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Les blasphèmes des fanatiques

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religions, société, laïcité, politique, amaury watremezOn notera qu'à dessein je ne cite aucun dieu particulier, aucune religion définie, aucune doctrine, je me contente de faire quelques remarques me semblant de bon sens. Ce petit avertissement liminaire ne servira strictement à rien je le sais, on me soupçonnera très vite des pires intentions mais je n'en ai cure...

 

Je m'étonne que personne ne s'en soit jamais fait réellement la réflexion alors qu'elle est toute simple. Les prescriptions alimentaires obligatoires tout comme celles obligeant au port de tel ou tel vêtement et ou accessoire sont en eux-mêmes des blasphèmes. Ils incitent à cacher le corps des femmes, à refuser d'ingérer tel ou tel fruit, légume, animal. Ils suggèrent donc par essence que la création divine est mauvaise en elle-même, que leur dieu a raté quelque chose puisqu'il faut soit le cacher soit l'éviter.

 

C'est donc que le corps des femmes, création divine, tout comme le cochon, entre autres, sont maléfiques et que donc c'est un dieu mauvais en lui-même.

 

Bien entendu, ils me rétorqueront que dieu a inventé tout cela pour éprouver la force de l'homme, pour voir s'il était capable de résister à la tentation, à sa lubricité mais c'est aussi une autre injure au créateur. Cela signifie ici que celui-ci n'est pas certain de sa perfection, pas certain du tout d'être dieu en définitive, il a besoin qu'on le lui prouve. C'est un genre de divinité qui pourrait jouer dans les vieux films de Woody Allen, perpétuellement entre son domicile et le divan du psy. Ce serait un dieu bavard sans cesse en train de s'analyser, de se poser de graves questions sur lui et surtout sur lui...

 

Pour quelle raisons faut-il absolument renier une bonne partie des créatures d'essence divine ?

 

religions, société, laïcité, politique, amaury watremezC'est donc que les premiers blasphémateurs contrairement à ce qu'ils prétendent, ce sont les fondamentalistes, les radicaux, les fanatiques et non le reste du monde. Ils sont comme ces enfants chahuteurs faisant mine de réclamer des règles beaucoup plus dures, pour les autres. En jouant le zèle ils sont persuadés que cela les exemptera de les respecter eux-mêmes et de se poser de simples questions toutes simples. Ils évoquent souvent la pureté, la sincérité, j'en passe et des meilleures mais eux ne semblent jamais concernés, ils finissent toujours par se révéler pour ce qu'ils sont, des Tartuffes abominables.

 

Ceux-là existent de toute éternité et sont certes moins nombreux que des petits curés de campagne ou des saints comme l'abbé Donissan...

 

Bien entendu, on pourrait aussi parler de la psychologie dans toutes ces questions. Toute cette exaltation des fraternités masculines !

 

Des amitiés « saines et viriles » !

 

Des hommes entre eux et rien qu'entre eux ! Ce serait plus sain à les entendre l'absence de mixité !

 

Toutes ces affirmations de masculinité tellement puissante faites avec beaucoup de fébrilité, de colère, de hargne ne trompent pas grand-monde. Ce sont des tentatives de camoufler qui une virilité peu assumée, qui une homosexualité latente mal intégrée. Notons d'ailleurs que certains parmi eux se sont hâtés de justifier quelques pratiques homosexuelles, « en cas d'urgence » disent-ils, qui font rire. Ce sont aussi des symptômes soit de micocéphalie voire d'acéphalie soit de micro-génitoires.

 

Je ne fais pas d'illusions, ce petit texte me vaudra sans doute d'être voué aux pires gémonies. Généralement cela me donne envie d'en rajouter et de m'en donner à cœur joie...

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury – Grandgil

 

illustration empruntée ici

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