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Les beurs et beurettes de service

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De temps en temps dans les médias émergent des figures de « beurs » réputés de droite ou anti-islamistes » affirmés, jusqu'à un certain point on le verra. Ces « beurs » et « beurettes » affirment l'importance de la laïcité et des valeurs de la République Française. Je pense en particulier à Zineb El Rhazoui (voir à ce lien ), à Fadela Amara, fondatrice de « Ni putes ni soumises », disparue des radars, ou en ce moment à Fatiha Boudjahlat (voir entre autres à ce lien), avec une affection particulière pour la première qui est directe et sans fioritures quant à l'islamisme, raison pour laquelle à mon avis on ne la voit plus à la télévision ou dans les médias.

 

Zineb questionne avec courage le rôle de l'Islam dans la question du fondamentalisme et l'attitude plus qu’ambigüe de la majorité des musulmans dans son dernier livre, « Détruire le fascisme islamique ». Pour elle le problème est essentiellement religieux...

 

Zineb est menacée de mort et sans cesse protégée. Elle est comme Ayan Hirsi Ali, toujours obligée de vivre entourée de gardes du corps, dans l'affirmation bien nette et sans bavures du réel. C'est sans doute pour cette raison que les médias évitent soigneusement de l'inviter tout comme Farida Belghoul qui sent le soufre, attention c'est une beurette « fââchiiste » mon bon monsieur (voir à ce lien).

Dans le cas de Fatiha Boudjahlat ce n'est pas du tout la même chose. Elle me rappelle tous ces cathos de service, voire réacs de service, voire « droitards » de service, que l'on voit intervenir régulièrement sur les plateaux télévisés et dans les grands médias tel Sébastien Lapaque un temps, il n'est pas le seul. Je me souviens de lui dans une émission de Taddéi, son entourage de vieux briscards des plateaux télé l'écoutant ironiquement puis le remettant fermement à sa place ensuite, lui s'écrasant. Ces intervenants ont un discours se voulant à contre-courant mais au moment opportun se hâtent bien de préciser que les « identitaires » et les islamistes c'est bonnet blanc et blanc bonnet, mon bon monsieur, que « A caca le Pen », « A pas beau le racisme et la xénophobie ».

 

Pourtant, je n'ai pas entendu parler de « Daech » « identitaire », excepté les « pieds nickelés » dont les intentions « meurtrières » furent montées en graine la semaine dernière.

 

C'est quoi d'ailleurs un « identitaire » ? Quelqu'un qui fait commencer l'histoire de France avant 1789 ? Quelqu'un qui se soucie que son pays garde ses valeurs et son art de vivre ? Évoquer les identitaires lorsque l'on est contredit c'est aussi une manière d'éviter tout débat raisonnable en utilisant une épithète que l'on considère comme honteuse. C'est exactement la même rhétorique que des « bonnes » élèves comme Najat Vallaud Belkacem, en apparence très lisse.

 

Ils se dépêchent également de rappeler que le « padamalgam » est une nécessité, qu'il ne faut pas le pratiquer entre Islam et terroristes. Et au bout du compte leurs discours s'avèrent très très aseptisés. Ils sont aussi une caution pour le système afin de montrer qu'il existe encore une vraie pluralité, et aussi que tous les musulmans ne sont pas des islamistes, qu'il y en a même qui vont tellement à contre-courant qu'ils seraient presque de droite, presque j'ai bien dit. Au fur et à mesure de leurs passages dans les médias, leur discours généralement s'adoucit de plus en plus. Ils perdent alors de leur intérêt et ne sont plus invités autant qu'avant et ensuite plus du tout. Revenus à l'obscurité ils reviennent à des convictions plus radicales, dictées souvent par la colère et surtout la frustration de ne plus être sous les projecteurs.

 

Mais à ce moment là plus personne ne les écoute...

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury – Grandgil

 

illustration empruntée ici

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