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Le retour des sorciers

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spiritualité, politique, société, religions, amaury watremezDans la nuit des temps, les premiers hommes lorsqu'ils enterraient leur mort se sont rapidement posé la question de ce qui pouvait éventuellement advenir ensuite. Quand ils levaient les yeux et observaient les étoiles au loin, ils se posaient même la question du sens de leur existence. N'étaient-ils donc que des primates un peu plus évolués voués à chercher uniquement à survivre par tous les moyens y compris les pires ? Ou leurs vies malgré l'absurdité de la mort avait-elle un but ?

 

Dans les temps les plus difficiles, ils croyaient en des dieux barbares, violents et injustes, on leur offrait des sacrifices somptueux pour les apaiser, un peu.

 

Un tout petit peuple a un jour affirmé qu'il n'y avait qu'un Dieu et qu'il voulait le bonheur des hommes, et non leur mort. Ils ont évoqué des commandements qui sont toujours les fondements de nos lois, et de ce qui reste de nos tabous. Plus tard un homme issu de cette minuscule nation a prêché l'amour universel, une loi de l'intelligence et de l'altérité contre la sottise et la haine, l'équité, la paix, la justice. Il a souvent été bien mal compris mais c'est souvent grâce à ce qu'il disait que les sociétés ont avancé pour protéger les plus faibles.

 

Nos sociétés dites développées ont complètement laissé tomber le spirituel, y compris parmi les 2% de catholiques pratiquants considérant le catholicisme plus comme un conservatoire social qu'autre chose. Une fois sortis de l'église, finalement, tout le monde s'en fout de l'esprit. Bien entendu il y a aura toujours des exceptions, notables, tout le monde en connaît. Ce sont souvent autant d'alibis pour cacher nos propres carences en la matière. Une spiritualité solide suppose en effet de « s'oublier » de temps en temps et de se soucier des autres.

 

Mais pour beaucoup la pratique religieuse devient une sorte de « coaching » pour se « sentir bien », le leitmotiv de l'époque, et aussi un moyen de trouver des activités sympathiques aux gosses dans des milieux convenables. Il convient de se sentir bien au sein de la chaîne de production, cela assurer une docilité assez abjecte d'ilotes ne se posant jamais aucune question, y compris eschatologiques.

 

Quelles fins dernières puisque seul compte le présent ?...

 

Ce sont des instants de grand déballage sur-affectif sans grande profondeur. Tout le monde se tient par la main, tout le monde s'aime un court instant et puis dehors on oublie le prénom du voisin ou de la voisine.

 

Nous faisons confiance pour résoudre nos grands problèmes d'ego à des simili magiciens et sorciers qui imposent pour les résoudre des pratiques magiques d'un nouvel ordre. Car ce ne sont que des pratiques magiques. Ils prennent un peu de ceci un peu de cela sur les étagères du grand supermarché culturel, tout ce qui surtout n'implique aucune obligation aucune responsabilité personnelle envers ses proches ou ses amis. Des guérisseurs vendent leurs services très chers sur le net ou ailleurs, prétendant incarner tel ancien savoir séculaire affirmant guérir le cancer, le SIDA et, ou le mal de vivre, des coachs de vie balancent autant de grandes phrases et citations très mièvres et les font payer une belle fortune. Ils aident les gens à se sentir bien eux aussi. Et ils y voient un intérêt financier non négligeable.La crédulité et la détresse ça rapporte. Cela permet aux charlatans, aux astrologues de mes deux, aux chamanes en pavillons de banlieue de faire du pognon...

 

Il n'y a pas plus de spiritualité dans la montée de l'islamisme qui est une autre idéologie totalitaire de pouvoir.

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury – Grandgil

 

illustration empruntée ici

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