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Un certain 13 novembre

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Un certain 13 novembre 2015 la France horrifiée découvrait que des enfants élevés en son sein, ayant profité des bienfaits de l'éducation nationale, aidés, soutenus, pouvaient la haïr jusqu'à tuer horriblement pour la plus grande gloire d'un dieu qui visiblement s'en bat l’œil. On se pose la question d'ailleurs, comment un dieu en théorie parfait pourrait-il réclamer le sang de ses créatures ? Les auteurs du massacre du Bataclan ont commencé par mitrailler le public d'un concert de Rock puis méthodiquement ils ont achevé les blessés. 

 

Ce massacre fut précédé de la tuerie commise à « Charlie Hebdo » le 7 janvier 2015, toute la France était « Charlie », tous unis contre l'islamisme ( voire ce lien ). Le pays défila en nombre le 11 janvier 2015 contre la furie islamiste, contre la sottise obscurantiste, contre la haine. Il y eut une prise d'otages dans un supermarché vendant des produits « kascher ». L'on déposa des petites bougies, l'on défila en silence, gravement, durant des « marches blanches », il y eut des minutes de silence et tous ces gens qui allèrent boire un coup en terrasse pour montrer qu'ils n'avaient pas peur, sursautant néanmoins à la moindre porte de voiture claquée...

 

Ce ne serait donc que cela qui serait capable de nous rassembler, un peu de mièvrerie, « vous n'aurez pas ma haine », des pleurnicheries, des préventions lâches dont le fameux « padamalgam », des clichés sur la vie parisienne à peine dignes d'un film hollywoodien parlant de la France ?

 

Cette haine abjecte, cette violence religieuse indubitable qui monte, qui n'admet plus la dérision ou la simple contradiction de pseudo coutumes millénaires d'une barbarie sans nom d'abord envers les femmes, les minorités, les plus faibles, cette haine continue à progresser car elle demandait que nous lui opposions un front uni. Or, nous ne sommes mêmes plus une société, ni même une culture que pour la plupart nous ignorons plus ou moins sciemment. Demandez donc aux manifestants du janvier ce qu'ils connaissent encore de notre histoire, ce qu'ils savent des monuments croisés sur le chemin de leur protestation...

 

Demandez leur aussi quelles sont les valeurs de ce pays ? Chacun a bien sa petite idée : parfois raisonnée, parfois rationnelle, mais le plus souvent c'est un salmigondis de notions prises un peu au hasard sur les rayons du grand supermarché de la pensée actuelle, des notions n'impliquant bien sûr jamais aucun devoir envers le prochain, ou de valeurs morales, morale est d'ailleurs le mot le plus tabou de leur vocabulaire. Tout le monde a cependant réussi à adopter sans se concerter un langage commun face à la connerie fondamentaliste : la trouille.

 

Tout le monde ou presque l'a au ventre, ne voulant surtout pas nommer l'ennemi, questionner les problématiques gravissimes ayant mené à ce qui s'apparente à une guerre ayant toujours du mal à dire son nom. De peur que l'ennemi ne se fâche ou ne se vexe. L'ennemi s'en moque que l'on soit très très gentil avec lui, ou que l'on s’aplatisse jusqu'à faire dans l'autoflagellation continuelle pour excuser sa détestation de notre culture, de notre mode de vie. Il nous veut morts. Ou sous la botte. Être très très gentil ne permettrait pas de continuer à mener ce mode de vie libérale libertaire que les plus favorisés préconisent, celui-là même qui a participé à la déconstruction de tout ce qui faisait encore lien dans nos pays. De cela aussi il ne faut surtout pas parler au risque de se faire traiter de réac...

 

La majorité préfère garder les yeux grands fermés, et continuer à danser au dessus du volcan, au son de l'orchestre, tels les danseurs valsant jusqu'au basculement fatal du « Titanic » dans l'abîme. Abîme où nous nous précipitons les yeux grands fermés...

 

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury – Grandgil

 

illustration prise ici

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