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  • Portraits sensibles

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    à propos de "Oui et Non" d'Adriana Langer paru aux éditions Valensin (site de l'éditeur à ce lien)

     

    adriana langer, littérature, société, nouvelleSi en France de trop nombreux auteurs parlent surtout d'eux-mêmes et rien d'autres, exécutant leurs psychanalyse sauvage devant tous les passants à travers leurs livres, appelant ça abusivement des livres d'ailleurs, il existe aussi des écrivains qui savent encore évoquer toute l'humanité des personnes qu'ils côtoient quotidiennement que ce soit dans la vie réelle ou dans la vie rêvée. C'est d'ailleurs un des aspects les plus puissants et les plus intéressants de la littérature, ouvrir à l'autre, ouvrir d'autres univers mentaux que le sien...

     

    Radiologue de profession, déjà auteure de quelques livres, Adriana Langer est de ceux-là. Son livre est d'ailleurs un peu comme une radiologie des cœurs et des âmes de ses personnages.

     

    Elle est aussi de celles et ceux défendant un genre méprisé et dédaigné dans notre pays en 2018 qui est celui de la nouvelle. Pourtant il eut ses grands maîtres. Celle-ci est souvent plus exigeante que le roman, elle demande plus de réflexion sur l'écriture car elle doit en quelques pages esquisser des personnages, leur psyché, leurs pensées, leurs sentiments, leurs joies, leurs peines, autant de portraits sensibles. Elle est dans la tradition de Guy de Maupassant, Ivan Tourgeniev et d'autres tel Marcel Aymé qui lui ont donné ses lettres de noblesse.

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  • Psychanalyses littéraires

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    à propos de « Play Boy » chez Stock par Constance Debré

     

    constance debré, sexe, homosexualité, politique, société, amaury watremezson portrait sur le site de « Libération » à ce lien

     

    Constance Debré, fille d'un des fils Debré, petite-fille d'un des rédacteurs de la constitution de la Vème République publie un roman « Play boy » chez Stock sur son changement de vie radical depuis quelques années. Auparavant avocate d'affaires, puis d'audience, mariée pendant vingt ans, dans le bain politique depuis sa plus tendre enfance, elle a choisi de vivre des aventures homosexuelles et de vivre de sa plume. De temps en temps elle plaide encore quand l'écriture ne suffit pas à la faire vivre. De droite selon son expression « par atavisme familial », sans véritable raisonnement politique réfléchi personnel elle écrit les discours de Bernard Accoyer et d'autres un temps...

     

    Elle vit depuis quelques temps dans une chambre de bonne du quartier latin...

     

    « Play Boy » n'est pas son premier livre, mais c'est le plus personnel et le plus cru. Elle y évoque sans fard les femmes qu'elle séduit depuis quelques temps car le « play boy » c'est elle...

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  • Génération « j'ai le droit »

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    à propos de « Génération « J'ai le droit » » de Barbara Lefèbvre à paraître le 17 janvier 2018 chez Albin Michel (reçu en SP), site de l'éditeur

     

    génération 'j'ai le droit", société, politique, amaury watremezL'auteure, professionnelle de l'Éducation Nationale, a écrit ce livre sur la faillite de l'éducation en 2018, celle dispensée par les parents, celle des institutions. Ce n'est pas un livre écrit par une « vieille » qui attaquerait les « jeunes », ces jeunes seraient plutôt dans l'histoire des victimes de l'irresponsabilité des adultes, de l'égoïsme profond de leurs géniteurs (et de leur bêtise) à de rares exceptions près bien entendu. Ce phénomène touche tous les milieux, toutes les origines, tous les religions.

     

    Aucun n'en a l'exclusive, aucun n'est épargné ainsi que dans « les animaux malades de la peste » de Jean de la Fontaine...

     

    Il touche adultes et enfants et adolescents, là encore personne n'en a l'apanage. Au nom de leur phrase fétiche « j'ai le droit » invoquée à tort et à travers, l'intérêt particulier, le narcissisme, les désirs primaires d'un individu deviennent beaucoup plus importants que l'intérêt collectif et le Bien Commun. Et finalement le tout mène au nihilisme, un nihilisme qui n'est plus celui de Schopenhauer, un nihilisme parfaitement égocentrique, d'un égocentrisme chimiquement pur. Et aussi cela entraîne le délitement du tissu social, la désagrégation du lien national et institutionnel, le rejet de toutes les anciennes solidarités...

