Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le monde merveilleux de la gauche

Imprimer Pin it!

politique, étudiants, tolbiac, société, grèves, amaury watremezForte de sa prédominance idéologique évidente depuis des décennies et de la terreur panique qu'elle inspirait, qu'elle inspire toujours, aux serreurs de fesses effarés ayant la trouille de la contredire, la gauche de la gauche de la gauche vit dans un monde enchanté, un monde merveilleux. Ne serait-ce que le monde enseignant tient à perpétuer cela en étant plus royaliste que le roi, mais pour les autres. Pour soi, pour sa progéniture, on aime la sélection, on aime l'excellence et les « bonnes » écoles. Pendant toutes mes années au sein de l'enseignement professionnel, je n'y ai jamais croisé, aussi étrange que cela puisse paraître, aucun enfant de prof.

 

Voilà qui est bizarre, non ? Et ce malgré leur amour de l'égalité...

 

C'est bien normal. Tout d'abord, la gauche de la gauche, la vraie, celle qui si elle ne retenait pas mettrait la tête de tous les riches au bout d'une pique, a raison, sur tout. La gauche de la gauche ne se trompe jamais. Quand elle est encore plus à gauche que les autres, elle aime bien qu'on l'appelle l'ultra-gauche, parler d’extrême-gauche ça la rapprocherait trop du camp d'en face, ça fait mauvais genre. Cela naît aussi d'un mépris plus ou moins conscient de classe de par l'origine sociale de la plupart des électeurs d’extrême droite, plutôt prolétaires réels eux.

 

Et elle est de toute éternité majoritaire dans les esprits. Et elle le demeurera même en étant dans les faits ultra-minoritaire, on jouera la mascarade de la révolution prochaine comme à l'université de Tolbiac par exemple où l'on sait très bien, tout comme à « Nuit Debout », ce petit monde en aura fini avec l'action politique une fois les vacances arrivées. « Faut pas déconner » avec les vacances et puis on peut très bien causer révolution à Ibiza ou Marrakech.

 

Un révolutionnaire ça part en vacances aussi, et pas dans la Manche ou à la Tranche sur mer, quitte pour cela à extorquer de l'argent aux forces capitalistes parentales...

 

Il n'y a pas que chez les étudiants, c'est pareil dans les syndicats, en particulier ceux de cheminots où la peur de ne pas bien s'intégrer font que certains préfèrent faire grève plutôt que de se faire mal voir des collègues. L'instinct grégaire, tellement puissant hélas, et celui de conservation, la trouille de dénoter, la lâcheté quoi, font que l'on fait mine d'être encore plus jusqu'au-boutiste que les autres en tâchant bien de se convaincre soi-même. On aura ainsi la paix se disent-ils. Et puis ils pensent défendre aussi quand même les fameux acquis sociaux.

 

Personne ne songera à contester la pénibilité de leur travail mais ils ne sont pas les seuls et en faisant grève ils pénalisent surtout, d'abord et avant tout les plus précaires, ceux qui n'ont pas d'autres choix que d'aller au travail le matin quitte à se lever deux heures avant au moment des luttes sociales...

 

...je connais aussi des salariés qui pour toucher une retraite à peu près convenable, et non au salaire des six derniers mois doivent travailler beaucoup plus longtemps que d'autres même soixante ans passés...

 

On sait très bien au sein de l'ultra-gauche qu'une minorité agissante et décidée peut faire beau;coup plus que le peuple dans son ensemble. On y pratique l'entrisme sans se poser de questions, pour être aux bonnes places, raison pour laquelle la gauche de la gauche dispose encore d'excellents réseaux très efficaces au sein des organismes de pouvoir et des institutions, en particulier les anciens de « Soissantuite » qui font exactement ce qu'ils veulent sachant qu'ils ne seront pas contredits en quoi que ce soit par les autres.

 

Bien sûr, comme tout le monde ils vieillissent mais les événements de ces derniers mois montrent qu'ils sont encore là, qu'ils savent encore jouer de leur influence, qu'ils savent encore se manifester comme il convient pour se faire entendre. Et j'ai enfin un gros secret à révéler, ce n'est pas la révolution qui les guide, mais la soif de pouvoir, comme les autres...

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury – Grandgil

 

image empruntée ici

Commentaires