notre société c'est encore et toujours le droit de propriété puisque ce qu'on leur reproche est de ne pas être propriétaires des terrains occupés.

    Lire la suite

  • Desproges et ses héritiers

    Imprimer Pin it!

    Pierre Desproges, société, radio, télévision, politique, irrévérence, amaury watremezComme beaucoup de quadragénaires maintenant bedonnants après avoir été d'une beauté affolante dans leur jeunesse et perdant leur magnifique chevelure auparavant aussi épaisse qu'un champ de blé scandinave (je m'arrête là dans la description, ça m'excite), j'ai découvert Desproges à la radio dans les années 80 à l'heure du repas. Je me dépêchai de rentrer du collège pour écouter "les flagrants délires" de 1981 à 1983 et surtout le plus intéressant, le réquisitoire de Desproges et la plaidoirie de l'avocat le plus "bas d'Inter", à savoir Luis Rego.

     

    Il fallait auparavant écouter les bavardages du Raminagrobis en chef à savoir Claude Villers, certes pas toujours désagréable et le plus souvent tout aussi insolent voire irrévérent que son avocat et son procureur.

     

    Quand j'avais cours pile à ce moment là, c'était une vraie frustration. Desproges était présent à la radio et la télé depuis "le Petit Rapporteur" et les "Aventures du professeur Corbiniou" pendant Casimir. Il faut bien vivre. De temps en temps on l'apercevait aux côtés de le Luron, en particulier en intervieweur obséquieux avec Giscard au coin du feu. Plus tard, il se fâcha avec Villers et le Luron, eut une petite traversée du désert et ne revint qu'en 1986 avec "les Chroniques de la Haine ordinaire" qui était devant un public également, un peu plus restreint.

    Lire la suite

  • Fais toi peur avec les cathos

    Imprimer Pin it!

    politique, société, religions, catholicisme, spiritualité, amaury watremez, macron, bernardins,Emmanuel Macron est allé tenir un discours aux Bernardins déplorant que les relations entre l'état français, la république, se soit distendu avec les catholiques. Il est vrai que nos valeurs, notre société, se sont construites sur celles du catholicisme qu'on le veuille ou non. Les droits de l'homme ne sont en somme qu'une laïcisation de la morale évangélique. Dés que quelqu'un ose le rappeler ne fût-ce que timidement, il risque aussi une levée de boucliers moralisateurs, une bordée d'injures de tous ceux qui haïssent le catholicisme encore maintenant alors qu'il ne concerne que de 1 à 2% de pratiquants réguliers.

     

    Il faut dire qu'après des décennies à avoir affirmé aux catholiques que la pratique des sacrements n'était pas bien importante, il ne faut pas trop s'en étonner.

     

    C'est plus simple et moins risqué de le faire avec eux qu'avec d'autres religions monothéistes beaucoup plus susceptibles. Il faut dire aussi que les catholiques ne savent généralement pas se défendre ou répondre à la haine contre eux. Ils ont toujours peur de déplaire, d'être assimilés aux méchants réactionnaires, à la droite bien de droite.

    Lire la suite

  • Il court il court l'homo modernitus

    Imprimer Pin it!

    sport, running, politique, société, marathnon de paris, amaury watremezAvec le printemps revient la saison des marathons, des courses et bien entendu des "vide-greniers" mais ceci est un autre sujet qui vous préoccupe. Je dis bien vous car pour ma part, je n'en ai strictement à faire. La course à pieds devient une folie douce à plusieurs, une folie douce pour ne surtout pas se soucier de la planète, de son pays, de son quartier, pour se "vider la tête", être dans une compétition en foule, en groupes, un simulacre de méritocratie. Cela a commencé dans les années 80, tout doucement. C'était encore sage, un peu kitsch avec les shorts trop larges, les bandeaux en éponge fluo...

