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La fainéantise qu'il dit

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Dans ma vie, j'ai de la chance, je n'ai été un gros fainéant de précaire, de chômeur, que quatre mois en tout et pour tout. A l'époque, je ne pensais pas pouvoir passer mon temps à flemmarder sur une chaise longue tout en dégustant des cocktails et en lisant des romans pas trop fatigants pour les neurones.  Comme j'étais sans doute inconscient, ou fou, je ne songeais qu'à retrouver du travail. Je croyais pouvoir me ménager des instants de tranquillité d'esprit, de calme mais quand on est sans travail le temps passe à la fois très vite et très lentement.

 

Très vite parce qu'on n'a pas le temps de faire la moitié des choses que l'on planifiait dans sa recherche d'emplois...

 

Très lentement parce que le moment où l'on se croit sorti d'affaire ne cesse de s'éloigner. C'est un peu comme dans ces rêves de courses immobiles, de ce genre d'angoisses, quand on pense toucher du bout des doigts son but mais que l'on n'y arrive pas.

 

C'est sans doute cela être fainéant.

 

 D'autres fainéants j'en vois de plus en plus dans les rues de Paris et de nombreuses villes de province. Ils sont assis par terre à la sortie des magasins, parfois sur des bouches de chaleur au risque de la déshydratation. Ils tendent la main aux passants. Ils sont parfois avec toute leur famille et laissent un carton dans les mains des enfants quémandant qui un morceau de pain, qui un peu d'argent ou un ticket restaurant. Quels paresseux que ces gens ! Certains poussent le culot jusqu'à affirmer qu'ils ont faim en grosses lettres voire avec des fautes d'orthographe dans la phrase. Sans vergogne.

 

Ne savent-ils pas qu'il faut manger de tout un peu sans récriminer ?

Salauds de pauvres, tiens !

 

Les pauvres sont des ingrats ils n'en ont jamais assez. On en observe qui distribue des petits papiers dans le train pour réclamer encore un peu plus. Ils ne se fatiguent même plus à parler. Ils passent en silence, ramassent leurs morceaux de feuille ou de buvard et s'en vont sans plus de bruit. Qu'attendent-ils pour fonder leur start-up, ces gens qui ne sont rien ? Je suis à peu près convaincu qu'aucun d'entre eux n'a fait "Normale sup", une "prépa" ou quelque grande école que ce soit. Ce sont vraiment "gens de peu"...

 

Je ne parlerai même pas de ces hommes dormant dans le métro, ils ne se réveillent même pas quand celui-ci atteint le terminus, ils continuent de ronfler. Tout le monde s'en fiche maintenant autour d'eux, les gens ont l'habitude. Personne ou presque ne songe à les réveiller. Pour quoi faire ? Répétons le, ce ne sont que des fainéants. Le président a bien raison de les nommer ainsi d'ailleurs lui il n'a pas été élu pour cette engeance mais pour les riches, les patrons. Ceux qui font quelque chose, eux.

 

Ceux qui ont de l'argent...

 

Le président a bien essayé "de se raccrocher aux branches" selon l'expression (voir à ce lien) mais personne ne fût dupe...

 

Sic Transit gloria Mundi, Amen

 

Amaury -Grandgil

 

illustration prise ici

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