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  • La politique sans risques (entre soi)

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    politique, littérature, société, flaubert, amaury watremezDans « l'Éducation sentimentale » Gustave Flaubert décrit déjà très bien des figures que l'on trouve encore maintenant dans les milieux politiques. Ce sont les mêmes de Frédéric Moreau à Deslauriers, du petit bourgeois un peu trop romantique à l'ouvrier trop idéaliste qui seul pâtira des conséquences de ses actes, sans oublier les jeunes femmes gravitant autour des politiques, des révolutionnaires comme Dussardier ou Sénécal, des journalistes. Des cœurs à prendre du même milieu social, émues par les emballements surtout romanesques de leurs amants qui retourneront tous au conformisme social une fois les diplômes acquis. Ainsi qu'à la fortune.

     

    Et elles savent aussi très bien que ces hommes s'enrichiront insolemment plus tard ce qui ;leur assurera la sécurité matérielle...

     

    C'était déjà la politique sans risques « entre soi ». De la gauche à la droite finalement c'était le même milieu social, la même consanguinité de milieux, le vrai clivage n'étant déjà qu'entre les nantis et les autres. Les nantis jouaient déjà plus ou moins sincèrement la comédie de l'affrontement, de la dichotomie mais cela ne trompait personne. Depuis, ils n'ont guère changé. C'est toujours la même comédie à la fois sinistre et grotesque, une comédie des égos (démesurés), des mesquineries, des petites vengeances, des névroses de pauvres petits enfants riches.

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  • Il leur faudrait un bon autodafé

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    Céline, pamphlets, gallimard, littérature, société, amaury watremez politiqueJe ne suis pas vraiment un fan de l'antisémitisme de Céline, encore moins des écrits où il l'étale avec délectation semble-t-il, celle-ci engendrant un malaise immédiat chez un lecteur avisé. Cette haine judéophobe était d'ailleurs la manifestation d'une détestation universelle du genre humain dans sa globalité. Il y a chez l'auteur du « Voyage au bout de la nuit » et de « Rigodon », ses deux livres m'ayant le plus marqué un ressentiment de tous les instants contre ces semblables.

     

    Ce n'est pas exactement une colère, une vocifération ainsi qu'on l'a cru très longtemps mais l'expression d'une émotivité à fleur de peau. Blessé dans sa chair par le monde, par la sottise de ses semblables, Céline ne sait plus les aimer bien que paradoxalement il fut jusqu'au crépuscule de son existence un médecin dévoué aux pauvres.

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  • La politesse c'est pas ringard

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    politesse, société, politique, art de vivre, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Prenant le train de banlieue ce matin je vois encore comme tous les matins blêmes :

     

    Une dame d'un certain âge bâillant à s'en décrocher la mâchoire...

     

    Un jeune homme qui écoute de la musique à se rendre sourd dans ses écouteurs sans se soucier de ses voisins...

     

    Un type gardant les pieds sur le siège devant lui apparemment sans se rendre compte qu'il bloque le passage aux autres voyageurs...

     

    Un monsieur ayant déposé son sac sur deux sièges à côté de lui, se fichant visiblement de bloquer trois places...

     

    Ils étaient tous de milieux différents, aucune exclusive...

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  • La fin des chrétiens d'Orient

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    Un film très intéressant sur Arte replay à ce lien sur le sujet

     

    chrétiens d'orient, société, eglise de France, indifférencce, islamisme, politiqueDieu écrit droit avec des lignes courbes écrivait le père le Guillou, grand exégète et aumônier des bénédictines du Sacré Cœur de Montmartre. Et il a de l'humour. A l'exception de quelques paroisses et d'un ou deux diocèses, essentiellement du Sud, étant autant de particularités, on ne parle dans aucun lieu notable des souffrances des minorités chrétiennes en pays musulman. Sauf à l'institut du Monde arabe dirigé par l'ineffable Jack Lang, endroit où sévit aussi Houria Bouteldja. On peut y voir une exposition très bien faite sur le sujet même si celle-ci ressemble aussi à un inventaire avant décès (elle a lieu encore quelques jours, voir à ce lien)...