     

    ...Mais ça c'était avant, bien avant, maintenant c'est devenu beaucoup plus qu'un business, un véritable mode de vie, et on appelle ça le "running". Hier dimanche une bonne partie de Paris était bloquée pour cette raison, les coureurs -pardon les "runners"- passant dans des rues et des quartiers dont ils ignorent l'histoire et devant des monuments dont ils se fichent complètement.

    Lire la suite

  • Étudiants, diants, diants !

    Imprimer Pin it!

    politique, étudiants, facs bloquées, amaury watremez, étudiants, sociétéQuelques facs sont bloquées par quelques étudiants se prétendant d'ultra-gauche car la réforme du lycée et le logiciel permettant d'exprimer ses vœux pour le Supérieur introduiraient selon eux une dose de sélection ce qui pour eux est intolérable, abominable. Il existe pourtant déjà une sélection dont eux profitent qui est celle par l'argent. Issus pour la plupart de milieux favorisés, ils n'ont jamais eu à travailler pour vivre, ou financer leur études, n'ont pas de difficultés pour se loger en centre-ville des grandes métropoles où se trouvent les universités.

     

    Pourtant, les loyers y sont hors de prix, inaccessibles pour les salariés précaires. Si l'on écoute les discours enflammés des étudiants, diants, diants mimant la Révolution, ils participeraient de cette précarité, seraient des pauvres parmi les pauvres.

     

    Ils sont pourtant par essence même des privilégiés, des "héritiers" avec cependant moins d'appétence pour la culture dite "traditionnelle", la culture prétendument "froide", les fameuses "humanités bourgeoises" de Bourdieu. Ne parlons pas de ce que l'on osait appeler avant l'excellence !

    Lire la suite

  • Pourquoi j'aime la pluie

    Imprimer Pin it!

    J'aime bien la pluie, je sais c'est étrange, c'est bizarre.

    pluie, paris, souvenirs, nostalgie, amaury watremezJ'ai mes raisons comme on dit. Quand il fait mauvais, quand il pleut je suis encore un peu avec toi.  Cela ne me rend pas triste au contraire, encore moins nostalgique. Paris sous la pluie est plus intéressant, on fait comme les enfants, on dirait que on est dans un film du quotidien poétique, Marcel Carné, Prévert et des dialogues de Jeanson.

    Je sais très bien que le temps perdu ne se rattrape plus, que les rêves meurent un jour. Je n'ai plus d'illusions. Mais au moins le temps gris est le même que lorsque je te voyais chaque jour. Certains parlaient d'année pourrie, celle là aussi, moi c'était comme si il faisait soleil chaque jour. Et même je ne me posais aucune question.

    Une chanson sur la pluie est une des œuvres les plus joyeuses de Brel, sans doute t'a-t-il connue ?

    Parfois je prenais ta main dans la mienne, tes doigts délicats dans ma grosse patte. Il n'y avait que cela qui comptait réellement.

    Et puis un soir, un soir de grosse chaleur, une nuit de canicule, tu n'es pas venue et nous ne nous sommes jamais revus...

    ...Ainsi va la vie.

     

    Image empruntée ici

    Sic Transit Gloria Mundi,

    Amaury - Grandgil

  • La grève au secours de la privatisation

    Imprimer Pin it!

    grève.jpgLe paradigme du pouvoir a changé mais la majorité ne l'a pas encore compris et quand ce sera le cas, il sera trop tard....

     

    En 1995 au moment des grandes grèves contre les lois Juppé il était encore en France, encore un petit peu national. Ce n'est plus le cas en 2018. En 2018, le vrai pouvoir est à Bruxelles et Luxembourg, sur les marchés financiers mais certainement plus aux mains des politiques.  Le gouvernement d'Edouard Philippe et d'Emmanuel Macron derrière la comédie de l'Union Nationale n'est composé que de meilleurs employés du mois zélés et dociles aux injonctions européistes. Ce sont pour la plupart des cyniques, des opportunistes sachant très bien ce qu'il en est de leur rôle, de leur importance...

     

    La logique voudrait que les manifestations et les conflits sociaux liés aux débrayages aient lieu dans un cadre plus large.

    Lire la suite