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La gérontophilie des pauvres petites choses

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femmes, féminisme, laeticia hallyday, société, politique, sexe, amaury watremezC'est un fait entendu depuis le début de l'affaire Weinstein, les femmes sont toutes de pauvres petites choses soumises à des hommes qui seraient tous des maniaques en puissance. Caroline de Haas n'a rien vu quand elle travaillait à l'UNEF de toutes les atteintes au femmes, terrorisée on n'en doute pas par les mâles (voir à ce lien). Ainsi, Laeticia Hallyday est une pauvre petite chose victime de la méchanceté des gens qui suggèrent qu'elles en avaient surtout après le magot de son mari maintenant décédé. Toute sa famille est aux postes clés de la gestion du patrimoine du chanteur, même sa mère, sans doute « femme de paille » pour d'autres.

 

Ce n'est pas moi qui le dit mais un journaliste, sans doute une mauvaise langue, un mauvais esprit... (voir ici).

 

Je trouve ça très drôle pour ma part que les féministes relaient constamment cette image de la jeune femme en détresse forcément et ne valorisent pas des figures plus fortes comme Yourcenar. Non, les femmes sont des victimes, forcément.

 

Laeticia n'est qu'une pauvre petite jeune femme certes gérontophile. Pendant des années, elle a pris soin d'une personne âgée, quitte à lui ménager des faveurs sexuelles pour le soulager. Il ne faut quand même pas exagérer et l'accuser de tous les maux, la gérontophilie c'est sympathique seulement si ça rapporte quand même un peu. Et de s'être dévouée autant mérite bien un peu plus qu'un pourboire. Et quand des malveillants, des méchants, des médisants vous accusent de vénalité, il suffit de jouer les mères courage éplorées en serrant très fort ses enfants dans les bras. Et le pire est que les petites gens qui ne pourraient jamais envisager de telles richesses se laisseront prendre à la comédie...

 

La pôôôvre Laeticia !

 

Alors certes ce n'est pas nouveau, c'est même vieux comme le monde. La différence est qu'auparavant c'était plus assumé, plus direct. Mais il y eut toujours des femmes un rien mercenaires pour se mettre en ménage avec des vieux pour leur trésor. C'était souvent un contrat, et elles avaient de nombreux « protecteurs » pour les vieux jours. Selon leur niveau de revenus on les appelait des « cocottes », des « demies-mondaines » ou des « courtisanes ». Il y en eut de célèbre comme Liane de Pougy qui fréquenta Colette et finit carmélite, mourant en chrétienne exemplaire et d'un mysticisme élevé, ce qui n'avait rien d'antinomique avec son ancienne existence.

 

Souvent les grandes passionnées, les grandes charnelles font souvent de grandes mystiques...

 

L'autre différence est que dorénavant on est également accusé de sexisme ou de racisme anti-jeunes dés que l'on évoque tout cela. C'est automatiquement parce que l'on déteste les jeunes et, ou les vieux et que l'on ne supporte pas qu'une femme ou un homme ait une forte différence d'âge avec son amant, sa maîtresse, son mari, son épouse. Je saisis tout à fait que certains aiment les couguars ou veuillent en somme épouser leur mère. Alors que ce n'est de toute manière pas la question, la gérontophilie complètement désintéressée doit bien exister. Je ne le nie pas. Mais je me demande toujours pourquoi ces femmes qui sont les « courtisanes » et « demies-mondaines » de notre époque ont-elles tant de mal à l'assumer ? Ce qui appuierait positivement sur leur image de femmes libres. Est-ce à dire que justement elles n'assument pas ?

 

Cela serait trop moche...

 

Elles parlent de leur « mentor » (jolie comme expression, elles jouent les statues « pygmalionisées » façonnées par leur maître), la complicité surtout intellectuelle (mon œil...) et leur proximité aussi spirituelle (re-mon œil...).

 

Il faut dire qu'à une époque de prétendue libération des femmes, à l'exception de nombreux pays soumis à des lois théocratiques ignominieuses dont il ne faut pas parler étrangement, ça fait mauvais genre de se faire entretenir ou de jouer de ses charmes pour accéder à des milieux sociaux plus favorisés...

 

Elles aussi sont de pauvres petites choses, des victimes ds obsessions sexuelles masculines...

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury – Grandgil

 

illustration empruntée ici

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