     

    Il existe une vingtaine d'églises parmi ces croyants. Ils sont pour 60% orthodoxes et 40% catholiques. Ce sont les églises originelles du christianisme, ce sont eux qui ont préservé jusqu'en 2018 l'histoire du Christ, les lieux de son parcours sur cette terre, et des traditions remontant aux origines de la foi chrétienne. Ils célèbrent en arabe, en syriaque, en copte, en éthiopien, en grec, en latin. Ils sont persécutés depuis des siècles mais ont su pourtant vivre très longtemps en pays musulman en préservant leur foi.

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  • De Tous Charlie à Tous Charlie mais...

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    Charlie Hebdo, massacre 7 janvier 2015, société, islam, islamisme, société, politique, amaury watremez

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    Il était une fois un journal qui n'avait plus rien à voir avec le brulot anarchiste fondé par Choron et Cavanna dans les années 70. On y étrillait toujours les mêmes cibles cependant :

     

    la police et l'armée, l'église, sans craindre grand chose.

     

    De temps à autres on faisait bien une petite blague sur les juifs et les musulmans pour montrer que l'on attaquait tout le monde mais avec précaution. Les ténors du journal, cautions « historiques » de sa refondation en 1992, vieillissaient doucement, nourrissant leurs obsessions alors qu'ils étaient au fond devenus ce qu'ils détestaient quand ils étaient jeunes, à savoir des bourgeois installés. Ils avaient été rejoints par de jeunes dessinateurs les idolâtrant, ils jouaient les grands anciens tellement sages, experts libertaires en caricature...

     

    Ne comprenant pas ce qu'est l'Islam, ce qu'il représente actuellement, ils ont publié les fameuses caricatures de Mahomet sans avoir conscience des risques encourus. Ils se sont dits que les musulmans se comporteraient comme ces bon vieux catholiques terrorisés-terrifiés pour la plupart par la peur de passer pour réacs. Ils ont assorti les fameuses caricatures de dessins de leur cru tournant en dérision les réactions des fanatiques islamistes, les ridiculisant. Et cela les fous de Dieu n'aiment pas. Comme leur radicalité religieuse est souvent assortie d'un manque total de confiance dans leur masculinité, ils se sont sentis profondément blessés là aussi.

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  • Les puissants s'affolent (et ce n'est pas une « fake news »)

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    fake news, président macron, nyssen, presse, médias, politique, société, amaury watremezLe président Macron veut mettre en place une loi contre les « fake news » (voir à ce lien). Sa ministre de la culture cette chère madame Nyssen prétend même un peu légèrement à mon avis que c'est pour mieux préserver la liberté d'expression. Donc brider celle-ci c'est l'étendre ? « La vérité c'est le mensonge » ?. Il convient de se demander ce que c'est qu'une « fake news ». On se demande d'ailleurs pourquoi un « littéraire » comme Jupiter ne parle pas de mensonges ou de bobards ? Cette mode des anglicismes est très années 80, elle naît d'un désir de faire moderne, de faire jeune.

     

    Une « fake news » c'est tout ce qui contredit en général la bonne parole libérale libertaire, la doxa bien pensante, tout ce qui mettrait en lumière l'hypocrisie des nantis, ce que l'on appelle pudiquement la France qui va bien. Ils ont cru depuis quelques années faire bonne figure en adoptant quelques postures « citoyennes » ou « civiques ». Une opinion émise sur un site de droite est donc forcément une « fake news », y compris quand elle est enrobée des précautions d'usage que les éditorialistes dits politiquement incorrects croient bon d'enrober leur discours. Un discours s'opposant à celui qui fait de la mondialisation à toute force l'utopie ultime est une « fake news » etc...

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  • Hommage à la Catalogne

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    Avec le titre, je rappelle aux lecteurs ayant subi plusieurs réformes de l'enseignement des Lettres que je fais mon intéressant avec une petite allusion à un livre de Georges Orwell..

     

    Ces derniers temps il a beaucoup été question de la Catalogne dans les médias français suite aux deux référendums sur l'indépendance de cette province espagnole. Comme d'habitude on a entendu beaucoup de sottises proférées par nos spécialistes distingués et grands esprits assermentés. Les catalans ne voudraient pas partager leurs richesses, les catalans à l'inverse devraient être indépendants du fait du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes alors qu'au fond, personne ne sait très bien de quoi il est question quand on évoque cette question, à savoir un « pan-catalonisme » qui ressusciterait en quelque sorte le vieux royaume d'Aragon. Mais les autres régions que les indépendantistes catalans voudraient rattacher à cette grande Catalogne ne sont évidemment pas d'accord du tout...

