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Paris crado

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rats, paris, société, politique, hygiène, amaury watremezDepuis quelques jours circulent sur le net des vidéos de rats dans Paris, des images proprement (si j'ose dire) effrayantes filmées par un éboueur parisien (voir à ce lien). Ces petites bêtes sont porteurs de maladies, d'infections diverses et variées et ils rappellent des heures sombres, des épidémies tragiques telle la Peste Noire. Les rats sont revenus dans la « ville lumière » et avec eux des problèmes d'hygiène que l'on croyait oubliés depuis belle lurette. A quand le retour de la tuberculose et du choléra ?

 

Il faut dire que Paris est sale, de plus en plus dégoûtant, et que ce n'est pas seulement la faute de l'administration municipale actuelle mais un autre symptôme d'une société malade, la nôtre.

 

Le sentiment de faire société d'ailleurs n'existe plus, c'est le règne du « moi d'abord » et les autres après. Le civisme n'est qu'une posture pour quelques bobos, la citoyenneté est considérée comme ringarde. Et l'on s'étonne que l'hygiène soit tellement déplorable que des rats reviennent dans la capitale ?

 

Quand on prend le train de banlieue, le métro ou le bus, que l'on quitte un train « grandes lignes » également, on ne peut que constater que la plupart des voyageurs laissent derrière eux des détritus, des papiers gras, des reliefs de leurs pique-niques. Personne ne semble se soucier de la propreté de ces moyens de transport en commun après eux. Il y a bien une personne qui passe tentant de ramasser le tout dans un temps très court, mais il en restera toujours un peu, une peau de banane qui traîne, une bouteille à moitié vide....

 

Ne parlons même pas en période de grippe ou de gastro de l'incapacité concrète des déjà malades ou futurs malades à mettre correctement leur main devant la bouche afin de ne pas refiler leurs microbes aux voisins ? A faire attention au bien-être de l'autre...

 

Pour quelle raison particulière puisque c'est « moi d'abord » ?

 

Ce « moi d'abord » induisant une véritable dégoûtation un peu partout en région parisienne mais aussi un peu partout en France où tout le monde s'arrange avec l'hygiène d'une manière étrange n'est pas la seule et unique cause bien que la principale. Évoquer l'autre est beaucoup plus politique incorrecte il est vrai....

 

Il y a des quartiers entiers qui sont dorénavant « communautarisés » dans Paris ou même les éboueurs ne passent plus, qu'ils ne nettoient plus. Dans ces quartiers on ne se soucie pas non plus d'hygiène commune puisque de toutes façons l'on ne sent pas du tout l'on ne se perçoit pas comme français. Les poubelles sont entassées n'importe comment, au petit bonheur la chance un peu partout. Parfois on les balance par la fenêtre comme le faisaient certes les parisiens au Moyen Age, mais à l'époque médiévale il n'y avait aucune infrastructure pour parer à la saleté.

 

Le pire étant là-dedans que ceux qui nettoieront ça seront eux aussi issus de ces « communautés ».

 

On me dira que quand on parle de cette question ces quartiers sont systématiquement excusés. Ce n'est pas de leur faute, ils ont été victimes du racisme, ils le sont parfois encore, il ne faut pas leur en vouloir, ce serait du paternalisme, du néo-colonialisme. Certes les enfants des bien-pensants qui proféreront ces sermons participaient sans doute tous les soirs à « Nuit debout » dont chaque matin les prolétaires dont ces petits bourgeois se fichaient complètement nettoyaient difficilement. On pourrait bien entendu ici parler des questions de salubrité publique dans les ZAD …

 

Mais jetons là-dessus un voile pudique, soyons sérieux et parlons du Japon.

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury – Grandgil

 

illustration prise ici

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