     

    Pour les catalans ne désirant pas l'indépendance cela ne signifie pas pour autant de renoncer à une identité très forte et aimée, et profondément enracinée. Le visiteur attentif est également heureusement surpris de cette connaissance intime que tous paraisse avoir de leurs grands hommes, de leur histoire commune.

     

    rambblas.JPGCependant, quand un français se rend dans un pays du Sud de l'Europe, il aura souvent tendance à faire preuve d'un peu de condescendance consciente ou non. Au Sud, il fait beau tout le temps, on boit frais à l'ombre des parasols et on mange pleins de plats épicés en s'en mettant plein les doigts. On a envie de faire l'amour tranquillement avec la bruit de la mer en fond sonore. Les femmes y sont belles et court vêtues, et faciles. Au Sud, pour un français se sentant quand même supérieur, on travaille quand on a le temps et on fait la sieste dés que l'on peut car on y serait un peu fainéant. La chaleur rend languide et un peu apathique, et il y a toutes ces maison couleur pastel qui sont autant de cartes postales...

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  • Ils sont pas méchants ils veulent jouer

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    politique, société, cités sensibles, ZEP? France, saint sylvestre, nuit, amaury watremez

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    1031 voitures incendiées en France la nuit du Nouvel An (voir à ce lien). Tout le monde a l'air de trouver ça normal, de ne pas s'en formaliser. « C'est comme ça que voulez-vous... ». On attend juste le chiffre le matin du 1er janvier. Le pire là-dedans est que ce sont des personnes aussi précaires socialement que les incendiaires qui en sont victimes. 1031 est le chiffre que le ministère avoue, on peut donc penser que c'est plus...

     

    Mais ce n'est pas bien grave pour nos responsables et journalistes graves et compassés et progressistes distingués, ces jeunes ils sont pas méchants, ils veulent jouer....

     

    Une jeune policière a été lynchée à Champigny alors qu'intervenant dans une cité sensible. Elle a été frappée à terre de nombreux coups (à terre précisons le encore une fois, voir à ce lien). C'est de la barbarie, ni plus, ni moins. Il n'y a aucune excuse à un tel déchainement de violence aussi lâche. Il n'y a pas de circonvolutions de langage à avoir, il serait temps d'être clair. Et aussi contre tous les salopards s'en réjouissant sur les réseaux sociaux...

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  • Rire de la tragédie

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    à propos de « la Comédie à l'italienne » de Enrico Giacovelli paru chez Gremese

     

    (un extrait de "mes chers amis" et la bande annonce américaine de "le Pigeon"' en illustrations)

     

    cinéma, italie, société, dérision, amaury watremezDans le cinéma italien, il y a la grosse comédie bien lourdaude, bien grotesque qui au moins avait le mérite de n'avoir aucune prétention. Les italiens l'appelaient « italiote ». Et il y a eu des années 60 aux années 80 un âge d'or de la comédie plus grave, plus mature aussi. Il vint après les films « téléphones blancs » des années fascistes, se déroulant tous dans des environnements de rêve le plus irréalistes possibles, après les pitreries des comiques plus traditionnels des années 30 et découle en grande partie du néo-réalisme rose, ces films évoquant la pauvreté mais idéalisée, sans jamais montrer les ravages qu'elle implique.

     

    Dans ces comédies à l'italienne dans ces grandes années on riait de choses sérieuses, du tragique et de l'absurde de l'existence. On y moquait la bêtise du mode de vie née dans ces tristes années consistant à consommer tout ce qui passe à portée de la main, choses et êtres. Certains réalisateurs utilisaient pour cela le genre du film à sketchs, donnant à la nouvelle une gloire cinématographique s'inspirant d'auteurs contemporains tel Dino Buzzati ou Italo Calvino.

     

    Ce genre de films ne prenait pas le spectateur pour un demeuré, on le croyait capable de réfléchir par lui-même. Illusion bien entendu. L'homme moderne adore qu'on réfléchisse à sa place.

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